Coucou tout le monde, ça va ? Moi oui, même après ma première rentrée au lycée. :D
Merci beaucoup pour les commentaires que vous m'avez laissé sur le dernier chapitre ! 7 commentaires c'est pas mal. =)
n'gie : Eh bien merci pour cette encouragement et j'espère que cette suite va te satisfaire autant que le précédent chapitre. =)
lila : Hey Matelot. =) Eh ouais, POV très enrichissant surtout pour comprendre les pensés de Peter, dans ce chapitre il y aura également un changement de Point de vue. Eh bien, je ne peux pas te répondre pour toutes les questions que tu m'a posé, il va falloir que tu patiente. :D Pour Beagan amhàin, je n'ai pas la réponse, je ne l'avait "dico" de l'auteur et elle ne répond plus par MP.
oliveronica cullen massen : Je suis heureuse que tu ai aimé et j''espère que ce sera également le cas pour ce chapitre-ci.
xvampflox : Bienvenue. =) Je suis contente que le début de cette histoire t'ai plus et j'espère que la suite va également te satisfaire. =)
Ce chapitre a été gentiment corrigé par hp-drago, un grand merci à elle pour avoir supprimer toutes mes énormes fautes ! =)
Chapitre trois.
Bella POV.
Le lendemain matin, la lumière jouant sur mon visage me réveille, juste avant que les bruits sur le pont n'atteignent mes oreilles. Gémissant doucement, je me colle à la source de chaleur dans le lit, rentrant mon nez froid sous les couvertures. Mon oreiller se décale légèrement et quand je souhaite le rapprocher, ma main touche légèrement une peau chaude.
Mes yeux s'ouvrent, je me trouve complètement pressée contre Peter, son bras sous ma tête et l'autre sur ma hanche. Mes bras sont repliés en dessous de nous, une des mes mains est posée sur son cœur. Cette position intime agit sur moi comme un seau d'eau froide me réveillant brutalement et allumant chaque partie de moi comme un brasier.
« Bonjour, mo chroi, »gronde Peter au dessus de moi.
Je ne réponds pas, essayant de m'éloigner de son étreinte. Ses bras se serrent autour de moi, me gardant pressé contre lui.
« Pas encore, Isabella. Je encore un peu de temps avant de devoir me lever pour prendre le contrôle du navire à la place de Garrett, »murmure Peter.
« Il fait jour, monsieur. »Murmurais-je nerveusement.
« Cela va être difficile pour toi, n'est-ce pas ? »Soupire Peter en desserrant son étreinte.
Je roule loin de lui et m'éloigne le plus possible.
« J'ai l'intention de retourner cher moi, »informais-je froidement.
Je le regarde par dessus mon épaule, confuse face à l'expression de son visage. Il est triste, et je ressens soudainement l'envie de pouvoir retirer ce que je viens de dire. Avant que je ne puisse ajouter quoi que se soit, il est debout et met ses bottes.
« Eh bien, je vais envoyer Vladimir pour qu'il t'apporte ton petit-déjeuner. Ce coffre qui est sur le côté est le tien, c'est celui qui vient de l'Imfami. Randall viendra pour te faire rencontrer le reste de l'équipage. »Décide Peter en sortant de la cabine.
La porte se referme derrière lui, seul signe de son malaise. Je fais la grimace quand j'entends ses bottes claquer le sol, me laissant seule.
Pour me distraire, je me dirige vers mon coffre et sors mes vêtement pour la journée. Je soupire, réalisant que certains ne seront plus jamais portés. Quelqu'un qui a été capturé par des pirates et forcé de vivre avec eux, n'est sûrement pas autorisé à la cour du Roi.
Un coup à la porte me sort de mes pensées, je me tourne pour voir Randall rentrer dans la cabine.
« Bonjour, ma dame. J'espère que tu as bien dormi. »
Je fronce les sourcils, confuse par sa manière formelle, si différente d'hier.
« Oui j'ai très bien dormi. Merci. »Lui répondis-je, fermant ma veste sur ma poitrine.
« Merveilleux. Le Capitaine m'a chargé de venir te voir pour le petit-déjeuner. Je vais y aller pour voir si Vladimir n'a pas préparé quelque chose, »Randall sourit, se retourne et sort de la cabine.
Plus qu'un peu confuse au comportement de Randall, je ne peux pas rester là, à regarder la porte. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvre de nouveau et Randall entre.
