Hey coucou tout le monde, ça va ? Moi oui. Je suis à l'heure pour un nouveau chapitre et j'espère qu'il va vous plaire.

Merci pour tout les commentaires que vous m'avez laissés !

PierceOlivera : Merci beaucoup et j'espère que cette suite va également te plaire ! =)

MSM-65 : Hey, c'est vrai que le moment entre Garrett et Randall était pas mal. Je sus contente que tu es aimé ces premiers chapitre et j'espère que la suite va également te plaire.

xvampflox : Coucou, eh bien il me semble qu'il y a une quinzaine de chapitre, pourquoi ?

Pauline : Je suis contente que tu aime cette fiction, c'est vrai que pour moi aussi c'est un coup de cœur ! C'est vrai qu'il y a peu de Bella/Peter ! Ce qui est vraiment dommage. Je ne peux par contre rien dire sur ces lettres.

n'gie : Et ouais ils sont bien ensembles. C'est vrai qu'il est protecteur et possessif, mais j'aime bien ce Peter là. Merci beaucoup, je vais en avoir besoin.

Kuroko23 : Oui, ils sont vraiment trop mignons. Je ne peux rien dire...

Morgane : Ca va, tu te pas fait trop mal ? =) J'espère que cette suite va te plaire ! =)

Tina : Oui, quelqu'un avec qui elle doit souvent être. ^^

oliveronica cullen massen : C'est possible.

lila : Oui, tu es en retard,mais ce n'est pas grave, en espérant que tu ne vois pas ce chapitre dans deux semaines, lors du poste du chapitre 5. ^^ Équipage particulier, mais je l'aime bien. =)

Allez, je vous laisse à votre lecture !


Chapitre quatre.

Je feuillette de nouveau la lettre, pour ce qui me semble être la millième fois, mais rien n'a changé. Il n'y a aucun message secret caché dans les mots qui me dirait qui a écrit ces lettres à Peter durant toutes ces années.

Elles m'ont, cependant, éclaircie sur un certains nombres de choses.

Peter sait des choses sur moi, à un niveau extrêmement profond. Il connaît mon plat préféré, ma couleur préférée, le nom de mon premier cheval, mon premier chien, mes amis, ma famille, et bien plus encore. Chaque petit détail insignifiant de ma vie a été détaillée dans ces lettres et Peter les avait toutes lus.

La dernière lettre se replit facilement, les plis sont usés tellement le pirate a lu la lettre. Je jette un coup d'œil à la pièce pour le trouver assis derrière son bureau, penché sur une carte, étudiant notre itinéraire. Une mèche de cheveux tombe sur son visage, chatouillant sa cicatrice au coin de sa bouche. Mes doigts se contractent, voulant toucher cette partie.

Sentant mes yeux sur lui, il lève les siens. Ses yeux gris s'assombrissent à la lumière faible de la bougie. Je frissonne sous son regard intense, mon ventre se serre, des papillons dans mon estomac.

« As-tu fini de lire ? »Demande Peter d'une voix basse et rocailleuse.

Je dois avaler avant de répondre, ma gorge étant devenue soudainement sèche.

« Oui, mais je ne peux pas dire qui les a écrit. »

« Je suis désolé, mo chroi. Je souhaiterais pouvoir t'aider. »Peter soupire, se penchant en arrière sur sa chaise.

« Merci, »marmonnais-je, triturant les lettres.

Les pieds de sa chaise raclent le sol quand il se lève et s'avance vers moi. Il prend les lettres de mes mains, les empilant soigneusement avant de les ranger dans le tiroir du haut de son bureau.

Je ne lui dirais jamais, mais je suis secrètement ravis que les lettres documentant ma vie soient tellement importante pour lui qu'il les tient enfermés loin des regards curieux. Il met la clé dans la boite à cigares vide sur son bureau et se tourne vers moi, en soupirant, ses épaules s' affaissent.

« Ça a été un longue journée, mo anamchara. Pourquoi ne pas aller au lit ? »Suggère Peter avec lassitude.

Mes nerfs me coupent le souffle, terrifiée à l'idée de passer la nuit dans son lit encore une fois.

