Coucou tout le monde, ça va ?
Merci beaucoup pour tout les commentaires que vous m'avez laissés au précédent chapitre, c'est vrai qu'ils étaient dans une mauvaises posture. ^^ Mais ce n'est pas finit. =) Et j'espère que ce chapitre va autant vous plaire que le précédent.
Ce chapitre a été corrigé par hp-drago.
Bonne lecture.
Chapitre Douze.
Bella POV.
Je sais qu'il n'y a aucun espoir d'échapper à ce navire, mais je ne peux pas abandonner. Voir Edward se faire tuer, peu importe combien je le détestais à cet instant, avait alimenté ma colère et ma détermination. Je ne veux pas permettre à Penn de m'utiliser comme une de ses putains. Et je ne pourrais pas supporter de voir Peter se faire tuer dans une des ses tentatives désespérées pour me sauver.
Mon épée et mes deux couteaux m'ont été pris, avec un de mes pistolets. Le reste est petit et caché par les plis de ma chemise. Laurent, le second de Penn, était trop intéressé à pousser sa main entre mes cuisses pour remarquer le petit pistolet caché sous ma chemise.
« Espèce de salop ! J'ai les mains pour ça ! » Grogne Peter, luttant contre ses liens.
« Ah, jeune amour. Un garçon si facilement passionné quand sa femme va se faire violée. Je me demande comment tu vas gérer pour regarder quand je vais lui montrer comment un homme prend une femme. » Penn se moque de lui.
« Il est plus homme que tu ne seras jamais. » Craquais-je, le fusillant du regard.
« Est-ce vrai ? Je serais prudent à ta place, ma chère. Tu ne veux vraiment pas me fâcher. » Avertit Penn avec un sourire sinistre.
« Non, je suppose que je ne veux pas, mais je doute que tu obtiendras beaucoup de plaisir à faire cela, » acceptais-je avec véhémence.
« Et pourquoi cela ? »Demande curieusement Penn.
« Parce qu'importe ce que tu fais, tu ne pourras pas me faire peur, » lui dis-je.
« Oh, ma chère enfant innocente, je ne vais pas te faire avoir peur de moi. La peur pour la vie de ton amant fonctionnera tout aussi bien, » ricane Penn, sortant un couteau et traversant l'endroit pour se diriger là où est attaché Peter.
« Je vais te tuer pour cela, putain. » Grogne Peter, tirant sur ses cordes.
« J'en doute, puisque tu seras mort dans quelques minutes, » sourit Penn, plaçant le couteau sur la gorge de Peter et incisant la peau.
« Ne le touche pas ! » Criais-je à l'aveuglette dans la cale.
« Mmm, oui. J'aime quand les amoureux se battent pour la vie de chacun. » Fredonne Penn.
« Vous êtes un bâtard malade ! » Criais-je en continuant de lutter.
« Mon chroi, is tú mo ghrá, » murmure Peter, abandonnant.
« NON ! » M'écriais-je, redoublant mes efforts.
« Ces mots doux. Ne t'inquiète pas, ma chère. Tu le rejoindras assez tôt. » M'assure Penn.
« PETER ! » Criais-je, les larmes coulant sur mon visage.
Peter sourit simplement, refusant de mettre ses yeux dans les miens. Je le regarde, horrifiée et ayant toujours du mal à me libérer, Penn déplace le couteau sur la poitrine de Peter.
« Beannacht, Capitaine Withlock. » Déclare Penn avant de plonger le couteau dans la poitrine de mon Peter.
POV Marcus.
Il y a cinq jours.
Je me tiens à la fenêtre de mon bureau, regardant par-dessus les vastes montagnes de mon royaume, essayant de trouver une solution au problème qui sévit depuis des semaines. J'ai des hommes qui récurent les quatre royaume à la recherche de réponse. J'ai tenu plusieurs réunions avec mes nombreux conseillers, luttant pour trouver une réponse.