« Bon matin, jeune fille. Es-tu prête pour le petit-déjeuner ? » Demande -t-il en se frottant les mains.
Je reste plantée à le regarder, complètement confuse quant à son comportement.
« Est-ce que Neptune s'est faufilée la nuit dernière dans la cabine et à emporter ta langue, bantiarna ? »Rit Randall en s'avançant vers moi.
Je fais un pas en arrière, ne sachant pas si je peux lui faire confiance.
« Restez où vous êtes. »Demandais-je, me plaçant derrière le bureau de Peter.
« Qu'est-ce qui te rend aussi pâle, jeune fille ? »Demande le pirate, fronçant les sourcils en se rapprochant encore plus.
« Non. Ne venez pas plus près. »Insistais-je, me déplaçant pour garder de l'espace entre nous.
« C'est d'accord. Je ne veux pas inquiéter le Capitaine, c'est bon maintenant ? »Apaise-t-il, en levant les mains dans un geste de paix.
Mon dos est près de la porte à présent et je progresse lentement vers elle, désireuse d'échapper à ce fou.
« Ne pense même pas à t'échapper loin de moi, jeune fille. Je ne le permettrais pas. »Met en garde Randall, son regard s'assombrissant.
Je me retourne dans l'intention de m'enfuir, et court dans... Randall.
Confuse et terrifiée, je fais ce que toute autre femme rationnelle ferait.
Je crie.
Peter POV.
J'essaye de me vider la tête en regardant le navire s'éclairer par le ciel du matin. Les pensées d'Isabella, douce et chaude contre moi revient sans cesse dans mon esprit, me narguant, me taquinant, me donnant l'envie de retourner dans notre cabine pour la secouer afin qu'elle puisse enfin voir qu'ils pourraient se passer quelque chose entre nous.
La veille, j'étais resté éveillé, incapable de dormir avec elle qui était tellement raide à mes côtés. Peu à peu, le sommeil l'a prit, son corps s'est détendu. Quand je me suis réveillé ce matin, je l'ai trouvé complètement tournée et pressée face à moi, sa main posée sur mon cœur. J'ai été rempli d'une joie que je n'avais jamais pensé ressentir. Après quelques brefs instants, je me suis autorisé à glisser dans un monde imaginaire où elle s'occupait de moi autant que je m'occupais d'elle.
J'examine le travail de Stephen sur un nouveau canon pour stocker la poudre quand je l'entends. Mon cœur s'arrête, mon corps se déplace avant même que je ne l'ai commandé. Toute l'équipe devient silencieuse à l'entente de son cri. Je cours vers la cabine, sortant mon épée.
Je pousse un soupir de soulagement lorsque je vois ce qu'il en est.
« Que diable se passe-t-il ici ? »Demandais-je, ma voix devenant plus calme.
« A vous de me le dire ! Qu'est-ce qui se passe avec eux ? »Hurle Isabella, l'épée à la main en indiquant les deux hommes debout devant elle.
« Isabella, laisse tomber l'épée, je vais tout t'expliquer. »l' apaisais-je, marchant dans sa direction.
« Pourquoi il y en a deux ? »Demande Isabella, son corps tremblant légèrement.
« Ils sont jumeaux, mo chroi. »Répondis-je en posant une main dans son dos tandis que l'autre se pose sur l'épée.
Elle me permet de la rapprocher de moi, mais continue de regarder mes hommes avec méfiance.
« Lequel d'entre vous est le véritable Randall ? »Demande Isabella en continuant de les fixer.
« C'est moi, bantiarna. Et c'est mon frère, Garrett, »Randall sourit en faisant un pas vers moi.
« Je te prie de m'excuser, ma dame. Je n'avais pas réalisé que tu n'étais pas au courant que nous étions deux. »S'excuse Garrett.
« Vous êtes si différents l'un de l'autre. »Isabella fronce les sourcils en regardant les deux frères.
« J'ai grandit avec notre mère à Champoli et Garrett avec notre père à Isopholy, »explique Randall.
« Notre père était un employé du Roi Aro et notre mère était une courtisane. Quand elle a découvert qu'elle été enceinte, elle a quitté le royaume pour sauver sa vie. Le Roi Aro l'aurait tué s'il avait sût que notre père l'avait mise enceinte. Son plan était d'envoyer son enfant vivre avec son père, mais quand nous somme tous les deux nés, elle a décidé de garder Randall, son deuxième né. J'ai été envoyé vers notre père et j'ai assumé le rôle d'héritier. »Poursuit Garrett.
