Coucou, ça va tout le monde ? Merci pour les commentaires que vous m'avez laissé sur le dernier chapitre, je suis content que le premier chapitre de cette fiction vous ai plus et j'espère que ce second chapitre va également vous plaire.

Je vais vous répondre des commentaires que vous m'avez laissé sur le document et le premier chapitre ici.

Alexise-me : Je suis contente et j'espère vraiment que tu va aimé ce histoire. =)

MSM : Eh bien la voici, j'espère que la suite de la fiction va te plaire. =)

Guest : J'en suis contente. =)

n'gie : Merci beaucoup, enfin mes 16 ans. =) Je ne pense pas abandonné la traduction, de toute façon, même si je ne poste pas pendant un moment il faut tout de même savoir que je n'abandonnerais jamais mes fictions, quoi qu'il arrive je les finirais. De plus, je n'ai pas d'exam' cette année. Puis, j'essaye d'avoir des chapitres d'avance, le chapitre trois est déjà rendu cher la correctrice, et le quatrième est déjà traduis, cependant je ne posterais que toutes les deux semaines, je garde un peu de temps pour mes devoirs (je compte être une bonne élève cette année ;-) ). Et je suis contente que le début de cette fiction te plaise.

Oliveronica Cullen Massen : Je suis contente et j'espère que cette suite va également te plaire.

Guest : Je suis contente que le début de l'histoire te plaît. Pour ton deuxième point, je me fais corriger par hp-drago !


Comme je viens de le dire, je me fais corriger par hp-drago, merci beaucoup à elle pour tout le travaille qu'elle fournit.

Bonne lecture !


CHAPITRE DEUX.

Peter POV.

Alors que Randall traverse le pont avec la jeune fille, je regarde mon tireur. Ben à au moins le décence de baisser les yeux de honte.

« N'as-tu rien appris depuis que tu as rejoint mon équipage ? »Sifflais-je en l'approchant.

« Désolé, Capitaine. Je ne sais pas ce qui m'a prit. »Marmonne Ben en affaissant les épaules.

« Assures-toi que cela ne se reproduise pas, sinon tu vas perdre la vie ! »Le prévins-je.

Ben hoche de la tête, raidissant sa colonne vertébrale quand il réalise le poids de ses actions. Satisfait de savoir qu'il ne va plus toucher une autre femme comme il l'a fait avec elle, je me tourne pour superviser le déchargement de l'Imfami.

« S'il vous plaît, fils. Je vous pris de- »

Je regarde et vois le Capitaine de l'Imfami sur les genoux, me suppliant.

« Qu'y-a t-il ? »Demandais-je durement.

« Laissez-là partir. Ne la condamnez pas à ce sort. C'est une bonne fille. S'il vous plaît, laissez-là. »Demande le Capitaine.

Je fronce les sourcils en marchant lentement près du vieil homme, curieux de ses raisons pour plaider la libération de la jeune fille.

« Quelle est la nature de votre relation avec elle ? »Demandais-je en me baissant à son niveau.

« Son père et moi naviguons ensemble depuis plusieurs années. Elle est comme une autre fille pour moi. »Explique le Capitaine.

« Ton nom ? »Doutais-je.

« Eléazar Denali. »Fournit-il.

« Capitaine Eléazar, je t'assure que la dame sera bien prise en charge. Je l'ai cherché pendant longtemps. Je crains de ne pas pouvoir permettre qu'elle m'échappe à nouveau. »Lui dis-je.

« Quelles sont vos intentions exactement ? »Demande Eléazar, levant la tête vers moi.

« Mes intentions sont propres. Une fois que nous atterrissions, elle deviendra mon épouse. »L'ais-je informé, une chaleur d'anticipation jaillissant en moi.

« Comment pouvez-vous avoir l'intention d'épouser la jeune fille ? Vous l'avez à peine vu. »Répond Eléazar bouche-bée.

« Je l'ai vu il y a neuf ans quand elle a tué l'Intendant de mon père. Depuis je suis à sa recherche, pour l'avoir pour moi. Ne vous méprenez pas, Capitaine Denali. Si quelqu'un essaie de l'éloigner de moi, je n'hésiterais pas à l'envoyer dans les fosses les plus profondes des enfers. »Le mis-je en garde.

« Elle ne va pas se soumettre. Elle va se battre à chaque étape du périple ! »Insiste Eléazar, sa colère montant en lui.

« Oui. Je pense aussi et je suis impatient de voir ça. »Je souris et me relève sur mes pieds.

Son regard horrifié va me divertir durant plusieurs jours, j'en suis sûr.

