Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !


LIVRE TROISIEME : Draco Malfoy and the prisoner of Azkaban

Chapitre 42 (part 2) : Pettigrew & Sentiments forts

Draco vit Potter tenter de sortir sa baguette, mais trop tard. Un étrange 'combat' se déroula alors, tandis que Sirius essayait tant bien que mal d'atteindre Weasley sans blesser Potter qui faisait tout pour l'en empêcher.

Et Draco pouvait dire que c'était encore plus déstabilisant quand il entendait les commentaires de Hermione et de Potter du 'futur' qui étaient cachés pas très loin pour regarder la scène.

Finalement Sirius parvint enfin jusqu'à Weasley et ses mâchoires se refermèrent sur son bras, l'emportant aussi facilement que s'il avait traîné une poupée de chiffon.

« Oh merde ! » songea Draco, en se rendant compte que Sirius entraînait Weasley dans le passage qui menait jusqu'à la cabane hurlante, « Il ne faut pas qu'on me voit ici ! »

Draco jeta alors un regard circulaire à la pièce se demandant où parmi ses débris de chaises et de meubles il pourrait bien se planquer. Avisant alors une porte à sa droite, il s'y précipita et tomba sur un couloir sombre. Il s'y avança le plus rapidement possible et monta un escalier passablement délabré.

«Lumos. » murmura-t-il.

A la lumière de sa baguette, il vit une nouvelle porte et y entra. Il y avait un grand lit baldaquin dans la pièce et le blond y jeta un rapide sort de nettoyage avant de s'y assoir, se refocalisant sur les projections.

Les Potter et Hermione du 'présent' étaient en train de se battre contre le saule cogneur, tentant manifestement d'atteindre l'ouverture, finalement ils y arrivèrent grâce à l'aide inopiné de Crookshands qui venait d'immobiliser l'arbre et de les guider vers la Cabane Hurlante.

« Vraiment trop intelligent ce chat. »

Draco sursauta en entendant des bruits de grognements au rez-de-chaussée, manifestement Sirius venait de rentrer et d'après les bruits qui se rapprochaient, il avait décidé de monter également.

« Je suis maudit ou quoi ? » s'exaspéra Draco, en cherchant en vain un endroit discret dans la pièce puis voyant le coin d'ombre qui se trouvait derrière la porte le blond s'y glissa et espérait qu'on ne le verrait pas.

L'instant d'après, Sirius – toujours sous l'apparence d'un chien – et Weasley entrèrent dans la chambre.

« Lâche-moi sale chien ! » cria Weasley, dont la jambe formait un angle assez inquiétant.

Sirius aboya méchamment avant de reprendre sa forme normale. Weasley blanchit considérablement.

« Si-sirius Black… » balbutia-t-il, d'une voix faible, en sortant sa baguette et la pointant vers Sirius.

« Stupefy ! » cria alors Draco, en pointant la sienne sur Weasley, qui n'avait même pas eu le temps de le voir et qui tomba sur le sol pétrifié.

Sirius se retourna brusquement, prêt à attaquer, mais il se détendit en reconnaissant le blond.

« Je pensais que tu étais parti. »murmura-t-il, en s'approchant du rouquin pour lui prendre sa baguette.

« Et quand diable crois-tu que j'aurais eu le temps de sortir ? » rétorqua sarcastiquement le blond. « Mais je n'arrive pas à croire que tu puisses être aussi impulsif ? Qu'est-ce qui te fait croire que Pettigrew ne t'aurait pas filé entre les doigts ? D'ailleurs il est où ?»

Sirius sembla alors se rappeler de la présence de Pettigrew, qu'il avait manifestement oublié, chose particulièrement étonnante étant donné son obsession de vengeance.

« Il a été atteint par ton sort. » marmonna avec dégoût Sirius.

« Waw, je vise vachement bien n'empêche. » commenta Draco avec étonnement, « Qu'est-ce que tu fabriques ? » demanda-t-il aussitôt en voyant Sirius pointer sa baguette sur le rat.

Il ne voulait pas empêcher Sirius de se venger, mais il savait d'après la réaction de Potter 'du futur' que Pettigrew avait réussi à s'échapper… donc, il n'était pas mort. De ce fait si Sirius, tuait le traître il risquerait de déclencher un foutu paradoxe temporel ! Mais ça bien sûr il ne pouvait pas l'expliquer à son grand cousin, d'un parce qu'il ne voulait pas trahir le secret d'Hermione et de deux parce que Sirius était tout simplement trop obnubilé par sa vengeance pour raisonner lucidement.

