Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Enjoy !


LIVRE QUATRIEME : Draco Malfoy and the Goblet of Fire

Chapitre 51 : Miroir & blocage

Draco fut réveillé par une légère secousse, il se frotta brièvement les yeux et les écarquilla en se rendant qu'il était contre Harry. Celui-ci avait les joues légèrement rouges et il évitait son regard.

« Tu t'es endormi. » expliqua le brun d'un air désinvolte, ses yeux fixés sur un point invisible à gauche de Draco.

« Je ne me souviens pas avoir été si fatigué que ça, pourtant… » dit Draco, en fronçant les sourcils, tentant de se rappeler à quel moment il avait bien pu s'endormir.

Un sourire goguenard apparut alors sur le visage de Draco, tandis qu'il se remémorait ses précédentes activités avec Harry, il lorgna sur le corps – toujours nu –de ce dernier, se rappelant presque avec exactitude les endroits qu'il avait léché, titillé, légèrement mordu. Puis son regard atteignit un énorme suçon au niveau du cou d'Harry, un suçon qu'il était sûr de ne pas avoir mis.

« Potter. » susurra Draco, d'un ton doucereux, en plissant les yeux, le ton qu'il avait employé semblait avoir attiré l'attention du brun, car ses yeux rencontrèrent enfin ceux de Draco, « C'est quoi ça ? » demanda-t-il, en fixant intensément le suçon.

Harry cligna des yeux ne comprenant pas ce que voulait dire Draco. « De quoi ? »

« Attends… » dit Draco d'un ton froid, ironique, et surtout dangereux « Je vais te montrer. » Il sortit un petit miroir de son sac sans fond et le montra à Harry de tel sorte qu'il puisse lui aussi voir la plaie sur son cou.

Ses yeux devinrent aussi ronds que des soucoupes et il toucha le suçon du doigt. « Oh le salaud. » souffla-t-il à mi-voix, tandis que Draco plissait encore plus les yeux.

Il n'y avait personne qu'Harry et lui dans cet endroit, et si ce n'était pas Draco qui lui avait fait ce suçon, ça ne pouvait être que –

« C'est lui, hein ? » cracha Draco, « C'est ma putain de double personnalité ! »

Harry ne répondit pas mais le fait qu'il détourne le regard, fut une réponse suffisante pour le blond. « Combien de fois ? » demanda-t-il.

« Quoi ? »

« Combien de fois t'a-t-il touché ? » répéta Draco, d'un ton froid, « Parce que c'est lui le premier non ? »

« Oui. » répondit Harry, d'un ton qu'il espérait nonchalant, tentant désespérément de ne pas rougir.

Intérieurement Draco eut un rire jaune, était-ce réellement possible d'être jaloux de soi-même ? Puis son regard s'attarda à nouveau sur le suçon et il fronça les sourcils d'irritation. Pourquoi sa double personnalité aurait-elle fait ça ? Car s'il faisait réellement parti de Draco, il aurait dû savoir à quel point Draco était possessif et qu'il ne supporterait pas de voir un suçon sur Harry.

L'avait-il fait exprès dans ce cas ? Mais pourquoi ?

« Dis Potter… » marmonna alors Draco, « L'autre con, il arrivait à voir ce que je faisais ? »

Harry afficha alors une expression profondément ironique. Il fallait croire que peu importe lequel des deux il était, Draco était fondamentalement le même.

« Je pense que oui. » répondit prudemment Harry, tentant de retenir un léger sourire, devant l'expression légèrement indigné de Draco.

« Comment se fait-il que lui peut tout voir alors que moi je n'arrive même pas à déterminer quand il vient ? Et d'ailleurs, il n'y a plus de blocage sentimental, non ? Alors pourquoi par Merlin est-il toujours là, ce parasite pervers ! Et l'intimité dans tout ça ? »

Harry feinta une légère toux pour masquer son ricanement. « Et bien techniquement vous êtes la même personne donc parler d'intimité est un peu – » Il se racla la gorge pour reprendre contenance, en avisant le regard meurtrier de Draco. « Hum… bref, il ne m'a pas vraiment dit pourquoi il était toujours là… »

« Oui c'est vrai qu'avec ce que vous avez dû faire, vous n'aviez pas trop eu le temps de discuter. » marmonna le blond, en fusillant le suçon du regard.

Le brun se mordit alors la lèvre inférieure, et retourna le miroir de telle sorte que Draco pouvait se voir.

