ORE NO IMOUTO GA KONNA NI KAWAI WAKE GA NAI
VOLUME FINAL
chapitre 2.9
En sortant de ma chambre pour répondre à l'appel de maman pour le dîner, Kirino m'avait bousculé en me passant devant. Elle boudait apparemment encore pour le drama cd que j'avais égaré en jouant les porteurs. Mais qu'à cela ne tienne. J'allais lui montrer que je ne lui en voulais pas.
« Eh Kirino ! »
« Quoi ? » répondit elle sur un ton dédaigneux en descendant les escaliers
« Tu veux qu'on retourne ensemble à la boutique où tu as acheté ton drama cd après le dîner ? Je t'en rachèterai un si tu veux » avais je répliqué en retenant un soupir d'exaspération face à l'immaturité de ma sœur.
« Sérieux ?! » s'écria t'elle enthousiasme tout en se retournant vers moi.
Décidément, il ne lui en fallait pas beaucoup pour retrouver le sourire. Même si ça avait été facile, j'étais content de voir la mine réjouie de ma sœur à mon égard. C'était quelque chose que je ne voulais absolument pas perdre.
Pendant le dîner, mon père que je n'avais pas encore mis au courant me questionna bien sûr au sujet des résultats. Bien que ça m'avait abattu ce matin, j'allais mieux maintenant grâce à Kirino et je dûs faire un effort pour adopter un air triste en disant à papa que j'avais échoué. Je me voyais en effet mal lui dire ça avec le sourire.
Mais alors que je m'attendais à ce que mon père me fasse un de ses sermons interminables, il avait affiché une expression à laquelle je n'étais pas habitué. On aurait presque dit qu'il était satisfait de ma réponse. Il resta silencieux quelques secondes en me regardant comme s'il hésitait à me dire quelque chose. Voyant cela, ma mère prit alors la parole.
« Kyosuke, la mère d'Akagi nous a mis au courant pour tes excellents résultats ce matin au téléphone » dît maman avec le sourire. « Du coup, ton père et moi avons prit une décision » rajouta t'elle en regardant mon père qui était toujours silencieux.
« Vraiment ? » répondis je juste en étant un peu inquiet. Qu'est ce que mes parents avaient bien pu mijoter ?
« Nous avons envoyé ton dossier à l'université de Manchester et nous avons réglé tous les frais ! » s'écria ma mère.
« Heeein ?! » avions nous hurlé en chœur ma sœur et moi.
« Oui, il nous ont dit que tes résultats les satisfaisaient. Tu partiras là bas cet été ! C'est fantastique ! » conclua fièrement maman.
Est-ce que c'était réel ? J'étais tellement surpris que j'avais eu l'impression que le monde autour de moi s'était mis à tourner au ralenti pendant quelques secondes. J'avais repensé à tous les efforts que j'avais fait jusque là et au fait que j'avais passé la journée à croire qu'ils avaient été vains. Et maintenant, j'apprenais que mes projets allaient vraiment se réaliser ? Je recommençais à peine à reprendre mes esprits lorsque j'avais vu Kirino à côté de moi qui s'était levée. Avait elle déjà fini de manger ? Ou alors …
« J'y crois pas ! Vous aviez dit que si Kyosuke n'avait pas au moins 16 de moyenne, vous ne l'aideriez pas à partir à l'étranger ! Pourquoi vous avez fait ça ?! » avait violemment vociféré Kirino en regardant aussi bien papa que maman.
« K … Kirino ! » répliqua maman surprise de la réaction de sa fille. « Tu n'es pas contente pour ton frère ? Il va pouvoir réaliser son rêve ! »
« Ce … Ce n'est pas juste ! » poursuivit ma sœur toujours aussi énervée après quelques secondes de silence. « Vous aviez conclu un arrangement avec lui et il ne l'a pas respecté ! Alors pourquoi ! Pourquoi vous lui avez payé tout ça ?! »
Ma sœur avait serré ses poings devant sa poitrine et avait une expression de rage sur le visage. Comme maman, je n'avais pas compris sa réaction sur le moment. Pourquoi était elle autant en colère que je parte alors que j'avais eu l'impression qu'elle m'avait aidé jusque là ? Soudainement, papa qui était resté muet jusque là prit la parole.
