Coucou tout le monde, ça va ? Moi oui, en vacances, donc j'essaye de m'avancer un peu sur mes traductions. Merci beaucoup pour tout les commentaires que vous m'avez laissés sur le précédent chapitre. J'espère en avoir autant sur ce chapitre, mais si c'est plus je ne m'en plaindrais pas. =)
Merci beaucoup à hp-drago pour m'avoir corriger ce chapitre, comme toujours. =)
Pierce Olivera : Merci beaucoup, et oui comme ça tu as de quoi lire toute les semaines. =)
MSM-65 : Merci beaucoup, j'en suis contente et j'espère que cela va continuer comme cela. =) Eh bien on va découvrir quel est le rôle de Jacob dans ce chapitre, qui, j'espère va te plaire.
N'gie : Et oui c'est vrai. Merci beaucoup et j'espère que cette suite va continuer à te plaire.
Morgane : Coucou, j'espère que l'autre fiction ta également plus mais je suis contente que celle-là au moins te plaise.
Oliveronica cullen massen : Et bien la voici, j'espère qu'elle va te plaire.
Je vous laisse à présent à votre lecture, en espérant qu'elle vous plaise !
Bonne lecture !
Chapitre 6 :
Peter POV.
Je tends la main et l'attrape avant qu'elle ne touche le sol, je la soulève et la prends dans mes bras. Je l'emmène au lit et l'y couche, mes mains couvant son corps.
« Que veux-tu que je fasse, Capitaine ? »Demande nerveusement Randall.
« Veuille à ce que ce navire reste surveillé. » Craquais-je.
Il sort de la pièce et je me concentre à essayer de réveiller Isabella.
Sa réaction au nom de l'homme est bizarre. Jacob Black était un bon marin, de vingt ans. Son père, Billy Black, avait été l'un des pirates les plus féroces jusqu'à ce qu'il soit capturé, il y après d'une décennie. Maintenant, Billy pourrit dans le donjon d'Aro. Pourtant, cela ne me dit pas comment Isabella connaît son fils, Jacob. Cela n'explique pas sa réaction à l'entente de son nom.
Mes doigts tracent sa joue et traînent sur sa mâchoire en attendant qu'elle ouvre les yeux. J'ai fais douze passages sur son visage avant qu'elle n'ouvre ses yeux.
« Isabella, »respirais-je, me penchant plus près d'elle.
Elle gémit doucement, ses sourcils se froncent pendant qu'elle est se déplace lentement. Mes doigts se déplacent vers ses cheveux et les retire de son visage.
« Qu'est-il arrivé? »Marmonne Isabella en clignant des yeux.
« Tu t'es évanouie, mo chroi, et tu m'a fait extrêmement peur, »l' accusais-je doucement.
« Je me suis évanouie ? Je n'ai jamais perdu connaissance de ma vie. »Isabella reste bouche-bée, indigné.
« Je suppose que ce qu'on dit est vrai alors. Il y a une première fois à tout. »Je ris faiblement.
Isabella fronce les sourcils alors qu'elle s'assoie lentement, mes bras s'enroulent autour de ses épaules pour la soutenir. Elle soupire avant de tourner son regard confus vers moi.
« Pourquoi me suis-je évanouie ? »Demande Isabella.
« Pas sûr que je puisse te répondre. Tout ce que je disais était que Jacob Black voulait te voir, »répondis-je lentement.
Son visage pâlit encore et je m'inquiète qu'elle ne s'évanouisse encore une fois. Je m'approche d'elle, la serre contre ma poitrine.
« J-Jake ? Mais... Mais il est mort, »souffle Isabella.
J'ignore cette partie pour l'instant et me concentre plus sur leur relation.
« Comment le connais-tu, Isabella. »Demandais-je en gardant ma voix calme.
« Son père, Billy, était ami avec mon père et nos mères étaient meilleures amies. Nous avons passé plusieurs jours ensembles lorsque nous étions enfants. Il y avait des moments où Jake et sa mère passaient quelques jours sur notre navire tandis que Papa et Billy partaient faire des affaires. Après ma mère, Sarah Black était le seule personne féminine que j'avais. Elle est morte seulement deux ans après la mort de ma mère. » Explique Isabella.