La porte de mon bureau s'ouvre et un valet annonce l'arrivée de ma femme. Je me tourne au bruit de ses pas légers, sentant un sentiment de paix qu'elle seule peut m'apporter.
« Marcus, vraiment, vous devriez vous éloigner de cette fenêtre. Les réponses de l'univers ne résident pas dans les cours du palais. » Dit Didyme, venant prendre mes mains.
« Ce n'est pas l'univers qui me confond. »Lui rappelais-je.
« Oui, eh bien, vous ne trouverez pas de réponses si vous attrapez un rhume. Même si Afton à l'âge pour prendre le trône, il n'est nullement prêt à gouverner le royaume. J'ai peur, mon chéri, que vous ayez encore quelques années avant que notre fils prenne le royaume, » soupire Didyme.
« Tant que je vous ai à mes côtés. » Je souris, lui baisant la main.
« Je serai toujours à vos côtés. » Promet Didyme, entrant dans mes bras.
Depuis près de trente ans, nous gouvernons Shalolie, faisant ce qui est juste pour notre peuple et enseignant à nos enfant à en faire de même. Après quarante ans de mariage, nous avons élevé quatre enfants merveilleux qui continuent à apporter de la lumière de nos vies.
Afton, notre aîné, n'a pas encore vingt-sept ans et est toujours dans ses années sauvages, tout ce que nous pouvons lui proposer ce sont des discussions avec ses amis de longue date et la fille de noble, Chelsea. Demetri est de trois ans le cadet d'Afton et passe la plupart de son temps en mer, naviguant sur les limites des Quatre Royaumes et découvrant de nouveaux mondes. Nos jumeaux, Alec et Jane, sont de cinq ans les cadets de Demetri et sont comme le feu et l'eau. Alors qu'Alec passe la plupart de son temps dans la solitude que lui offre la bibliothèque du palais, Jane préfère être entourée de plus de personnes possible et voyage souvent dans Delacor avec des amis.
Tous nos enfants sont incroyablement précieux pour nous et nous nous sommes efforcés de les faire des grands dirigeant pour notre peuple.
« Avez-vous entendu parler d'elle ? » Demande Didyme, apportant mes pensées vers la tâche à accomplir.
« Non, mais je m'attends à n'importe quel jour maintenant. » Je soupire, faisant courir mes doigts dans mes cheveux.
« Ils vous la trouver. Nous avons tout nos navires à sa recherche. Quelqu'un doit nécessairement découvrir quelque chose pour nous mener à elle. » Me rassure Didyme.
« Je n'aurai pas dû intervenir. Cela peut finir par lui coûter la vie. Ce n'est pas la peine. »Je gémis, tirant sur mes cheveux.
« Chut. Vous avez fait ce que vous pensiez le mieux. Je ne pense pas que se soit quelque chose pour lequel vous pouvez vous blâmez. De notre dernier rapport, nous savons qu'elle est heureuse avec cet homme. D'ailleurs, vous l'avez dit vous-même. Il aurait été malheureux sans elle. » Me rappelle Didyme.
« je ne m'attendais pas à avoir autant de problème à me poser. Personne n'était censé connaître son origine. » Je me plaints, frustré.
« Il n'y à rien que nous puissions faire à ce sujet. Nous avons simplement besoin de nous concentrer pour les retrouver. Ensuite, nous pourrons traiter avec le jeu, » insiste Didyme.
« Je ne sais pas ce que je ferai sans toi. » Murmurais-je, me penchant pour l'embrasser.
« Attraper froid et finissant pour vous tuer vous-même, » me taquine Didyme.
« Petite impertinente, » grognais-je, la tirant vers moi.
Elle pousse un cri quand j'attaque son cou, notre passion n'a pas diminué malgré les années qui passent. Elle est encore la plus belle femme sur laquelle j'ai posé les yeux.
« Vos Majestés, il est arrivé. » Annonce le valet, perturbant le moment.
« Envoyez-le. » Fait Didyme, redressant déjà ses cheveux.
