Coucou, c'est moi ! Mais si, vous vous souvenez... Non ? Vraiment ? Ah, le jeune homme au fond veut dire quelque chose... Oui ? Il vous semble que vos grands-parents vous ont parlé de cette histoire ? Bon, je sais que ça fait longtemps que je n'ai pas posté de chapitre, mais quand même !
Sinon, quoi de neuf ? Moi, c'est le premier chapitre que je fais bêta-reader ! Et on applaudit bien fort EveningConfidence, qui s'est dévouée pour me mettre un bon coup de pied au *** de temps en temps, et grâce à qui ce chapitre (et les suivants) est ce qu'il est ! Vous pouvez vous incliner devant elle, je suis sûre qu'elle sera ravie ^^
Disclaimer : Rien à moi, tout est à JK et à Damian Cross.
Merci tous ceux qui m'ont laissé des reviews (j'y réponds juste après, juré !), mis en favoris et/ou en story alert, ça fait super plaisir !
Enjoy !
Fred se réveilla en sursaut. Jetant un œil à sa montre, il se maudit en réalisant que son réveil ne sonnerait que dans quatre bonnes heures. Il s'assit, et se frotta les yeux avec lassitude, se demandant pourquoi il s'était réveillé si soudainement.
Le journal (bon, ce n'était pas vraiment un journal, mais Fred préférait l'appeler ainsi) avait glissé sur ses cuisses lorsqu'il avait bougé. Il n'avait pas pu lire un autre chapitre ; il était si fatigué d'avoir cherché une bonne façon d'humilier Hermione qu'il s'était endormi après avoir considéré la possibilité de lire son journal à haute voix, exactement comme il l'avait fait pour Rogue et McGonagall. Heureusement pour elle, Fred était très créatif et détestait faire deux fois la même chose. Dommage, c'était le meilleur plan qu'il ait trouvé jusque là.
Fred s'étira et se leva, puis se versa un verre d'eau. Prenant garde à ne pas réveiller ses camarades de dortoir, il descendit les escaliers menant à la salle commune sur la pointe des pieds, le livre à la main.
La salle commune était déserte à cette heure matinale, comme il l'avait deviné. Les bougies étaient toutes éteintes, et la seule source de lumière venait du feu faible et vacillant.
Il but un peu d'eau, s'installa confortablement dans le fauteuil devant la cheminée (par une pure coïncidence, c'était dans ce fauteuil également que la baguette d'Hermione était cachée) et ouvrit le livre.
- Fred !
Il sursauta si violemment qu'il renversa de l'eau partout sur lui.
- H-Hermione ? bredouilla-t-il, fourrant rapidement le livre dans le fauteuil.
Il semblait, au moins à Fred, que ce fauteuil était vraiment la cachette idéale.
- Pourquoi es-tu levé si tôt ?
Fred, dans un sentiment d'horreur grandissant, s'aperçut qu'elle voulait lui tenir compagnie.
- Pour la même raison que toi, répondit-il. J'étudie.
Il tentait de ne pas jeter de coup d'œil à son fauteuil.
- Bien sûr, répliqua sarcastiquement Hermione, tu t'es levé pour étudier. Tu es trempé, au fait. Tu devrais vraiment sécher tes vêtements avant que tu n'attrapes froid, ajouta-t-elle calmement, s'asseyant sur un canapé près du sien. En temps normal, je t'aurais aidé, mais je n'ai toujours pas trouvé ma baguette.
- Toujours sans-baguette, hein ? la questionna Fred en lui offrant son sourire le plus compatissant (bien que totalement faux).
- Oui. J'ai l'intuition qu'elle est ici, mais j'ai passé toute la pièce au peigne fin, et rien, nada.
Encore une fois, Fred s'obligea à regarder partout, sauf vers le fauteuil. D'habitude, il ne se sentait pas coupable de ses farces, puisque c'était vraiment hilarant et satisfaisant quand les victimes devenaient paranoïaques. Bien sûr, il leur redonnait toujours ce qu'il leur avait pris, avec un grand sourire et des paroles mielleuses pour apaiser leur colère.
Mais depuis qu'il avait lu cette cruelle (mais, malheureusement, d'une vérité flagrante) présentation de Harry, il était effrayé de ce qu'elle pourrait lui faire, à lui. Enlever des points, il pouvait le gérer. Par la théière de Dobby, même si elle le mettait en retenue pendant une semaine avec pour tâche de laver les cheveux de Rogue (les cheveux huileux ! La tête visqueuse et pouilleuse !), il ne serait pas si effrayé. Mais Hermione avait admis qu'elle se fichait qu'Harry meure ou pas. Harry, son meilleur ami ! La personne avec qui elle avait tout traversé !