« Donc, vous avez grandi ensemble. Pourquoi penses-tu qu'il est mort ? »Demandais-je, essayant de recoller les morceaux.
« Parce que je l'ai vu mourir. »Murmure Isabella, tournant des yeux hantés vers moi.
Son regard vide refroidit mon cœur.
« C'était après que papa est reçu son titre par le Roi Marcus, nous étions à Isopholy à l'époque. Jake s'est toujours vanté de ses compétences avec une épée. Un des hommes de la cour l'a défié, se croyant supérieur. L'homme, Michael Newton, avait des résultats médiocres. Il était clair dès le début qu'il voulait nuire à Jake. Jake essayait simplement de se défendre, mais Michael ne bougeait pas assez vite. Jake l'a tué. Le roi Ara a ordonné son exécution pour le meurtre d'un membre de la cour royale. Il a été décapité deux jours plus tard, sans procès, »termine Isabella, sa voix complètement plate.
« Et tu as tout vu ? »
Elle hoche la tête, fermant les yeux alors que son corps tremble. Sans un mot, je la soulève du lit et la pose sur mes genoux, la gardant près de moi alors qu'elle sanglote.
Si quelqu'un à bord de ce navire prétend être Jacob Black, cela ne peut signifier que deux choses. Soit il est ignorant de la mort de l'enfant, comme je l'avais été, et j'espère que Randall s'est trompé avec le message. Mais quel message peuvent-ils vouloir envoyer à Isabella en parlant d'un de ses amis mort ?
A moins que...
« Isabella, je besoin de parler avec Randall. Tu restes dans la cabine, à l'écart des fenêtres. Si tu vois ou entends quelque chose, tu cries aussi fort que tu le peux et je serai ici immédiatement, »
« Quoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? » Demande Isabella, la voix tremblante à travers ses larmes.
« Je ne sais pas encore, mo chroi. Il suffit que tu fasses ce que je te demande, »murmurais-je en embrassant sa tempe.
Quand j'arrive à sa hauteur, ses yeux sont fermés, mais quelques larmes continuent à s'échapper. Je les essuie avec mon pouce, ma poitrine se serrent douloureusement alors qu'elle se penche sous mon contact.
« Je reviens bientôt, »lui promis-je, je la pose sur le lit avant de quitter la pièce.
Je ferme la porte derrière moi, mon sang pulsant fortement lorsque je cherche Randall. Mon cœur bat contre mes tempes en même temps que mes pieds marchent sur le pont quand je l'approche.
« Randall, dis-moi en plus sur ce garçon, celui qui a dit qu'il s'appelait Jacob Black. »
« Oui, Capitaine. Celui qui veut voir la bantiarna. Il s'agit d'un homme assez petit. Il était agité, tordant ses mains. »Randall fronce les sourcils.
« Et comment a-t-il parlé ? »Demandais-je, les poils de mon cou commencent à se hérisser.
« Nerveusement. Il avait du mal à cracher ses mots. »Répond Randall.
« Sa coloration... était-elle juste ? » demandais-je, reculant lentement.
« Coloration ? » Doute Randall, ses sourcils froncés tandis que je continue de reculer lentement.
« La couleur de sa peau, Randall ! Était-elle blanche ? » le pressais-je.
« Oui, Capitaine, aussi blanche que la bantiarna. »Convint Randall, à peine finit-il que je me retourne et cours vers la cabine.
« Isabella ! »Appelais-je en entrant.
La cabine est vide, son nom fait écho dans la salle, se moquant de moi. Désespéré, j'espère que je me trompe, je la cherche dans la cabine, renverse la table, tire les drap du lit, jette mes vêtements de l'armoire. Il n'y a aucun signe d'elle.
« NON ! Non, non, non ! Randall ! RASSEMBLE LES HOMMES ! » Criais-je en courant sur le pont.