« N'hésitez pas à prendre retraite pour la soirée, monsieur, mais je vais rester plus longtemps éveillée. »L'informais-je.

Il se tut un moment, me regardant me tordre les doigts sur ma robe. Je tremble un peu quand j'entends ses bottes avancer vers moi.

« Isabella, il est tard. Tu as eu une journée difficile. Viens te coucher. »Demande Peter, ses mains se posant sur mes épaules pour les frotter doucement.

Alors que ses pouces travaillent mes muscles fatigués, je considère sa proposition attrayante. Je suis fatiguée, mon corps a besoin de temps pour récupérer après cette longue journée.

« Je ne te promets pas de garder mes mains loin de toi, mais ta vertue restera intact ce soir, » poursuit Peter, son souffle caressant mon oreille.

Je me penche en arrière touchant sa poitrine, ma respiration lente quand tout mes nerfs se calment.

« Je ne pense pas avoir dormit aussi profondément qu'hier soir avec toi dans mes bras. J'ai attendu toute la journée pour être en mesure de te tenir de nouveau. »Admit Peter.

« Essayez-vous de me séduire, M. Whitlock ? »Demandais-je avec un petit sourire jouant avec mes lèvres.

« Oui, »répond Peter avec un sourire dans sa voix.

« Je suis une femme bonne et les dames appropriées ne se laissent pas séduire. »Marmonnais-je faiblement en continuant de le taquiner.

« Les dames appropriées ne portent pas de pantalons et ne manient pas les épées. Avouons-le, mo chroi. Tu n'es pas une dame appropriée. »Peter sourit, pose un long baiser juste au dessous de mon oreille.

« Je peux faire semblant d'en être une, cependant, »soutenus-je, les yeux fermés.

« Tu n'as pas à faire semblant avec moi, mon chroi. J'aime la façon dont tu portes les pantalons et la façon dont tu manies une épée. Je ne pense pas que Garrett ou Randall le fassent aussi bien. Je pourrais même te demander d'entraîner mes hommes. »Ricane Peter.

« Vous me faîtes confiance pour ne pas leur faire de mal ? »Demandais-je, peinant à ne pas montrer ma surprise.

« Oui, jeune fille. Je voudrais te confier ma vie. Ce n'est pas grand chose de te faire confiance pour mes hommes, »avoue Peter.

« Même si vous me garder ici contre ma volonté ? »

« Même si tu ne veux pas être ici. »Accepte Peter.

« Je ne sais pas si cela est courageux ou stupide. »

« Il ne s'agit pas là de la folie ou de la bravoure. Il s'agit de mon espoir que tu veuilles apprendre à aimer mon équipe, mon bateau, mon mode de vie, moi, »divulgue Peter.

« Et si je ne le fais pas ? Quels sont vos plan, Capitaine, si vous ne réussissez pas ? »

« Je n'ai pas réfléchit à cette option pour être honnête. Si je le fais, je vais douter, ainsi que mon équipage. Il n'y a pas de doute pour moi, mo chroi. Si je ne réussis pas à gagner ton cœur, je vais continuer avec ma vie vide, chérissant le peu de temps que j'aurais pût avoir avec toi. »Répond solennellement Peter.

C'est comme si un poids lourd venait se poser sur mes épaules, je me penche encore un peu plus en arrière, jusqu'à ce que ma tête touche sa poitrine.

« Viens te coucher, mo chroi. Je suis fatigué et tu manques à mes bras, »encourage Peter.

Je lui permets de me tirer de la chaise, mais je suis surprise lorsqu'il me soulève pour me prendre dans ses bras.

« Je pense que tu seras plus à l'aise sans ta robe ce soir, mais je te laisse la décision. Je vais éteindre les bougies pendant que tu te décides. »Me dit Peter, me plaçant sur mes pieds à côté du lit.

Je rougis quand il se tourne pour éteindre les bougies, mon doigts tremblant sur ma robe.

A la maison, je n'ai jamais porté de vêtement au lit. Les nuits sont chaudes à Shalolie, en dépit d'être dans les montagnes. L'idée de passer une autre nuit dans des vêtements est suffocante. Supprimant ma gêne, je sais que ça viendra, je me tourne vers Peter qui éteint la dernière bougie.