« J'espère qu'il à de bonnes nouvelles pour nous, » marmonnais-je, époussetant mon manteau.
« Bien sûr qu'il en aura. Pensez positif, mon chérie. » Renchérit Didyme, prenant son siège dans mon bureau.
Je me retourne pour voir notre vieil ami, le Capitaine Eléazar Denali, entrer dans mon étude. Il semble avoir vieillit de dix ans depuis que je l'ai vu la dernière fois il y a seulement trois semaines, le manque de sommeil créant des cernes sous ses yeux. Il avait également perdu une bonne partie de poids et son vêtement semblait être deux fois trop grand pour lui.
« Eléazar, venez vous asseoir. Mon Dieu, vous avez l'air épuisé ! »S'écrie Didyme, sautant de sa chaise pour l'aider à aller sur le canapé.
« J'apprécie le geste, Votre Majesté, mais je vais très bien. J'ai seulement de la difficulté pour dormir. » Eléazar soupire alors qu'il s'enfonce dans les coussins moelleux.
« je peux le dire. Honnêtement, vous semblez être à deux doigts de vous effondrez sur nos pieds. » Gronde Didyme.
« Mes excuses, Votre Majesté. » Eléazar sourit faiblement.
« Didyme, pourquoi ne donnez-vous pas de l'espace à notre invité ? » Suggérais-je, souriant en la voyant s'affairer devant lui.
« Bien sûr, » accepte facilement Didyme, retournant à son siège.
Je prends mon espace derrière mon bureau, penché en avant dans l'attention de ce que pourrait me dire Eléazar.
« Qu'avez-vous appris ? » Lui demandais-je.
« Elle est avec le pirate qui la prit à Bearsalei. Un autre pirate, le Capitaine James Penn, s'est récemment allié avec le Lord Edward Masen. Ils ont quitté le port tôt ce matin à bord du Hadès Dagger. Il y arriveront d'ici la fin de la semaine. » Rapporte Eléazar.
« Qui est ce Capitaine Penn ? » Demandais-je.
« Un fou sadique. Il aime tourmenter les femmes, les tuer pour son propre plaisir. Nous avons trouvé le corps de sa dernière victime, une jeune femme nommée Heidi. Elle travaillait Aux Porcs Roulant. Elle avait trois jeune frères et sœurs. Ses parents ont été tués il y a deux ans lors d'un voyage de retour d'Isopholy. Heidi travaillait depuis trois jours Aux Porcs Roulant quand elle à croisés le regard de Penn. Il l'a séduite, en l'accordant de s'asseoir avec lui pendant qu'il continu d'acheté ses boissons. Lui et son second, Laurent, l'ont brutalement violée avant que Penn ne l'a tue. Nous ne saurions pas cette information si une autre servante n'avait pas suivit le trio dans la chambre de Penn. Elle était jalouse de l'attention que recevait Heidi. » Explique Eléazar.
« Elle a entendu Heidi se faire violer et n'a rien fait ? » Demande Didyme, bouche-bée.
« J'en ai bien peur, Votre Majesté. » Répond tristement Eléazar.
« Que savons-nous de leurs plans ? »Demandais-je, me frottant le front de lassitude.
« Ils ont l'intention de tuer tous ceux qui était à bord du navire. » Admet Eléazar.
« Dans combien de temps nous pourrions y arriver ? »demandais-je, me penchant en arrière dans mon siège.
« Si vous autorisez le Défiant a naviguer, nous pourrions le battre d'un jour, au moins, » répond Eléazar.
« Faites-le. » Acquiesçais-je.
« Et le père de la jeune fille ? » Demande Eléazar, debout.
« Prenez-le. »
« Merci, Vos Majestés. » Eléazar s'incline avant de quitter la salle.
Didyme se met derrière moi et commence à frotter mes épaules, m'aidant à soulager la montée de tension.
« Vous regrettez, mon chéri ? » Murmure Didyme.
« Peut-être que ce n'était pas une bonne idée d'encourager son engouement, » je gémis, frottant vigoureusement mon visage.