« C'est mieux comme ça… » précisa Harry, « De cette façon, c'est comme s'il était juste devant toi. »

Draco plissa les yeux. « Il n'est pas le seul fautif ici, je pense. Il faut être deux pour faire ce genre de chose. »

« Vous êtes deux. » fit remarquer le brun, avec un sourire innocent, tandis que les yeux de Draco se réduisirent en deux fentes.

« Tu sais très bien de quoi je veux parler. » grinça le Slytherin entre ses dents. « C'est aussi de ta faute de t'être laissé faire. »

L'amusement d'Harry se changea immédiatement en un mélange d'irritation et de colère. « Parce que tu crois qu'à ma place tu aurais réussi ? »

« Evidemment. » affirma Draco, d'un ton dont le doute n'avait pas sa place.

« Hmm… » commenta le Gryffindor d'un ton dubitatif, avec un petit sourire en coin. « Tu veux dire, que si j'avais en vérité une double personnalité qui se mettait soudainement à apparaître, et que je te chauffais… Tu ne réagirais pas ? »

« Absolument pas. » confirma le blond.

« Donc…. » poursuivit Harry, sur un ton machiavélique . « Imaginons que je sois cette double personnalité, d'accord ? Pourrais-tu rester de marbre si là, maintenant, tout de suite je me rapprochais de toi et que je te soufflais des paroles pas catholiques à l'oreille ? »

« Parfaitement. » déglutit Draco.

« Même si pourtant tu sais que nous sommes pratiquement pareil ? La même magie, la même apparence, la même odeur, la même passion, le même corps, les mêmes sensations. Au fond que ce soit lui ou moi, ce sera toujours Harry Potter, alors pourrais-tu résister tout en sachant ça ? »

« O-oui. » répondit le Slytherin, après un court instant d'hésitation, qu'Harry ne manqua pas de remarquer car un sourire machiavélique fleurit sur ses lèvres.

« C'est admirable de ta part dans ce cas. » ironisa Harry, d'un ton amusé, « Cependant je ne pense pas que tu en sois capable. »

« Je me fiche de ton opinion Potter. »

« Oh je t'en prie il me suffirait d'un doigt pour ne faire fléchir. » dit le brun, d'un ton désinvolte.

« N'importe quoi ! » se vexa Draco.

« On parie ? » rétorqua alors Harry avec un léger sourire en coin.

~HPDM~

Draco était totalement perdu. Il ne comprenait plus ce qu'il lui arrivait. Il ne parvenait à entendre que des bribes embrouillées de paroles autour de lui et pourtant il avait cette impression de tout pouvoir entendre et comprendre parfaitement. Ses paupières lourdes, qui refusaient absolument de s'ouvrir, ne lui laissait entrevoir qu'un noir obscure et absolu, mais paradoxalement il avait la sensation d'être en pleine lumière. Il se sentait à la fois étranger et familier dans ce lieu étrange, qui n'avait ni haut ni bas, et ni sens commun. Il n'avait d'ailleurs aucune idée de l'endroit où il se trouvait, il parvenait à sentir l'odeur des différents ingrédients et de livres autour de lui et il sentait quelque chose de relativement confortable sous lui, mais étrangement il n'avait pas l'impression d'être réellement dans les appartements de Severus.

C'était comme s'il avait atteint une autre dimension, mais intrinsèquement.

Il sentit alors une main fraiche lui toucher le front et quelqu'un lui entrouvrir la bouche pour déposer sur ses lèves un petit flacon. L'instant d'après un liquide fluide entra dans sa bouche et il eut l'impression qu'une épaisse couche de glace venait de traversée sa trachée. C'était douloureux et insupportable. Draco sentit son corps se tendre tout entier et sa bouche s'ouvrir pour laisser s'échapper un énorme cri rauque.

C'était tout simplement horrible, il avait l'impression que quelque chose tentait de sortir de force de son corps ou alors qu'on lui arrachait une partie de lui. Puis, durant ce qui aurait pu s'apparenter à des heures pour Draco, la douleur se réduisit légèrement mais était toujours conséquente. Il aurait voulu pourvoir parler et ainsi supplier la douleur de s'arrêter, il aurait répété encore et encore qu'il ferait tout ce qui était nécessaire mais que par pitié que cela s'arrête. Cependant seuls les cris de douleurs ne sortirent de sa bouche. Pourtant il avait l'impression qu'une autre voix faisait écho à la sienne. Il l'entendait à l'intérieur même de lui, et pouvait presque la sentir se tordre de douleur, appelant désespérément quelqu'un. Répétant inlassablement un prénom que Draco ne parvenait pas à saisir.