Alors que les hommes courent, se préparant à quitter le port, je regarde le navire en face et maudit celui qui se trouve à bord. Comment avais-je pu la laisser se faire prendre ?
Bella POV.
Je fixe les hommes qui me traînent sur le pont du navire, ma langue poussant contre le bâillon de tissus placé dans ma bouche. Les deux hommes qui sont venus me dérober sont morts et flottent à présent dans l'eau près du Priam. Ces trois là avaient attendus, sachant que je serais capable de tuer à la première attaque. Une fois que je les ai jeté dans la mer, l'un des trois hommes est sortis de l'ombre et m'a attaqué. Ignorant les deux autres, j'ai tourné le dos à la fenêtre. Un mouvement stupide pour quelqu'un d'aussi expérimenté que moi, et par conséquent, j'ai été prise.
J'appuie sur mes pieds, essayant de faire perdre l'équilibre à mes ravisseurs. Ils rient simplement et tirent plus fort sur mes bras. Je me mords contre la douleur, refusant de faire le moindre bruit quand la douleur traverse mes épaules.
Mes mains sont attachés dans mon dos et ils sont placés hauts pour qu'ils puissent s'en servir comme de poignées, tout en me traînant sur le pont. Je penche ma tête en arrière, la fureur vrombissant dans mes veines quand je remarque que nous nous approchons des quartiers du Capitaine.
« Jeune fille. Soie gentille avec le Capitaine, maintenant, »glousse l'un des hommes, me jetant contre la porte.
Je grogne lorsque je tombe sur mon épaule, la respiration rapide quand je me redresse et scanne la pièce. C'est sombre et il n'y a pas de bougies d'allumées et les rideaux sont tirés sur les fenêtres. Je sais que je ne serais même pas capable de voir ma main devant mon visage.
Le manque de lumière me rend nerveuse, car je ne me sens pas capable de voir le danger. Le silence absolut de la salle, alimente mes craintes quand j'entends le Capitaine.
« Isabella Swan. Je n'étais pas sûr de te voir de mes propres yeux, » dit une voix calme.
Je me fige, cherchant d'où vient la voix.
« Tu es magnifique. Mais à quoi s'attendre de la fille de Renée Swan ? » Se moque la voix.
J'avale par réflex, la sueur commençant à perler le long de mon front. Qui est-cet homme et comment connaît-il ma mère ?
« Charlie a bien fait de te tenir à l'écart des autres. Il t'a gardé en sécurité en te laisser sur terre, » ricane l'homme.
Je suis surprise. Personne d'autre que ma mère et les noirs avaient appelé mon père Charlie. Pas même Eléazar.
Une rude main calleuse prend ma mâchoire, se serrant quand j'essaye de m'éloigner de lui.
« Ah, ah. Rien de tout ça, maintenant. Permet-moi de jeter un œil à ma nouvelle épouse. »Tique l'homme.
Une sensation de terreur froide s'abat sur moi lorsque les paroles de Peter se jouent dans mon esprit.
Tu vas être ma femme.
Pourquoi ces hommes, que je n'ai jamais rencontré, sont intéressés à obtenir ma main par le mariage ? Peter prétend m'aimer, mais... mais est-ce une farce ? Me ment-il ? Pourquoi ?
Ma colère éclate quand mes pensées continuent, je recule et chasse la respiration de l'homme loin de mes oreilles. Mon talon atterrit contre son ventre, l'obligeant à se plier et haleter.
« Sale pute ! »Dit l'homme le souffle coupé.
Je glisse aussi loin que je peux avant que mon dos frappe un mur. Utilisant la structure comme un levier, je réussis à me remettre sur mes pieds. Cependant, avec mes mains liés dans le dos il y a peu de chance que je puisse m'échapper.
Je cherche frénétiquement dans l'obscurité, sachant que j'ai peu de temps avant qu'il ne se lève et vienne près de moi. Les larmes commencent à se former lorsque je cours en continu dans la salle. Je suis impuissante.
Alors que mes mains fouillent sur le bureau à la recherche de quelque chose de pointu, mes mains sont saisit et je suis penchée en avant.