« J'ai rencontré Garrett alors que je n'étais encore qu'un intendant. Il était à bord d'un des navires que nous avions attaqués. Il s'était rendu et mon Capitaine l'avait amené sur notre bateau. Les habitants de Isopholy croient qu'il est mort. Quelques années plus tard, après que je sois devenu Capitaine de mon propre navire, je suis tombé sur Randall et je l'ai immédiatement engagé, le reconnaissant comme le jumeau de Garrett. Randall était le seul qui connaissait l'histoire de la façon dont ils ont été séparés et une fois qu'il a réalisé que Garrett naviguait avec moi, il a accepté de rester à bord et de m'aider avec l'artillerie, »lui dis-je.
« Comment pouvez vous faire la différence ? »Me demande Isabella.
« Facile. Il suffit de les écouter parler. »riais je.
« Ne t'inquiète pas, bantiarna. Tu apprendras à nous reconnaître en peu de temps. »M'assure Randall.
« Très bien, vous deux. Retournez sur le pont. Je vais parler avec Isabella. »Demandais-je, la déplaçant vers la table.
Elle s'assit lourdement, ferme les yeux quand Randall et Garrett quittent la salle. Je me mets à genoux face à elle, inquiet de sa réaction.
« Mo chroi, est-ce que ça va ? »Demandais-je avec inquiétude, mes mains se déplaçant pour saisir les siennes.
« Je vais bien, Peter. »Murmure Isabella, les yeux toujours fermés.
Je tremble légèrement en entendant mon nom sortant de sa bouche. Je brûle de l'intérieur à nouveau, mon corps tout entier est tendu.
« Dis-le encore une fois. »Demandais-je d'une voix calme.
« De quoi ? »Demande Isabella, ouvrant les yeux et fronçant les sourcils.
« Dis mon prénom. » Clarifiais-je.
Elle rougit d'une belle nuance rouge, elle baisse les yeux et se lèche les lèvres.
« Peter, » murmure Isabella.
« Je ne pense pas que tu te rends compte... Depuis le temps que je veux t'entendre dire mon prénom. »Dis-je d'une voix rauque, avalant le bruit sourd dans ma gorge.
Ma tête tombe sur ses genoux pendant que je continue de trembler. Isabella est calme, me laissant du temps pour que je puisse rassembler mes pensées.
« Quand je t'ai entendu... la seule chose qui m'est venu à l'esprit était que je n'arriverais jamais à t'atteindre à temps. Je pensais... je pensais que quelqu'un ou quelque chose te prendrait à moi... et que j'étais trop loin pour te garder en sécurité. »Étouffais-je, frissonnant en sentant ma peur menaçant de m'écraser.
Ses doigts hésitant carrassent mes cheveux, les brossant et les lissant sur mes tempes. Peu à peu, je reprend le contrôle de mes émotions. Une fois tout en ordre, je relève ma tête de ses genoux pour la découvrir en train de froncer les sourcils, confuse.
« Qui y' a t-il, mo chroi ? »Demandais-je, atteignant son visage pour brosser une de ses mèche hors de son visage.
« Je ne comprends pas tout cela. Vous ne me connaissez que depuis un jour, moins que cela, même. Comment pouvez-vous ressentir tout cela pour moi ? »Demande Isabella, sa voix pas plus haute qu'un murmure.
« Oh, beagán amháin, je souhaite pouvoir répondre à ta question et apaiser tes craintes, mais je ne peux pas maintenant. Je te promets de tout te dire. Au moment où notre marché sera terminé, tu sauras tout mes pêchés et toute mes faiblesses. »Promis-je.
« Je souhaite juste savoir pourquoi tu fais tout cela. »Isabella pousse un profond soupir.
« Je vais seulement te dire ceci. Tu es mon plus grand point faible et ma plus grande force. Je ferais n'importe quoi pour te garder en sécurité. »Lui dis-je avec véhémence.
« Je vous crois. »Isabella sourit légèrement.
Je souris en retour, heureux des progrès que nous faisons. Si le reste de nos jours peut se passer aussi bien que celui-ci, je n'ai aucun doute que je vais gagner le cœur de ma femme au moment où nous arriverions à Bearsalei.
Bella POV.