« D'après ce que nous avons entendu, il se soucie beaucoup d'elle. Nous ne pouvons pas savoir comment elle se sent pour lui, mais je doute qu'elle le laisserait tout simplement la garder prisonnière si elle n'avait pas de sentiments pour lui. » Souligne Didyme.
« Elle est une combattante habile. » Acceptais-je.
« Elle l'est. Elle a bien appris. » Didyme hoche la tête.
« C'était une bonne idée, alors ? De l'aider à la retrouver ? » Demandais-je.
« Vous avez fait en sorte de mettre ensemble deux personnes qui n'en aurait jamais eu la chance autrement. Il était clair qu'il l'aimait tendrement, même dès le premier instant. Comment pourriez-vous faire quelque chose d'autre ? » Apaise Didyme.
« J'espère seulement qu'ils survivent en apprenant les vérités cachées depuis toutes ces années. »
« Moi aussi, mon chéri. Pour notre bien à tous, » soupire Didyme, embrassant ma joue.
POV Bella.
Heure actuelle.
« Beannacht, Capitaine Whitlock. » Déclare Penn avant de plonger le couteau dans la poitrine de mon Peter.
Mon cri est noyé par le bruit d'une explosion d'un canon, immédiatement suivi par une explosion à l'arrière. Les hommes crient et courent quand le navire vacille. Laurent lâche prise, me permettant de me précipiter vers le mât.
Je sors mon pistolet caché et appuyé contre l'arrière de la tête de Penn.
« Allez au diable. » Crachais-je, appuyant sur la gâchette.
Son corps s'effondre en avant presque immédiatement, le sang coulant de sa blessure. Ne lui jetant même pas un second coup d'œil, je me précipite pour délier Peter, luttant contre les larmes en regardant sa plaie.
« Bell-la, » halète Peter.
« Chut, ne parles pas. Juste... Juste ne parles pas, » lui dis-je en faisant courir mes doigts dans ses cheveux.
« Je suis si fier... de toi. Tu étais... magnifique. » Halète Peter.
« S'il te plaît, Peter, ne meurt pas. » Sanglotais-je.
« Je t'aime... mo chroi... mon cœur, » sourit Peter, prenant ma main.
Mon corps tremble de façon incontrôlable en pleurant, sachant que je le perds. Il apporte ma main à ses lèvres, baisant doucement mes doigts.
« Ne me quitte pas, Peter. S'il te plaît, ne me laisses pas, »murmurais-je à travers mes larmes.
« Mon Isabella. » Soupire Peter, ses yeux se fermant.
Mon corps fait naufrage mon âme se déchire, je jette mon corps sur le sien, lui criant de me revenir. La lutte fait rage autour de moi et d'autres hommess chutent sur le pont du Hadès Dagger, je suis incapable de bouger, sachant que ça signifierait que Peter a vraiment disparu.
« Bells ! Bells, viens, chérie ! »
Je lève les yeux, surprise de voir Papa à genoux à côté de moi.
« Il est parti. » Je renifle.
« Je sais, Bells. Je sais. Allez, miel, » encourage Papa.
Je permets à mon père de me prendre et de me porter loin de Peter. Je regarde par-dessus son épaule, comme les hommes l'entourent rapidement, soulevant son corps et en prenant l'endroit par où mon père m'emmène.
« Où vont-ils l'emmener ? » Demandais-je, le désespoir commençant à rentrer dans ma poitrine.
« Ils retournent à la rive. » Répond Papa.
« Où allons-nous ? »Demandais-je, le regardant après que les hommes est disparu avec Peter.
« Au Défiant, » grogne Peter, me soulevant sur le côté du navire dans un canot.
Je descends dans les bras de quelqu'un d'autre. Quand je regarde, je suis surpris de trouver Jasper me tenant tendrement, ses expressions tirées. Je l'atteins, traçant son visage, pas très semblable à celui de Peter, mais tout de même familier.