« Tu va payer pour ça, salope. »Grogne l'homme.
Son haleine sent la bière, l'odeur retourne mon estomac, il me frappe le visage. La force du coup me fait atterrir sur le sol, mon cri est étouffé par le bâillon. Il se met à califourchon sur moi avant que je ne puisse me remettre debout. Ses mains serrent mes bras.
« Ces jolis seins, »dit-il, ses mains se déplacent pour les serrer à travers ma fine robe.
Je fais la grimace, mes dents s'enfonçant contre le bâillon pour m'empêcher de crier.
« Hmm. Tu aimes ça ? Mm-hmm. Je sais que tu aimes ça. Et tu aimeras encore plus quand je sucerais ces jolies petites perles alors que ma bite se trouvera dans ta chatte serrée, »gronde-t-il, ses hanches bougeant contre les miennes.
Les larmes piquent derrière mes paupières, je ferme les yeux à l'entente de ses mots vulgaire. Tout en moi appelle Peter, les suppliant de venir me chercher.
La porte de la cabine s'ouvre soudainement, éclairant la pièce. Un marin arrive, ses mouvements saccadés montre son excitation, mais son attention est sur l'homme qui me tient.
Ses cheveux blonds coupés courts, révélant une cicatrice qui par du long de son cuir chevelu pour descendre au milieu de son front jusqu'à l'arrière de son oreille droite. Ses yeux bleus deviennent pratiquement blanc, ce qui le rend démoniaque. Ses lèvres se sont relevés et ricane quand il fait face à son Capitaine, son nez plissé sous la colère. Les bras qui m'ont cloués au sol sont forts, mais pas comme ceux de Peter. Il est mince et grand, mais son corps n'a pas les muscles développés comme quelqu'un qui a fait un travail acharné pendant des années.
« Capitaine ! Le Priam quitte le port ! »S'exclame l'homme à la porte.
Le doute éclate à l'intérieur de moi et je souhaite vraiment mourir à ce moment-là. Peter n'est pas venu pour moi.
« Laissez-nous ! »casse le Capitaine.
Les larmes coulent librement, sans mon consentement. L'homme au dessus de moi fait un mauvais sourire à la fermeture de la porte, nous entourant de nouveau dans l'obscurité.
« Tu as entendu, striapaigh ? Le Capitaine Whitlock t'a laissé à moi. Tu m'appartiens, »L'homme sourit sombrement.
Je frémis en dessous de lui, repoussant, il ferme les yeux et gémit doucement. Ses hanches se décalent vers moi et je sanglote à la sensation de son excitation.
« Ouvre ces jambes pour moi, striapaigh. Je veux sentir à quel point tu es humide pour moi, »murmure-t-il, ses mains glissant sous ma jupe.
Ses paumes meurtrissent mes hanches lorsque ses doigts fouillent sous mes sous-vêtements. Je fais la grimace lorsque ses doigts poussent à l'intérieur de moi, malgré l'absence de réponse, il a gagné mon corps. La sensation de brûlure est un soulagement bienvenue contre la trahison qui serre ma poitrine.
« Puis-je enlever le bâillon, Isabella ? Je veux t'entendre crier quand je déchirerai ta vertu. »
Il coupe un de mes grognements lorsqu'il laisse son poids tomber sur moi. Je sanglote, luttant pour m'éloigner de lui quand une autre paire de main me saisissent. Je me retourne, essayant de repousser l'attaquant, criant inefficacement contre le bâillon.
« Bantiarna ! Bantiarna, c'est moi ! »S'écrie doucement Randall, tendant la main pour me tirer contre lui.
Je tremble quand il me tient contre sa poitrine, mon corps s'affaissant contre le sien.
Peter ne m'a pas quitté.
« Chut, maintenant, un leanbh. Je te tiens. »Apaise Randall, me retirant le bâillon.
« Randall ! Je pensais qu'il m'avait laissé. »Sanglotais-je.
« Le Capitaine ne te laissera jamais, bantiarna, »assure Randall, ses bras se refermant contre mon corps.