« Les gars ! Rassemblez le reste de la cargaison et retournez au navire ! »Commandais-je, marchant déjà vers mon bateau.

« Et où allons-nous maintenant, Capitaine ? »Demande Benjamin en me suivant.

« A la maison, Benjamin. Il est enfin temps de rentrer à la maison. »Je soupire, la paix s'installant dans ma poitrine.

Un cri s'élève parmi l'équipage, tous désireux de retourner à Bearsalei. Cela fait deux ans que nous avons fait la dernière visite dans le port du royaume pirate et les hommes sont en manque de compagnie féminines que l'on trouve dans ces frontières.

Oh, enfer. En parlant des femmes de Bearsalei, la première chose que je devrais faire c'est rendre visite à Charlotte. Elle va probablement m'écorcher si je ne le fais pas, surtout après tout ce temps.

Poussant ces pensés à l'arrière de mon esprit, je tourne mon attention vers la jeune fille assise dans ma cabine, m'attendant. Je dois me mordre la joue quand des images d'elle me viennent à l'esprit : sa façon calculée et froide d'agir, la façon dont elle a tué Jose, la nature impitoyable qu'elle a montré quand elle se battait contre mes hommes, et sa détermination farouche quand elle a maudit la mère de Randall. Oui, la jeune fille est une chatte sauvage et elle me brûlera sans doute quand je vais finalement la mettre dans mon lit. Ma bite bat douloureusement à cette pensée et je me secoue la tête pour débarrasser l'image de ses contorsions sous moi.

Impatient, je pousse la porte de ma cabine. Randall se lève immédiatement, me saluant, mais mes yeux sont fixés sur elle.

Bon Dieu, elle est encore plus belle de près. Ses cheveux acajous foncés s'échappent de sa tresse qu'elle a caché dans son chapeau, des cheveux tombent, caressant son visage. Ses yeux bruns me regardent, la rage meurtrière s'y trouvant assombri son regard. Je remercie silencieusement Randall de l'avoir attacher sur la chaise, mais il aurait pût y aller plus doucement. Vu les marques rouges qu'elle a sur les poignées, je peux deviner qu'elle aura des contusions demain.

Sans la quitter du regard, je m'adresse à mon Intendant.

« Je te remercie, Randall. Va voir l'équipage. Nous avons quelques blessés et Vasilii aura besoin de toute l'aide qu'il peut obtenir. »Demandais-je.

« Oui, Capitaine. »Répond Randall avant d'aller aider notre médecin.

Ses yeux s'élargissent quand elle réalise qu'elle est laissée seule avec moi. Je baisse mes yeux et remarque que ses doigt se crispent nerveusement. Stupide fille. Elle n'a aucune idée que je serai prêt à tuer quiconque oserait porter la main sur elle.

« Je suis à ta recherche depuis un long moment. »Lui dis-je, faisant lentement mon chemin vers sa chaise.

« Comment ça ? »Demande-t-elle avec une voix rauque et basse.

J'ignore la contraction de ma queue, refoulant l'excitation qui vibre dans mes veines.

« Oh, oui. Tu vois, je veux le meilleur pour mon navire, mon équipage et moi-même. Et je n'ai jamais vu quelqu'un avec une meilleure adresse que toi. »Je souris, debout devant elle.

« Nous nous sommes déjà rencontrés ? »Demande-t-elle, une ride se formant entre ses sourcils quand elle les froncent.

« Rencontrés ? Non. Mais il y a neuf ans, je t'ai vu tuer l'intendant de mon capitaine, l'un des meilleurs épéistes que je n'ai jamais rencontré à ce jour. »Je hausse les épaules avec désinvolture.

Je vois qu'elle se rend compte, cela me plaît qu'il ne lui ait pas fallu beaucoup de temps pour s'en souvenirs. Je suis encore plus heureux qu'elle se souvienne encore de moi après toute ses années.

« Vous êtes ce garçon. Celui qui a levé son épée. »Murmure-t-elle, clairement choquée.

« Oui. Et depuis que j'ai acquis mon propre navire, je suis à ta recherche. Imagine ma surprise de te trouver sur le même navire que la première fois. Le temps a été bon pour toi. »Évaluais-je, mes yeux parcourant son corps une fois de plus.

Même dans des vêtements pour hommes, ses courbes pulpeuses sont évidentes. Je me demande brièvement comment mes hommes ont pût se tromper et penser que c'était un homme. Elle respire la féminité. Ses hanches évasées en douceurs, parfaites pour que mes mains les saisissent quand elle me montera avec force et rapidité. Ses seins sont pleins et hauts, ce qui me met l'eau à la bouche. Et ses lèvres, si dodus et rouges, je brûle de les lécher, les mordiller, les sucer.