La pièce est plongée dans l'obscurité avec seulement la lune en guise de lumière. Peter revient lentement vers moi, ses pas sûr alors qu'il contourne le mobilier. Il ne dit rien, se plaçant directement en face de moi, nos corps séparés par à peine un pouce.

Je me retourne, lui montrant mon dos, et tire mes cheveux loin de mes épaules, révélant la ligne de boutons. Son souffle rapide m'envoie un frisson dans le dos, je ferme les yeux de plaisir.

Ses doigts traînent à la base de mon cou avant de descendre progressivement pour déboutonner ma robe. Mes mains la tiennent sur ma poitrine, me donnant l'illusion d'avoir une vie privée plus longtemps.

« C'est fait, »dit Peter d'une voix rauque.

« Merci. »murmurais-je, me tournant pour lui faire face.

Dans la pénombre de la lune, je peux le voir serrer la mâchoire et ses bras trembler. Je baisse mon regard et me mords la lèvre inférieure, l'incertitude me traverse.

« Enlève ta robe, Isabella, »ordonne doucement Peter.

Avalant ma peur et mon appréhension, je laisse tomber la robe à mes pieds, ressentant un léger frisson en entendant son juron. Avant que je n'ai le temps de me sentir gênée, ses bras sont autour de moi et ses lèvres sur les miennes.

Ma tête réagit rapidement, je pose mes mains sur ses épaule, serrant sa chemise dans une veine tentative d'arrêter le baiser. Ses mains serrent mes hanches, me tirant plus près de lui quand ses dents mordillent mes lèvres.

« Isabella, »gémit Peter, envoyant des baisers fiévreux le long de ma gorge avant de retourner à mes lèvres.

Tout mon corps est comme de la lave en fusion, tout languissant et chaleureux. Mes lèvres s'ouvrent pour lui, attendant patiemment que sa langue glisse dans ma bouche. Je gémis contre lui à la rencontre de nos langues, de délicieuses sensations traversant mon corps.

Je peux sentir quelque chose de dur contre mon ventre et cela intensifie la douleur présente entre mes jambes. Je ne suis pas novice en la matière, ayant deux femmes mariés en tant que meilleures amies. Elles m'avaient divulgué leur connaissance du lit conjugal peu après leur mariage. Je sais que la longueur pressée contre moi est le corps de Peter qui réagit à ma présence.

Mince. J'ai causé cette réaction cher un homme.

Malgré tout mes baisers avec Edward, il n'était jamais comme ça, m'embrassant profondément. Je n'ai jamais ressenti la réaction de son corps près de moi et je dois avouer que je suis quelque peu déçu. Peter n'a pas de telles réserves, puisqu'il nous abaisse sur le lit, son corps planant sur le mien.

« Mo chroi, sens-tu combien j'ai mal à cause de toi ? »Gémit Peter, poussant ses hanches contre les miennes.

Je gémis en réponse, sentant le feu naître en moi. Je me sens comme brûlante de l'intérieur et je profite de chaque secondes.

« J'ai besoin de toi, Isabella. J'ai besoin de... Oh, mon Dieu ! Laisse-moi... »Peter s'arrête en attachant ses lèvres à mon cou pour l'aspirer.

Je cri, mes doigt serrant ses cheveux pour le maintenir dans cette zone. Ses hanches continuent leur mouvements contre les miennes, mon corps berçant son érection. Avec chaque poussées, les flammes grimpent de plus en plus haut et je sens comme si mon corps allait exploser.

« Peter, Peter, Peter, »chantais-je à bout de souffle, la tête rejetée en arrière alors que je me bats contre les flammes.

« Isabella, »siffle Peter, son rythme augmentant légèrement.

Je crie de nouveau, les flammes explosant en moi en milles morceaux en l'espace de quelques secondes. Tout à l'intérieur de moi se serre et je griffe ses épaule, mon corps tremblant. Peter pousse un cri rauque avant de redevenir tranquille, tremblant en se raidissant sur ses bras.

Une fois redescendu sur terre, la gêne et la honte glissent en moi, me faisant tourner la tête loin de lui.

