EDIT 2023 : mon dieu quel champ de mine 7 ans après, mais tuez moi !
Disclaimers : Rien ne m'appartient sauf l'histoire. Je ne touche rien.
PS: les pensée son en gras, le reste du texte en normal
Prise de conscience dans un puits de déni (v4)
Tout s'était passé vite... Trop vite. Et pourquoi, finalement ? Pour le perdre ? Pour les perdre ? Ils étaient sa famille et par son arrogance et son déni ; parce qu'il n'avait pas voulu voir l'évidence, ils n'étaient plus.
« Abruti, » entendit-il.
Pardon ?
« Tu y réfléchiras à deux fois la prochaine fois, enfin, si prochaine fois il y a, bien sûr !
– Qui parle ?
– Sérieux ? Tu ne nous reconnais même pas ? Toi, pour qui nous avons laissé nos vies !
– Qui est là ? De quoi parlez-vous ?
– On te parle de notre mort !
– Mais… qui êtes-vous ? Où êtes-vous !?
– Baisse un peu les yeux, idiot.
– ...
– Qu'est-ce que tu attends, le déluge ? Regarde la vérité en face et assume ! »
Quand il baissa le regard et le vit, il sut... Il sut qui lui faisait tous ces reproches. « Cass ». Il était là, mort, déchiqueté et en sang. Recroquevillé à ses pieds, comme s'il cherchait un dernier espoir de s'en sortir... en vain, de toute évidence.
« Cass, murmura-t-il avant de fondre en larmes, prenant le corps inerte de Castiel dans ses bras. Je suis désolé, mon ange.
– FOUTAISE ! Tu m'as laissé mourir sans rien faire !
– Non…
– Et tu sais ce qui fait le plus mal ? C'est le fait que je ne puisse me résoudre à t'en vouloir !
– Cass.
– Je t'aimais, tu sais ? »
Suite à ces mots, tout l'espace devint noir. Il eut beau se tourner, se retourner, encore et encore, tout disparaissait. Le noir, le vide et la tristesse étaient les maîtres-mots de cet endroit. « D... » Pas encore.Il croyait vraiment que les voix étaient revenues, mais ce murmure était plus loin qu'elles, plus vague aussi. Juste un simple murmure ; juste un espoir. Dans toute son agonie et sa tristesse, il tendit les mains vers l'inconnu, vers cet appel. « De... » Encore un, qui est là ? « Dea... » Cette voix, toujours la même, qui l'appelait inlassablement. Cette voix douce et grave, une voix d'homme. « Dean »Castiel, c'est toi ?« Dea... » Non ! Reste ! Ne pars pas !Il se débattit sans relâche pendant ce qui lui semblait une éternité, mais le sol s'affaissa sous lui et il chuta dans un puits sans fin ; dans un flot de souvenirs douloureux, rempli de haine, d'inconscience et de déni. Pourquoi ?Il tomba dans l'inconscience... « DEAN, réveille-toi » Ca – Cass« Grand frère ! » Sammy.
Puis soudain, tout devint blanc ; un blanc pur et rayonnant. Il papillonna des yeux quelques minutes. Deux silhouettes, l'une aux cheveux châtains, l'autre aux cheveux brun foncé étaient là, juste à côté de lui. « Ca – Cass. » Dean était surpris, mais heureux, heureux qu'il soit là, heureux que son frère soit là, heureux de se réveiller de ce cauchemar. Il était juste heureux. Dean se releva difficilement pour s'asseoir sur le lit, leva son visage déjà fendu par un large sourire. Il pleurait, mais il était heureux d'être en vie avec eux. Surtout d'être avec lui, avec son ange gardien. Pris d'une impulsion soudaine, il posa tendrement ses lèvres sur celles de Castiel, dans un long baiser, scellant ainsi leur amour.