Incroyable.
- Fred, je pense vraiment que tu devrais aller à l'infirmerie. Tu as l'air absent, et tu transpires beaucoup.
- Oh, je ne suis pas malade, l'assura-t-il. Juste terrifié. Est-ce que tu espères que je vais me faire tuer, moi aussi ?
Il se sécha d'un sort rapide, puis s'enfonça dans le fauteuil criminel. Il refusait de croiser son regard. C'était décidé : il la révèlerait au monde comme la maniaque meurtrière qu'elle était vraiment.
Le silence se prolongeait entre eux, et Hermione continuait de le regarder avec une expression pensive. Fred ne voulait tout simplement pas la regarder, et encore moins lui parler. Il commençait même à souhaiter ne lui avoir jamais volé ce journal, comme ça, il n'aurait eu aucun scrupule à la prendre comme cobaye pour cette nouvelle Crème Amplificatrice de Défauts sur laquelle George et lui travaillaient (son utilité étant, si vous vouliez éviter un amoureux particulièrement transi, de l'étaler sur votre visage pour l'écœurer).
« Je vais me coucher, annonça finalement Hermione. Bonne nuit, Fred. J'espère que tu ne penses pas à utiliser encore les autres élèves comme cobayes. »
Est-ce qu'elle peut aussi lire dans les pensées ?
Il regarda sa silhouette s'éloigner jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans la pénombre avant de s'autoriser un petit frisson.
Lorsqu'il se réveilla (il n'avait même pas remarqué qu'il s'était rendormi), le soleil brillait et il était en retard pour le petit-déjeuner. Maintenant que la salle commune était baignée de lumière (mais toujours déserte), Fred riait de sa stupidité et de sa lâcheté.
Hermione Granger, une maniaque meurtrière ? Quelle absurdité. Elle n'était rien de plus qu'une fille au taux de cynisme très élevé, qui s'amusait à faire des commentaires peu satisfaisants sur ses amis. Un Moldu n'avait-il pas dit... quelque chose, sur les mots qui ne pouvaient pas briser les os ? Hermione n'était certainement pas capable de briser ses os à lui. (1)
Mais il était conscient que ses mots s'insinuaient en lui, même s'il ne voulait pas l'admettre. Pendant tous les cours, Fred se remémorait encore et encore la partie dans laquelle elle décrivait Harry comme étant non-attirant, son mauvais caractère et sa dépendance à ses amis. Il avait toujours vu le meilleur ami de son petit frère comme ce garçon-célèbre-mais-modeste, tout comme il avait toujours pensé que Hermione avait une obsession secrète à se travestir.
Sans s'en rendre compte, Fred commença à traquer Harry. Il l'observait parler avec Ron et Hermione (remarquant au passage que le poing de Harry se serrait à chaque fois que la conversation portait sur les tâches des préfets – hmm, intéressant), il observait les réactions des filles à son approche (des gloussements, beaucoup de coups de coude et de regards appuyés, mais toujours de loin), et voyait bien qu'Hermione finissait toujours par réécrire le devoir de Harry pour lui, pendant qu'il se mettait les pieds sur la table et entamait une conversation avec Ron. Fred remarquait également la façon qu'avait Harry de bafouiller devant Cho, tout en étant complètement aveugle aux sentiments de Ginny.
Fred commençait à être sérieusement ennuyé ; Hermione avait entièrement raison. Harry était un garçon gâté, violent et obtus qui était incapable de penser par lui-même.
Ses regards constants et directs dirigés vers Harry furent, bien sûr, remarqués par George, qui commençait à se poser des questions sur l'orientation de son jumeau.
- Fred, et si on trafiquait le jus de citrouille du dîner ? Tu sais, avec notre nouvelle potion capillaire, suggéra George quand il surprit Fred fixant Harry pour la quatrième fois.
- Du jus de citrouille ? Bien sûr, avec plaisir, répondit Fred en revenant à la réalité. Sers-t-en un verre, aussi.
- Sérieusement, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Ne me dis pas que Madame Pince t'a jeté un sort pendant ta retenue ! l'interrogea George d'un ton mi-agacé, mi-anxieux.
- Non, pourquoi ?
- Parce que tu n'arrêtes pas de fixer Harry... Par le porte-jarretelle en dentelle de Fudge, ne me dis pas que tu fantasmes sur ce pauvre garçon !