« Ce que j'ai toujours voulu faire depuis douze ans ! » répondit froidement Sirius.

Draco déglutit.

« Réfléchis, réfléchis… REFLECHIS BORDEL ! »

Au même moment Draco vit le Potter de la première projection passer l'ouverture du passage et il poussa un soupir de soulagement.

« Attends Sirius ! » chuchota Draco, en s'avançant vers l'autre, il grimaça quand il se rendit compte qu'il venait de faire grincer le plancher. « Ton filleul vient d'arriver… tu comprends, ce que je dis ? Qu'est-ce que tu crois qu'il va penser si jamais il te voit là, pointant ta baguette sur son meilleur ami ? »

« Rien à faire. » grogna Sirius d'un ton bourru.

« Sirius. » répéta Draco, légèrement plus fort, tandis que Crookshands rentra dans la chambre, se plaçant tranquillement près de Weasley, qui était toujours inerte.

Potter et Hermione n'était plus très loin, à présent, et Draco sentit la panique le submerger, il devait faire vite.

« Ecoute Sirius, tu ne crois pas que Potter a le droit de savoir la vérité ? Tu ne crois pas qu'il a le droit de savoir qui est le véritable traître ? Alors s'il-te-plait attends juste un petit peu que Potter arrive d'accord…et aide-moi à me planquer ! »

Sirius semblait reprendre ses esprits à ses mots et se retourna pour lancer un regard interloqué à Draco.

« Pourquoi ? » demanda-t-il.

« Parce que d'un je ne suis pas censé être là… de deux Potter et moi on ne s'entend pas du tout, et de trois il n'a pas à savoir qu'on se connaît et je te serais reconnaissant si tu ne lui disais rien. Alors as-tu oui ou non un moyen de me cacher parce que Potter va bientôt monter les escaliers ! »

Sirius hocha la tête et pointa la baguette de Weasley sur lui, murmurant quelque chose qu'il ne parvint pas à comprendre. Puis un léger rayon le toucha et… rien ne se passa.

« Il n'a pas l'air très efficace ce sort. » maugréa Draco.

« Bien sûr que si… » répliqua hautainement Sirius, « C'est moi qui l'ai inventé alors bien sûr qu'il est efficace. C'est un sort dérivé du sortilège de Désillusion, qui permet de te rendre invisible pour tous ceux qui ne savent pas que tu es là. Bon l'inconvénient c'est que si quelqu'un a, même un infime doute de ta présence, et bien le sort ne sera plus efficace à leurs yeux. »

« Mouais, bizarre ton truc… » commenta Draco, en pointant à nouveau sa baguette vers Weasley, « Je vais le réveiller, tu devrais te planquer derrière la porte, histoire de prendre Potter par surprise… »

Et l'instant suivant Potter, suivie de près par Hermione, ouvrit brusquement la porte, pour courir en direction de Weasley, qui gémissait de douleur.

« Ron comment tu te sens ? »

« Où est le chien ? »

« Ce n'est pas un chien… » gémit Weasley, les mâchoires serrées par la douleur, « Harry, c'est un piège… Le chien c'est lui… C'est un Animagus »

Weasley fixait Sirius qui se trouvait derrière Potter, et Draco poussa un discret soupir soulagement en se rendant compte qu'effectivement le sort de Sirius marchait et que personne ne le voyait.

Sirius claqua alors la porte et désarma rapidement les trois Gryffindors.

« Je pensais bien que tu viendrais aider ton ami. » lança-t-il.

« Menteur ! »accusa mentalement Draco, « Tu ne savais même pas qu'il était là avant que je ne te le dise ! »

Quelques minutes plus tard Draco clignait plusieurs fois les yeux de surprise. Il se demandait comment une simple explication de la part de Sirius, s'était transformé en combat – façon Muggles – général. Sirius tentait tant bien que mal de se dépêtrer de Potter, qui n'arrêtait pas de lui envoyer des coups… et au bout d'un long moment Potter parvint par il ne savait quel miracle à récupérer sa baguette et la pointa vers Sirius à ses pieds.

Draco sentit son sang se glacer dans ses veines mais n'intervint pas… Il savait que Potter n'allait pas le tuer, c'était impossible qu'il le fasse, après tout c'était Potter !

« Ecartez-vous ! » cria Potter à Hermione et Weasley.

Hermione, haletante, la lèvre en sang, s'éloigna de Sirius en attrapant au passage sa baguette et celle de Weasley. Celui-ci se traîna jusqu'au lit et se laissa tomber, hors d'haleine, le teint verdâtre et les mains crispées sur sa jambe cassée.