« J'avais demandé à ton frère qu'il me montre sa détermination » déclara calmement mais fermement papa en regardant Kirino. « Il a étudié sérieusement ces derniers mois, il a travaillé à temps partiel jusque là et il a réussi à finir 34ème à ses examens »
« Mais … » avait essayé de dire Kirino pour reprendre la parole.
« Par conséquent, il a fait ce que je lui avais demandé ! » répliqua papa en coupant sèchement ma sœur. « Et maintenant, c'est mon devoir de père de l'aider à démarrer dans la vie ! » poursuivit il en reposant fermement le verre qu'il venait de boire.
« Ce … Ce n'est pas … » tenta de dire Kirino en ayant relâché ses bras mais en ayant toujours les poings serrés
« J'aurais fait la même chose pour toi ! » conclua strictement papa pour achever de convaincre sa fille.
Cette fois, plus aucun son ne sortit de la bouche de ma sœur. Elle ne savait plus quoi répondre. D'ailleurs, il y avait vraiment quelque chose de possible à répondre à ce qu'avait dit notre père ? A court de réplique, Kirino était restée debout à toiser papa quelques secondes avec une expression de colère sur le visage. Puis elle s'était tournée brièvement vers moi avec un regard frisant la haine.
« K … Kirino … » avais je balbutié en essayant de comprendre ce qui lui arrivait.
Mais ma sœur ne me laissa pas le temps de formuler une phrase. Elle était soudainement sortie du salon sans même débarrasser son plat et était retournée dans sa chambre en claquant la porte de toutes ses forces. Inquiet par cette réaction à laquelle je ne m'attendais pas, j'étais à mon tour sorti du salon sans débarrasser en m'excusant brièvement auprès de papa et maman. Je devais absolument savoir ce qui n'allait pas avec Kirino.
« Kirino ! Ouvre ! » avais je crié en me retrouvant devant la porte fermée à clé de ma sœur.
Comme elle ne m'avait pas répondu, je ne m'étais pas découragé et j'avais commencé à tambouriner à sa porte plusieurs fois. Ce n'est qu'au bout d'une minute qu'elle avait bien daigné m'ouvrir. J'étais rentré un peu de force dans sa chambre et je lui avais demandé des explications.
« Tu n'étais plus censé partir ! Tu n'as pas eu la moyenne que papa demandait ! Moi quand je ne respecte pas un marché avec papa, il est toujours intransigeant. Et à toi, il te paye un truc de plusieurs millions de yens alors que t'as même pas respecté son accord. Pourquoi tu crois que j'ai pété un câble ?! » m'avait hurlé dessus Kirino les mains sur ses hanches
« Non ça n'a rien à voir ! » avais je répliqué en ne comprenant toujours pas l'énervement de ma sœur. « Tes accords avec papa concerne ton boulot au Japon seulement non ? S'il te dit non pour un shoot, ce n'est pas la fin du monde quand même ? Et ils ont dit que j'étais accepté là bas de toute façon. Ça aurait quand même été du gâchis de renoncer à cette chance non ? »
« Tu … Tu comprends vraiment rien ! Idiot ! » me répondit avec rage Kirino.
« Alors explique moi ! Vas y ! » avais je lancé à ma sœur en plaquant ma main sur ma poitrine. « Fais le ! Explique moi ! » insistais je.
A ces mots, Kirino baissa son regard sur le sol comme si elle était soudain gênée de me faire face. Mais j'étais déterminée à comprendre la raison de sa colère et je m'étais avancé vers elle jusqu'à ce qu'on soit le plus proche possible.
« Allez ! Vas y ! Crache le morceau ! Je veux savoir ! » ajoutais je en criant.
Kirino balbutia quelques mots incompréhensibles puis devant mon insistance, elle releva soudainement la tête.