« Tu t'es bien battue aujourd'hui. Je te regardais. Je dois te remercier d' avoir tué José. Cet homme n'a jamais su manier une épée. »Murmurais-je sombrement. Jose a été une douleur pour moi ces derniers mois, depuis que nous avons quitté Penazac. L'idiot était arrogant, ignorant et refusait d'obéir à mes règles concernant le traitement des femmes et des enfants.

Je sors de mes pensées par sa question et sa voix douce.

« Je ne comprends pas, qu'est-ce que vous voulez de moi ? »

« Je croyais que c'était une évidence. Tu vas devenir ma femme. »L'informais-je, me préparant à l'explosion dont je suis sûr, elle va faire.

Et elle ne me déçoit pas.

« Salaud arrogant ! J'aimerais mieux me condamner dans les profondeurs de l'océan avant de consentir à devenir votre femme ! »Me crache-t-elle.

« Maintenant, maintenant, chérie. Le mariage avec moi ne sera pas si mal. D'ailleurs, si n'est pas vraiment comme si tu avais le choix. Tu peux l'accepter, ou tu peux te battre contre moi, mais je peux te promettre ceci : je vais gagner. »Grognais-je pratiquement sur elle, mes mains calées sur les bras de son fauteuil, me penchant près de son visage.

Elle me regarde, haletante de colère. Mes yeux s'accrochent à ses lèvres entrouvertes, lorsqu'elle fait entrer de l'air dans ses poumons. Ses seins montent et descendent rapidement à chaque inspiration et expiration.

« Vous n'avez pas le droit d-mmph ! »

Mes mains serrent les bras de son fauteuil quand je presse mes lèvres contre les siennes. Elle essaye de se pencher loin de moi, mais je la suis facilement, la gardant près de moi. Une de mes mains la tient pendant que ma langue lèche la couture de ses lèvres. Son corps tremble sous moi, mais sa bouche reste fermée. Peu à peu, son corps se détend et elle approfondit le baiser, faisant brûler mes veines.

Je m'éloigne rapidement, haletant quand elle me regarde avec ses paupières mi-closes. La réalité lui revient rapidement et ses yeux s'écarquillent.

« Qu'est-ce que vous avez fait... Comment avez-vous... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »Demande-t-elle, sa voix délicieusement à bout de souffle.

« Ça, chérie, c'était juste un avant-goût de la passion, que tu sentiras avec moi. »Murmurais-je, faisant glisser un doigt sur sa joue.

Elle frissonne à mon contact, ses yeux se dilatant quand mon pouce brosse sa lèvre inférieur gonflée.

« Pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi moi ? »Demande-t-elle, ses yeux brillant de larme.

« Parce que tu es forte, habille, déterminée, et je n'oublie pas de mentionner que tu es belle. Tu es tout ce que j'imaginais, mais que je n'avais jamais espéré trouver. Et tu as solidifié mon désir de t'avoir à mes côté pour le reste de ma vie. »Répondis-je simplement.

« Mais vous ne me connaissez pas, »elle fronce les sourcils dans la confusion.

« En fait, je te connais bien, »je souris, la contourne et prends le pistolet à l'arrière de son pantalon.

« Hey ! Qu'est-ce que vous faites ? »Demande-t-elle, lutant contre ses liens.

« Bouge pas ! Sainte femme, tu vas te blesser si tu continues à tirer dessus, »craquais-je, desserrant légèrement ses liens.

« Rendez-moi mon pistolet. »Elle me regarde.

« Non. Je ne vais pas te permettre de te blesser, moi, ou mon équipage. Il va rester avec moi pendant un moment. Maintenant, écoute-moi , Isabella. »Insistais-je, souriant en la voyant secouer la tête à l'entente de son prénom. « Je suis prêt à faire un marché avec toi. Si tu acceptes de rester à bord de mon navire, de ne pas essayer de t'échapper et d'apprendre les voies de mon monde, je vais te laisser libre. Et, si à la fin de notre voyage, tu souhaites toujours retourner à Shalolie, je vais te laisserai partir. En fait, je t'y emmènerais moi-même. Mais si je parviens à gagner ton cœur, tu resteras avec moi, deviendras ma femme et commanderas avec moi ce navire en tant que second jusqu'à la fin de nos jours. Sommes-nous d' accord ? »Demandais-je, les yeux fixés sur elle.