Draco déglutit difficilement, la situation ne tournait absolument pas comme il voulait, et il fallait qu'il trouve un moyen de changer ça… Au même moment la seconde projection attira son attention.

« Voilà Lupin… » dit Potter.

Une silhouette venait de descendre l'escalier et courait vers le Saule. Lupin ramassa une branche morte et s'en servi pour appuyer sur le nœud de la racine, au pied du tronc. L'arbre s'immobilisa et Lupin disparut dans l'ouverture.

Draco inspira, si Lupin était présent, il avait peut-être une chance de tournait la situation en sa faveur – et en celle de Sirius par la même occasion. Il regarda la forme recroquevillée d'Hermione à quelques mètres de lui et décida d'agir.

« Hermione… » chuchota-t-il, lui mettant une main sur la bouche pour masquer le petit bruit qu'elle venait d'émettre.

Heureusement pour eux, les autres personnes de la pièce étaient trop préoccupées par la situation pour remarquer le petit sursaut d'Hermione.

« Draco ? » chuchota-t-elle d'un ton crispée, en écarquillant les yeux de surprise.

« Ne dis rien et écoute. » ordonna-t-il, « Fais comme si je n'étais pas là… Je t'expliquerais plus tard, ok ? »

Hermione hocha imperceptiblement la tête et reporta son regard vers Potter.

« Alors, maintenant écoute-moi bien, Sirius est innocent, et il faut absolument que Potter lui laisse le temps de lui expliquer ce qui s'est réellement passé… mais vu comment c'est parti, il ne le fera pas… Lupin est en chemin et je pense qu'il se doute de quelque chose…Il faut que tu t'arranges pour que tout ça diffère sur les explications, tu as compris ? Tu peux faire ça ? »

Hermione hocha deux fois la tête, et Draco vit d'après son expression qu'elle réfléchissait à vive allure. Et Draco était sûr qu'elle n'allait pas tarder à comprendre où il se rendait presque tous les soirs et pourquoi.

~ HPDM~

« Quoi ? » s'exclama Draco, d'une voix horrifiée.

Il avait l'impression que son sang venait de se glacer dans ses veines et il entendait presque son cœur battre violemment contre sa poitrine.

Comment Potter pouvait-il savoir ça ? Alors que même lui, ne le savait que depuis peu ! C'était invraisemblable ! Il ne voulait pas que Potter sache tout de suite qu'il était amoureux de lui ! Non, en fait à bien y penser, il voulait que Potter ne le sache jamais, mais bien entendu ce foutu Gryffindor ne faisait jamais rien comme tout le monde ! Mais même dans l'hypothétique situation où Draco se serait déclaré au brun, et bien, il n'en aurait même pas eu l'occasion puisque le brun en question venait de le faire pour lui ! Une auto-déclaration, voilà ce que c'était…

Et que pouvait-il répondre à ça ? Y'avait-il au moins quelque chose à répondre ? Pour parler franchement Draco n'en avait pas la moindre idée et cela s'exaspérait au plus haut point. Il ne lui restait que deux solutions. Avouer ou nier.

Et il sut avant même de former ces pensées qu'il allait choisir la seconde option. Il fallait du courage pour faire une déclaration – parce que cela mettait la personne en état de faiblesse, d'être dépendante de la réponse de l'autre qui pourrait la jeter comme une malpropre, autant porter un écriteau géant où il serait marqué 'frapper moins, je me sens particulièrement con aujourd'hui et j'ai besoin d'avoir mal' que cela aurait été moins dévastateur ! De toute façon Draco n'avait jamais été un garçon courageux et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait changer !

« Qu'est-ce qui te fait dire ça, Potter ? » cracha finalement Draco, d'un ton sec.

Harry se mordit la lèvre inférieure, en se sermonnant mentalement pour sa connerie et son manque de tact phénoménal. Puis jetant un regard à Draco, pour voir sa réaction, il manqua de s'étouffer avec sa propre salive en voyant la tête que faisait le blond. Choqué. C'était le mot.

Il ne savait pas si c'était parce qu'il était devenu plus observateur ou parce qu'il commençait à bien connaître le blond, ou encore parce que ce dernier laissait filtrer plus d'émotions qu'auparavant, mais Harry avait l'impression de lire dans un livre ouvert. Il parvenait à comprendre toutes les émotions qui passaient dans les yeux de Draco. Incompréhension. Indignation. Un soupçon de peur, de sarcasme… et Harry sut d'instinct que la prochaine action du blond serait de nier purement et tout simplement.