- Bien sûr que non ! s'exclama Fred, indigné. Mais tu ne vois pas qu'il bave devant Chang, en ayant une admiratrice parfaite juste sous son nez ?
- Tu veux parler de Ginny ?
George prit un air pensif, puis il sourit largement.
- Je vois où tu veux en venir...
- George, en tant que grands frères, je pense qu'il nous incombe de l'aider.
- Enfin, Fred, bien sûr ! C'est notre devoir, après tout. Qu'as-tu en tête ?
- Peut-être... qu'un petit interrogatoire serait de mise ?
- Pas très orthodoxe, mais il faut un début à tout. Un endroit sympa et bien fréquenté, je présume ?
- Tu veux dire, un endroit comme la salle commune ?
- Quelle brillante idée !
Ainsi, arborant les mêmes sourires diaboliques, les jumeaux se levèrent de leurs fauteuils et se plantèrent devant Harry.
En un mouvement fluide, ils poussèrent ses pieds de la table et s'installèrent devant lui, observant son le visage déconcerté. Fred nota qu'Hermione avait arrêté d'écrire le devoir de Harry, et les regardait avec un petit sourire sur le visage.
- Euh, salut, dit Harry nerveusement, échangeant un regard confus avec Ron.
- Coucou, Harry, répondit joyeusement George.
- Nous nous sommes plutôt inquiétés de ton bien-être, cette année, annonça Fred.
- Quoi ? Pourquoi ? Je vais bien...
- Vraiment ? demanda Fred en posant une main compatissante sur l'épaule de Harry. Vieux, on sait ce que ça fait.
- Ce que ça fait de quoi ?
- Tu as beaucoup de pression, tu sais, avec toute cette histoire de battre le pire mage noir et tout ça. On voulait juste te dire que George et moi couvrons tes arrières.
Laisse-moi faire, demanda Fred à George sans parler. George acquiesça discrètement.
- Euh, merci ?
- Je t'en prie. Nous aussi, on se sent délaissés, alors ne t'inquiète pas, tu n'es pas seul.
- Délaissés ?
- Evidemment ! Hermione et le petit Ron à sa maman ici présents sont préfets, alors que toi et moi ne sommes que des élèves ordinaires. Un peu triste, non, la façon dont tournent les choses ? J'ai toujours pensé que tu aurais dû avoir le badge à la place de Ron. Sans offense, frangin, ajouta Fred pour Ron, dont les oreilles rougissaient.
- Mais non, ce n'est pas grave, se défendit Harry nerveusement.
- Tu n'as pas besoin de nous mentir, Harry. Je te l'ai dit, on couvre tes arrières. On sait ce que ça fait. Notre famille entière est préfète, mais pas George et moi. Crois-moi quand je te dis qu'on comprend la douleur que tu ressens.
- Mais...
- Et je suis désolé, Harry.
- Désolé ? Pour quoi ?
Fred empêcha Harry de s'écarter discrètement en lui attrapant fermement le bras.
- Tu sais, pour t'avoir exclu. Tu dois t'être senti seul, triste et déprimé quand tu n'as pas reçu beaucoup de lettres de notre part. Je suis sûr que Ron et Hermione t'ont dit qu'on nous avait demandé de, métaphoriquement parlant, te mettre un sac sur la tête.
En disant cela, Fred jeta un coup d'œil à Hermione, espérant qu'elle reconnaîtrait ces mots. Malheureusement, elle s'était lassée de la conversation, et était retournée au devoir de Harry. Zut.
- Ils me l'ont dit. Ce n'est pas grave...
- Balivernes ! Mais ce n'était pas la meilleure façon de commencer l'année, Harry, hein ? Je veux dire, jusqu'ici tu passes une année épouvantable, avec Ombrage, cette histoire du badge-qui-te-passe-sous-le-nez, l'isolation du reste du monde, sans parler du fait que Cho s'accroche toujours à ce bon vieux Cedric...
- Qu'est-ce que Cho a à voir avec...
Fred se rapprocha de lui, de manière à ce que seuls Harry, Ron, Hermione et George puissent l'entendre :
- Il se trouve que j'ai quelques astuces dans la manche, mon cher ami. Je te suggère de lui demander de se faire prendre en photo avec toi.
Fred jeta un autre coup d'œil à Hermione, qui était toujours occupée à griffonner sur ce pauvre parchemin. Mais, remarqua-t-il, triomphant, ses joues étaient devenues légèrement roses - gagné !