« Non. Ne te détournes pas de moi, mo chroi. »Murmure Peter, me tournant vers lui.

« Comment pouvons... Qu'est-ce que... Nous avons juste... »Je bégaie, les larmes menaçant de tomber.

« Chut, chut maintenant. Tout va bien, mo chroi. Tu es en sécurité. Ça va, »apaise Peter, abaissant son corps sur moi.

Ses mots doux me calment et je régule ma respiration.

« Nous n'avons rien fais de mal, Isabella. Ce que nous venons de faire était... puissant, magnifique et beau. Nous n'avons rien à nous reprocher. Ta vertue est encore intacte, comme je l'ai promis. »Me rassure Peter.

« Pourquoi je me sens si bien avec vous ? »Demandais-je, ma voix étrangement calme malgré mon trouble intérieur.

« Parce que c'est juste. Parce que tu m'appartiens, comme je t'appartiens. Je t'ai reconnu comme mienne il y a neuf ans. Tu es mo chroi, et je t'aime depuis ce jour. »Admit passionnément Peter.

« Je voudrais être aussi sûr que vous l'êtes. » reniflais-je.

« Donne-moi du temps. Je vais te montrer ce que nous sommes censés être, » promet-il.

Je hoche la tête, impossible de faire autre chose puisque la fatigue tombe sur moi.

« Tu es tout ce dont j'ai envie ou besoin. Dors maintenant, mo chroi. Demain, je vais commencer à te montrer exactement ce que je veux dire par ''destinée à être ensemble'' »Murmure Peter alors que je glissais dans le sommeil.

Les bruits des hommes est la première chose que je remarque quand je marche sur le pont du Priam avec Peter à mes côtés. Mes yeux cherchent la source du son et je trouve les hommes qui se battent avec des épées. Je souris, reconnaissant l'un d'entre eux comme étant Randall et l'autre est est celui qui a essayé de me toucher sur l'Imfami.

« Sois maudit en enfer ! » Crie l'homme, balançant son épée sur Randall.

Randall rit et contre son attaque avec une autre, l'emportant facilement contre l'homme.

« Est-ce qu'ils le font souvent ? » Demandais-je à Peter en regardant toujours la lutte.

« Oui. Randall aime narguer l'équipage et Collin a un tempérament colérique. »Peter sourit.

« Pensez-vous qu'il serait près pour se battre contre moi ? »Demandais-je avec espoir.

« Tu veux te battre contre Randall ? »Interroge Peter, surpris.

« Non, je veux me battre contre Collin. »Je jette justement un regard noir au nommé.

Peter ne dit rien pendant quelques instants, faisant la navette entre Collin et moi.

« Une raison particulière ? »Demande Peter.

« Il a essayé de mettre ses mains sur moi, » lui rappelais-je.

« Je vais le tuer, »grogne Peter, avançant à grandes enjambées.

« Non ! »pleurnichais-je doucement en m'agrippant à son bras pour le faire revenir vers moi.

« Il connaît les règles de la navigation sous mon drapeau. Les femmes et les enfants ne doivent jamais être brutalisés. »Parle Peter en serrant les dents.

« Vous m'avez promis la justice pour l'homme qui a tué mon père. Voulez-vous ne pas m'offrir la même option pour l'homme qui a osé essayer de me toucher sans mon consentement ? »Demandais-je froidement.

Tu mets que le père de Bella est mort, mais je ne me souviens pas que ça soit écrit quelque part. Je me souviens que Peter dit qu'il n'y a pas eu de mort. Mais je me trompe peut être ?

Peter me fixe pendant un long moment avant de hocher la tête et de prendre du recul.

« Il suffit que tu me laisses un peu de temps avec lui, »grogne Peter en m'offrant son épée.

Je prends son épée, en essayant de résister à l'envie de me pencher pour combler l'espace entre nous et je place un baiser sur sa cicatrice qui est plus blanche que d'habitude sous la contraction de sa mâchoire. Je regarde ses yeux sombres me fixant et j'ai soudainement le sentiment qu'il sait exactement ce qui se passe dans ma tête.