Harry se retint de lever les yeux au ciel quand sa supposition se révéla juste, depuis quand le blond était-il aussi prévisible, cela en devenait presque inquiétant.

« Tu avais parlé de sentiment fort. » expliqua Harry, « Et quand j'ai tenté de faire la liste des sentiments forts que je connaissais… et bien c'est l'un de ceux qui me sont venus à l'esprit. »

« Il n'y a pas que l'amour comme sentiment fort, Potter. » rétorqua sarcastiquement Draco.

« Cite-les moi. » contra Harry.

« La haine, le mépris, l'amitié, la reconnaissance, la culpabilité, le respect… » énuméra le blond, une lueur de défi dans le regard.

Harry serra discrètement les poings, il ne savait pas pourquoi, mais le simple fait que Draco nie son amour – parce qu'il était certain que c'était de cela qu'il s'agissait – le mettait hors de lui. Il ignora la petite voix qui lui chuchotait qu'il n'avait pas réellement son mot à dire puisqu'il venait seulement de le découvrir.

« Je haïssais Malfoy par le passé, ce n'est plus le cas à présent. » dit Harry, d'un ton égal, en fixant Draco, avec une telle intensité que celui-ci eut du mal à soutenir son regard, « Je méprisais le prince des Slytherins pour son attitude hautaine. Je cherche l'amitié et la reconnaissance du blond qui se trouve en face de moi, mais cela ne le distingue pas particulièrement des autres. Je ressens de la culpabilité envers l'enfant qu'était le jeune héritier Malfoy et aussi envers l'adolescent d'aujourd'hui. Mais ça c'est parce que je suis un foutu Gryffindor. Et je respecterai profondément la personne de Draco Malfoy parce qu'il a réussi à surmonter de nombreuses épreuves éprouvantes. Mais encore une fois cela n'est pas suffisant pour déclencher un lien aussi fort que tu le décris. »

~HPDM~

Draco était resté de marbre à l'arrivée de Lupin dans la pièce, désarmant au passage Potter et Hermione – qui avait gardé la baguette de Weasley. Il ne bougea pas plus lorsqu'il comprit que le professeur venait d'additionner deux et deux, dans une sorte de monologue qui devait sans doute sembler étrange aux yeux des autres. Cependant quand Lupin parla de la carte du Marauders Draco haussa un sourcil. Le timing était juste trop parfait… Cela semblait invraisemblable que Lupin ait décidé de regarder la carte juste au moment où Sirius avait décidé d'attraper Pettigrew… Il y avait forcément quelque chose derrière tout ça.

Le blond sursauta alors imperceptiblement, en entendant les commentaires des Potter et Hermione du futur, le faisant se focaliser sur la projection.

« Enlève tes sales pattes de ma cape. » grogna Potter dans un souffle.

Severus, qui venait d'arriver, prit la branche que Lupin avait utilisée pour immobiliser l'arbre. Il appuya à son tour sur le nœud de la racine et disparut sous la cape.

« Oh merde… » grogna Draco pour lui-même, « Comment va réagir Severus quand il verra Sirius ? La situation est déjà assez compliquée comme ça, sans qu'il n'en rajoute une couche ! »

A partir de cette instant Draco n'écoutait plus que d'une oreille distraite les explications de Lupin sur leur passé – qu'il connaissait déjà de toute façon, donc à quoi bon ? – plissant les yeux en direction de la porte pour essayer de voir le moment où Severus franchirait la porte.

« Snape ? » s'exclama alors Sirius, tirant Draco de son observation intensif, « Qu'est-ce que Snape a donc à voir là-dedans ? »

« Il est ici, Sirius. » répondit Lupin, d'un ton accablé. « Lui aussi est professeur dans cette école. »

Draco fusilla alors Sirius du visage, en tentant de lui faire passer un message sans parler. Chose complètement inutile, étant donné que son grand cousin ne lui jeta même pas un coup d'œil. Hermione, par contre, semblait l'avoir vu et lui jeta un regard dérouté, à la dérobé.

« Espèce d'abruti fini, ait au moins l'air un minimum surpris de la présence de ton ennemi dans Hogwarts ! Tu n'étais pas censé savoir qu'il est ici ! Heureusement qu'ils sont tous trop concentrés sur l'explication de Lupin pour s'en être rendus comptes. »

Lupin regarda Potter, Weasley et Hermione

"Le professeur Snape était un de nos condisciples de Hogwarts » reprit-il, « Il s'est battu avec acharnement pour que le poste de professeur de Défense ne me soit pas confié. Tout au long de l'année il a répété à Dumbledore qu'on ne pouvait pas me faire confiance. Il a ses raisons… Un jour, Sirius lui a fait une farce qui a failli le tuer, et à laquelle j'ai participé, malgré moi… »

Sirius laissa échapper une exclamation méprisante, qui étrangement sonnait faux aux oreilles de Draco, de même pour le commentaire qui suivit.

