Bonjour tout le monde!
Bonne lecture ... on se retrouve au bas!
Andy s'adossa contre la porte de son appartement à la seconde où elle fut à l'intérieur. Elle ne comprenait pas sa propre réaction. Elle savait qu'elle venait de fuir, mais elle ignorait ce qu'il l'avait poussé à agir ainsi.
Le lendemain, elle se versait une tasse de café quand Sam entra dans la station. Elle le vit entrer à travers la vitre qui séparait l'entrée de la salle principale. Elle le suivit des yeux, bien que sa tête aurait préféré être indifférente.
« Tu sais que tu vas avoir un gros paquet de problèmes. » La voix de Luke lui résonna soudainement dans les oreilles.
Andy sursauta et baissa le regard vers sa tasse à café. Elle avait été suffisamment distraite pour ne pas s'apercevoir qu'elle avait renversé du café partout sur la table.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle alors qu'elle prit le torchon que Luke lui tendait.
« Toi et Swarek. »
« Je sais pas de quoi tu parles. » dit-elle pendant qu'elle nettoya le café renversé.
« Andy, le procureur va essayer de coincer Damian et Elliot. S'ils découvrent pour toi et Swarek, ton nom va être inscrit sur leur liste rouge, ce celui de Sam et Sarah d'ailleurs. »
Ah ! Pensa-t-elle, soulagée. Il faisait référence au procès, et comme il était l'enquêteur principal sur le dossier, c'était certainement pour lui, la priorité absolue.
« Il n'y a pas de raison de s'inquiéter. » Affirma la jeune femme avant de se diriger vers les vestiaires.
Elle trouva son globe à neige dans son casier quand elle l'ouvrit. Il avait cette si grande facilité à surmonter toutes les barrières qui se trouvaient sur son chemin afin d'arriver à ses objectifs que c'en était déconcertant.
À l'exception peut-être de ses barrières à elle.
Il ne pouvait les surmonter puisqu'elle ne lui en laissait pas l'occasion.
Elle se surprit à le chercher du regard quand elle prit place pour la réunion de début de journée. Il était absent. Elle passa même près de son bureau quand elle se dirigeait vers les voitures de patrouille, mais il ne s'y trouvait pas.
Ce jour-là, Oliver la laissa conduire. Elle en profita donc pour sortir de stationnement par l'avant. Elle remarqua que le camion de Sam n'était pas dans son espace habituel. L'officier Swarek n'était donc plus à la station.
Sam regarda Sarah comme si elle était en feu.
« Tu ris de moi n'est-ce pas ? »
Il était contrarié, en colère et bouillait de l'intérieur.
« Sam, s'il te plaît… Je ne t'ai jamais rien demandé. Mais là j'ai besoin de toi. »
Il avait reçu son appel quelques minutes après être entrée dans la station ce matin-là. Elle était en ville et avait espéré le croiser avant qu'il ne parte pour le travail, mais l'avait manqué de peu. Il alla donc la rejoindre chez lui.
« Non. »
« Sam ! S'il-te-plait… »
« Tu dois lâcher prise ! C'est terminé Sarah. »
Elle venait de lui annoncer que Damian lui avait téléphoné et demandé à la voir.
Et elle voulait qu'il l'accompagne, qu'il se rendre à la prison avec elle.
« Et si c'était sa façon de t'atteindre ? »
« Ce ne l'est pas. »
Ouais, comme si un flic qui rend visite à un prisonnier qui attend son procès est tout à fait normal. Songea Sam.
« Sam, je t'en prie. Je veux le faire, j'ai besoin de ça pour boucler la boucle. Tu sais à travers quoi je suis en train de passer… Comment te sentirais-tu dans mes chaussures ? »
Elle et sa perspicacité…
Elle avait raison et elle le savait.
Il sortit donc son téléphone de sa poche et demanda une journée de congé à Frank. Puis, il l'accompagna jusqu'à la prison.
Il l'attendit à la sortie de la salle de visite, après avoir donné un million d'explication de qui elle était et qui elle venait voir.
Les gardiens gardaient un homme armé près d'eux. Damian était dans une prison à sécurité maximale, alors tous contacts étaient prohibés. Ils étaient même impossibles, puisqu'il avait une vitre qui séparait les prisonniers des visiteurs.
Plusieurs longues minutes plus tard, Sarah sortie enfin. Elle était dévastée.
Sam l'aida à monter à bord du camion et la rapporta directement chez lui. Elle garda le silence tout le trajet, ses yeux fixés sur l'enveloppe entre ses doigts.
Arrivé à destination, Sam laissa sa sœur seule. Si elle désirait parler de ce qui lui trottait dans la tête, elle viendrait le voir elle-même. Et elle le fit, éventuellement.
Elle tendit à Sam l'enveloppe froissée.
« Pour toi et Andy, moi j'en veux pas. »
Elle avait meilleure mine. Elle s'était douchée, et avait cessé de pleurer.
« Avec quelques conditions. » ajouta Sarah après un instant.