« Comment puis-je croire que vous allez me permettre de retourner à la maison ? »Demande prudemment Isabella.

Je fronce les sourcils à sa réticence à me faire confiance. La jeune fille a clairement été soumise aux même pensées que la plupart de la société concernant les pirates. Il faudra un certain temps, mais je vais lui expliquer ma façon de vivre, pour elle.

« Je jure sur la tombe de mon père que je m'engage à respecter notre marché. »Jurais-je.

Isabella me regarde attentivement, me jugeant pour voir si je suis honnête ou pas. Apparemment satisfaite, elle hoche la tête après un court instant.

« Très bien, Capitaine. Je suis d'accord avec votre marché. Je ferais ce que vous demandez et je vais agir comme un voyageur avec votre équipage. Toutefois, si l'un de vous mettez la main sur moi, je n'hésiterais pas à le blesser et à poser les questions ensuite, »avertit Isabella.

« C'est suffisant, ma femme. »Acceptais-je, me penchant pour couper ses liens d'un rapide mouvement de mon poignet.

Elle frotte ses marques rouges, fronçant les sourcils lorsqu'elle serre et desserre ses doigts.

« Je vais, cependant, ajouter un peu d'affection à ta menace, »lui dis-je, marchant vers le bureau pour ouvrir le tiroir du haut.

« Qu'est-ce que c'est ? »Demande Isabella, hésitante.

« Je ne vais pas te toucher pendant la journée, mais la nuit, dans cette cabine, une autre règle s'appliquera. Je serais libre de faire ce que je veux de ton corps. »Je souris, mes yeux balayant son corps.

Son visage pâlit considérablement et son dos se bloque, droit.

« Misérable traître ! Votre Intendant a insisté en disant que vous ne me violerez pas ! Il est clair qu'il est dupe sur votre honneur. »Crache Isabella.

« Mon honneur, madame, est complètement intacte. Je ne viole pas les femmes, et je ne permets pas à mes hommes de le faire. »Lui assurais-je d'un ton glacial.

Elle pâlit encore plus, mais tint bon, me regardant fixement avec un air de défi. Je souris légèrement, adoucissant mon ton en continuant.

« Je peux t'assurer, jeune fille, que tu sentiras du plaisir sous mes mains. Quand nous serons enfin ensemble, tu seras tout aussi sauvage pour moi que je ne le suis pour toi. »Murmurais-je d'une voix rauque.

« J'en doute fortement. »Bafouille Isabella, se détournant de moi, mais pas avant que je n'ai pût voir ses joues rouges.

Oh, elle se rend compte de l'incendie qui brûle entre nous. Elle peut déjà le sentir.

« Viens ici, »demandais-je, mettant un bocal sur mon bureau.

« Pourquoi ? »Demande Isabella, soupçonneuse.

« J'ai un baume pour les poignets. Il t'aidera à guérir. »Répondis-je, secouant la bouteille devant elle.

Elle vient lentement vers moi, me regardant avec méfiance en se rapprochant. Je dévisse le couvercle du pot et pose une partie du baume huileux sur ma main. Avec mon autre main, je la tends et prends la sienne, la rapprochant pour que je puisse l'appliquer.

« Qu'est-ce que c'est ? Ça sent mauvais. »Se plaint Isabella en fronçant le nez.

Je ris légèrement à son expression, trouvant également l'odeur assez dégoûtante.

« C'est un baume de la plante d'Hamamélis et de St. John : c'est des plantes médicinales de l'île de Capora au large de la côte d'Isopholy. Les habitant de l'île ont fait des baumes comme celui-ci pendant des siècles. »L'informais-je en frottant le baume à l'odeur fétide sur sa peau.

« C'est personnes là ont toujours un odorat ? »Demande Isabella en fronçant le nez.

« Oui, jeune fille, mais ils se sont habitués au parfum. »Ris-je en enroulant ses poignets.

Isabella reste silencieuse durant un petit moment en regardant ses poignets enroulés. J'attends, sachant qu'elle a quelque chose en tête.

« Capitaine, savez-vous si votre équipage a tué des personnes ? »Interroge Isabella, sa voix pas plus haute qu'un murmure.

Je sens l'expression de mon visage se ramollir, je me penche en avant pour prendre ses mains dans les miennes. Je les soulève pour les amener à mes lèvres, embrassant brièvement ses doigts. Je me sens victorieux quand elle n'enlève pas ses mains.

« A ce que je sache, mes hommes n'ont tué personne à bord de l'Imfami. »Lui dis-je avec une voix douce.

Ma réponse ne semble pas lui plaire puisqu'elle se mord la lèvre et fronce les sourcils.