« Il est parti. »
« Je sais, a leanbh. » Murmure Jasper.
Au son de sa voix douce remplit d'affection, je perds le contrôle de mes larmes une fois de plus. Je crie à l'agonie, serrant la chemise de Jasper quand il me secoue lentement. Je ne remarque pas le canot s'abaisser ou quand Papa rame vers le bateau le plus rapide de Shalolie. J'entends vaguement une forte explosion juste avant que nous atteignons le côté du navire et le son de plusieurs hommes tombant en mer.
Il n'y a pas de sens. Le temps continue de passer et le monde continue d'aller de l'avant. Mon monde à moi s'est arrêté.
POV Charlie.
Ma fille est morte de l'intérieur. Cela fait deux semaines que nous l'avons sauvé des griffes du Hadès Dagger, son corps jeté sur celui du pirate. La douleur dans ses yeux quand on devait la réconforter était attroce à regarder. Toute ma vie, j'avais cherché à la protèger contre les maux du monde, le monde que j'avais partagé avec sa mère, seulement tout avait été gaspillée.
Ma fille était une coquille vide, incapable de se lever de sa dépression encrée dans son âme. Elle a perdu une quantité consédérable de poids depuis que nous sommes arrivés à la maison, son appétit complètement disparu. La plupart du temps, elle s'asseoit dans sa chambre qui donnent sur les quais, comme si elle attendait que le pirate vienne à elle.
Whitlock avait promis de lui rendre visite une fois que tout serait installé à Bearsalei. Le Roi Marcus avait accordé la clémence sur ses actes de piraterie, si le pirate acceptait de naviguer sous le drapeau de Shalolie. Il avait tout de suite accepté, voulant protéger sa femme et ses enfants à venir. Tout comme je l'avais fait il y a près de dix ans, quatre ans trop tard pour protéger ma belle Renée, mais juste à temps pour m'assurer que Bella ne suberait pas le même sort.
Je sais que Peter Whitlock avait aimé ma fille aussi farouchement qu'un homme peut aimer et qu'elle l'avait aimé avec autant de passion. J'ai peur que sa dépression finisse par causer sa mort, que je ne serais pas capable de la sauver.
« Comment est-elle ? » Demande Eléazar quand il rentre dans mon étude.
Bella était en train de marcher dans le jardin avec son épouse, Carmen. C'était la première fois qu'elle allait à l'extérieur depuis six jours.
« Pire encore, » murmurais-je, n'ayant pas besoin d'élaborer.
Eléazar avait traversé son propre tourment pour un mois entier pour lutter contre sa culpabilité d'avoir perdu Bella, peu importe combien de fois je lui avais dit que ce n'était pas sa faute.
« Y a t-il rien que nous puissions faire pour elle ? »Demande Eléazar, venant se tenir mes côtés.
« J'ai tout essayé. Le Roi Marcus a envoyé les meilleurs médecins disponibles, dans l'espoir de la faire sortir de cette situation. Elle ne répond à aucun d'eux, regardant fixement en face d'elle. » Lui dis-je.
« Avez-vous entendu parler de son frère ? » Demande t-il, les yeux fixés sur le jardin.
« Non, » je soupire, appuyant ma tête contre le rebord de la fenêtre.
« Tu lui as dit ? » Presse Eléazar.
« Oui, dès que nous sommes rentrés à la maison. Je ne peux pas être sûr qu'elle ait entendu ou qu'elle me comprenait, mais je lui ai dit, » admis-je.
« Je suis sûr qu'elle a entendu. Elle n'a pas répondu quand nous sommes arrivés, mais elle s'est levée et est sortie avec Carmen sans qu'elle n'est besoin de lui demander. » M'informe Eléazar.
« Elle fait des cauchemars. Chaque soir, putain, je me réveille quand je l'entends crier son nom, en le priant de ne pas la quitter. Et puis elle se tait et c'est presque pire que les cris. » Avouais-je.