« Parce que j'ai passé une journée magnifique aujourd'hui ! Voilà pourquoi ! » cria t'elle de toute ses forces, ce qui me fit faire un pas en arrière.
« Hein ? » avais je dit complètement interloqué.
Je ne l'avais pas remarqué jusque là mais les yeux de Kirino paraissaient humide. On dirait qu'elle était à deux doigts de pleurer. Devant mon incompréhension, Kirino reprit son souffle et continua à parler.
« Ça fait des mois que tu ne vis plus que pour tes bouquins de cours, ton boulot à mi temps au centre commercial et tes révisions chez la simplette de service ! » avait vociféré Kirino en haletant alors que je commençais à adopter une expression choquée face à ses paroles.
« Tu … Tu es toujours occupé à faire quelque chose depuis des mois ! Tu ne m'accompagnes plus faire du shopping le week end, tu ne joues plus aux jeux avec moi, tu me dis à peine bonjour le matin tellement t'es pressé d'aller en cours et tu ne parles que de cette putain d'université quand t'es à table ! » me hurla d'un coup ma sœur en soutenant mon regard de plus en plus choqué par ses paroles accusatrices.
« Au … Aujourd'hui, j'ai … J'ai … » avait elle tenté de continuer en ayant de plus en plus de mal à retenir ses larmes.
« Aujourd'hui on a enfin pu s'éclater ensemble comme avant ! J'ai flippé pendant un mois en pensant qu'il y avait une petite chance pour que tu gagnes ce pari à la con et maintenant … Maintenant que tu m'as fait passé une super journée et que je pensais que tu allais rester ici … » acheva de dire ma sœur en commençant à sangloter. « Maintenant voilà qu'on me dit qu'en fait tu vas t'en aller ! » cria t'elle de toute ses forces.
J'avais écarquillé les yeux face à ma sœur qui avait d'un coup vidé son sac devant moi en commençant à pleurer. J'étais comme pétrifié. Je ne savais pas du tout comment réagir tellement j'étais loin d'imaginer ce que Kirino ressentait.
« Alors, ça y est t'es content ? Tu sais tout maintenant ! » ajouta t'elle en me tournant le dos.
« Je … Kirino je … » bégayais je complètement choqué. « Kirino … Si tu ne veux pas que j'y aille je … »
Mais ma sœur me coupa net.
« Moi aussi je vais partir »
« Hein ? »
« Je vais repartir à l'étranger » enchaîna ma sœur en me tournant toujours le dos.
« Quoi ? » avais je réagi incrédule. « D … Depuis quand ? »
« Cela fait des mois que c'est en préparation. Normalement, je devrais repartir pour l'Amérique en septembre »
« Des mois ? Mais pourquoi … »
Kirino se retourna soudainement vers moi. Ses yeux étaient rouges à force de les avoir frotté pour essuyer ses larmes. Elle était visiblement toujours en colère.
« Je n'en étais pas encore sûre ! » répliqua t'elle. « Mais maintenant … A quoi bon continuer à hésiter ? » dit elle en baissant à nouveau le regard.
« Pourquoi ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?! » avais je réagi à la fois vexé et un peu en colère. « Tu comptais encore partir à l'improviste comme la dernière fois ? »
Kirino serra les dents en entendant ma question et hésita quelques secondes avant de répondre en me regardant avec rage.
« Je … Je ne te l'ai pas dit parce que je ne voulais pas que tu vives ce que j'ai vécu pendant un mois entier ! »
« Oh »
Aucun autre mot ne pu s'échapper de ma bouche en entendant la réponse de ma sœur. Mon cœur s'était mis à battre plus rapidement comme si je venais soudainement de réaliser le mal que j'avais pu faire à Kirino. Est-ce que c'était vraiment ce qu'elle avait ressenti pendant un mois entier ? Non, plus loin encore. Depuis que j'avais pris mes résolutions en début d'année ?