« Mais vous ne savez pas avec certitude s'ils ont laissé tout le monde vivant ? »Insiste Isabella.

« Il ont eu l'instruction de seulement neutraliser, pas de tuer. Qu'est-ce que tu veux savoir, chérie ? »Demandais-je.

« Mon... Mon père. Il est à bord du navire. La dernière fois que je l'ai vu, il était avec Eléazar, l'homme sur qui vous avez pointé votre épée. Je... Je ne sais pas s'il est toujours en vie ou... »Isabella s'arrête, une larme s'échappant sur sa joue.

Je me redresse brusquement, plaçant mes mains sur ses épaules.

« Si l'un de mes hommes a tué ton père, je vais le trouver et te permettre de porter un jugement sur son sort. »Lui promis-je.

« Pourquoi ? »Murmure-t-elle.

Je vais presque lui dire que c'était parce que je suis amoureux d'elle depuis que je l'ai vu il y a neuf ans, mais je m'arrête, sachant qu'elle n'est pas prête à l'entendre.

« Parce que je me suis promis de tuer seulement si je n'ai pas d'autre option. Je ne tolère pas d'assassiner inutilement. »Répondis-je à la place.

« Mon père ne leur a pas permis d'autre choix. »Marmonne Isabella, les larmes glissant sur ses joues.

« Permets-moi de parler avec mes hommes, mo chroi. Je vais savoir si l'un d'entre-eux a désobéit à mes ordres. »Lui dis-je doucement.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »Isabella fronce les sourcils.

« Je te le dirais un jour. »Je souris doucement, me penchant pour déposer un bref baiser sur front avant de se reculer, farouche.

« Vous devez vous contenir, monsieur. Notre entente est que vous ne devez pas me toucher la journée. »Insiste Isabella.

« C'est vrai. Je m'excuse, ma dame. Je te laisse ta familiariser avec ta maison temporaire. »Je m'incline rapidement avant quitter la cabine.

J'essaye de ne pas claquer la porte derrière moi en partant, mais la forte détonation me prouve que j'ai échoué.

« Un problème ? »Demande Randall, debout à son poste devant la porte.

« Oui. La jeune fille semble déterminée à ne pas céder à ce qu'il y a entre nous. »Me plaignis-je en partant vers le pont principal.

« Tu dois lui donner du temps, Capitaine. Sa vie est complètement déracinée, tout ce qu'elle a connu a changé. »Déclare Randall.

« Et combien de temps vais-je devoir attendre ? Neuf ans n'est-ce déjà pas assez suffisant ? Maintenant, je dois la convaincre de notre lien avant d'atteindre Bearsalei ou je vais de nouveau la perdre. »Craquais-je, montrant ma frustration.

« Comment ça ? »Demande Randall en fronçant les sourcils.

« Je lui ai dit que si je n'avais pas gagné son cœur au moment où nous arriverions à Bearselei, je la ramennerai à Shalolie. »L'informais-je sombrement.

« Quoi ? Pourquoi as-tu fais ça ? »S'écrie Randall, son accent sortant plus fort sous sa colère.

« C'est la meilleure façon que j'ai pour la convaincre de rester. »

« Tu ne réalises pas qu'il faut un mois pour atteindre Bearsalei ? Et cette file a été complètement changée en une femme typique de la cour. Elle a apprit à détester tout ce qui va à l'encontre des règles formelles de la société. »Dit Randall.

« Et pourtant, elle se déplace avec la grâce et l'habilité des plus grands épéistes connu des hommes, sa langue se délit pour devenir vulgaire, elle porte un chapeau et un pantalon comme si elle était née avec. »Soulignais-je.

« Eh bien, elle est ton anamchara. C'est pas étonnant qu'elle soit capable de se tenir à côté de toi à la barre. »Randall sourit.

« Oui, il est juste question d'attendre. » Je soupire, avant de me tourner pour parler à Ben sur le nettoyage des canons.

Alors que je traverse le pont, le doute pèse lourdement sur mon esprit. J'ai un mois pour convaincre Isabella que nous sommes fait pour être ensemble. L'idée me terrifie. Moi, Peter Whitlock, qui a été dans d'innombrables batailles et est sorti la tête haute, j'ai peur de perdre la seule femme qui signifie quelque chose pour moi sur cette terre. En pensant à ma tâche de gagner le cœur de cette fille, je me promets que, comme toute les autres batailles, je serais également victorieux de celle là.

Bella POV.