« C'était bien fait pour lui. » dit Sirius avec dédain. « Il était toujours en train de rôder autour de nous à essayer de savoir ce que nous préparions… en espérant qu'il parviendrait à nous faire renvoyer… »

« Severus aurait bien voulu savoir pourquoi je disparaissais chaque mois. » dit Lupin, en s'adressant au trio, « Un soir Snape m'a vu traverser le parc avec Madame Pomfrey qui m'accompagnait jusqu'au Saule Cogneur avant ma transformation. Sirius a pensé qu'il serait…heu…amusant de dire à Snape qu'il suffisait d'appuyer sur la racine de l'arbre avec un grand bâton pour pouvoir me suivre. Bien entendu, Snape a essayé et, s'il était parvenu jusqu'à cette maison, il se serait retrouvé nez à nez avec un loup-garou déchaîné. Mais votre père qui avait eu vent de la farce de Sirius, a rejoint Snape juste à temps et à réussi à le ramener au péril de sa propre vie. Snape avait déjà atteint le bout du tunnel et il avait eu le temps de m'apercevoir. Dumbledore lui a formellement interdit de révéler le secret à quiconque mais, à partir de ce moment, il a su qui j'étais vraiment… »

« C'est pour ça que Snape ne vous aime pas. » dit lentement Potter, « Parce qu'il a cru que vous étiez complice de la farce ? »

« Exactement. » lança une voix glaciale derrière Lupin.

Au moment où Severus se débarrassa de la cape d'invisibilité et pointa sa baguette sur Lupin, Draco se frappe le front, tout en se sermonnant mentalement pour avoir été distrait. Mince alors !

Draco tentait de trouver un moyen de ne pas aggraver la situation tandis que Severus et Lupin parlaient… Enfin, il serait plus juste de dire que Severus accusait Lupin et que Lupin tentait d'en placer une pour se défendre.

« Il y aura deux pensionnaires de plus à Azkaban, ce soir. » dit Severus le regard flamboyant, un regard que Draco ne voyait que très rarement, « Je serais curieux de savoir comment Dumbledore va réagir en apprenant tout ça…Il était convaincu que tu étais inoffensif, Lupin… Un loup-garou apprivoisé… »

« Espèce d'idiot. » dit Lupin, « Est-ce qu'une vieille rancune de collégien vaut la peine de renvoyer un innocent à Azkaban ? »

A cet instant, Draco sut que Lupin venait de dépasser les bornes. Ses dernières paroles semblaient avoir touché profondément Severus, qui immobilisa Lupin sur le sol, à l'aide de petites cordes qui s'enroulèrent autour de ses chevilles, de ses poignets et de sa bouche.

Mais Draco comprit que cela avait un rapport avec Sirius, et qu'il y avait certainement quelque chose de plus qu'une ''vieille rancune de collégien'', quand il vit Sirius s'élancer vers Severus dans un rugissement de rage, et ce dernier riposter un pointant sa baguette entre les deux yeux de Sirius. Il aurait été impossible de dire lequel des deux exprimait la plus grande haine.

Pour tenter de calmer la tension électrique qui régnait dans la pièce délabrée, Hermione s'avança vers Severus d'un pas mal assuré et dit d'une voix haletante :

« Professeur Snape, nous… nous pourrions peut-être écouter ce qu'ils ont à nous dire ? »

« Miss Granger, il se peut que vous soyez exclue de cette école. » répliqua sèchement Severus, en lui jetant un regard d'avertissement, « Vous, Potter et Weasley, vous vous trouvez hors de l'enceinte du château sans autorisation, en compagnie d'un criminel en fuite et d'un loup-garou. Alors pour une fois dans votre vie, vous feriez bien de vous taire. »

« Mais si… s'il y avait un malentendu… »

« TAISEZ-VOUS, IDIOTE ! » s'écria Severus, « NE PARLEZ PAS DE CE QUE VOUS IGNOREZ ! »

Quelques étincelles jaillirent de l'extrémité de sa baguette magique toujours pointé vers Sirius, et Draco fit un signe de la main à Hermione pour lui dire de garder le silence. Il n'était pas bon de provoquer Severus lorsqu'il était dans cet état.