«Va y maintenant avant que je nous ramène dans la cabine pour nous y enfermer. »Grogne Peter en se penchant légèrement en parlant.

Je détourne les yeux et marche vers les hommes. Randall me regarde et sourit quand j'arrive à ses côtés. Collin, voyant sa chance, lève son épée.

Elle résonne contre la mienne quand j'intercepte son coup.

« C'est un mauvais maniement d'épée d'essayer d'attaquer un adversaire lorsque celui-ci prend du recul dans la lutte. » L'informais-je.

« Sors de mon chemin. »Exige Collin en serrant les dents sous la colère.

« Non. Si vous voulez vous battre contre quelqu'un il va falloir se battre contre moi. Je dois vous remboursez vos mains baladeuses d'il y a quelque jours. »

« Comme si une jeune fille pouvait me vaincre. »Ricane-t-il.

« Donc, vous n'avez aucun problème de croiser le fer avec moi ? » Doutais-je.

« Oui, Caili Beagan. Place au duel. » Convient Collin en glissants son épée contre la mienne.

J'ignore les sons indignés des hommes autour de nous, ne comprenant pas pourquoi ils protestent.

Je lui permets de faire le premier pas, voulant comprendre sa stratégie avant de commencer à combattre. Durant les cinq premières minutes, je feinte, je fais semblant d'attaquer sur la droite alors que j'attaque sur la gauche, et il favorise son pied droit, attaquant toujours sur la gauche.

Avec ces connaissances, je passe à la tactique et commence à jouer sur ses faiblesses et ses prévisibilités. C'est assez marrant puisque à chaque fois que je fais un pas plus, il devient en colère. Ses mouvements deviennent hachés et ses erreurs augmentent, ce qui rend extrêmement facile pour moi de le dépouiller de son épée et de poser la mienne à la base de son cou.

« Jeune fille prostituée ! Rend-moi mon épée ! »Crie Collin le visage rouge.

« Je ne pense pas. Notre duel est terminé et je suis le vainqueur. Votre épée, par la loi, m'est acquise. »Je lui jette un regard noir.

« Que le diable t'importe ! Capitaine ! Tu ne vas pas permettre que cette jeune supprime mon épée ? »Exige-t-il, le poings serrés de colère.

« Si Collin. Tu as de la chance que je n'ai pas moi-même retiré ton épée. »Répond Peter d'un ton glacial.

Les hommes autour de nous grimacent, certains d'entre eux aspirent l'air à travers leurs dents avec des expressions peinées.

« Tu resteras sous le pont pour le reste de notre voyage et ne fera plus partie de notre équipe une fois arrivée à Bearsalei. » L'informe Peter.

« Tu permets à une fille de venir avec nous ? Capitaine, il y en a des milliers comme elle à travers le monde ! Qui y-a-t-il de spécial avec elle ? » s'énerve-t-il, clairement indigné.

« Celle-ci est à moi ! »Crache Peter.

« Je n'aurais jamais penser que je verrais le jour où Peter Whitlock choisirait une femme plutôt que son propre équipage. » Se moque Collin avant de cracher à mes pieds.

Avant même que je ne fronce le nez dégoûtée, Peter a sa main enroulée autour du cou de Collin et son autre main se place sur sa bouche. Peter ne fait pas de bruit quand il gémit en lui envoyant son poing. En quelques minutes, les deux hommes roulent sur le pont, le sang recouvrant leur visage.

Je suis tenue par Randall, son bras entourant ma taille pour me retenir. Toutes mon attention est sur Peter. Je grimace à chaque fois que Collin arrive à mettre la main sur son capitaine. Je tremble au moment où Peter recule son poing et assène le dernier coup, mettant Collin hors course.

En ce moment, un déclic se fait en moi, je réalise que Peter m'a dit la vérité. Il tuerait vraiment quelqu'un qui essayerait de me faire du mal. Pendant cette prise de conscience, mon cœur se serre douloureusement, je suis soudainement terrifiée par l'homme avec qui je partage mes nuits, me taquinant pendant la journée et qui sourit en me voyant.

Oh, mon Dieu, sauvez-moi.

Peter POV.

