Najha :Hello, bienvenue ici !

Et si, si, la traduction continue ! On est toutes sur le pied de guerre, et on va bientot entamer la saison 5. Comme tu peux le voir, tu as encore pas mal de lecture devant toi ! Pour la saison 2 et pour ce que j'en sais, l'auteur compte bien la finir, mais quand... Mystère !

Merci pour tes encouragement, et bonne lecture ! (Et hésite pas à nous laisser des reviews. On aiiiiiime les reviews.)

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Chapitre 86 : Un nouveau jour avec une nouvelle reine ~Partie 2~

Le trio d'hommes s'éloigna de la Salle du Conseil, le plus jeune en tête alors qu'ils cheminaient jusqu'à un point de vue avantageux sur la cour centrale. La cloche pour déclarer qu'une annonce royale allait être faite sonnait alors qu'ils se dépêchaient dans les couloirs, bien que le balcon au-dessus de la place soit toujours vide lorsque Merlin les mena dans une chambre d'hôte actuellement inutilisée et ouvrit ses fenêtres en grand.

Se tenant là à attendre dans l'intimité offerte par la chambre, Fyren rit enfin pour lui-même de la réunion qui venait juste de se produire.

"Je dois leur reconnaître cela, ils ne sont pas aussi stupides qu'ils peuvent en avoir l'air des fois."

Geoffrey, regardant le roi, ne fut que modérément réprobateur en réponse à cela.

"C'est du Haut Conseil de Camelot que vous parlez. Montrez-leur un peu de respect. Tous les conseillers n'ont pas le courage de guerriers tels que vous."

Merlin les regarda tous les deux, commençant à sourire.

"Vous devez admettre que c'est un bouquet têtu cependant. Il faudra des semaines avant qu'ils s'habituent à l'idée de tout ça. Et il y a le fait qu'Arthur leur a pratiquement dit qu'il a planifié de ramener la magie depuis un long moment. Il a fait croire qu'avoir découvert que Fyren soutenait l'usage de la magie est son excuse pour finalement commencer à suivre ce chemin. Bien que je ne pense pas qu'il leur faudra longtemps non plus pour qu'ils ajoutent deux et deux et se souviennent du changement de lois il y a quelques mois. Celle qui n'inclut qu'un travail bon et forcé en punition de chercher la magie pour guérir. Et il y a tous les ajustements faits à l'étendue des punitions depuis. Ils devraient être aveugles pour ne pas réaliser qu'il a vraiment commencé à faire avancer les choses vers le retour de la magie depuis un certain temps."

Fyren acquiesça.

"Mais bien sûr, Arthur a aussi été très intelligent. En donnant à Gaius la permission d'utiliser la magie dans son travail, il a donné aux citoyens de Camelot l'une des personnes les plus familières et fidèles en magie publique ici dans la cité. En voyant Gaius travailler, ils apprendront à moins craindre la magie et à lui faire confiance autant qu'ils lui font confiance."

Geoffrey acquiesça aussi, pensif.

"En effet, un plan sage. je ne suis pas surpris que Gaius ait accepté, mais je suis certain que le Conseil reconnaîtra les motifs derrière. Ils seront difficiles à gérer pendant les prochains mois."

A côté d'eux, Merlin commençait à sembler juste un peu lassé.

"J'aimerais juste qu'Arthur me l'ait dit avant… Je commence à me sentir un peu superflu pour tout ce qui concerne le retour de la magie. Il vous a vous, Fyren, en tant que chef d'un royaume entier qui utilise la magie, que Camelot observera en tant qu'exemple. Et maintenant, il a Gaius qui fait faire des bonnes choses à la magie ici, pendant que je suis assis dans les ombres comme toujours."

Fyren donna une tape sur l'épaule du magicien.

"Ne pense pas comme ça. Nous ne nous tiendrions même pas là, à faire tout ça, si tu n'étais pas là. De plus, même si Gaius est autorisé à utiliser la magie maintenant, pour tout ce qui requiert un sort puissant pour guérir, il ramènera probablement le patient au château pour le soigner ici. Il les assommera avec une potion somnifère, et tu les soigneras. Tu n'obtiendras peut-être pas le crédit publiquement, mais tu sauras quand même que tu aides les gens à faire confiance à la magie à nouveau."