Je marche avec fureur dans la cabine, recherchant des armes ou des idées pour m'échapper. Mon cerveau tourne pratiquement aussi rapidement que mon cœur, provoquant de la panique et du mécontentement. Je sais que si je compte rester en vie jusqu'à la fin de ce voyage, j'ai besoin d'être calme, d'être clair dans ma tête, mais pour le moment, je n'arrive pas à me calmer.

Un coup sec sur la porte me fait sursauter et par reflex, je prends mon épée, que je n'ai plus.

« J'apporte le souper. Le Capitaine pense que tu pourrais avoir faim. »Grogne un homme un peu plus âgé qui met un plateau sur la table.

« Et je suppose qu'il compte sur moi pour vous faire confiance et qu' il n'y a rien de cacher dans la nourriture ? »Demandais-je brusquement en regardant la porte.

« Oui, bantiarna. Il compte sur toi. Je l'ai fait cuir moi-même et je promets que je ne cache rien dans ma nourriture. »

Je tourne mon attention vers l'homme en face de moi, calculant brièvement à quelle vitesse je pourrais lui échapper et partir du navire. Il n'est pas aussi vieux que je l'ai initialement pensé, bien que sa couleur de cheveux semble lui ajouter des années. La couleur est d'un blond cendré, apparaissant presque gris et ses yeux bleus sont si pâles qu'ils sont presque mélangés avec le blanc que les entoure. Il est plus grand que moi d'une tête avec un corps qui a clairement connu des jours difficiles. Ses bras sont aussi épais que ceux du Capitaine, il est clairement en forme pour des travaux forcés.

« Quelle est cette langue que vous utilisez avec votre Capitaine ? Je ne l'avais jamais entendu avant, »je fronce les sourcils, me déplaçant dans la pièce.

« C'est la langue de la mer, bantiarna. Je pense que le Capitaine te l'enseignera bientôt. »L'homme sourit.

Ma colonne vertébrale se redresse en entendant ça et je me détourne rapidement de lui.

« Allons, jeune fille. Si tu ne manges pas, le Capt' aura ma tête. »Dit l'homme en montrant la nourriture.

L'odeur flotte vers moi et mon estomac grogne de satisfaction. Me tournant, je sens les effluves de nourriture que tenterait le plus riche des hommes. Un caille assaisonnée avec une sauce blanche et du pain, du fromage, et des fruits disposés sur le côté. L'homme verse un verre de vin, le plaçant habillement malgré les balancements du navire.

« Viens manger, jeune fille, avant que ça ne refroidisse. »Insiste l'homme en tirant une chaise.

Je me dirige vers lui, sachant que si je compte m'échapper je dois d'abord manger.

« Bonne fille. Je te remercie de sauver ma peau et de me permettre de voir un autre jour. »L'homme s'incline légèrement.

Je ne peux pas m'empêcher de sourire à la lueur taquine présente dans ses yeux.

« Quel est votre nom, monsieur ? »Demandais-je, ramassant une tranche de pain.

« Vladimir, bantiarna. Je suis le cuisinier de ce navire depuis vingt ans, aidant le Capitaine du Priam. »Répond Vladimir.

« Depuis quand est-il le Capitaine de ce navire ? »Demandais-je, curieuse d'en savoir plus sur l'homme qui m'a enlevé.

« Ça fait presque sept ans. »Vladimir plisse les yeux, dans ses pensés.

« Qui était votre Capitaine avant ? »Demandais-je en grignotant une tranche de fromage.

« Ça, jeune fille, c'est un truc que je ne peux pas répondre. Le seul Capitaine dont je m'inquiète maintenant, c'est le Capitaine Whitlock. »Vladimir rit.

« Whitlock ? Comme dans Capitaine Whitlock ? C'est le pirate le plus redouté des mers. »Je le regarde, les yeux écarquillés sous le choc et la peur.

Si l'homme qui m'a capturé est Jasper Whitlock, je ne reverrais jamais ma maison, en dépit de la promesse que nous avons échangé.

« Seigneur, jeune fille ! Oh, le Capitaine jouirait de ces connaissance. Non, notre Capitaine est le frère de Jasper, Peter. »S'esclaffe Vladimir.

« Capitaine Peter Whitlock ? Je n'ai jamais entendu parler de lui. »Je fronce les sourcils.

Le nom tourne plusieurs fois dans ma tête. Exaspérant.

« C'est vrai. Il ne dit pratiquement jamais son nom, préférant que tout sois calme. Le Capitaine est un homme bon, peu importe ce qu'en dit la population. »Vladimir hoche la tête.