- Une photo ? En quoi est-ce que ça pourrait l'aider ? questionna Ron en se joignant subitement à la conversation.
- Les photos sont des choses merveilleuses, Ronninouchet. Elles permettent de, ah, voir si deux personnes vont ensemble. Tu sais à quel point le physique est important pour les femmes, de nos jours ; elles ont besoin d'être rassurées, pour éviter qu'elles ne se liquéfient en une flaque d'auto-apitoiement.
C'était très amusant de voir Hermione tiquer chaque fois qu'elle reconnaissait une partie de son analyse. Bien sûr, le bonus était de pouvoir donner une bonne leçon à Harry. Personne ne se moquait de sa petite sœur. Personne.
- Mais assez parlé de filles... Dis-moi, Harry, comment as-tu fait pour découvrir qui pétrifiait tout le monde, il y a trois ans ? Comment as-tu réalisé le Polynectar ? Comment as-tu fait pour monter tout ce plan ? Je veux dire, tous ces exploits à douze ans... Quel génie ! Tu mérites toute ta gloire ! »
- Je vais me coucher, annonça brusquement Hermione en se levant. Bonne nuit tout le monde.
Fred apprécia à sa juste valeur le fait qu'elle évitait son regard. C'était définitivement mieux que de lire son journal à voix haute dans la Grande Salle, parce que tout le monde aurait ri, en aurait parlé pendant deux ou trois semaines, puis l'incident aurait été vite oublié (comme ce qu'il s'était passé avec Rogue et McGonagall). Cependant, laisser traîner des petites pointes subtiles pour lui révéler qu'il avait lu son journal lui permettait de la voir se trémousser d'embarras. Elle ne pouvait rien dire, parce que ce serait admettre qu'elle était celle qui avait écrit tout ceci sur Harry. Et il avait en plus la satisfaction de maîtriser la situation. Fred se décerna mentalement une médaille pour ce plan – c'était définitivement le plan le plus subtil qu'il ait concocté, mais par Merlin, le résultat était si satisfaisant !
D'une manière inattendue, Hermione lui avait permis de révéler une facette de sa personnalité dont il n'avait jamais connu l'existence – il avait réellement apprécié toute cette histoire d'interrogatoire. Peut-être qu'au lieu d'ouvrir un magasin de farces et attrapes, il ferait mieux d'aller travailler à Azkaban ? Interroger les Détraqueurs sur leur peur du bonheur, tout ça... Ça pourrait être drôle.
Fred regarda Hermione se mordre la lèvre anxieusement tandis qu'elle s'avançait vers lui.
- Tu as retrouvé ta baguette ? lui demanda-t-il avec un petit clin d'oeil.
- Non, pas encore. Est-ce que tu as retrouvé la tienne ?
- J'ai ma baguette, répondit Fred en fouillant ses poches... Hé, je l'ai perdue !
- Bonne nuit, Fred.
Elle lui offrit un petit sourire et s'en alla.
Fred fixa sa silhouette qui s'éloignait, fulminant intérieurement.
Patient Numéro Deux : Ronald Bilius Weasley
Problèmes :
En dehors de ses cheveux éclatants et de ses taches de rousseur,je ne peux vraiment le complimenter de rien. Sa personnalité est atroce, ses habitudes sont absurdes et, franchement, je me demande s'il a jamais possédé un cerveau. C'est l'un de mes désirs les plus chers que d'attraper un scalpel et de l'examiner sous microscope... Comment une personne, qui est si profondément débile, a pu se débrouiller pour survivre si longtemps ? A quel point son estomac est-il sans fond ? Combien de bouchées sa mâchoire peut-elle encore supporter avant de se déboîter ? Ce garçon est un miracle médical.
Et je suis assez inquiète à propos de son manque de vocabulaire. J'ai l'impression que les seuls mots qu'il connaît sont « Punaise », « Bordel de merde » et « J'sais pas » - et après il continue de se moquer de l'intelligence, ou plutôtdu manque d'intelligence, de Crabbe et de Goyle. Si je n'étais pas si gentille, je rirais de l'ironie de la situation. Cela dit, j'imagine que, comme pour le Patient Numéro Un, on peut l'excuser de par son éducation. Ayant une énorme fratrie plus âgée que lui, Ron a l'agaçante habitude de se comparer à ceux qui l'entourent. Malheureusement, cela n'aide pas à améliorer sa confiance en lui – en particulier lorsqu'il se compare à moi.