Le silence de plomb d'Andy commençait sérieusement à irriter Oliver.
Après seulement quelques coins de rues, Oliver lui demanda de se ranger et ils échangeaient de place. Elle semblait être ailleurs, son esprit totalement absent. Conduire n'était probablement pas la meilleure chose pour elle.
Même à l'heure du lunch, elle mangea à peine, se contentant d'un café et de quelques bouchées.
Quelque chose n'allait pas !
Oliver essaya de téléphoner à Sam, mais il était resté sans réponse. Ce n'était donc d'aucune aide.
Lorsqu'ils arrivèrent à la station en fin de journée, Oliver se retourna vers sa coéquipière avec un regard consterné.
« Appelle-le »
D'instinct, elle baissa les yeux vers son cellulaire, trouva facilement le nom de Sam Swarek dans son répertoire.
Sans ajouter un mot, elle se dirigea vers les vestiaires, là où elle troqua son uniforme contre un ensemble plus décontracté. Tout le temps qu'elle prit pour se changer, son esprit s'interrogeait sur le bienfondé de composer ce numéro ou non.
En sortant des vestiaires, Andy passa vis-à-vis le bureau de Sam, mais ne trouva que des lumières fermées et un bureau bien rangé.
À la sortie du bâtiment, elle décida de lui écrire un rapide texto et quitta le stationnement. Elle n'osait pas lui parler de vive voix. Il était probablement en colère contre elle, ce qui expliquait qu'il soit absent.
Sarah quitta seulement après qu'ils aient eu une longue discussion, Sam et elle. Après son départ, il eut la chance de recontacter Oliver. Comme il avait éteint son téléphone quand il était en route pour la prison, il avait manqué quelques appels.
Oliver lui annonça qu'Andy avait été silencieuse toute la journée, et lui avait demandé : « qu'est-ce que t'as fait encore ? ».
Sam ne répondit rien et raccrocha aussitôt. Il sauta dans son camion, espérant qu'elle soit encore au poste.
Il était maintenant dans le stationnement de leur lieu de travail et attendait patiemment qu'elle sorte. Il avait croisé Noelle qui lui confirma qu'elle était encore dans les vestiaires.
La sonnerie de son téléphone se mis à résonner dans creux de sa main, et son cœur s'emballa. Il baissa les yeux et vue le nom de celle qu'il attendait s'afficher sur l'écran.
La porte arrière de la bâtisse s'ouvrit, comme il terminait de lire le message. Il releva donc la tête et la vue sortir, le téléphone encore entre les doigts. L'esprit de la jeune femme était si absorbé par le cellulaire qu'elle ne remarqua pas l'homme devant elle.
Quand elle finit par l'apercevoir, il hocha la tête en guise de réponse à la question qu'elle venait de lui envoyer.
Elle voulait savoir s'il était fâché contre elle, et il ne l'était vraiment pas.
Andy s'immobilisa et un ricanement nerveux sorti de sa gorge.
« Tu continues de me suivre ? »
« Ouais »
« Sam, je n'aurais pas dû... »
Elle était prête à sauter à pieds joints dans cette conversation, là, au milieu du stationnement.
« C'est correct. »
« Non ce ne l'est pas. » une touche de sincérité enveloppa ses paroles.
« C'était stupide. »
« Andy … »
« J'ai besoin de te dire quelque chose Sam. »
Cette affirmation rendit Sam nerveux, d'autant plus qu'elle détourna le regard.
Il attendit.
« Je ne peux pas. »
Ils y étaient. Là où il ne voulait pas arriver.
Il ne comprenait pourquoi elle se sentait ainsi, quelle raison la poussait à fuir. Mais elle s'y accrochait.
« Andy … »
« Non. S'il te plaît ? Je ne… Je ne peux juste pas. »
Elle rajusta la bandoulière de son sac sur son épaule et regarda abstraitement vers la rue.
« Je suis désolée, ce n'est pas toi … C'est moi. »
Arr, à quel point ça sonnait cliché ? Songea-t-elle.
Elle avait passé la journée à essayer de voir leur relation d'un point de vue externe. Et ça ne faisait aucun sens. Elle n'aimait pas ce qu'elle voyait.
Et ce, à cause de ce qu'elle voyait en elle-même à quel point elle doutait de lui, à quel point il était confiant, et à quel point il insistait.
Elle avait changé depuis qu'elle l'avait rencontré, mais c'était positif. Du moins, elle n'était pas apeurée par ces changements.
C'était justement là le principal facteur de décision, celui qui faisait qu'elle appuyait systématiquement sur les freins. En fait, elle avait appuyé avec tant de vigueur que son corps avait pris la décision pour elle.
Elle tourna simplement les talons, inconfortable et s'éloigna.
Rebonjour!
J'espère que vous avez apprécié. Je suis tellement d'accord avec vos commentaires ... deux inaptes! hihi
Ne désespérez pas, dès le prochain chapitre, les choses évoluront dans un nouvelle direction :). 19 chapitres encore vous surprendrons!
À bientôt!