« Oh, oui. Il est l'incarnation d'un homme bien, il enlève un femme à son père, la fiançant de force avec lui et la force à se conformer aux demandes farfelues qui va ruiner sa vertu pour un autre homme. »Cassais-je d'un ton sarcastique.

« Écoute, jeune fille. Le Capitaine est un homme de parole. Il va veiller à ce que tu ailles bien. »Dit doucement Vladimir.

« Je suis sûr que nous avons des idées différentes sur ce qui est considéré comme ''prendre soin de moi'' ».Grognais-je, en commençant à manger la caille.

« Le Capitaine veut se marier dès qu'il va mettre un pied sur la terre ferme, et il va le faire. »Insiste Vladimir.

« Il ne me connaît même pas. »Soutenus-je, frustrée d'entendre toujours des discours de mariage.

« Il te connaît mieux que tu ne le penses, bantiarna. Fais lui confiance. »Implore Vladimir avant de nettoyer la table, me laissant de nouveau seule.

Je fronce les sourcils, mes doigts courant le long de la table. La cabine est bien meublée et bien entretenue. Le bureau de Peter est au centre de la pièce, en bois d'acajou. Une armoire se trouve dans le coin à droite de la porte, en face de là où je me suis assise pour manger. Le lit dans le coin à l'air plus confortable que celui que j'ai à bord de l'Imfami, mais il ne me tente pas pour m'y allonger. Je sais ce qui va arriver dans ce lit et je veux tout faire pour y échapper.

Ma réaction à son baiser me terrifie. Le moment où ses lèvres ont touché les miennes, j'ai senti le plaisir dans tout mon corps. Un picotement qui a commencé à la racine de mes cheveux et a voyagé jusqu'au bout de mes orteils. La peur m'a fait essayer de lui échapper, mais il a compris et a bougé avec moi, créant une chaleur que je n'ai jamais ressentit auparavant.

Comment puis-je ressentir cette convoitise... pour un homme que je ne connais même pas ? Même si je sais que c'est le cas, je sais que c'est mal. Si je ressens vraiment du désir pour lui, il y a quelque chose d'autre, quelque chose dont je ne suis pas complètement disposé à examiner pour le moment.

Ayant besoin de faire quelque chose, je me lève, mais je ne trouve rien pour m'occuper. Je me mords la lèvre en regardant par la fenêtre. Les vagues giflent la coque, la frappant du même rythme que mon cœur bat.

« Comment était ton dîner, jeune fille ? »

Je peine à retenir cri avant de faire volte-face vers Randall.

« Ne vous faufilez pas comme ça derrière moi ! »Réprimais-je, une main sur mon cœur.

« Le Capitaine a pensé que tu voudrais sortir sur le pont pendant un certain temps pour avoir une idée du navire et de l'équipage. »Randall sourit, ignorant mon emportement.

« C'est gentil de sa part. »Je fronce les sourcils.

« Pas besoin d'être surprise, jeune fille. Le Capitaine est impatient que tu apprennes son mode de vie. »Randall rit en me tendant un bras pour que je le prenne.

« Oh, vous êtes un homme, cette fois ? Vous n'allez pas me jeter par dessus votre épaule pour me trimballer comme un barbare le ferait ? »Demandais-je ironiquement, liant mon bras au sien.

« Je pensais que je pouvais sauver ma mère d'une autre malédiction placée sur sa tête. »Répond naturellement Randall.

Je rougis, n'aimant pas me rappeler ce que j'ai dit ou fait lorsque je suis en colère.

« Je suis désolée. »Marmonnais-je, les yeux fixés sur le sol.

« Pas besoin, jeune fille. »Brosse Randall.

Je souris légèrement quand il nous conduit vers le haut, sur pont principal. Je respire profondément, me détendant quand l'air souffle sur mon visage. L'activité à bord du Priam est animé et les rires retentissent de partout. Je cligne des yeux de surprise quand je vois des hommes abaisser leur chapeau devant moi avant de retourner à leur tâches. Randall a souligné les différences entre leur navire et les autres, une fierté évidente dans sa voix.

« Vous aimez beaucoup ce navire. »

« Oui, c'est le premier endroit que j'ai pu appeler maison. Le Capitaine m'a trouvé dans un PUB, dormant parmi les ordures. Il m'a embauché presque sur place, même si je n'avais aucune connaissance sur la façon de faire un travail à bord d'un navire. Le Capitaine est un homme bon, bantiarna. »Me dit Randall.

« Vladimir m'a beaucoup appelé ainsi. Qu'est-ce que cela signifie ? »Demandais-je.

« Demande au Capitaine. »Sourit Randall en s'arrêtant devant des escaliers.

