ORE NO IMOUTO GA KONNA NI KAWAI WAKE GA NAI
VOLUME FINAL
chapitre 2.5
Ah, rien de tel qu'une bonne douche pour se remettre d'une longue journée.
Je venais de sortir de la salle de bain en pyjama. Il était environ 22h30. J'avais eu une journée vraiment épuisante aujourd'hui que ce soit à l'école ou au boulot. Les examens qui approchaient pour l'école et une inspection générale au boulot la semaine prochaine. J'avais intérêt à m'accrocher.
J'avais souhaité bonne nuit à maman et j'étais monté dans ma chambre prêt à me coucher au plus vite. Mais avant d'y entrer, il m'avait semblé avoir entendu du bruit dans la chambre de Kirino. C'était impossible puisqu'elle était partie en shooting photo deux jours au Mont Fujiyama. Peut être était ce le fait qu'elle me manquait déjà ?
Mon Dieu, je n'étais vraiment pas prêt d'arrêter d'être un siscon.
Enfin, cela ne m'avait pas empêché de m'installer bien confortablement dans mon lit. Que Kirino ne soit pas là présentait au moins un avantage, j'étais sûr de passer la nuit sans être dérangé. Et c'est sur cette joyeuse pensée que j'avais éteint la lumière et fermé les yeux. Bonne nuit tout le monde.
CLAP !
Hein ?
Alors que j'étais paisiblement en train de dormir du sommeil du juste, quelque chose venait de m'arracher de mes beaux rêves. Ma joue gauche me faisait horriblement mal. Les choses me paraissaient avoir un air de déjà vu.
« Qu'est ce que ... » avais je réagi sans savoir encore à quoi j'avais affaire.
Ou plutôt à qui.
Au dessus de moi se dressait en effet une silhouette humaine. Et pas n'importe laquelle. Si je n'étais pas encore devenu fous, il s'agissait bien de … Ayase !
« Qu'est ce que tu … » essayais je d'articuler affolé par la surprise.
« Chut ! » me chuchota t'elle en rapprochant un peu son visage du mien.
Et quel beau visage. En le voyant aussi proche de moi comme ça, je venais de comprendre. J'étais en train de rêver bien sûr ! Un rêve où Ayase était probablement ma petite sœur à la place de Kirino. Ça ne pouvait être que ça ! Ha ha ha !
« Onii-san … » me chuchota encore Ayase
« Ou … Oui ma petite sœur ? » lui répondis je avec une expression un peu abrutie par le bonheur que je venais de ressentir.
A ces mots, mon ange Ayase recula soudainement son visage en adoptant une expression dégoûtée.
CLAP !
Hein ? Encore une claque ? Sur ma joue droite cette fois ? Est-ce que …
« Est-ce que je suis toujours endormi ou bien ? … » m'étais je interrogé à voix haute en me demandant ce qui m'arrivait.
« Onii-san ! » répliqua Ayase en élevant un peu le ton mais toujours en chuchotant. « C'est moi, A-YA-SE ! » fit elle en insistant bien sur son nom.
« Ah oui, Ayase … C'est vrai » avais je dit alors que j'étais encore à moitié endormi. « Pourquoi est ce … »
Et là je venais enfin de comprendre. Ce n'était pas un rêve et Ayase n'était pas ma petite sœur. Mais alors comment …
« AAAAH ! » avais je crié brièvement en me redressant subitement sur le lit, bousculant au passage un peu Ayase. « Qu … Qu'est ce que tu fais ici ! Pourquoi es tu là ?! »
« Je … Je suis venu te parler Onii-san ! » déclara mon ange tout en se levant de mon lit.
« Attends … Comment est ce que tu es entrée ? » lui demanda je d'un air soupçonneux.
« Je … Je … J'ai un double des clés de ta maison » m'avait répondu Ayase en rougissant un peu gênée.
« Hein ? Mais … Comment est ce que tu en as eu un ? » l'interrogeais je encore, ne pouvant m'empêcher de flipper un peu face à cette situation inhabituelle.
« Euh … J'ai pris les empreintes des clés que Kirino avait dans sa poche lors d'un shooting photo et … j'ai fait faire un double » avoua t'elle finalement en me tournant le dos.
Vraiment ? Encore quelqu'un qui avait fouillé dans les affaires de Kirino ? D'abord Manami, maintenant Ayase. Décidément, il fallait que je pense à dire à ma petite sœur de faire attention à ce qu'elle laissait traîner dans ses poches
« Et tu es donc venu comme ça seule en pleine nuit ? »
« Non bien sûr ! Enfin Onii-san, tu ne penses quand même pas qu'une jolie fille comme moi se baladerait toute seule la nuit ! Avec tous ces pervers qu'il y a dans les rues ! » répondit un peu apeurée Ayase en s'enlaçant elle-même.
« Mais alors … C'était toi qui faisait du bruit dans la chambre de Kirino tout à l'heure ? » lui demanda je dans un soudain éclair de raisonnement.
Ayase répondit affirmativement. Elle était arrivée vers 18h00 un peu avant que maman et papa ne rentre et elle s'était enfermée dans la chambre de Kirino pour être discrète. Qu'est ce qui pouvait bien lui passer par la tête à cette fille ?
« Et donc … » ajoutais je pour dissiper un doute qui m'était venu sur les explications de ma visiteuse nocturne. « Tu … Tu n'as rien fait de bizarre seule pendant tout ce temps dans la chambre de Kirino, hein ? »
« Hein ? Je … OOOH ! » réagissa soudainement Ayase en reculant après avoir compris où je voulais en venir. « Mais pas du tout ! Pour … Pour qui tu me prend Onii-san ? » conclua t'elle en rougissant.