Merlin laissa échapper un soupir exagéré.

"Vous avez raison. Quand même, ça devient un peu irritant. Le retour de la magie est entré dans une nouvelle étape, et je ne sens pas que j'en fais partie. Je me sens… mis de côté."

Fyren, la main toujours en place, donna à Merlin la plus petite secousse d'accentuation.

"Mais réfléchis, tous les yeux seront maintenant sur ce royaume. Tout le monde regardera et se demandera, Camelot lèvera-t-elle ou pas son bannissement de la magie ? Que Gaius soit autorisé à utiliser des sorts de guérison rendra la communauté magique confiante en voyant que c'est sérieusement envisagé. Ceux d'entre eux qui savent qu'Arthur est le Roi Présent et à Venir jubileront et sauront qu'il a commencé le retour paisible de la magie. Et ceux qui savent qui il est te chercheront pour te jurer allégeance. Tu ne vas pas être mis de côté, Merlin. Il t'épargne le travail supplémentaire parce que tu vas probablement être très occupé avec tout le reste."

Merlin se redressa à cela, commençant à sourire à nouveau juste alors qu'il voyait Arthur émerger sur le balcon de l'autre côté de la cour. Tous trois se rapprochèrent de la fenêtre, pour écouter l'annonce et observer la réaction du peuple. Gaius était aussi sur le balcon, ayant clairement été appelé loin de l'infirmerie.

Arthur bougea jusqu'à la barrière de pierre, attendant que le rassemblement modeste de gens en-dessous se taise. Il avait délibérément limité le temps entre les appels et le discours, pour garder la foule petite mais pourtant sans entraver la vitesse à laquelle les mots se propageraient. Il avait déjà plusieurs coursiers et hérauts prêts qui sortiraient de la cité aussitôt que l'annonce serait finie.

"Peuple de Camelot, je sais que ces derniers jours ont été troublants pour vous. Avec la capture brutale de la cité par Morgane, vous avez subi un coup des mains de la magie. Mais en même temps, comme je sais que vous en avez conscience, les forces de Camelot ont récupéré la cité avec l'aide de notre allié et de ses hommes, le roi Fyrendir d'Escetia. Il nous a révélé que, tout comme Morgane le fait, il soutient la magie et ceux qui l'utilisent, et pourtant il ne pourrait pas être plus différent d'elle. Il a fait son traité avec nous en dépit de nos différences de lois et d'opinions, car il pensait que nous étions un royaume bon et gracieux. Un qui vaut la peine de se battre, une croyance suffisamment forte pour qu'il ait utilisé des sorciers à son emploi pour nous aider. En lumière de cette honnêteté, de cette loyauté à son vœu de soutien, j'ai pris une décision… Je donnerai à la magie une chance de se prouver elle-même. Nous resterons alliés avec Escetia, et observerons ce royaume et son usage de la magie. Nous le ferons, pour que nous puissions mieux juger non pas sur les dires des autres, mais de nos propres yeux. Aussi tout sorcier citoyen d'Escetia, qu'il soit né là-bas ou lié par serment à son roi, aura la permission d'entrer à Camelot sous certaines règles."

Il fit signe à Gaius, qui s'approcha calmement.

"Maintenant, autre chose. Nombreux des vieux résidents de ce grand royaume se souviendront d'un temps avant la Purge où notre Médecin de la Cour employait des dons de magie mineurs pour aider dans son travail. Mon père s'est montré clément envers lui et l'a épargné quand ce temps a passé, en récompense pour sa loyauté et en retour de sa promesse d'abandonner tout usage de sorcellerie. Alors que je m'en tiens toujours à la loi contre la magie en ce moment, en tant que partie de nos observations quant à sa possibilité de bénéficier au royaume je fais une exception spéciale pour le Médecin de la Cour. Dorénavant, Gaius a accepté de reprendre son usage de la petite magie qu'il connaît à mon service. Vous devez continuer à lui montrer le même respect, car il fera cela sous mes instructions… Laissons-le, lui qui a déjà montré une loyauté implacable à Camelot, nous aider à apprendre de ce qui a été condamné pendant si longtemps. Et puisse la lumière de la compréhension nous aider à faire le choix correct en temps venu, et choisir le chemin qui mènera ce royaume et toutes les terres d'Albion vers la véritable paix."