« Quelle douce vengeance, »murmura Severus, « J'espérais tellement être celui qui t'attraperait… »

« Tu ne t'es jamais remis de cette blague. » grogna Sirius, « Si ce garçon emmène son rat jusqu'au château, »il désigna Weasley d'un signe de tête, « Je te suivrais sans faire d'histoires… »

« Jusqu'au château ? » répéta Severus, d'une voix doucereuse. « Je ne crois pas que nous aurons besoin d'aller aussi loin. Il me suffira d'appeler les Détraqueurs dès que nous serons sortis du Saule Cogneur. Ils seront ravis de te voir, Black… tellement ravis, qu'ils te donneront sûrement un baiser… »

Le peu de couleur qui demeurait sur les joues de Sirius, s'effaça aussitôt.

« Il… il faut que tu m'écoutes. » dit-il, légèrement désespéré, « Le rat… regarde ce rat… »

Draco crut voir durant un très court laps de temps, le doute dans les yeux de Severus… Mais l'instant d'après son regard se durcit, pour laisser place à une lueur démente que Draco n'avait vue dans ses yeux qu'une seule fois auparavant… il y a des années de cela. Il frissonna violemment. Que s'était-il passé entre eux, pour que Severus réagisse aussi violemment ?

« On doit faire quelque chose. » chuchota-t-il à l'oreille de Hermione, tandis qu'elle approuvait d'un micro hochement de tête.

Severus allait les emmener quand Potter traversa la pièce en quelques enjambées et se plaça devant la porte.

« Dégagez, Potter, vous avez suffisamment d'ennuis comme ça. »lança Severus.

Draco déglutit difficilement et leva sa baguette d'une main tremblante pour la pointer sur Severus. Il n'entendait pas le reste de la conversation, trop occupé à se convaincre que c'était la seule chose à faire. Le blond sursauta quand il entendit Severus, crier 'DEGAGEZ, POTTER', et sans plus y penser il lança en même temps que Potter, Weasley et Hermione un 'Expelliarmus', qui percuta Severus de plein fouet et l'assomma complètement tandis que son parrain s'écrasait contre le mur.

~HPDM~

Draco médita un instant les paroles du brun, se demandant quand le Gryffindor était devenu aussi éloquent. Mais parmi tous les mots prononcés par le Survivant, un seul objectif en sortait et cela ne plaisait pas à Draco. Pas du tout, même.

« Pourquoi veux-tu absolument croire que je suis amoureux de toi ? » s'énerva Draco, « Parce que c'est ce que tu suggères en éliminant les uns après les autres, les sentiments fort que je te propose ! »

« Et toi pourquoi veux-tu absolument nier le fait que tu sois amoureux de moi ? » rétorqua Harry.

« Peut-être parce que je ne le suis pas ! » mentit le blond, en tentant de se calmer « Ecoute Potter ton raisonnement se base sur quelque chose d'erroné, d'accord ? Je ne sais pas comment tu es arrivé à cette conclusion, mais il y a forcément un sentiment fort déclencheur du lien du phénix, qui n'est pas l'amour. »

« Vraiment ? » dit Harry sur un ton peu convaincu, en affichant une moue dubitative qui tapa franchement sur les nerfs du blond.

« Mais c'est quoi ton problème, à la fin ? » s'énerva Draco, en hurlant presque, « Il y a quelques minutes à peine tu étais un fichu Gryffindor qui ne se rend même pas compte qu'il est amoureux de sa Weasel et maintenant tu oses te la jouer expert en amour ? Mais t'as pas l'impression de te foutre de moi, là ? Et puis au cas où tu daignerais réfléchir un instant, il faut un sentiment réciproque… »

Harry resta un instant interdit. Il était vrai que sa première réaction aurait été de rougir et de ne plus oser regarder le blond durant un long, très long moment. Mais, quelque chose en lui le poussai t à agir différent. Il savait que s'il ne poussait pas Draco, jamais il n'avouerait. Après tout Harry venait tout juste de le découvrir mais cela faisait combien de temps que le blond le savait et qu'il n'avait rien dit ?

« Et si c'était le cas ? » interrogea Harry.

« Quoi ? » dit Draco, qui avait l'impression que son cœur battait de plus en plus fort.

Le brun détourna le regard, d'un air incertain. Bordel, qu'est-ce qui lui avait pris ? Il n'était même pas sûr d'être réellement amoureux du blond et voilà qu'il se mettait à se déclarer ? Reportant son regard sur le blond, il croisa ses yeux perdus et Harry crut même durant un instant voir de l'espoir.

Déglutissant, Harry prit son courage en main.