Je suis assis là, les yeux fixés sur l'homme à genoux entre mes jambes, complètement surprise par la profondeur des émotions que j'ai vue. Cet homme, que je connais à peine, être terrifié à l'idée que je sois blessée. Le regard sur son visage que j'ai vu quand il a fait irruption dans la cabine a été effrayant et j'ai été heureuse de constater qu'il a l'intention de me protéger. A ce moment là, quand il a fait irruption dans la salle, il a regardé chaque pirate se trouvant ici. Ses yeux ont été durs et brillants, remplissant la pièce de menaces. Sa position était droite, tendue, ses pieds positionnés pour contrer une attaque. Épée soulevée, tout son être était près au combat.
Incroyable de voir comment tout a changé en une journée. Malgré ma peur de lui, je l'ai trouvé attirant et aujourd'hui, je n'ai ressenti qu'une vague de soulagement et un sentiment de sécurité quand il est arrivé. Une partie de moi savait et a comprit que cet homme ne me ferait pas de mal.
« Pourquoi ne t'habilles-tu pas et je vais voir Vladimir pour qu'il t'apporte ton petit-déjeuner. Ensuite, nous pourrons monter sur le pont et tu pourras avoir le champs libre sur le navire. »Suggère Peter avec un doux sourire.
« Cela semble merveilleux. »Acceptais-je facilement.
« Je serais bientôt de retour, alors, »Il hoche de la tête avant de quitter la cabine.
Je me déplace rapidement pour mettre une de mes simples robes, souhaitant avoir une autre paire de pantalons. Ce sera un long mois à bord du Priam si tout ce que j'ai à porter sont des robes. Je lisse le coton gris-bleu foncé, regrettant les robes que je portais quand j'étais jeune, celle avec des boutons sur le devant.
La porte s'ouvre derrière moi et Peter entre, suivi de près par Vladimir. Je me retourne, rougissante d'avoir été surprise par ces deux hommes alors que je suis à moitié habillé.
« Vladimir nous a concocté un bon en cas. Viens t'asseoir. »Me demande Peter en souriant.
« Pensez-vous que vous pourriez m'accorder quelques minutes de plus, peut-être ? »Demandais-je tenant ma robe aussi discrètement que possible.
« Qu'est-ce qui ne va pas ? »Demande Peter en sentant mon malaise.
« Rien, j'ai juste... J'ai juste besoin que vous attendiez quelques minutes de plus en dehors de la cabine. »Lui dis-je en reculant lorsqu'il se rapproche.
« Donne nous un moment, Vladimir, »
Vladimir retourne dans le couloir, un petit sourire sur les lèvres.
« Maintenant, quel est le problème ? »Demande Peter.
« Je dois finir de m'habiller. »Murmurais-je.
« Tu ne vas pas porter ceci ? »Peter fronce les sourcils, ne comprenant pas.
« Peter. S'il vous plaît. »Je rougis, ne le regardant pas dans les yeux.
Ses mains s'installent sur mes bras, les frottant légèrement.
« Mo chroi, quel est le problème ? »Demande à nouveau Peter de sa voix douce.
Je lève les yeux vers lui, embarrassée, débout devant cet homme que je connais à peine, à moitié habillé.
Peter baisse la tête en avant et pose ses lèvres sur mon front, laissant un léger grondement en le faisant. Je ferme les yeux, surprise de me pencher vers lui.
« J'ai besoin d'aide pour boutonner ma robe. »Avouais-je avant de perdre mes nerfs.
« C'est tout ? Isabella, tu devrais le savoir, tu n'as qu'à demander. »Peter sourit doucement.
La façon dont ses yeux tracent les traits de mon visage et que son pouce caresse ma mâchoire, doux comme une plume, je me sens comme étant la chose la plus précieuse au monde pour lui. Ma respiration s'accélère et je sens la chaleur dans des endroits intimes. Les yeux de Peter se foncent et son pouce se pose au coin de ma bouche. Encore un mouvement et je pourrais appuyer mes lèvres contre les siennes. Je suis certaine qu'il va m'embrasser et ma bouche devient sèche à cette pensée.
« Tourne-toi. »me demande Peter.
« Quoi ? »Je respire, clignant des yeux, confuse.
« Tourne-toi, »répète Peter.