Je me lève lentement, désolé de la perte d'un bon membre d'équipage. Peu importe comme je suis furieux contre lui, il a été un bon marin, même s'il était un peu arrogant. Cependant, il n'avait pas d'importance. Dès qu'il manque de respect à mon Isabella, tous les paris sont annulés.

Je lève les yeux pour la voir avec Randall, ses yeux grands ouverts me regardant. J'attends, incertain de ce qui se passe dans son esprit. Inquiet, j'ai peur de sa réaction.

Elle ne me laisse pas penser, qu'elle ne se précipite vers moi, les yeux fixés sur ma main.

« Stupide homme insensé, »marmonne Isabella, ses doigts souples recouvrant ma peau ouverte.

« Attention, mo chroi, »grimaçais-je quand elle passe sur un point sensible.

Elle fait un bruit doux avant de caresser de ses lèvres, mes doigts. La chaleur de ce simple geste va directement à ma queue.

« Viens avec moi. Nous allons nettoyer et panser tout ça. »Isabella fronce les sourcils, me tirant vers notre cabine.

Je la suis facilement, heureux qu'elle veuille prendre soin de moi.

« Randall, va voir la racaille, »ordonnais-je par dessus mon épaule.

« Oui, Capitaine ! »

Isabella ne s'arrête pas jusqu'à ce que nous atteignons la cabine, me tirant vers le bureau pour m'asseoir dans mon fauteuil.

« Où est la pommade que vous avez mis sur mes poignets ? »

Je tends la main et ouvre le tiroir du haut, en lui remettant le pot nécessaire pour mes coups. Elle le prends, les mains légèrement tremblantes. Préoccupé, je les couvre des miennes, calmant son agitation.

« Qu'est-ce qu'il y a, mo chroi ? » Demandais-je doucement.

« Je suis désolée. Je suis tellement en colère. »Siffle Isabella.

« Ne le sois pas. Il sera enfermée dans les calles pour le reste de notre voyage et une fois que nous atteindrons Bearsalei, il sera renvoyé du navire. »

« Il n'aurait pas dû vous faire de mal. »

Isabella fronce les sourcils.

« Il m'a à peine touché. »Je ris, caressant le dos de sa main.

« Vos mains... »

« Je l'ai fait pour toi, mo chroi. »

« Très bien, alors je serais en colère contre vous, » souffle-t-elle.

« Pas tant que je suis blessé. »

Je fais la moue.

« Dès que vous serez guérit, alors. »Décide Isabella enlevant ses mains des miennes pour dévisser le couvercle.

Je la regarde attentivement mettre le baume sur mes doigts éclatés, sa lèvre inférieure malmenée par ses dents. Je souris légèrement quand elle fronce le nez à l'odeur.

« Pourquoi ça a une odeur différente ? »

« Parce que c'est un mélange d'aloès et de thym. »

« C'est tellement mieux que la première. »

« Celle-ci est utilisée pour les plaies ouvertes. Tu avais besoin de quelque chose pour apaiser tes ecchymoses. »

Elle marmonne une réponse, enroulant un chiffon autour de mes doigts pour garder la pommade et arrêter le saignement.

« Je pense que vous devriez vous abstenir de bagarres dans les jours suivants, monsieur, afin de ne pas agiter de nouveau vos doigts. »

« Oui, jeune fille. Je suis d'accord. » Je souris, me levant et posant un baiser sur sa tempe.

Elle soupire et se penche plus près de ma poitrine. C'est une petite victoire remportée.

« Merci de m'avoir aidé. » Murmurais-je en frottant mon nez le long de ses cheveux.

« De rien, »respire Isabella, sa voix légèrement tremblante.

Je souris plus largement lorsqu'elle commence à ranger la pommade et les pansements, éloignant délibérément ses yeux loin des miens. Quand elle finit, je tends la main dans l'intention de retourner sur le pont principal.

« Viens, mo chroi. Allons voir si Randall n'a aucun mal à enlever ce rat de ma terrasse. » Insistais-je.