Alors que ma sœur me regardait en pleurant, attendant une réaction de ma part, je sentis que moi aussi des larmes avaient commencé à jaillir de mes yeux. Nous étions resté là l'un en face de l'autre à nous regarder sans pouvoir réagir. Jusqu'à ce que en serrant les poings, j'avais essayé de rétablir le dialogue.
« Alors tu … » eus je à peine le temps de dire avant que ma sœur ne se reprenne à son tour.
« Tu comprends toujours pas ? Toi tu seras en Angleterre, moi en Amérique et papa, maman, tous mes amis … Ils seront au Japon ! Et mes congés seront aléatoires ! Je ne pourrais jamais prendre l'avion et avoir le temps d'aller au Japon puis en Angleterre pour revenir en Amérique ensuite. Je devrais faire un choix ! » avait elle à nouveau vociféré en laissant encore échapper quelques larmes.
C'est vrai. En étant chacun à l'autre bout du monde, ce serait probablement impossible pour Kirino de venir me voir tous les trois mois comme je l'avais voulu. Et moi, je n'aurais jamais assez d'argent pour aller moi-même la voir. Je ne savais même pas encore comment j'allais vivre là bas.
« P … Pourquoi tu n'attends pas encore un peu avant de partir à l'étranger ? » lui avais je proposé pour essayer de résoudre la situation.
« T'es complètement con ou quoi ?! » me cria impitoyablement ma sœur. « J'ai déjà 16 ans maintenant ! Pourquoi tu crois que je veux commencer tôt ? Il y a une concurrence pas possible dans le secteur du mannequinat ! Pourquoi tu penses que je passe des heures par jour à m'occuper de mon corps ? Tu t'imagines que c'est simple ?! Si je ne saisis pas rapidement ma chance maintenant, je n'aurais peut être pas d'autres opportunités ! » finît de me cracher à la figure Kirino.
J'avais écouté ma sœur en me sentant terriblement impuissant. Je n'ai pas su encore une fois quoi lui répondre. En fait, je ne m'étais jamais penché plus que ça sur le métier de Kirino. J'avais imaginé ça principalement comme passer du temps derrière un objectif en faisant des poses et sans plus. Je trouvais ça même cool. Contrairement à moi qui devait gagner ma vie comme sous fifre au centre commercial, j'avais envié le talent de ma sœur un nombre incalculable de fois. Jamais je n'aurais imaginé que l'envers du décor était aussi terrible. Je venais à peine de commencer à le réaliser aux paroles de ma sœur.
Je m'étais vraiment senti comme le dernier des idiots.
« Kirino … Je … » avais je dis en venant vers elle sans même savoir ce que j'allais pouvoir faire.
« Tu … Tu m'énerves ! » rugissa Kirino de toutes ses forces sans me laisser m'approcher d'elle. « Va t'en ! Dégage d'ici ! »
Ma sœur se mit alors à me jeter à la figure toutes les choses qu'on avait acheté ensemble aujourd'hui. Des portes clés, des posters plastifiés, des livres, des paquets de vêtements … Tout y passait. Puis elle avait prit la figurine de Meruru qui ornait son bureau et elle me la jeta de toutes ses forces sur le front avant d'enchaîner avec ses crayons, son clavier et les eroges qu'elle avait sous la main.
« Dehors ! Dehors ! » avait continué de hurler ma sœur en laissant s'exprimer toute sa rage.
Comme je voyais qu'il était impossible de la calmer, j'avais préféré sortir de sa chambre. Immédiatement, elle avait verrouillé la porte. Ce qui ne l'avait pas continué à crier toute seule dans sa chambre des insultes à mon encontre. Je pensais qu'après ça elle se calmerait mais j'avais continué à l'entendre mettre sa chambre à sac en jetant tout et n'importe quoi de tous les côtés et notamment sur sa porte comme si elle savait que j'étais toujours derrière.