Je le fais, fronçant les sourcils. Je ne devrais pas être déçu qu'il ne m'ait pas embrassé. Je suis finalement ravie, remerciant n'importe quelle divinité qui veille sur moi pour me sauver de ses moyens de séductions. Je sens l'envie soudaine de rester au lit toute la journée pour me vautrer dans mon apitoiement.
Mon corps tout entier est tendu quand je sens ses lèvres à la base de mon cou. Je me mords la lèvre pour garder le silence quand il boutonne lentement chaque trous, laissant une traînée chaude et humide de ses baiser le long de mon dos. Il utilise ses dents sur ma colonne vertébrale avant d'apaiser les piqûres avec sa langue. Je tremble au moment où il finit, mon corps étant lourd et chaud. Je me penche sur sa poitrine alors que ses bras s'enroulent autour de ma taille, sa bouche se déplaçant à mon oreille.
« C'est fait, a leanbh, »murmure Peter en mordillant mon lobe.
Je m'effondre presque sur lui tellement mes genoux vacillent. Il rit sombrement, me déplaçant pour me guider vers la table. Je rougis face à son sourire satisfait, me réprimandant de tomber si facilement dans son jeu.
« Vous brisez déjà vos paroles, Capitaine ? »Dis-je glacial en prenant place.
« Pas besoin de faire la reine des glaces, chérie. Si je n'avais pas tout arrêté, nous serions dans le lit au lieu de nous préparer pour le petit-déjeuner. »Insiste Peter avec un sourire satisfait.
Je m' hérisse immédiatement à ses paroles, sentant une nouvelle vague de colère m'envahir.
« Je vous remercie, monsieur, de me rappeler avec qui je traite. Pendant un moment, je l'avais oublié. Ne vous inquiétez pas, cependant. Votre comportement me rappelle bien que, comme un pirate, vous n'avez clairement pas de morale. »Mordais-je, calme.
« Putain, femme ! Que veux-tu de moi ? »Maudit Peter, debout, marchant dans la cabine.
« Je veux que vous me rameniez à Shalolie ! Je veux retrouver mon père et ma vie ! Je veux être une femme correcte de la cour et je veux me marier avec Edward Cullen ! »
Dès que la dernière phrase quitte ma bouche, je voulais la reprendre. Je n'avais jamais vu une telle angoisse et en voyant son regard, ma poitrine me fait mal.
« Peter, je- »
« Je te laisse à ton petit-déjeuner, ma femme. »Peter s'incline avec raideur avant de quitter la salle.
La porte fait écho dans toute la cabine quand il la claque derrière lui. Je fais la grimace au son aigu, sentant les larmes me piquer mes yeux alors que ma frustration monte.
Je me retourne en colère, les mains crispées à côté de moi lorsque je marche le long de la cabine. Je n'ai pas tout compris de ce qui vient de se passer. Mes réponses pour Peter étaient volatiles et passionnées, mais faisant les haïr la minute après avoir voulu qu'il m'embrasse. Tout est regroupé et je ne sais toujours pas si père est toujours vivant.
« Père, j'ai besoin de vous, »gémissais-je, enroulant mes bras autour de moi quand les larmes commencent à tomber.
Il serait exactement quoi faire avec Peter et toute cette situation horrible. J'ai besoin de ses conseils maintenant plus que jamais.
« Souvenez-vous, Bells. Quand les choses se corsent, il vous suffit de s'y tenir. Vous savez qui vous êtes. Tant que vous ne perdez pas de vue que vous êtes, cela ira. »
Je renifle quand la voix de Père fait écho dans ma tête, des images d'un enfant de sept ans souriant, une épée en bois en main.
« Tu as vu, Papa. Je suis Isabella Marie Swan. Et je tient une épée depuis mes trois ans ! »
« Et tâche de ne pas oublier comment la manier. »
Je souris à la mémoire de notre passé à bord de l'Imfami. Les choses étaient tellement plus facile à l'époque.
« Regardez, Isabella ! Gardez votre épée vers le haut. Comment voulez-vous vaincre un ennemi si vous continuez à regardez ailleurs ? »
« Papa, nous sommes là depuis des heures ! Je suis fatiguée et vous avez promis que nous pourrions rentrer à l'intérieur pour voir la fête aujourd'hui ! »
« Première leçon. Vous connaissez les règles, Bella. Maintenant, en garde. »
Je me souviens m' être entraînée pendant si longtemps que mes muscles tremblaient à la fin de la journée. Père avait toujours voulut s'assurer que je puisse me défendre. Je travaillais avec lui, le son de nos lourdes respirations et les bruits des épées qui s'entrechoquaient baignant le pont. Pour mes neuf ans, nous étions passés aux épées métalliques et mon épée en bois avait été transmise au plus jeune fils d'Eléazar.