Puis la douleur s'intensifia et Draco ne put garder assez de lucidité pour tenter d'interpréter ce qu'il ressentait.

~HPDM~

Draco ferma vivement les yeux, tandis que la lumière soudaine et vive de l'endroit l'éblouissait. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait, ni s'il était en train de rêver ou pas. Seulement il n'eut pas le temps de se poser plus de question car une petite silhouette tremblotante attira son attention. Ce ne fut qu'en se rapprochant plus, qu'il se rendit compte que c'était un petit garçon brun, d'après sa taille il ne devait pas avoir plus de trois ans, et Draco fut hautement perturbé par les larmes qui coulaient de ses yeux verts si familiers mais qu'il n'arrivait pas à se rappeler.

« Ne fais pas ça. » supplia le petit garçon.

« Quoi ? » demanda Draco.

« Ne me supprime pas. » poursuivit-il. « Ne les laisse pas faire. »

« Qui ? »

« Ceux qui essayent de nous séparer. » chuchota le brun.

« Je ne sais même pas qui tu es. » rétorqua Draco, d'un ton dubitatif.

« Je suis –» soudainement les yeux du garçon s'agrandirent et il prit une expression apeurée, s'accrochant aux vêtements de Draco, il dit d'un ton paniqué, « Non ! Je ne veux pas ! Ils vont m'empêcher de grandir, d'être près de toi… s'il-te-plaît, arrête-les. Draco ! »

Les yeux du garçon se refermèrent alors et Draco se sentit comme si un pic de glace venait de lui traverser l'estomac. Et l'instant suivant le garçon avait disparu.

~HPDM~

A nouveau Draco se retrouva dans cette espace indéterminable et profondément noir, errant, flottant sans pouvoir faire quoique ce soit. Il ne comprenait pas pourquoi il avait si froid à présent, comme si soudainement il était entouré de glace. Il avait l'étrange et déstabilisante impression qu'il n'était plus comme avant, comme s'il manquait une partie importante de lui.

Puis soudainement, Draco se sentit revenir à la réalité. Il le savait car les précédentes brides de phrases semblaient à présent plus compréhensibles.

« C'est une erreur… »

« Nous n'avions pas le choix, c'était ça ou rien. »

« Nous avions dit qu'il fallait son accord !»

« C'était un cas d'extrême urgence. »

Progressivement, Draco parvint enfin à bouger les yeux et cligna plusieurs fois pour s'habituer à la luminosité de l'endroit où il se trouvait, c'est-à-dire les appartements personnels de Severus, qui pour le coup venait de s'être transformé en chambre d'hôpital, en vue de tous les matériels médicaux qui étaient installés.

Le blond parvint enfin à mettre des noms sur ses voix : Hermione et Severus, qui se disputaient –encore – dans la pièce voisine, et voulut se racler la gorge pour leur rappeler sa présence et surtout leur faire remarquer qu'il était réveillé, mais il se rendit compte avec horreur qu'il avait tellement mal que même ce petit geste de rien du tout suffisait pour le faire énormément souffrir, et que manifestement il n'avait plus de voix du tout. Il voulut alors lever le bras et faire du bruit pour attirer leur attention mais là encore il en fut incapable. Bien vite des larmes de frustrations et de rage se rassemblèrent dans ses yeux et Draco supplia Merlin pour qu'ils en finissent rapidement et que l'un d'eux ait la merveilleuse idée de revenir dans la pièce.

« Severus. » appela-t-il, mais sa voix ne fut pas plus haute qu'un léger murmure, et cet effort lui fit douloureusement mal à la gorge.

A nouveau il sentit des larmes lui monter aux yeux. Il ne s'était jamais senti aussi faible, même après une crise ou après les punitions de son père. Alors pourquoi maintenant ? C'était tellement humiliant.

«Il faut que j'appelle Fawkes. » réalisa alors Draco, « Si je l'appelle, il viendra…. »

« Fawkes. » souffla douloureusement le blond. Il attendit quelques secondes, s'attendant à ce qu'il apparaisse d'une seconde à l'autre, mais il avait beau attendre le phénix ne vint pas.