« Et si le sentiment était réciproque, tu ferais quoi ? »

~HPDM~

Draco ne retint même pas une grimace de profond dégoût en voyant la véritable apparence de Pettigrew. Il était petit, et le sommet de son crâne était chauve, entouré de cheveux fins en bataille à la couleur indéfinissable. Sa peau paraissait sale et terne. Lupin et Sirius avaient fini par réussir à convaincre le trio de les laisser retransformer le rat. Et le traître avait tenté, tant bien que mal, de justifier ses actions, en vain.

« On le tue ensemble ? » dit finalement Sirius, en relevant ses manches, tout en s'adressant à Lupin.

« Oui. » répondit-il sombrement.

« Non… Vous n'allez pas faire ça… » haleta Pettigrew, qui se traînait vers Weasley. « Ron, est-ce que je ne t'ai pas été fidèle ? N'ai-je pas été un bon compagnon ? TU ne vas pas les laisser me tuer, Ron… Tu es de mon côté, n'est-ce pas ? »

Weasley contemplait Pettigrew avec répulsion.

« Quand je pense que je t'ai laissé dormir dans mon lit ! »

Weasley que la douleur rendait de plus en plus pâle, ramena sa jambe cassée contre lui pour la tenir hors d'atteinte de Pettigrew. Celui-ci toujours à genoux, se traîna alors vers Hermione et saisit le bas de sa robe.

« Douce jeune fille… brillante élève… tu ne vas pas les laisser me… Aide-moi… »

Hermione arracha sa robe des mains de Pettigrew et recula contre le mur – où se trouvait Draco – d'un air horrifié.

Finalement le traître se tourna vers Potter.

« Harry… Harry… Tu ressembles tellement à ton père… Tu es son portrait… »

« COMMENT OSES-TU T'ADRESSER A HARRY ? » rugit Sirius, « COMMENT OSES-TU LE REGARDER EN FACE ? COMMENT OSES-TU PARLER DE JAMES DEVANT LUI ? »

« Sirius… » pleurnicha Pettigrew, « Tu ne comprends pas… Le seigneur des Ténèbres, il m'aurait tué ! »

« ALORS TU AURAIS DU MOURIR PLUTOT QUE DE TRAHIR TES AMIS, MOURIR COMME NOUS SERIONS MORTS POUR TOI S'IL L'AVAIT FALLU ! »

Sirius et Lupin se tenaient côté à côte, leurs baguettes levées.

« Tu aurais dû comprendre, » dit ce dernier, d'une voix paisible, « Que si Voldemort ne te tuait pas, c'est nous qui le ferions. Adieu Peter. »

Hermione se tourna alors vers le mur, le visage dans les mains, se serrant contre Draco, qui la prit maladroitement entre ses bras pour la consoler, mais ses yeux gris perçants étaient rivés sur la scène…

Lorsqu'il vit le regard de Potter, il comprit pourquoi Pettigrew n'était pas mort. Potter avait tout simplement un trop bon cœur.

~HPDM~

Draco se leva d'un bond, l'air complètement désorienté. Il fronça les sourcils en se rendant compte qu'il se trouvait dans le bureau de Dumbledore… Pourquoi s'était-il endormi, là ?

Mais l'instant suivant tout lui revint en mémoire.

Potter et compagnie avaient décidé de ramener Pettigrew au château, mais alors qu'ils sortaient du tunnel du Saule Cogneur, Lupin s'était transformé en loup-garou. Et le reste des évènements étaient assez flous dans la mémoire de Draco. Il se souvenait juste avoir couru comme un dératé jusqu'au château essayant de trouver de l'aide, mais ne croisant personne il s'était résolu à appeler Fawkes qui étrangement était immédiatement apparu, avait fait passer rapidement le message à Dumbledore, mais avait disparu dès l'instant où Potter s'approcha du lac, où était Sirius.

Ensuite il se rappelait être tombé au sol, dû au fait que Potter était en contact direct avec des dizaines – voire centaines il n'aurait su le dire. Et Draco avait sombré.

« Ah ! Draco. » chuchota Dumbledore, d'un air joyaux, « Je suis content que tu sois réveillé. »

« Où est Sirius ? » interrogea Draco.

« Parti sur le dos d'un hippogriffe. » répondit simplement Dumbledore, en lui faisant un clin d'œil.

« Et Potter ? »

« Lui et Miss Granger sont en bonne santé à l'infirmerie… » dit le directeur, « D'ailleurs cela me fait penser que Miss Granger m'a remis quelque chose pour toi. »

Il tendit alors à Draco le retourneur de temps d'Hermione, et instantanément toutes les pièces du puzzle se rassemblèrent dans sa tête.