Nous avons toujours été que nous deux, Père et moi. Je ne me souviens pas de ma mère, mais je sais que je lui ressemble. Père me l'a souvent dit, la dernière fois était juste avant que nous naviguons sur Isopholy.
« Vous êtes sûr que vous voulez faire cela, Bells ? Il n'est pas trop tard. Je peux toujours demander que vous ne partiez pas et vous pourrez rester avec moi. »
« Papa, il est temps. Emily et Angela continuent de demander pourquoi je n'ai pas encore accepté toutes les propositions. Vous savez, Angela attend son deuxième enfant avec impatience et le troisième d'Emily est déjà en route. Je suis trop vieille pour toujours vivre avec mon père. »
« Allons ! Vous ne serez jamais trop vieille. D'ailleurs, que vais-je faire sans vous ? »
« Vous serez tranquille. Sue veillerait à ce que vous ne soyez pas trop solitaire. »
« Ehem. Oui. Eh bien. Si vous êtes sûr. »
« Je le suis, papa. Edward est un homme merveilleux et il va être un bon mari. »
« Vous savez, votre mère serait tellement fier de vous. Vous lui ressemblez tellement. »
« Elle me manque, mais je sais qu'elle serait heureuse, peu importe où elle est. »
« Vous faites ce qui est juste pour que vous soyez heureuse. Votre mère et moi avions eu une relation spéciale, celle qui ne se fait pas souvent. Je veux que vous ayez la même chose que celle que nous avions et je m'inquiète que ça ne soit pas le cas avec Cullen. »
« C'est un homme bon, Papa. »
« Il n'y a pas de discussion là-dessus. Mais, Bells, l'amour est quelque chose de spécial et c'est différent d'être heureuse. Je veux que vous ayez les deux en même temps. »
« Vous avez eu la chance de trouver Maman. Je pense que je pourrais me pousser à aimer Edward. »
« J'espère que vous le ferez, mais vous ne devrez pas. Votre mère était l'amour de ma vie, mo chroí et mo anamchara. Je veux que vous trouviez la vôtre. »
« Papa, cessez avec vos mots ! Je dois finir de me préparer et vous avez besoin de finir l'emballage. »
« N'oubliez pas votre épée et votre pistolet. Vous en aurez besoin cette fois-ci. »
« Que voulez-vous dire ? »
« J'ai un sentiment sur ce voyage. Rappelez-vous, peu importe ce qui arrive, que tout ce que j'ai fait c'est parce que je vous aime. »
« Je vous aime aussi, Papa. »
Ma mémoire s'évanouit de nouveau dans mon esprit quand je réalise que j'halète, les larmes coulant sur mon visage.
Il savait que quelque chose se passait, que nous allions être séparés. Pourquoi étions-nous partis aussi tôt ? Si seulement nous avions attendu quelque jours de plus.
Ses paroles tournent encore et encore dans ma tête, se moquant de moi pour mon ignorance.
Votre mère était l'amour de ma vie, mo chroí et mo anamchara.
Mo chroí.
Mo anamchara.
Pourquoi ?
Avec cette dernière pensée, mon esprit se vide et je tombe dans l'inconscience.
Peter POV.
Le soleil commence à peine à toucher l'horizon au moment où je me dirige vers notre cabine.
Je grogne, dégoûté de moi-même. Isabella ne veut pas essayer avec moi. Elle a été tout à fait clair ce matin.
L' assurance de Randall qu'elle viendrait vers moi et Garrett qui me rappelle qu'elle n'est là que depuis deux jours, qu'elle a probablement peur, mais rien ne m'aide à soulager mon désespoir, je ne sais pas quoi faire.
J'ai une mois pour rendre une femme qui ne supporte pas mon contact, qui me haït de tout son être, de tomber amoureuse de moi. C'est une tâche que je ne suis plus certain de pouvoir terminer.