« Elle a regardé l'homme qu'elle aimait mourir, Charles. Elle ne va pas pouvoir se déplacer si facilement, » me rappelle Eléazar, comme si j'avais besoin de lui pour savoir ça.
« Vous pensez que je ne me rends pas compte de cela ? Ma petite fille est en train de mourir et je ne peux rien faire ! La seule personne qui peut la sauver est loin, enterré dans Bearsalei ! Elle va mourir et je ne peux pas la sauver. Je ne peux pas ! » Criais-je, ma voix se transformant en sanglot vers la fin.
Il ne dit rien, m'embrasse tout simplement comme le frère qu'il est devenu, partageant ma peur et mon angoisse. Le besoin de me décharger est forte, elle est à eux doigts de me noyer quand je lutte pour rester debout. Mon orgueil refuse de me permettre de montrer une telle faiblesse, agitant mes pleurs seul.
Mais Eléazar comprend. Il sait que nous sommes en train de la perdre, de jour en jour. Bientôt, elle aura atteint son plus grand désir et rejoindra son pirate dans la mort.
POV Bella.
« Les roses sont belles. Je suis surprise qu'elles soit capables de pousser à cette altitude. » Songe Carmen à côté de moi.
Je ne réponds pas, continuant simplement de marcher. Je ne sais pas depuis combien de temps s'est écoulé depuis que Peter est... mort. Je sais seulement que chaque matin où je me réveille sans lui à mes côtés est plus insupportable chaque matin. Je me trouve souvent à l'attendre au milieu de la nuit, mais tout ce que je trouve ce sont des draps froids.
« J'ai essayé de dire à Irina que nous devrions essayer de planter des roses, mais elle ne pense pas qu'elles vont survivre. Peut-être que je devrais l'emmener ici pour lui monter qu'elles peuvent survivre. »
Je déteste sa voix à ce moment, déteste le fait qu'elle veuille me parler. Je veux juste être seul avec mes souvenirs de Peter. Chaque fois que quelqu'un interrompt mes pensées, il est difficile pour moi d'y retourner. Ces souvenirs étaient comme une couverture chaude.
« Lady Denali, une missive pour Lady Swan, » un valet s'incline.
Les fonctionnaires ne m'avaient pas abordé depuis un certain temps. Ils ont réalisé que je ne voulais pas répondre et avaient tout simplement cessé d'essayer. Papa était le seul dans la maison qui tentait de me faire parler.
« Merci, »dit Carmen en prenant le morceau de papier se trouvant sur le plateau en argent.
Elle la tend en face de moi, attendant que je la prenne, mais j ne peux pas bouger ma main pour la prendre.
« Cela pourrait être Jasper, ma chérie. Vous devriez la lire. »Murmure Carmen, frottant mon bras.
Entendre le prénom Jasper me donne la force de prendre le papier, mais je refuse de lire devant elle. Si c'est de Jasper, je veux être seule pour que je puisse pleurer en paix.
Comme si elle sentait me désir d'être seule, Carmen brosser mes cheveux en arrière avant de déclarer qu'elle allait retrouver Eléazar et Papa.
« Il suffit de me faire appeler si vous avez besoin de moi. »insiste doucement Carmen.
J'attends que ses pas est disparu avant de continuer sur le chemin trouvant un banc de pierre placé dans une roseraie. Assise ici, je suis caché de la maison, me donnant un espace privé.
Soigneusement, prudemment, je déplie la feuille de papier, nerveuse de savoir ce que Jasper pourrait m'écrire. Je scanne la courte lettre, le cœur battant quand je réalise que la lettre n'est pas de Jasper. La lettre flotte sur le sol quand je soulève mes jupes et je courre dans le jardin dans l'intention d'atteindre le port.
POV Carmen.
Je regarde Isabella courir dans le jardin, les yeux écarquillés, les joues rouges. Il y avait plus d'émotions sur son visage que ce que nous avions vu depuis que nous l'avions ramené à la maison. Voyant que la lettre était tomber sur le trottoir de gravier.