Aux mots finaux, dits avec une promesse résolue d'espoir et d'un futur brillant, les gens qui s'étaient rassemblés acclamèrent leur roi. S'il y avait toujours des expressions incertaines parmi la foule, elles étaient peu nombreuses. Les gens faisaient confiance à leur roi, ils faisaient confiance à Arthur. Ils écouteraient le rêve d'espoir qu'il plaçait devant eux.

Un groupe d'hommes, à la fois des hérauts et des messagers en tenue de monte, sortirent par l'entrée du château alors qu'Arthur et Gaius quittaient le balcon. Merlin les regarda se diriger respectivement vers la cité et les écuries, et sourit.

"Je parie sur moins d'une demi-heure avant que la cité entière le sache."

A côté de lui, Fyren sourit.

"Je suis d'accord, et je crois aussi que des félicitations sont en ordre, Merlin."

Le magicien le regarda, perplexe.

"Hein ?"

Le roi continua à sourire.

"Tu as certainement écouté la partie sur les citoyens de mon royaume qui sont autorisés à entrer dans Camelot sous certaines règles… Tu viens d'Ealdor, dans Escetia, et tu es né citoyen de mon royaume. En formulant cela de la façon dont il l'a fait, Arthur t'a rendu légal. Tu n'enfreins plus la loi en étant ici."

La mâchoire de Merlin se décrocha, alors qu'il continuait à fixer pendant plusieurs secondes avant de se secouer. Puis il renifla d'amusement, commençant enfin à sourire.

"Ça doit être un record… Il a réussi à me prendre par surprise deux fois en un jour. Je dois perdre le rythme."

Geoffrey s'éclaircit la gorge.

"Cela ou il a juste un très bon professeur."

Le magicien se tourna vers l'archiviste, soulevant un sourcil.

"Etait-ce un compliment ?"

Fyren prit Merlin par le bras, le menant hors de la chambre inutilisée pendant que Geoffrey fermait la fenêtre.

"Eh bien, c'est assez. Allons voir ce que font les chevaliers. Après toutes ces manœuvres politiques, je pourrais apprécier d'être un simple et bon spectateur. Regarder les chevaliers se battre entre eux devrait faire un bon spectacle."

Merlin roula des yeux à cela, mais prit quand même la tête pour la route la plus rapide jusqu'au terrain d'entraînement. Au moment où tous deux y arrivèrent, un messager avait déjà été envoyé pour informer tous ceux sur le terrain de l'annonce du roi. Aussi, conscients qu'il y avait maintenant une liberté de manœuvre, quatre Chevaliers de la Fraternité essayaient de pousser quatre des Chevaliers d'Aering qui avaient des pouvoirs à faire un duel amical avec eux… Et le reste des chevaliers de Camelot présents regardaient tous sans la moindre idée de ce qu'il fallait en faire, ou même s'ils devaient appeler les gardes et arrêter les guerriers en visite.

Pourtant les Chevaliers d'Aering refusaient de se battre sans la permission de leur roi, et quand Fyren arriva sur la scène et demanda ce qui se passait, il leur sourit.

"Je ne vois pas pourquoi pas, n'y allez juste pas trop fort. Ces hommes sont nos alliés, alors ne les contusionnez pas trop."

Il se tourna et retourna à l'endroit où Merlin se tenait, le magicien souriant, satisfait, alors que les chevaliers Escetians choisissaient leurs combattants.

"Vous réalisez que j'ai entraîné ces quatre-là à la fois à résister à la magie et à combattre des sorciers ?"

Fyren, tout à fait amusé, sourit, rusé.

"Oui, mais mes hommes ne le savent pas. Ça devrait être intéressant pour nous deux."

Le premier match fut contre Perceval, qui se rua en avant, pas du tout inquiet de savoir que son adversaire pouvait utiliser la magie. Le Chevalier d'Aering semblait similairement peu impressionné, alors que tous deux s'évaluaient avant de s'élancer l'un sur l'autre.