« Fawkes. » retenta-t-il, sentant un élan de panique le submerger.

Pourquoi ne venait-il pas ? Ne l'avait-il pas entendu ? Non, impossible, Fawkes parvenait toujours à l'entendre, peu importe les situations. Il savait quand Draco avait besoin de lui et apparaissait parfois même avant que le blond ne l'appelle, alors pourquoi ne venait-il pas cette fois ?

Tremblant légèrement, Draco tentait de reprendre son calme, il n'avait jamais réalisé à quel point il était en fait dépendant de Fawkes.

Il ne savait pas combien de temps était passé depuis son réveil, mais Severus n'était toujours pas revenu dans la pièce, il devait travailler sur quelque chose d'après les bruits que Draco entendait. Et Hermione avait certainement dû rentrer dans son dortoir – en passant par le passage secret – puisque Draco n'entendait plus sa voix.

Quand soudain la porte de l'appartement s'ouvrit dans un grand fracas et Draco écarquilla les yeux en reconnaissant l'énorme chien noir qui venait d'entrer.

« Sirius. » souffla Draco, dont les yeux brillaient toujours de larmes.

Le chien se précipitait alors vers lui et lorsqu'il atteignit le canapé où Draco était allongé, il se retransforma, laissant voir sur son visage une expression profondément inquiète et sérieuse sur le visage. Inspectant rapidement l'état de Draco du regard, le blond vit ses traits se durcir, comme s'il retenait sa colère.

« Dumbledore m'a appelé. » dit-il, d'une voix étrangement calme, « Il m'a dit qu'il t'était arrivé quelque chose de grave mais qu'il ne savait pas quoi il s'agissait. »

Draco voulut répondre mais sa gorge était plus sèche que jamais, et il n'arrivait pas à former les mots. Il détourna honteusement la tête, fermant les yeux de frustration, quand soudainement il sentit une main lui caresser doucement la tête, comme pour le réconforter.

« Black ! » cracha alors une voix venant de derrière Draco, qu'il reconnut comme étant celui de Severus. « Que crois-tu faire ici ? »

Le masque de sérénité et de colère soutenue de Sirius s'effrita soudainement à la vue de Severus, et il arbora une expression furieuse. Se redressant brusquement, il bondit vers Severus et lui assena un énorme coup de poing sur le nez, sans que le maître des potions n'ait pu faire quoi que ce soit.

Draco écarquilla les yeux de surprise.

« Toi ! » grinça Sirius, entre ses dents, « Tu as vu ce que tu as fait ? Et tu oses prétendre être son parrain ? Quel genre de connard sans cœur es-tu ? »

« Je n'ai pas de compte à te rendre, Black. » répondit Severus, sur le même ton, « Il n'y avait rien d'autre à faire. »

« Oh oui, c'est tellement facile de se cacher derrière cette excuse ! » s'énerva Sirius, « N'as-tu pas honte de toi ? »

« Et toi ? Qu'est-ce que tu aurais fait à ma place ? En voyant Draco agoniser sur place ? Te demandant si ce n'était pas trop tard, paniquant parce que tu ne sais absolument pas quoi faire ? Critiquer sans savoir est facile aussi. »

Sirius serra tellement les poings que ses jointures étaient devenues blanches, et Draco se demandait s'il allait se remettre à frapper Severus.

« J'aurais trouvé un autre moyen. » décréta-t-il, « Mais jamais je ne lui aurais bloqué sa magie ! »

Draco sentit son sang se glacer complètement dans ses veines. Bloqué sa magie ? Il ne pouvait plus faire de magie ? Non ! Son père allait le tuer... Il allait mourir.

« Non… » souffla-t-il, d'un ton désespéré, attirant alors l'attention des deux autres.

Il jeta un regard désespéré à Severus, le suppliant implicitement de détromper Sirius, mais son parrain se contenta de détourner le regard d'un air coupable.

« Non… » répéta Draco, sa voix ne dépassant pas un murmure, « Pourquoi ? »

« Oui, moi aussi je voudrais savoir pourquoi Severus. » intervint une voix grave et sévère.

Se tournant vers le nouveau venu, ils écarquillèrent tous les yeux en reconnaissant Dumbledore, Fawkes sur son épaule.

« Il a fait une crise, professeur. » répondit Severus, manifestement troublé par la colère évidente que montrait le directeur.