J'y vais et la ramasse, lissant les mots écrit avec soin.
Bantiarna na Priam,
Ta présence est requise à bord du Priam immédiatement par le Capitaine et l'équipage actuellement amarré dans le port de Livley.
Ton humble serviteur,
Randall.
Les mots sont formelles, mais la mauvaise écriture vient de quelqu'un qui n'a pas utilisé les règles d'écriture. Pourtant, je reconnais facilement le nom d'un des membres de l'équipage du Priam que Eléazar et Charles ont recueilli. Cet homme s'était bien occupé d'Isabella, comme le reste de l'équipage.
« Carmen ! Où est-ce qu'elle va ? »Demande Charles, arrivant derrière moi.
« Ça va, Charles. Elle rentre à la maison. »Je souris.
« C'est ici sa maison, »fait Charles, confus.
« Plus maintenant. Cela à toujours été la mer. C'est dans son sang. »
Charles prend la lettre, lisant rapidement. Quand il a finit, ses mains tombent sur les côtés. Eléazar enveloppe un bras autour de moi, offrant son soutien.
« Ils se soucient d'elle ? »Demande Charles, mais ça ressemblait plus à une déclaration.
« Ils le font. Et, plus important encore, ils vont prendre soin d'elle, »lui assurais-je.
« Il est temps de la laisser y aller, Charles. Ils pourront la guérir mieux que nous le pourrons. »Lui dit doucement Eléazar.
« Je sais, »soupire Charles, vaincu.
« Peut-être qu'elle reviendra, un jour. Pour l'instant, il est préférable de la laisser naviguer avec les hommes qui connaissent Peter comme elle, »lui dis-je, plaçant ma main sur son bras.
« Venez à l'intérieur, mon vieil ami. Nous boirons à un bon voyage de votre fille, »offre Eléazar, frappant sur l'épaule de Charles.
Charles s'arrête, nous permettant de marcher devant lui. Le regardant par-dessus mon épaule, je remarque qu'il regarde en direction du port.
« Bon vent et bonne mer, mo inion. »Murmure Charles.
Mon cœur se serre quand Charles fait un dernier adieu à sa fille.
POV Bella.
Le port était en pleine activité, comme d'habitude, et personne ne remarquait que je glissais à travers la foule à la recherche du Priam. Les marins criaient les uns contre les autres en déchargeant leurs marchandises sur les quais. Le port était plus vif que d'habitude, ce qui rend difficile la recherche du Priam, mais je le trouve finalement au bout du quais.
« Bantiarna ! »Appelle Randall, se dépêchant sur le bas de la passerelle.
Je souris faiblement, combattant contre les larmes, me jetant dans ses bras. Il me tient à proximités, sa main caressant mes cheveux quand je pleure contre sa poitrine.
« Chu, jeune fille. Tout va bien. »Apaise Randall.
« Randall, apporte-là à bord ! »Crie Garrett.
« Allée, bantiarna. »Murmure Randall, me faisant diriger vers la passerelle.
« Bella ! »M'accueille Charlotte dès que je mets les pieds sur le pont principal.
Je la serre étroitement, surprise de la trouver à bord du navire.
« Viens avec moi, »fait Charlotte, me prenant la main.
Je fronce les sourcils quand elle me traîne dans la cabine du Capitaine, mais je ne sais pas si je serais capable d'entrer dans la cabine en sachant que Peter ne serait pas de l'autre côté. Je m'arrête avant d'ouvrir la porte, ayant besoin d'un moment pour me recueillir.
« Bella, c'est- »Commence Charlotte avant que la porte s'ouvre.
« Ah, bien. Il était en attente de ton arriver, »sourit Vladimir en me faisant signe d'entrer à l'intérieur.
Confuse, je regarde Charlotte et Vasilii me tirer à l'intérieur. Elle me fait un grand sourire avant de partir pour retourner sur le pont principal.
Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? J'espère que vous avez aimés. Il reste plus que l'épilogue et un outtake. =)
Bisous, et à bientôt.