Le concours commença d'abord à l'épée, mais la taille et la force de Perceval lui donnaient un avantage clair sur son adversaire plus léger. C'est alors que cela devint évident, que le Chevalier d'Aering libérait un sort pour assommer faiblement. Le genre à faire trébucher un adversaire et à le mettre hors-jeu, sauf que ce ne fut pas ce qui arriva. Perceval haussa les épaules pour le chasser, ne s'étant même pas arrêté pendant l'incantation. Il en savait suffisamment sur l'Ancien Langage pour reconnaître le type de sort, utilisant ce savoir et sa résistance pour surprendre son attaquant.

Le Chevalier d'Aering tomba, désarmé et renversé au moment où sa concentration avait été brisée par la surprise.

Fyren et Merlin applaudirent, le dernier appelant.

"Bien joué, Perceval !"

Perceval, fair-play, remit l'autre homme sur ses pieds, avant d'agiter la main pour Merlin en remerciements du soutien. Le prochain match fut contre Elyan, qui sans la masse brute de Perceval choisit plupart d'éviter des sorts qui lui étaient jetés pour qu'ils dérivent tous sur lui au lieu d'être franchement bloqués. Sa capacité à anticiper apparemment ce qui lui était jeté faisait que les chevaliers de Camelot moins informés le fixaient, inconscients que le frère de leur reine partageait le même savoir basique de l'Ancien Langage que Perceval.

Elyan battit aussi rapidement son adversaire, donnant à l'homme une tape joyeuse sur l'épaule avant de se reculer pour laisser Léon s'avancer pour le troisième match.

Léon regarda son adversaire prudemment, conscient que les Chevaliers d'Aering devenaient maintenant plus sages en regardant leurs compagnons. Le chevalier, réalisant que Léon et ses camarades proches étaient résistants à la magie, opta pour un peu plus de force dans ses coups magiques quand le combat commença. L'un d'entre eux fit vaciller Léon, avant qu'il utilise un tour que Merlin lui avait appris.

Les sorciers, qu'ils utilisent aussi des épées ou pas, tendaient à être vulnérables en ayant leur équilibre dérangé au milieu d'un sort. Léon se permit d'être envoyé roulé sur le côté, et utilisa le mouvement pour jeter son bouclier aux pieds du Chevalier d'Aering juste alors que la prochaine incantation commençait. Il frappa avec suffisamment de forces pour renverser l'un des pieds de l'homme, le chevalier surpris tombant sur un genou alors même que Léon récupérait et pointait son épée sur sa gorge de victoire.

Trois victoires d'affilée, contre des hommes qui étaient à la fois des chevaliers et des sorciers, ne passèrent pas à côté du reste des chevaliers de Camelot présents. Saisissant l'esprit du concours, ils rugirent leur approbation à la victoire de Léon. Puis ce fut au tour de Gauvain de s'avancer, pour faire face à l'homme qui avait été vu en train de projeter plusieurs Southrons sur toute la longueur du couloir avec un seul sort.

Kieren fit tourner son épée plusieurs fois en préparation, évaluant Gauvain alors que l'autre chevalier tirait simplement sa lame et souriait d'anticipation d'un un bon combat.

Un moment ils se tenaient immobiles, et apparemment le prochain ils se ruaient l'un vers l'autre, leurs lames s'entrechoquant. Ils se firent reculer et avancer, les incantations murmurées perdues dans le son du métal, et il semblait que Kieren n'utilisait pas du tout la magie jusqu'à ce que son renfrognement irrité devienne apparent.

Il sauta en arrière pour avoir un peu de distance, jetant un sort pour assommer beaucoup plus fort à son adversaire. Mais Gauvain ne prit même pas la peine de s'écarter du chemin, souriant toujours alors qu'il l'écartait simplement avec son bras protégé et laissait échapper une raillerie.

"Va falloir faire mieux que ça, mon gars. Ma grand-mère pourrait jeter un rocher plus fort que ça."

Cela sembla pousser Kieren au-delà de l'irritation et dans les landes de la colère brisée, à un point qu'il jeta une version très répandue du même sort à Gauvain… et accidentellement à tous ceux derrière lui en même temps.