Pour quelqu'un qui fait des doubles de clés qui ne t'appartiennent pas et qui rentre en douce au domicile des gens. Et connaissant ton attirance bizarre pour Kirino, j'avais le droit d'être inquiet non ?
C'est ce que j'aurais voulu lui répondre. C'était la vérité non ? Et puis quelqu'un qui s'introduisait chez mes parents et qui se réfugiait en cachette dans la chambre de ma sœur où il y a toutes ses affaires personnelles … Si ça avait été un garçon, je lui aurais sûrement cassé la figure. Mais une fille, même si elle flashait sur ma soeur … Raâah ! J'avais conclu qu'entre adolescentes elles avaient probablement le droit de faire des trucs pervers entre elles.
« Onii-san ? » m'appela Ayase voyant que j'étais perdu dans mes pensées.
« Hein ? Ah oui, désolé « avais je dis en me reprenant. « Alors … De quoi voulais tu me parler ? » enchaînais je en m'asseyant sur mon siège de bureau tandis qu'Ayase resta debout.
« Je … A propos de ta réponse Onii-san bien sûr ! »
Un éclair me traversa à nouveau l'esprit. Avec tout ce remue ménage, j'avais complètement oublié !
« Ah oui, évidemment » repris je en essayant de rester sérieux. « Est-ce … Est-ce que c'est important que tu le saches maintenant ? »
« Ce … C'est que … Depuis que tu m'as téléphoné pour me dire d'arrêter que je parle de toi avec Kirino, on ne s'est plus reparlé … Et … Je … » avait répondu Ayase en essayant de se justifier.
« Je comprends » lui avais je simplement déclaré après quelques secondes de silence.
Alors qu'Ayase était toujours debout, je m'étais levé et positionné devant elle de manière à la regarder bien dans les yeux.
Je ne voulais plus fuir. Je voulais affronter mes sentiments en face. Et c'est ce que j'avais l'intention de faire.
« Ayase … Je vais te faire une promesse … Je te jure de te donner ma réponse après les examens. »
Mais je n'étais pas obligé de les affronter tout de suite. Je pouvais bien attendre encore un peu non ?
Ayase me regarda avec des yeux grands ouverts où on pouvait voir se refléter la pleine Lune du fait que mes volets n'étaient pas fermés. C'était d'ailleurs un peu flippant. Quelle allait être sa réaction ?
« Onii-san … » finit elle par réagir avec une voix un peu tremblante. « Ce … C'est d'accord » finit elle par ajouter un sourire aux lèvres.
Ouf, m'étais je dit dans mon for intérieur. J'aurais encore un peu plus de temps pour y penser.
Mais alors que je m'apprêtais à donner congé à Ayase pour enfin pouvoir reprendre ma nuit de sommeil bien méritée, un claquement de porte me fit sursauter. Quelqu'un était entré dans le couloir ! Papa ? Ou bien maman ?
Sans réfléchir davantage, j'ai plaqué ma main sur la bouche d'Ayase pour l'empêcher de crier et je l'ai forcée à se cacher sous le lit pendant que moi je retournais promptement faire semblant d'être couché. En effet si papa ou même maman voyait une fille dans ma chambre, avec en plus des doubles des clés de la maison, il n'allait rien se passer d'agréable pour nous deux.
Le bruit de pas lourd m'avait indiqué que c'était papa. Il s'était arrêté près de la porte de ma chambre. J'eus une boule de douleur affreuse à l'estomac. Avait il entendu Ayase ?
Papa était resté quelques secondes supplémentaires devant ma porte. Puis il était finalement descendu au salon, probablement pour manger un peu.
« Ouf ! » avais je laissé échappé autant pour moi que pour Ayase.
« O … Onii-san ! » réagissa alors Ayase toujours sous le lit dans une position assez … bizarre d'ailleurs. « Ne … Ne me regarde pas ! Pervers ! » enchaîna t'elle en voyant que j'avais commencé à la regarder dans sa position un peu gênante.
Après un quart d'heure, papa remonta se coucher. J'avais demandé à Ayase de partir mais elle ne voulait pas le faire en pleine nuit, pervers oblige. Elle était donc restée jusqu'à l'aube dans la chambre de Kirino avant de venir me réveiller à nouveau pour pouvoir finalement sortir de la maison sans se faire voir.
Je lui avais quand même demandé de me rendre les doubles des clés qu'elle avait fait faire. En espérant qu'elle n'en avait pas d'autres en stock. Je ne tenais pas à me faire réveiller encore une fois en pleine nuit par une paire de claques. Surtout quand Kirino n'était même pas là.
Alors que j'étais remonté dans ma chambre après avoir fermé à clé derrière Ayase, je regarda machinalement par la fenêtre pour voir si elle avait bien pu partir. Et comme si elle avait attendu que je le fasse, elle était restée sur le trottoir à regarder en direction de ma fenêtre. Je lui fis un signe de la main pour lui souhaiter un bon retour, signe qu'elle me rendit avant de finalement repartir chez elle.
En voulant me recoucher pour tenter de grappiller quelques instants de sommeil supplémentaires, j'avais remarqué quelque chose qui n'avait pas l'air d'être à moi sur le sol. Encore un eroge ? Non, ça ressemblait à un objet. En le ramassant et en le regardant à la lumière du jour, j'ai vu qu'il s'agissait d'une épingle à cheveux. Elle était de couleur bleue donc ça ne pouvait pas être à ma sœur.
Ayase l'avait t'elle perdue dans le feu de l'action quand je l'avais poussé un peu brutalement sous le lit ? Bizarre qu'elle ne s'en soit pas rendue compte avant de repartir.
C'est comme ça que j'étais entré en possession du premier objet qui appartenait à une fille autre que ma sœur dans ma chambre.