Je n'arrive pas à arrêter les frissons et je me colle plus contre lui. Mes bras s'enroulent autour de sa taille pendant que je cache mon visage dans sa poitrine.
« Viens, maintenant. Nous devons rapidement agir, »insiste Randall, me tirant vers les fenêtres.
Il passe la tête par la fenêtre, regarde autour de lui avant de revenir à l'intérieur.
« Je vais te laisse passer. Il y a un canot en dessous. Vladimir va te rattraper. »Murmure Randall.
Je hoche la tête pour lui faire comprendre que j'ai compris, j'avale tout mes incertitudes, il m'aide à grimper par la fenêtre. Il garde mes mains dans les siennes jusqu'à ce que je pende au dessus de l'eau.
« Laisse-toi tomber, »siffle Vladimir.
« Ne crie pas, »me met en garde Randall avant de me libérer.
Je réussis à garder mon cri dans ma gorge. Vladimir me colle contre sa poitrine, le petit canot bascule un peu quand il m'installe en face de lui.
« Allez ! Vite ! »Appelle doucement Randall avant de nouveau disparaître dans la cabine.
« Attendez ! Où est-ce qu'il va ? »Demandais-je quand Vladimir commence à ramer.
« Il est parti aider le Capitaine et l'équipage. »
« Ils sont à bord ? »Demandais-je nerveusement, me tordant pour regarder le navire alors que Vladimir nous dirige vers le Priam.
« Oui. Le Capitaine ne prend pas à la légère que quelqu'un veuille te prendre à lui, »Vladimir fronce les sourcils.
« Mais cet homme. Il a dit que le Priam quittait le port, »je fronce les sourcils.
« Diversion, »grogne Vladimir.
Je me mords la lèvre, mais m'abstins de dire quoi que se soit d'autre alors qu'il continue de ramer vers l'endroit où le Priam est ancré. Il rame jusqu'à la côte du navire et siffle d'une voix aigu. Une échelle de corde est jetée par dessus bord, il la prend adroitement.
« Monte, jeune fille. »Insiste Vladimir.
Je marche jusqu'à l'échelle, saisis la corde et commence l'escalade. Mes membres tremblent mais je lutte pour continuer de monter.
« C'est bon, bantiarna. Je te tiens, »déclare Vassili, me tirant vers le pont.
Je m'effondre contre lui.
« Tu es en sécurité, jeune fille. »Murmure Vassili, me tapotant doucement le dos.
« Mène-là à l'intérieur et veille à ce qu'elle ne soit pas blessée. »Charge Vladimir quand il grimpe à la rambarde à ma suite.
« Peux-tu marcher, bantiarna ? »Demande Vassili.
Je secoue la tête, sachant que mes genoux tremblant seront incapables de m'obéir durant la courte distance me menant à la cabine. Sans un mot, Vassili me soulève dans ses bras et traverse le pont. Je cache mon visage dans son cou, terrifiée par les ombres qui m'entourent.
« C'est bon, un leanbh. Je te tiens, »murmure Vassili, me portant dans la cabine.
Il me dépose dans le fauteuil avant d'allumer les bougies. Mes yeux parcourent frénétiquement la cabine, à la recherche d'hommes qui ne sont pourtant pas là.
« Bantiarna ? Es-tu blessée ? »Demande Vassili, à genoux devant moi.
Je secoue la tête et la baisse pour éviter son regard.
« Es-tu sûr ? Il ne t'as pas fait de mal ? »Demande à nouveau Vassili, posant sa main sur mon genou.
Je me mords la lèvre et secoue une nouvelle fois la tête.
« Peux-tu me dire ce qui s'est passé ? »Demande doucement Vassili.
« Ils... Ils sont venus ici. Deux d'entre eux. J'ai réussi à prendre l'épée de rechange de Peter et les tuer, mais il y en avait un autre. Alors il m'a distrait et deux autres sont arrivés. Ils m'ont mis un bâillon sur la bouche et m'ont attaché les mains derrière le dos. »Commençais-je, la voix rauque.