Même Draco était surpris, il ne pensait pas que Dumbledore pourrait montrer ce genre d'expression pour un autre élève que Potter.

« C'est presque comme si, j'étais aussi important que Potter à ses yeux… »songea Draco avec ironie.

Cependant il n'eut pas le temps de plus réfléchir en ce sens, car il voulait entendre ce que Severus avait à dire. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir blessé par les actions de Severus, néanmoins il savait que si son parrain avait fait quelque chose de ce genre c'était pour une bonne raison.

« Ce n'était pas une crise normal, Albus. » dit Severus, d'un ton indifférent, mais Draco pouvait ressentir la douleur qui était cachée derrière, manifestement les deux autres personnes aussi, car ils ne firent pas de commentaire. « Sa magie intuitive était instable et si cela continuait ainsi non seulement le corps de Draco serait en danger mais en plus le sort aurait fusionné encore plus avec son organisme. Je n'avais pas d'autre choix que de bloquer temporellement sa magie. »

Fawkes s'envola alors jusqu'au canapé où était allongé Draco et mordilla affectueusement l'oreille de Draco, frottant sa tête contre la sienne pour montrer son soutien.

« Nous devons la lui redonner le plus tôt possible, Severus. » dit Dumbledore, d'un ton grave, « La protection de son tatouage n'est effectif qu'en sentant sa magie, il est totalement vulnérable. De plus… » ajouta le directeur en jetant un regard en coin à Fawkes, « … des conséquences terribles pourraient en sortir. »

Severus qui avait suivi le regard de Dumbledore fronça les sourcils ne comprenant pas ce que voulait dire le vieux sorcier. Sirius, quant à lui, semblait avoir compris car ses yeux s'arrondirent tels des soucoupes.

« Non, Albus, ne me dîtes pas que –» souffla Sirius.

« J'ai bien peur que si, Sirius. » répondit Dumbledore. « En tant normal cela aurait été une assez bonne nouvelle… Mais si on considère leurs positions respectives… »

« Mais ils sont trop jeunes ! » s'écria Sirius, « Est-ce au moins possible que cela se développe aussi tôt ? »

« Ce n'est pas de mon ressort. » soupira le directeur, « Nous ne pouvons rien faire, et tu le sais très bien. »

Sirius se renfrogna, mais ne fit aucun commentaire. Draco quant à lui était profondément perplexe, de quoi parlaient-ils ? Pourquoi était-ce dangereux de ne plus pouvoir faire de magie – à part le fait évident que son père le tuerait s'il l'apprenait ?

« De quoi parlez-vous exactement ? » demanda Severus, d'un ton irrité.

« Peut-être que si tu avais été plus attentifs aux évènements tu aurais compris. » dit sèchement Sirius, quand soudainement il sembla se rappeler de quelque chose, « Ah oui c'est vrai tu étais avec elle ce jour-là. Peu importe dans ce cas. Quoi qu'il en soit, qu'est-ce qui a causé la crise de Draco ? »

« Maugrey. » répondit amèrement le maître des potions, tandis que les deux autres haussaient les sourcils, d'un air surpris. « Oui apparemment, certaines personnes auraient oublié à quel point Maugrey déteste tout ce qui se rapproche de près ou de loin aux Mangemorts. Alors maintenant dîtes moi, comment réagirait-il face à Draco Malfoy, fils de Lucius Malfoy – ancien bras droit du Seigneur des Ténèbres – et filleul de Severus Snape ? »

« Il l'a attaqué ? » s'étrangla Sirius, en serrant les poings.

« Je ne connais pas les détails… » dit Severus, « Mais je les ai trouvé tous les deux dans le couloir près de mon bureau. Draco avait l'air mal en point et il tremblait comme s'il était en face de Lucius. »

Draco frissonna rien qu'à la mention de la scène, mais ignora tous les regards soucieux que lui lançaient les autres personnes.

« Que s'est-il passé, Draco ? » demanda gentiment Dumbledore, mais le blond détourna le regard.

Il ne voulait pas parler de ce qui s'était passé, en dehors du fait qu'il aurait dû avouer avoir attaqué Potter, il aurait également dû parler du résultat, et ça il ne le voulait absolument pas. C'était humiliant. Oh bien sûr il savait qu'à un moment ou un autre tout le monde sera au courant, cependant il voulait conserver pour l'instant le peu de dignité qui lui restait.