Elle glisse sa main dans la mienne, sans aucune hésitation, rougissant joliment quand je lève sa main pour l'embrasser. Je m'émerveille brièvement du changement de caractère. Elle était complètement impitoyable lors du combat avec Collin, mais dès que les épées ont été mise de côté, elle redevient timide et féminine. Elle me donne l'envie d'envelopper mes bras autour d'elle pour la protéger de tout et n'importe quoi, et en même de prendre du recul pour de nouveau la voir se battre contre un pauvre roquet et le mettre en poussière. Elle m'a complètement fascinée.

« Pourquoi j'entends parler d'un combat, Capitaine ? » Demande Garrett en venant à côté de nous pendant que nous marchons sur le pont.

« Combat d'épées entre Isabella et Collin et j'ai dû enseigner à ce dernier quelques petites choses sur la façon de traiter une femme. Ne t'inquiète pas, mon vieil ami. Il a été pris en charge par ton frère. » souris-je.

« Bon Dieu ! Je le jure, je ne sais pas pourquoi tu l'as promus maître d'équipage l'an dernier. Il est un bien meilleur tireur. Il fait encore la moitié du travail de Ben. » Se moque Garrett.

« Qui d'autre connaît aussi bien le bateau et tous les rôles ? C'est un bon maître d'équipage. Ben a encore à apprendre le métier. » le Défendais-je.

« Randall est le maître d'équipage ? » Isabella doute de moi.

« Oui, ma dame. Nous ne pouvons pas avoir le même ordres hiérarchiques que les marins royaux, mais Randall supervise la plupart des questions plus spécialisées. »Garrett hoche la tête, souriant largement.

« Tu parles encore de moi, mon frère ? Et à notre bantiarna, rien de moins. N'écoute pas ce qu'il dit, jeune fille. Ce ne sont que des mensonges. »Randall sourit en se dirigeant vers nous.

Isabella lui donne un faible sourire en retour, les sourcils froncés.

« Qu'est-ce qu'il y a, mo chroi ? » Demandais-je en sachant qu'elle a une question.

« Oh, ce n'est rien, Randall vient de m'appeler comme Collin lorsque nous combattions. »Isabella hausse les épaules.

Le sourire de Randall disparaît pour laisser apparaître la colère. Garrett, légèrement confus tourne son regard vers son frère.

« Il l'a appelé caili beagan, » murmure Randall.

« Dans un duel ? »Demande Garrett avec les sourcils relevés.

« Oui, juste avant qu'ils ne commencent. » Grogne pratiquement son frère.

« Je ne comprends pas. Comme m'a t-il appelé ? » Demande Isabella énervée.

« Ça signifie ''petite fille'', mais ce n'est pas la raison pour laquelle l'équipage étaient tellement outrés. Il a utilisé la langue de la mer, une langue sacrée entre pirates et marins. Nous n'utilisons jamais cette langue dans une bataille et il est utilisé uniquement en bon terme. La langue est destinée à montrer la faveur, la paix et l'accord, pas la haine ou le mépris, » lui expliquais-je.

Isabella ne dit rien, mais la rougeur sur ses joues me dit exactement ce à quoi elle pense.

« Oui, mo chroi. L'ensemble de ce navire se soucie de toi, parce que tu es à moi, et à ce titre tu es leur, » murmurais-je en embrassant sa tempe.

« Vrai. Bantiarna, capitaine. Tu es un membre de l'équipe maintenant, »Randall sourit.

Elle rougit encore plus.

Alors que je l'emmène à l'écart des deux frères, je me permets d'espérer qu'elle décide de rester avec moi. Je ne peux pas imaginer d'être séparé d'elle après l'avoir personnellement connu. Il n'y a aucun doute dans mon esprit qu'elle est la seule pour moi.

Bella POV.

Je lève les yeux vers Peter qui sourit en faisant le tour du Priam, ses yeux gris brillants. Il me vint une prise de conscience soudaine qui fait battre mon cœur rapidement.

Je tombe amoureuse d'un homme que je ne connais que depuis trois jours, mais pire que cela, je tombe amoureuse d'un pirate.

Oh, mon Dieu, sauvez-moi.


Alors ? Vous avez trouvé ça comment ? Bien ? J'espère !

Je vous dit à bientôt pour un nouveau chapitre !

Bisous !