« Quoi d'autre, bantiarna ? »Presse Vassili.
« Ils m'ont tiré sur l'autre navire et m'ont jeté dans la cabine du Capitaine. C'était... c'était sombre. Si sombre. Je ne pouvais pas voir grand chose. Et puis... il-il a commencé à parler. Il était... il allait...à... »J'ai le souffle coupé.
« Chut, bantiarna. Tu es en sécurité. Il ne peut plus t'attraper, »murmure Vassili, me prenant la main.
Je hoche la tête et lutte pour retenir mes sanglots.
« Le Capitaine est sur le chemin du retour, » annonce Vladimir en entrant dans la cabine.
Je renifle et relève la tête vers lui, surprise de le voir tenir un bol.
« Tu as besoin de manger quelque chose, jeune fille, »insiste Vladimir en plaçant le bol fumant de soupe en face de moi.
« Je ne suis vraiment pas- »
« Mange, bantiarna. Tu en as besoin, »interrompt Vassili.
Je hoche faiblement de la tête, lève la cuillère et commence lentement à manger le contenu du bol. La crème salée apaise ma gorge et me réchauffe de l'intérieur. Avide de la chaleur, je continue à manger, bercé par Vassili et les tons calme de Vladimir, jusqu'à ce que la porte de la cabine s'ouvre et que Peter se précipite dedans.
« Isabella ! Est-ce que ça va ? »Demande Peter en me prenant dans ses bras.
« Je vais bien, »murmurais-je, tout mon être se relaxe alors que ses mains cherchent frénétiquement des signes de dommages.
Avec un grognement torturé, je suis tirée vers sa poitrine, son visage enfouit dans mes cheveux. Je m'accroche à lui tout aussi désespéramment, luttant contre les larmes qui reviennent.
« Mo chroi, t'a t-il blessé ? »Demande Peter, sa voix à peine plus forte qu'un murmure.
Je secoue la tête et ferme les yeux, essayant de tout bloquer, me concentrant sur la sécurité que je sens autour de moi. Peter pousse un soupire de soulagement dans mes cheveux, ses bras me serrant légèrement en réponse.
« Capitaine, j'ai besoin de te parler, »marmonne Vassili.
« Oui. Je vais venir, »répond Peter, ne faisant aucun mouvement pour me libérer.
J'entends la porte se refermer et j'essaye de me presser plus près de lui.
« Qui était-il ? »Demandais-je doucement.
« Phil Dwyer, le Capitaine du Serpent de Mer, »grogne Peter.
« Pourquoi a-t-il... Que voulait-il ? »
« Je n'ai pas vraiment poser de question, mo chroi, » Peter ricane sombrement.
« Est-il... » Je m'arrête, incertaine.
« Oui, »siffle furieusement Peter.
« Oh. »
« Je t'ai dit que je tuerais quiconque essayerait de te prendre à moi, »
Je hoche la tête, incapable de penser à une réponse appropriée.
« Pourquoi n'essaies-tu pas de dormir un peu ? Nous quittons le port ce soir. Je n'ai pas confiance en la zone, »Peter fronce les sourcils.
Je hoche de nouveau la tête, un bâillement s'échappant de nouveau.
« Je vais te laisser te changer, d'accord ? »Offre Peter, se penchant en arrière pour m'embrasser doucement.
Je me mords la lèvre alors qu'il sort, mes nerfs lâchent dès que la porte se referme derrière lui. Je cours vers ma malle et commence frénétiquement à me changer pour la nuit. Mes yeux sont constamment attirés par les ténèbres de la cabine, attendant que quelqu'un saute et m'attaque.
Quand je suis enfin habillée, je me précipite vers la porte et l'ouvre. Je m'attends à voir Peter debout dans le couloir, mais c'est vide, sauf des ombres.
Perturbée par l'obscurité, je me glisse à l'intérieur, appuyée contre la porte. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine et le frisson revient quand je regarde la salle. Mes doigts me font mal tellement je sers l'épée, rassurée en sachant que j'ai tout de même un moyen de défense.