Soudainement, ma sœur s'arrêta. Je n'entendais plus rien venant de sa chambre. J'avais juste l'impression de l'entendre haleter un peu. On aurait dit qu'elle s'était couchée dans son lit
Alors que j'avais été soulagé de constater que ma sœur s'était calmée, j'avais senti quelque chose couler de mon front. En passant mon doigt dessus, j'avais vu que c'était du sang. Probablement la figurine que Kirino m'avait balancé à la figure tout à l'heure. J'avais fouillé mes poches pour voir si j'avais un truc pour panser cette petite blessure lorsque j'avais senti un truc soyeux et long tout au fond de l'une d'elle.
C'était le bandeau que Kirino m'avait donné le mois dernier pour m'encourager à faire de mon mieux pour les examens.
Je l'avais tâté quelques secondes pour me rappeler des sensations que j'avais eu durant tout le mois qui s'était écoulé. Je m'étais rappelé toutes les fois où désespéré, j'avais regardé ce bandeau en pensant que l'esprit de ma sœur m'accompagnait et qu'il me disait de faire de mon mieux.
Alors qu'en fait, tout ce qu'elle voulait, c'était que nous restions ensemble.
C'est vrai que j'avais consacré beaucoup de temps à travailler ces derniers mois en pensant surtout à me donner à fond pour que tout le monde soit fier de moi. Mais du coup, je m'étais totalement replié sur moi-même comme me l'avait dit Kirino. Je ne m'en étais même pas rendu compte. Il m'était d'ailleurs impossible de me rappeler quand j'avais joué à un eroge avec Kirino ou même quand on avait rigolé ensemble pour la dernière fois.
J'avais vraiment été égoïste à ce point là ?
Complètement perdu, je m'étais adossé sur le mur à côté de la porte de Kirino avant de m'asseoir sur le sol. J'avais ensuite finalement enroulé le bandeau de Kirino autour de mon front pour empêcher le sang de continuer à couler. Puis j'avais laissé tomber mes mains inutiles sur le plancher. Ces mêmes mains dont je ne savais plus du tout quoi faire.
En entendant papa et maman discuter un peu bruyamment dans le salon, je m'étais alors demandé pourquoi ils n'étaient pas montés nous voir avec tout le raffût qu'on avait fait ma sœur et moi. C'est alors que je me suis souvenu de ce qui s'était passé quand Kirino était brusquement remontée dans sa chambre au dîner avant que je ne fasse de même. Il m'avait semblé que maman était sur le point de lui courir après elle aussi mais papa l'en avait empêché en la retenant par le bras. Juste avant que je n'aie quitté moi aussi le salon, il avait prononcé cette phrase :
« Il est temps pour eux de réaliser qu'ils vont bientôt devoir se séparer ! »
C'était ses mots. Des mots fermes et qui sonnaient terriblement juste maintenant.
Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte jusque là. Ce projet d'aller étudier en Angleterre … C'est vrai que je savais que ça allait impliquer que je doive m'éloigner de Kirino et les autres. Mais est ce que j'avais vraiment cru moi-même un jour que ça se réaliserait vraiment ? Tous ces rêves que j'avais poursuivi ces derniers mois pour me motiver à me surpasser, est ce que j'avais souhaité qu'ils se réalisent un jour pour de vrai ?
Alors que j'étais en train de prendre de plus en plus conscience de la situation, je n'avais pas pu empêcher mes larmes de couler à leur tour après celles de ma sœur. Ne plus pouvoir la voir, ne plus sentir le réconfort qu'elle m'apportait, ne plus l'entendre rire ni se mettre en colère contre moi … Est-ce que j'étais vraiment prêt à supporter une chose pareille ?
La lumière dans la chambre de Kirino s'éteignit soudain. Pourtant il était encore assez tôt. Du coup, sans cette lumière qui transparaissait de sa porte dans le couloir, j'étais resté assis là à côté de sa porte dans l'obscurité complète. La même obscurité qui venait d'envahir mon cœur et qui tourmentait peut être depuis des mois celui de ma sœur.
Et voilà comment une soirée qui aurait dû se finir dans la joie s'était transformée en cauchemar.