C'est aussi absolument agaçant la façon qu'a Harry de considérer Ron comme son meilleur ami, puis, lorsque les choses deviennent difficiles, d'accourir vers moi. Il semble - au moins pour Harry – que Ron est un meilleur ami que moi. Permettez-moi d'être d'un avis différent. Les seules choses pour lesquelles Ron montre un semblant de réussite, c'est son aptitude irritante à faire des blagues au mauvais moment, et à donner des conseils abominablement inutiles. Mais, en considérant le type de personne qu'est Harry, je ne suis pas surprise qu'il considère Ron comme son meilleur ami. La célébrité d'Harry doit bien compenser quelque part l'anonymat de Ron.
A propos, comment Ron a-t-il pu avoir le badge de préfet ? Les miracles ne cesseront jamais de m'ébahir. Je veux dire, j'aurais bien questionné la capacité de Dumbledore à prendre des décisions, mais comme il m'a choisie moicomme autre préfète, il doit avoir un cerveau en état de fonctionnement. Ou alors, c'était peut-être une erreur de jugement ; après tout, le pauvre homme se fait vieux.
Pour continuer sur ce sujet, Ron est le préfet le plus insupportable et le plus incapable que j'ai jamais eu la malchance de rencontrer. C'est un garçon lâche et stupide qui prétend être le contraire. C'est plutôt triste, vu que tout le monde sait qu'il a trop peur pour dire à ses propres frères de le laisser tranquille. Il doit se sentir plutôt inférieur à sa famille anormalement étendue, étant le plus jeune garçon, et il doit aussi être très frustré que le seul membre de sa fratrie plus jeune que lui soit une fille, et donc la préférée de sa mère. Après tout, ce n'est pas comme s'il avait des exploits dont il pourrait se vanter – en-dehors de celui d'être le plus stupide de la famille, bien entendu.
C'est aussi amusant de voir à quel point il est obtus - ne réalise-t-il pas que Lavande Brown a des vues sur lui ? Sachant qu'elle ne parle que de son rêve de l'embrasser le plus souvent possible, et la plupart du temps devant lui, je suis éberluée de constater combien il est sourd et aveugle. Ne se rend-il pas compte qu'ils formeraient un superbe couple ? Contrairement à Cho et Harry, ces deux-là sont faits l'un pour l'autre. Ils ont le même caractère irritant et insensible, ils ont le même ton ennuyant lorsqu'ils parlent, et, en bonus, ils ont même des QI équivalents ! Soit dit en passant, c'est un véritable miracle, considérant le niveau abyssal de celui de Ron.
Thérapie recommandée :
- Le convaincre de se rendre à moi, comme ça, je pourrai l'examiner au microscope (je devrai le tuer dans le processus, mais ce n'est vraiment pas un grand sacrifice - je peux déjà prévoir que son futur sera horrible. Au mieux.)
- Persuader Molly et Arthur de le faire adopter (un fils de moins pour les humilier).
- Conseiller à Ron de changer de sexe, comme ça, Molly l'aimera aussi.
- L'envoyer à un rendez-vous en aveugle avec Lavande, comme ça ils pourront se pourrir mutuellement la vie.
Fred était si absorbé dans sa lecture qu'il ne remarqua pas qu'Hermione descendait les escaliers du dortoir des filles. Apparemment, elle ne dormait jamais ; il était maintenant quatre heures trente du matin (Fred voulait lire en paix), et pourtant, comme hier, elle était là, préparée à lui tenir le crachoir.
- Qu'est-ce que tu lis ?
Sa voix douce coupa le silence comme une hache tailladant le Saule Cogneur. Fred sursauta, renversant le verre d'eau qu'il avait descendu sur lui.
- J'étudie, répondit-il d'un ton peu convaincant. Pourquoi es-tu levée si tôt ?
Hermione s'installa dans le même fauteuil qu'elle avait occupé la veille.
- Impossible de dormir... Je n'ai toujours pas retrouvé ma baguette. Et toi, tu sais où est la tienne ?
- Oui. Dans ton dortoir. Aha ! Prends ça !
- Non... Qu'est-ce qui te fait penser que je l'ai prise ? Voler est contraire au règlement, répondit-elle en clignant des yeux.
- Je sais que tu l'as. Rends-la moi, se renfrogna Fred.
- Pas avant que tu ne me rendes la mienne. Je sais que c'est toi qui l'as volée.
Il ne tenta même pas de nier.
- Comment tu l'as deviné ?
- Le bâton que tu m'as obligeamment procuré en remplacement porte tes initiales, répondit-elle en le lui montrant pour qu'il puisse le constater par lui-même.