Lentement, en regardant tout le temps les ombres, je glisse le long du mur jusqu'à ce que je me blottisse dans un coin, cachée par l'armoire de Peter. Je me baisse et m'assoie, mes genoux se serrant contre ma poitrine pendant que j'attends que Peter revienne.
Il me semble qu'une éternité passe et les ombres continuent de se moquer de moi. Le moindre bruit fait battre furieusement mon cœur. Effrayée et ne voulant plus rien voir, je cache mon visage dans mes bras, essayant de bloquer les démons.
Le craquement de la porte me fige, terrifiée d'avoir été trouvée.
« Isabella ? »Appelle Peter, la panique clairement présente dans sa voix.
« Peter, »dis-je d'une voix rauque, poussant sur mes pieds pour me hâter vers lui.
Il prend un profonde respiration, ses yeux se ferment et il me prend contre lui.
« Pourquoi étais-tu dans le coin, mo chroi ? »Demande doucement Peter.
« Personne ne pouvait se faufiler vers moi, » marmonnais-je, mon visage pressé contre sa poitrine.
« Tu est complètement en sécurité, mo chroi. Nous sommes déjà bien loin du port et nous perdrons rapidement de vue la Terre. »
« Il faisait sombre, »murmurais-je, me haïssant pour paraître aussi bête.
Peter marmonne doucement, ses lèvre caressant mes tempes. Je relève la tête, lui donnant accès à mes joues, mes paupières et ma mâchoire. Mes doigts saisissent sa chemise, le tenant plus près.
« Je ne laisserais jamais quelqu'un te prendre de nouveau, »
Avant que je ne puisse ouvrir mes lèvres pour lui répondre, ses lèvres sont sur les miennes, prenant avidement possession de celle-ci. Mes doigts se déplacent dans ses cheveux, le tenant contre moi. Ses bras s'enroulent autour de ma taille, me soulevant facilement et me portant jusqu'au lit. Je soupire lorsqu'il s'installe sur moi, son poids me rappelant que je suis en sécurité dans ses bras.
Ses lèvres se déplacent jusqu'à mon cou, une de ses mains qui se trouvait sur ma hanche se déplace jusqu'à ma poitrine. Ses mains s'y placent doucement, mais je grimace tout de même.
« Isabella ? »Demande Peter concerné. Il repose sa main sur ma hanche.
« Je suis désolée, »marmonnais-je, les larmes rendant ma vision flou.
Fronçant profondément les sourcils, Peter saisit ma tenu de nuit et la soulève jusqu'à l'enlever. Ses yeux parcourent mon corps, ses doigts allant le long des ecchymoses qui commencent à se former. Je le regarde, l'incertitude vrombissant à travers moi quand ses yeux s'obscurcissent considérablement.
« Je souhaite pouvoir le ramener à la vie, juste pour pouvoir de nouveau le tuer. »Gronde Peter, en se penchant pour embrasser les empreintes autour de ma poitrine.
Les larmes dévalent sur mes tempes, tombant dans mes cheveux lorsque Peter parcourent mon corps, embrassant chaque ecchymose. Je me mords la lèvre pour empêcher les sanglots de se libérer, mais mon corps tremble encore.
« Je t'aime, mo chroi, et je déteste ce salaud pour avoir ne serais-se que penser à te toucher, »soupire Peter qui remonte jusqu'à moi en me regardant dans les yeux.
Je ferme les yeux, incapable de gérer le flot d'émotions qui s'amasse en moi.
« Je vais te protéger, Isabella. Et je damerais quiconque se mettra sur mon chemin. »
Alors, comment avez-vous trouver ce chapitre ? Il était bien ? Comment avez-vous trouver le passage avec Phil ? Quand pensez-vous ? Que va t-il se passer par la suite ?
Selon l'emploi du temps de ma correctrice, je verrais si je poste toute les deux semaines ou au contraire toute les trois semaines.
Sinon, n'hésitez pas à venir sur la page facebook, ça fait plaisir d'avoir de nouveaux abonnés.
Bisous et probablement à bientôt pour un nouveau chapitre.