Elyan, Léon et Perceval haletèrent et se jetèrent devant leurs compagnons chevaliers, s'arc-boutant sur leurs pieds pour absorber l'impact. Ils furent repoussés en arrière de quelques centimètres, et quiconque qui n'était pas derrière la ligne protectrice formée par Gauvain et eux fut rejeté en arrière de plusieurs mètres bien qu'heureusement pas dans un mur ou dans un équipement.

Fyren se raidit à la vue, l'amusement s'évanouissant alors qu'il aboyait à son chevalier.

"Sire Kieren, ce n'était pas nécessaire ! Ne laissez jamais votre adversaire vous mettre en colère avec des insultes mesquines. Maintenant aidez ces hommes à se remettre debout, et excusez-vous !"

Kieren sursauta, le visage honteux alors que lui et ses commandants faisaient comme ordonné. Il s'inclina particulièrement bas devant le chevalier qu'il avait projeté le plus loin, gardant les yeux baissés de honte.

"Je suis profondément désolé. Ceux qui pratiquent la magie doivent toujours exercer un grand soin dans son usage, et en cela je ne l'ai pas fait."

Fyren, qui s'était approché à ce moment, posa une main sur son épaule.

"Et pour ce manque de perspicacité, vous serez de garde de nuit pendant deux semaines lorsque nous retournerons à Escetia. Que les heures de solitudes, avec rien d'autre que les étoiles pour compagnie, vous permettent de méditer sur les conséquences qui peuvent subvenir de la négligence."

Kieren s'inclina devant lui, châtié et silencieux.

"Oui, Sire."

Fyren remarqua à quel point les chevaliers de Camelot étaient surpris à la réaction de Kieren pour la réprimande, et parla en réponse.

"Il pourrait me décapiter d'un sort s'il le voulait, mais il ne le fera jamais. Mon respect signifie plus pour lui qu'une quelconque illusion de pouvoir et de force que la magie pourrait lui donner. Le pouvoir, sans une juste cause pour l'utiliser, est insignifiant. Protéger leur roi et leur maison est le but qu'ont mes chevaliers, et que je sois déçu d'un seul d'entre eux est un coup bien plus grand qu'une punition physique. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je dois aller parler au reste de mes chevaliers. Cela peut être une leçon d'humilité, et d'usage correct de la magie, pour eux tous."

Il poussa fermement Kieren en avant vers l'endroit où le reste des Chevaliers d'Aering étaient maintenant rassemblés en ligne. Et alors qu'il le faisait, Léon le regarda partir.

"Ferme, mais juste… Bien que, Gauvain, vous n'auriez vraiment pas dû railler Sire Kieren comme cela."

Gauvain grimaça à cela, incapable de le nier.

"Je suppose que j'aurais pu y aller plus doucement sur mes tours aussi. Il n'aurait pas pu s'attendre à ce que tous ces sorts de faible niveau soient si inutiles contre moi. Il n'avait aucune idée de ce qui se passait.

– Et j'aurais pensé, Sire Gauvain, que vous auriez suffisamment de bon sens pour ne pas utiliser vos 'tours' du tout."

Les quatre Chevaliers de la Fraternité se pétrifièrent, tout comme Merlin, quand Arthur s'avança vers eux de l'endroit où il s'était tenu en arrivant sur le terrain à mi-combat. Aussi avait-il assisté à la dernière partie du combat, et le résultat.

"Avez-vous jamais pensé que vos collègues chevaliers se demanderaient pourquoi vous quatre êtes restés sur vos pieds, alors que ceux que vous ne protégiez pas ont été envoyés voler ?"

Ils grimacèrent tous à son ton, Merlin inclus, et l'un des chevaliers réguliers parla, confus. Le passage amusant n'avait pas exactement suivi le plan, et maintenant les chevaliers qui n'étaient pas de la Fraternité regardaient leur roi, d'une certaine façon perplexe.

"Sire ?"

Arthur se tourna pour leur faire face et soupira, essayant de penser à une excuse qui n'impliquait pas d'admettre soutenir la magie. Heureusement, ce n'était pas trop difficile.