Il écarquilla les yeux, en sentant une main lui ébouriffer doucement les cheveux. « Il faudrait que je te raconte une petite anecdote après, morveux. » sourit Sirius, qui semblait manifestement s'être calmé.

Son regard se durcit cependant quand il croisa celui de Severus. « Je ne sais pas quelle méthode tu as utilisé, mais tu as intérêt à corriger ton erreur – d'ailleurs ce n'est pas la première si je me rappelle bien – au plus vite, sinon je peux t'assurer que tu le regretteras. »

Draco s'attendait à ce que Severus réplique vertement, mais le maître des potions se contenta de rester là, complètement immobile et ne laissant aucune émotion apparaître.

« J'irais me cacher dans la Cabane Hurlante. » informa Sirius, « Pour être à côté au cas où, si vous pouviez m'envoyer de la nourriture cela m'arrangerait. »

« Bien évidemment. » affirma Dumbledore, qui ne quittait pas Draco du regard, essayant sans doute de découvrir à travers ses mimiques ce qu'il pensait.

Mais Draco resta de marbre. Les paroles de Maugrey résonnant en boucle dans sa tête.

« Une grande sensibilité n'est jamais naturelle, surtout pour un gamin de ton âge. »

~HPDM~

« Draco ! » s'étonna Sirius, « Tu n'aurais pas dû sortir, surtout dans ton état ! »

« Je ne suis pas en sucre, tu sais. » s'irrita Draco, « Toi par contre qu'est-ce qu'il t'a pris de te précipiter dans Hogwarts comme ça alors que tu es toujours en fuite et que de nombreuses personnes auraient pu te voir ? »

« Oh moins il n'y a pas eu de détraqueur cette fois. » relativisa Sirius, en haussant les épaules.

Cela faisait environ deux jours que Draco avait 'récupéré' sa magie, heureusement pour lui cela avait été moins douloureux que le blocage, cependant d'après Pomfrey – qui avait repris les choses en main – il ne serait pas autorisé à pratiquer la magie pendant une semaine, parce que cela risquait de brusquer son organisme ou quelque chose comme ça. Elle avait également sermonné Severus pour avoir fait quelque chose d'aussi dangereux et sans la présence d'une personne qualifiée.

« Au fait comment ça se fait que Pomfrey t'ait laissé sortir ? » demanda Sirius, d'un ton curieux.

« Et bien je suppose qu'elle a pensé que mon état n'était pas si terrible que ça. » dit Draco, d'un ton faussement désinvolte.

« Hm… » commenta le brun, avec un léger sourire en coin, « Tu t'es enfui de l'infirmerie parce qu'elle était constamment sur ton dos. Et tu as profité du fait qu'elle soit distraite pour partir. Mais comme tu n'avais aucune idée de l'endroit où aller, tu as décidé d'aller à la Cabane Hurlante. »

« C'est possible. » admit Draco, en détournant le regard, tandis que Sirius ricanait.

Sirius eut un sourire indulgent et fit un léger mouvement de la main pour inviter Draco à entrer, « Allez viens, je veux bien m'occuper de toi jusqu'à ce que ton connard de parrain se précipite ici pour voir si tu n'es pas là. Et puis je te devais une anecdote, non ? »

Draco cligna des yeux, il était vrai qu'avec ce qui s'était passé dernièrement, il avait oublié les paroles de Sirius.

~HPDM~

Plus tard quand Severus fit irruption dans la Cabane Hurlante, il trouva un Draco profondément endormi, la tête posée sur l'épaule de Sirius, pendant que celui-ci regardait un vieil album photo.

« Kidnappeur de filleul. » marmonna Severus, en vérifiant que Draco allait bien. « Il n'aurait pas dû sortir dans cet état, il est encore faible. »

« C'est ce que je lui ai dit, mais c'est une sacré tête de mule. » rétorqua Sirius.

« On se demande de qui il tient ça. » commenta Severus, d'un ton ironique en jetant un regard significatif à Sirius.

Mais celui-ci avait déjà repris son sérieux et fixait intensément Severus.

« Il a dit qu'il acceptait de faire l'E.P.C »


TO BE CONTINUED !

Hum... oui j'ai conscience que ce chapitre est assez bizarre, moi-même je ne comprends pas comment j'en suis arrivée là -_-

Bref, je remercie les lecteurs pour avoir lu, ainsi que les reviewers.

See ya !