- J'aime bien recevoir une sorte de reconnaissance pour mes efforts, se défendit-il en lui faisant un clin d'œil, en même temps qu'il enfonçait le livre sous le coussin. Tu as aimé mon cadeau ?
- N'essaye pas de me charmer, Fred Weasley, rétorqua sèchement Hermione. Où est-il ?
- Où est quoi ? la questionna Fred en penchant la tête sur le côté.
- Mon. Journal. Je l'avais à la bibliothèque. Je sais que c'est toi qui m'as lancé le Monstrueux Livre des Monstres dessus.
- Je ne sais rien à propos d'un quelconque journal, Hermione, vraiment. Ce n'est pas un journal, pensa-t-il d'une voix chantonnante, tu l'as dit toi-même !
- Qu'est-ce que tu lisais, alors ? l'interrogea Hermione, fixant le coussin de ses yeux accusateurs.
- Un dossier, répondit Fred, s'amusant de son visage plissé.
Elle était la seule fille de sa connaissance à pouvoir décocher le regard « Je-suis-totalement-agacé ».
- Un dossier ?
- Enfin, plus un rapport psychologique d'une Critique analysant ses patients.
Hermione se figea.
- Oh. Bon, ce n'est pas mon... journal, dit-elle calmement.
Cependant, Fred remarqua la façon qu'elle avait de serrer les poings. Et celle dont ses joues étaient devenues roses. Et le léger tremblement de sa voix.
Wow, pensa Fred, je suis impressionné... Qui aurait pu deviner que j'étais observateur ?
- Bizarre... Il y a ton nom dessus.
Il se demandait jusqu'à quel point il pouvait l'agacer...
Hermione se mordit la lèvre.
- S'il te plaît... Est-ce que tu pourrais... Ne parler de ça à personne ? le supplia-t-elle.
Les yeux marrons rencontrèrent les yeux bleus, envoyant des frissons le long de la colonne vertébrale de Fred. Il tenta de détourner le regard, mais se rendit compte qu'il ne pouvait pas – est-ce que c'était des pointes noisette, dans ses yeux ? Que c'était... séduisant. Il n'avait jamais réalisé que ses cils étaient si longs, ou que ses yeux étaient si attirants ?
Hermione ? Séduisante ? Ha. Bien sûr. Elle a juste de beaux yeux, c'est tout.
Fred cligna des yeux et s'éclaircit la gorge. Voilà, ça allait mieux. Il se demanda quel sort lui avait jeté Hermione, pour lui faire penser ça. Elle était vraiment une sorcière sournoise.
- Et qu'est-ce que j'y gagne ? se força-t-il à dire en se giflant mentalement.
Brusquement, ces yeux, auparavant si innocents, flamboyèrent et lui décochèrent un regard meurtrier.
- Oublie ça, répliqua froidement Hermione, se levant de son fauteuil. Je n'ai pas été bouleversée par ce que cette truie de Skeeter a écrit sur moi, qu'est-ce qui te fait penser que je serai affectée par ça ? C'est moi qui l'ai écrit, après tout, et nous savons tous les deux que je n'ai écrit que la vérité.
- Hermione...
- Bonne nuit, Fred. J'espère que tu t'amuses à t'introduire dans la vie privée des autres.
Elle ne claqua pas la porte du dortoir des filles, mais il l'aurait préféré. Il l'aurait presque préféré à ce regard plein de haine.
Il sortit le livre de derrière coussin, mais ne pouvait se résoudre à lire un autre chapitre. Il resta là, assis, fixant les flammes qui léchaient les bûches, se demandant pourquoi il désirait si ardemment le pardon d'Hermione.
(1) Ca doit venir de ce proverbe, « Bâtons et pierres peuvent me briser les os, mais les mots ne pourront jamais me faire du mal »... Ouais, ben moi non plus je connaissais pas xD On dit merci qui ? Meeerciiiiii Eveniiiiiiing ! ^^
Voilà voilà... Ah, et je pense que je ralentirai un peu le rythme de parution, une fois toutes les deux semaines... Mais j'ai déjà le troisième chapitre de prêt, et le quatre... Je le commencerai bientôt (aïe ! Pas taper, Evening, pas tap... Naaaooon ! Pas les pastèques !)
Si vous voulez laisser une review, ça aidera la pauvre traductrice... xD
*MissBlackie se penche sur son parchemin sous le faible éclat d'une bougie dans une tour déserte, plume à la main et cernes sous les yeux*