"Gaius a fait des recherches pour moi il y a longtemps, sur des façons de se défendre contre la magie. Ce qu'il a trouvé était une méthode que mon père n'aurait jamais accepté que j'inclue dans l'entraînement régulier. Donc j'ai demandé à ces quatre-là de se porter volontaire, raison pour laquelle ils ont servi en tant que ma garde et mon escorte préférées pour toutes les affaires depuis."

Un autre chevalier fronça les sourcils.

"Quel entraînement ?"

Gauvain, considérant qu'il était partiellement à blâmer pour cela, parla avec une réponse appropriée mais modérément éditée.

"Nous avons été enfermés dans une chambre de confinement avec un être magique, et nous sommes faits battre chaque nuit pendant six semaines. Quand un homme se fait frapper par tant de magie non-létale, aussi souvent et pendant si longtemps, il devient résistant à la sorcellerie. Pas agréable, mais comme vous pouvez le voir, ça marche."

Arthur le regarda avant de parler platement aux chevaliers.

"Mon père n'aurait pas été content de savoir que j'ai temporairement gardé une créature dans les niveaux inférieurs, et ne m'aurait jamais permis de tous vous entraîner en l'utilisant en dépit des avantages."

Elyan s'avança alors.

"Et savoir que beaucoup des petites magies ne vous renverseront pas est définitivement un avantage. J'ai perdu le compte des fois où ça m'a sauvé la vie maintenant. Léon et moi aurions été tués par Morgane près des Mers de Meridor, comme Sire Bertrand et Sire Montaigu. Ils étaient sans défenses contre elle. Nous n'avons survécu que grâce à notre entraînement spécial."

La mention des deux hommes morts illumina un intérêt immédiat chez les chevaliers qui n'étaient pas spécialement entraînés, plusieurs approchant leur roi avec une requête tout aussi soudaine et surprenante.

"Sire, peut-être pourrions-nous être entraînés de la même façon ?

– Toutes les difficultés en vaillent la peine pour pouvoir mieux vous protéger vous et le royaume."

Un Arthur plutôt perplexe les fixa pendant plusieurs secondes, avant de récupérer quand Merlin lui donna un hochement de tête petit et discret.

"Je… devrai m'occuper de traquer une autre créature identique, mais je pense que cela pourrait être arrangé. Jusque-là, travaillez avec Sire Léon et les autres, et ils vous apprendront quelques-unes des stratégies qu'ils ont créées pour combattre des sorciers."

Il se tourna et se dépêcha de s'en aller, Merlin arrivant derrière lui avec un murmure silencieux. Il était presque aussi surpris par cette réaction que son ami l'était.

"C'est juste moi ou est-ce que voir Fyren avec ses chevaliers adeptes de la magie, et ses guérisseurs, nous aider et nous faire sembler inadéquats… rend soudainement tout le monde plutôt envieux d'apprendre les choses pour se mettre sur un niveau plus égal avec eux ? Même si ces choses leur auraient semblé très discutables avant tout ça ?"

Arthur grimaça.

"Je sais que cela me fait sentir inadéquat… J'ai besoin que tu trouves une créature magique que nous pouvons utiliser pour les entraîner, ou que tu crées une construction magique pour faire la même chose. En fait, fais juste quelque chose. Plus facile à contrôler."

Merlin sourit à cela, sentant une occasion pour un peu d'amusement légitime aux dépens des chevaliers de Camelot.

"Alors je devrai faire tout mon possible pour faire quelque chose qui semble inoffensif, mais qui leur donnera certainement une bonne plâtrée 'non-létale'. Et je devrai faire un planning pour les entraîner, vous avez trop de chevaliers pour les entraîner tous en même temps. Nous devrons les séparer en groupes, un groupe toutes les six semaines s'il leur faut aussi longtemps que nos quatre."

Arthur rit, saisissant l'allusion d'anticipation dans ces mots.

"N'y vas simplement pas trop fort avec eux, ou tu pourrais t'en repentir le jour où ils découvriront que tu étais responsable pour ces plâtrées.

– ... Ou je pourrais simplement m'assurer qu'ils sont trop embarrassés pour le mentionner à nouveau un jour."

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