« J'aimerais juste te faire remarquer… » murmura Dumbledore d'un ton malicieux, « Que cinq minutes avant l'évasion de Sirius, la porte du bureau du professeur Flitwick ne sera pas gardé… Oh et le lit de Miss Granger est le deuxième en partant de la porte. »

Hochant légèrement la tête, Draco tourna avec une certaine appréhension le petit sablier, le monde tourbillonna alors à une vitesse fulgurante et il manqua de s'écrouler par terre quand tout s'arrêta subitement.

Il regarda brièvement sa montre et courut en direction du bureau de Lupin, jetant continuellement des coups d'œil à la projection du Snitch pour ne pas rater l'occasion.

Il savait maintenant comment Lupin avait réussi à regarder la carte au bon moment !

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Draco s'assura que l'infirmerie était vide et se dirigea vers le futur lit d'Hermione, glissant sous l'oreiller un morceau de parchemin.

« Donne le R.d.T à Dumbledore avant qu'il ne verrouille la porte. Je t'expliquerai plus tard DM. »

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« Fawkes » appela immédiatement Draco, en voyant que Potter se rapprochait du lac.

L'oiseau apparut à ces côtés et le blond put observer la scène, sans être victime du sort, protégé par la magie du Phénix, bien qu'il ressentait toujours un léger malaise. Après tout ne venait-il pas de se protéger au détriment de son lui du passé ?

« Oh et puis peu importe, il fera bien la même chose plus tard ! »

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Draco se présenta devant la porte du bureau du professeur de sortilège qui était effectivement vide et s'y adossa.

« Eh l'ancêtre, toujours en vie ? » lança Draco.

Un grognement lui répondit.

« Apprends à respecter tes aînés. »

Draco sourit légèrement. « Je vois que les Détraqueurs ne t'ont pas manger tout le cerveau. »

« Qu'est-ce que tu viens faire ici, Draco ? » répliqua Sirius, il avait l'air exténué au son de sa voix.

« T'avertir de quelque chose. » répondit-il d'un ton sérieux, « C'est ce que je voulais te dire, avant que tu ne fonces après Pettigrew. Il y a une prophétie… »

Draco lui récita mot pour mot la prophétie.

« Il fallait que tu le saches. » dit Draco, « Et que tu sois sur tes gardes. »

« T'inquiète pas, morveux. » répliqua Sirius, « Je sais me débrouiller. »

Après une discussion plus ou moins utile, le blond entendit le son d'une fenêtre qui s'ouvrait et vit à travers la projection que Potter et Hermione venait d'arriver.

« Bye, l'ancêtre. » murmura-t-il, plus pour lui-même qu'autre chose, avant de se diriger d'un pas lent vers le bureau du directeur, tandis que Sirius s'envolait sur le dos de Buck.

Le blond s'arrêta près de l'infirmerie, à l'abri des regards, attendant qu'Hermione et Potter reviennent. Puis lorsque cela fut fait, il se montra devant Dumbledore qui lui fit un sourire.

« Alors ? »

« Tout est en ordre… » répondit Draco, suivant le directeur jusqu'à son bureau.

Il attendit derrière la porte, tandis que le directeur entrait pour discuter avec le Draco du passé qui n'allait pas tarder à se réveiller.

« Je sens que je vais avoir mal au crâne… Comment Hermione a-t-elle fait pour supporter tout ça durant une année ? Elle n'est pas humaine ! »

Un instant plus tard, Dumbledore ouvrit la porte et l'invita à entrer.

« Encore une année éprouvante, n'est-ce pas ? » chuchota Dumbledore, en souriant joyeusement.

Draco haussa un sourcil. Il avait un mauvais pressentiment.

« Je suppose. » répondit-il prudemment.

« C'est pour ça que tu devrais profiter au maximum de tes vacances... » poursuivit le directeur.

« Qu'est-ce qu'il va ENCORE inventer ? »

« … pour travailler à fond sur tes compétences magiques, c'est pour ça que j'ai décidé d'augmenter la quantité de travail. Considère ça comme une punition pour avoir attaqué un professeur. » puis voyant le regard que lui lançait Draco, il ajouta : « Un bonbon au citron ? »

« Oh merlin, j'ai définitivement mal à la tête. »


TO BE CONTINUED !

AH AH c'est la fin du tome 3 ! Oh purée j'en aurais bavé pour l'écrire celui-là... Enfin bon, qu'est-ce que vous en pensez ? :p

Merci pour vos reviews.

See ya !