Sachant qu'il n'est pas utile de rester en dehors de ma cabine, je pousse la porte pour rentrer à l'intérieur, fronçant les sourcils à la lumière déclinante. La première chose qui retient mon attention est la table. Le petit-déjeuner d'Isabella est resté intacte, les viandes sont devenus froide. Ma prochaine pensée est de la pure panique quand je ne la vois pas assise à la table ou allongé sur le lit.
« Isabella ? »Appelais-je, allant plus loin dans la pièce.
Mon cœur bat la chamade et je me dépêcher de vérifier toutes les fenêtres, regardant qu'elle n'est pas réussit à en ouvrir une et d'être sortit. Convaincu qu'elle n'est pas partie de cette manière, je me retourne avec la ferme intention d'inspecter la cabine quand je la vois sur le plancher.
« Par les saints, non, »je souffle, tombant à côté d'elle.
Je me dépêche de vérifier ses points de pulsation, sanglotant presque de soulagement quand je sens ses constantes sous mes doigts. Mes mains voyagent sur son corps, vérifiant si elle s'est fracturée quelque chose. Je grimace quand je sens une bosse sur le côté de la tête où elle s'est assommée en tombant. Il y a une belle entaille sur l'arrière de sa tête, le sang a coulé jusqu'à sa poitrine. Le sang est déjà sec et s'emmêle dans ses cheveux, se qui fait que la plaie est facile à trouver.
Je la tourne, faisant attention à ne pas trop la secouer. Mon cœur bat encore fortement.
« Isabella, réveille-toi. S'il te plaît, mo chroi. Ouvre ces beaux yeux pour moi, »le suppliais-je de ma voix épaisse.
Ses yeux papillonnent, elle gémit. J'envoie un rapide ''merci'' avant de crier le prénom de Vassili. Isabella geint à nouveau, plus fort cette fois.
« Tais-toi, mo chroi. Vassili va arriver. Il va t'examiner et s'assurer que tu vas bien, »je l'apaise, plaçant mes doigts autour de ses temps.
« Ma tête, »se plaint Isabella de sa voix faible.
« Je sais, un leanbh. Tu vas aller mieux. »Lui promis-je alors que Vassili court dans la chambre.
« Qu'est-il arrivé ? »Demande-t-il, son visage durcit.
« Je ne sais pas. Je suis arrivé ici et elle était déjà comme ça. »
« Je me suis cognée la tête, »Isabella fronce les sourcils.
« Ou, je peux le voir, bantiarna. Tu t'es ouvert la tête. »Vassili sourit ironiquement.
« Arrête de me crier dessus. »Gémit Isabella, son front plissé dû à la douleur.
« Est-ce mieux ? »Demande doucement Vassili quand ses doigt glissent sur sa tête.
« Oui, »soupire Isabella, ses traits lissés.
« Te rappelles-tu de ce qu'il s'est passé avant que tu ne te frappes la tête ? »Demande Vassili avec une voix douce.
« J'étais... j'étais mécontente de quelque chose. »Répond Isabella avec hésitation.
« Qu'en est-il ? »Pousse Vassili quand il verse du whisky sur un chiffon et commence à nettoyer la plaie.
Ses doigts se ferment sur ma main, je les porte à mes lèvres, les embrassant un à un en fredonnant doucement.
« Quelque chose à propos de papa et... des mots. »Déclare lentement Isabella.
« Des mots ? »Vassili fronce les sourcils, levant les yeux vers moi.
« Il a utilisé des mots étranges. Je... je ne sais pas ce qu'ils voulaient dire, mais... OH ! »Crie Isabella, ses yeux grands ouverts.
Elle se lève rapidement et grimace de douleur.
« Isabella ! Recouches-toi ! »Commandais-je, poussant légèrement ses épaules.
« C'est vous ! Il savait que vous alliez me prendre ! Il le savait ! Pourquoi est-ce qu'il l'a laissé faire ! »Isabella gémit, les larmes apparaissant dans ses yeux quand elle me regarde avec colère.
« Bon dieu, qu'est-ce que tu racontes ? »Je fronce les sourcils.
« Je pensais qu'il ne savait pas, mais c'est pas ça ! Vous l'avez dit tout le temps ! Comment savait-il ? A-t-il demandé... a-t-il demandé qu'on me prenne ? Pourquoi ? Pourquoi ferait-il ça ? »Isabella pleure, les larmes tombant en secouant des poings.
« Isabella, personne ne m'a demandé de te prendre. Cela ne faisait pas partie du plan, »insistais-je en saisissant ses poignets.