Je lève les yeux vers la barre et trouve Peter en train de me fixer, un petit sourire sur les lèvres. Je saisis la rampe et monte les marches, ne le quittant pas des yeux.

« As-tu bien mangé, mo chroi ? »Demande Peter.

« Oui, je vous remercie. »Répondis-je poliment.

« Vladimir est un excellent cuisinier. Je l'ai chargé de te servir le meilleur de la cuisine. »M'informe Peter.

« Ce n'était pas nécessaire, mais j'apprécie, »murmurais-je en baissant légèrement la tête.

« Je voulais que tu manges. Je savais que la meilleure façon était de te séduire avec le meilleur de ce que nous pouvons t'offrir. »Peter sourit.

Un silence s'abat sur nous et je ne le casse pas, mes yeux fixés sur le plancher.

« Comment trouves-tu le bateau ? »Demande Peter en se tournant pour regarder le pont.

« C'est un beau navire. »Lui dis-je doucement.

« C'est tout ? »Demande Peter en riant, ne m'en demandant pas plus.

« Je suis impressionnée par sa capacité à couper à travers les vagues avec un minimum de difficultés. Votre équipe est très efficace, et tous semblent apprécier leur travail, quelque chose que je n'ai jamais vu avant. Sans parler de la façon dont ils sont polis. Je suis impressionnée, Capitaine »Admis-je à contrecœur.

« Je te remercie, ma femme. »Dit Peter avec un grand sourire.

Je souris légèrement, une légère rougeur chauffant mes joues.

« Veux-tu me raccompagner à notre cabine ? »Demande Peter en étendant un bras pour que je le prenne.

Je sens la couleur s'échapper de mon visage et chercher un moyen de m'y échapper. Le soleil se couche derrière l'horizon et je sais qu'il est bientôt temps de se retirer pour la nuit.

« Je croyais que nous avions un accord, ma dame. Tes nuits sont à moi, dans notre cabine. »Murmure Peter, son souffle chatouillant mon oreille quand il se penche.

Avalant ma saline qui était bloquée dans ma gorge, je mets ma main dans le creux de son bras. Son autre main vient couvrit la mienne, serrant légèrement. Une chaleur parcourt mes doigts jusqu'à ma poitrine, me faisant frissonner.

« S'il vous plaît. Ne pas, »gémis-je, les yeux fermés alors que j'attends ses prochaines paroles.

« N'es pas peur de moi, Beagan amháin. Je ne pourrais jamais te faire de mal. »Murmure Peter en mettant ses mains sur mes épaules.

« S'il vous plaît. »Répétais-je, grelottant sous l'intensité des émotions.

« Shh. Chut maintenant, mo chroí. »Apaise Peter, ses mains montant et descendant sur mes bras.

Je m'étouffe dans un sanglot quand ses mains laissent une traînée de feu sur ma chair. Ses lèvres caresse mon cou, brûlant ma peau. Ses mains glissent et saisissent les miennes, me tournant pour que je puisse lui faire face. Je sens quelques larmes glisser sur ma peau, je baisse la tête pour les cacher.

Peter tire sur mes mains, me tirant sur le lit. J'avale un autre sanglot, déterminée à ne pas lui laisser voir à quel point il me fait peur. Je tremble quand il me couche sur le lit, d'autant plus qu'il a enlevé ses bottes et sa chemise. Je ferme les yeux quand il commence à enlever mes bottes.

Son corps s'installe à côté du mien et je me force à rester là, immobile. Son bras tombe sur mon ventre, me tournant sur le côté, mon dos face à lui. Je me tend quand il tire mon dos contre sa poitrine en inspirant mes cheveux.

« Dors, mo chroi. Tu es en sécurité. Je ne vais pas te toucher ce soir. »Promet doucement Peter.

Mon corps se détend, rassurée par ses paroles. Malgré ce que je veux croire, je lui fais confiance et mon esprit glisse vers le sommeil.

« Merci, »ai-je marmonné avant de m'endormir.

« De rien, mo anamchara. »


Bearsalei → Port des pirates.

Penazac → A augmenté l'activité des pirates et se situe le long de la frontière de Shalolie et Isopholy.

Shalolie → Royaume de Marcus.

mo chroi → mon cœur.

mo anamchara → mon âme sœur.

Bantiarna → dame.


Alors, comment avez-vous trouvé ce second chapitre ? Les manières de Peter ? Les réaction d'Isabella ?

Vous pensez qu'il va se passer quoi dans le prochain chapitre ?

A dans deux semaines !

Bisous. =)