« C'était planifiée ? Vous… Vous avez prévu tout ça ? »Interroge Isabella, son visage remplie de trahison.
« Bien sûr que c'était prévu ! J'en avais l'intention depuis le premier moment où j'ai posé mes yeux sur toi. Tu penses que j'ai fait tout ça sans connaître les résultats ? Es-tu stupide ? Je recevais des lettres parlant de toi. Chaque année, une nouvelle arrivait, me disant combien tu avais changé, ce que tu avais fait, les personnes que tu avais rencontré. Ça me rendait fou, parce que malgré tout les détails possible qu'elles me donnaient, jamais ça disait où tu étais. J'ai cherché toute les îles et tout les pays, dans l'espoir de te trouver grâce aux lettres, mais tu étais toujours partie depuis longtemps et ce n'est pas comme si je pouvais aller voir la royauté pour leur demander où tu te trouvais. C'est de la chance pure que tu es repris le même bateau qu'avant. Ton père n'a rien à voir avec ça. »Lui jurais-je.
Elle est assise là, me regardant avec des yeux larmoyants tandis que Vassili continue d'examiner sa tête. Sa main serre toujours la mienne, ses ongles creusant le dos de ma main.
« Il n'a pas demandé à ce que l'on me prenne ? »Demande Isabella avec hésitation.
« Non, mo chroi. Je serais prêt à parier qu'il est dévasté de ta perte. »Lui assurais-je.
« Alors il est toujours vivant ? »Demande Isabella, ses yeux s'éclaircissant.
« Aucun de mes hommes n'a tué quelqu'un à bord de l'Imfami, seul quelques uns ont été assommé. »Admis-je avec ironie.
Avant que je ne puisse la voir, ses bras sont autour de mon cou, elle le serre de toutes ses forces, sanglotant sur mon épaule.
« Merci ! Oh, merci ! »
« Facile, mo chroi. Viens maintenant. Laisse Vassili en finir avec la plaie, puis nous pourrons souper, puisque tu as négligé le petit-déjeuner. » Je lui souris.
« Et vous allez m'en dire plus sur les lettres que vous avez reçu ? »Demande Isabella.
« Oui, je vais même te les montrer si tu le veux. »Acceptais-je, sachant que c'est sans espoir de combattre.
« Peut-être que je pourrais savoir qui s'est, »réfléchit Isabella.
« Pense à ce sujet plus tard, mo chroi. Pour l'instant, laisse-nous profiter d'au moins un repas sans négativité. »
Elle rougit quand elle me prend la main, je l'aide à se relever du sol.
« Je suppose que cela était un peu difficile. »Isabella sourit d'un air coupable.
« Pas moins de ce que j'attendais. »Admis-je.
« Garde là sur pied autant que possible, Capitaine. La blessure n'est pas profonde et elle ne semble pas se sentir mal. Elle se sentira mieux demain, »nous informe Vassili.
« Merci, Vassili. »Je hoche la tête.
« Je vous remercie de veiller sur ma tête. »Murmure Isabella, plaçant une main sur son bras.
« C'est un plaisir, bantiarna. »Vassili s'incline légèrement.
Il s'éloigne en un rebond qu'il ne fait jamais.
« Tu corromps mon équipe. »L'accusais-je.
« Peut-être est-ce mon intention. »Isabella sourit.
« C'est bon, maintenant ? Alors maintenant, que préfères-tu entre être placée à mes côtés ou être enfermée dans la cabine ? »Taquinais-je en la tirant plus près de moi.
« Comment vais-je prendre le navire, dont vous êtes le capitaine, si je suis enfermée ici ou toujours à vos côtés ? »Ricane Isabella.
« Tu peux avoir le bateau et tout ce qui est en ma possession. Tout ce que tu as à faire c'est de rester avec moi, »lui promis-je la taquinant à moitié.
« Cela pourrait être utile si je pouvais garder le navire, »réfléchit Isabella en se dirigeant vers la table.
Je suis soulagé en pensent que je serais probablement en mesure de la convaincre de rester.
a leanbh/un leanbh → un peu
mo anamchara : mon âme sœur
mo chroi → mon coeur
Alors, vous en pensez quoi ? C'était bien ? Qui pensez-vous qui écrit ces fameuses lettres à Peter ? Vous pensez qu'il va se passer quoi dans le prochain épisode ?
Bisous et à dans deux semaines ! =)
