Chapitres 8 – Haute sécurité pour prisonniers illégaux

Durendal et Mathieu se jetèrent chacun sur un de des bras du Raptorien - puisque tel était son nom - dans l'espoir de l'immobiliser. Cela fonctionna les premières secondes, mais la surprise passée le reptile physiquement plus imposant se dégagea facilement, donnant au passage un grand coup de griffe sur le torse de Mathieu qui fit apparaître trois lignes rouges intense à travers sa chemise déchirée.

La bête aux aguets recula en feulant. Elle jeta un coup d'œil rapide à l'ensemble de la pièce, évaluant la situation en quelques secondes, puis subitement bondit sur Durendal qui l'évita in extremis en roulant à terre. Elle était rapide, étonnement rapide pour une créature de cette corpulence. Elle tenta de d'asséner un coup de pied griffu à Durendal, encore au sol, qui esquiva de justesse une nouvelle fois. Il se trouvait toutefois en très mauvaise posture.

Mathieu attaqua le Raptorien par derrière, tentant de faire à nouveau jouer l'effet de surprise, mais fut brutalement balayer d'un vigoureux coup de queue qui l'envoya contre le mur quand le reptile se retourna. La bête fut sur lui en une seconde et le saisit à la gorge d'une seule main. Il le souleva de terre en le faisant glisser contre le mur, ramenant le visage de Mathieu au niveau du sien, les pieds de l'humain s'agitant inutilement au-dessus du sol. Les extrémités griffus laissaient leurs marques sanglantes sur sa mâchoire tandis qu'il se débattait vainement. Mathieu porta ses deux mains à son cou, essayant de se dégager de la prise, sans succès. L'étau le serrait de plus en plus et il commençait à sentir ses poumons brûler et se contracter douloureusement dans un réflexe désespéré.

Durendal saisit une chaise et porta un coup violent au visage de l'alien. Celui-ci poussa un grognement sauvage et se retourna vers son assaillant, libérant ainsi Mathieu qui tomba à genoux en suffocant. Durendal réitéra son assaut mais l'alien attrapa la chaise avant qu'elle ne s'abatte une nouvelle fois sur sa figure. Il mesura un instant sa force à celle de l'humain, puis écrasa le siège de bois entre ses mains comme s'il ne s'agissait que d'une vulgaire brindille dont il laissa choir les débris.

Il s'avança ensuite vers un Durendal stupéfait - et sans défense - et le frappa, et frappa encore. Durendal protégea son visage de ses bras mais les griffes firent quand même leur effet et la piqûre douloureuse le fit grimacer. Se ressaisissant, il répliqua et percuta son adversaire dans ses maxillaires saillante anormalement développées d'extra-terrestre. Celui-ci fit claquer sèchement sa mâchoire et tourna sa tête sur le coté, ses yeux jaunes exorbités roulant d'une façon inquiétante dans leurs orbites. Il intercepta le prochain coup en emprisonnant le poing dans ses griffes, puis tordit le poignet vers l'extérieur en se délectant de la souffrance qu'il infligeait ainsi à son adversaire. Durendal attrapa la patte griffue de son autre main dans un réflexe pour le faire lâcher, mais l'autre accentua encore plus la pression sur l'articulation, qui menaçant de rompre le força à s'agenouiller. La bête leva son autre bras, déployant lentement chacune de ses griffes acérées et s'apprêta à donner le coup fatal.

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Antoine attendait au coin de la rue, appuyé contre le mur, la tête baissée. Il faisait semblant de regarder quelque chose sur son portable pour passer inaperçu, mais en réalité il guettait de tout les cotés l'arrivé imminente d'agents débarquant pour l'enlever. Bon, en vérité ils n'avaient pas connaissance de son identité donc il était peu probable que cela arrive autre part que dans son cerveau parano. Mais cela n'empêchait pas l'angoisse, pas plus que ça n'empêchait son cœur de battre à cent à l'heure.

Elle sortie du bâtiment, regarda à droite à gauche et fini par se diriger vers lui quand elle le reconnut.

« Tu les as ? Demanda Antoine sans préambule.

- Comme promis » répondit-elle

Elle lui remit les documents. Il vérifia qu'ils étaient bon et les glissa à l'intérieur de son manteau.

« Tout s'est passé comme tu l'as dit, repris-t-elle. Attendre la pause café, puis troisième tiroir sur la droite. Personne ne m'as vu.

- Très bien. Et merci, ajouta-t-il d'une voix moins rude, essayant d'en chasser toute trace de tension. Au fait, et ton entretient, ça c'est bien passé ?

- Beaucoup mieux que la dernière fois. Quand je leur ait dit que le grand Antoine Daniel allait me faire de la pub, ils ont tout de suite été plus enthousiaste, dit-elle avec un sourire entendu et le regard en biais qui vas avec.

- Bien sûr, j'imagine, se renfrogna Antoine. Je tiendrais ma part du marché. Ajouta-il néanmoins.

- J'espère bien.

- Et sinon, ça ne t'arrive jamais de rendre service juste pour faire une bonne action ? Demanda-t-il d'un ton légèrement accusateur, et il se rendit compte au moment où il parla que cette phrase sonnait bien moins moralisatrice dans sa tête.

- Une bonne action ne reste jamais impunie » répondit-elle d'un ton professoral en continuant de sourire, comme s'il s'agissait là d'un morceaux de sagesse absolue et non d'une stupidité justifiant son égoïsme.

Sur ce, elle le laissa. Il chassa de son esprit la désagréable impression de s'être prostitué et partit retrouver les autres qui l'attendaient déjà au Dernier bar. Il les repéra assis à une table au fond de la pièce. Il ne prit pas la peine de commander à boire et les rejoint directement.

« C'est bon ? Demanda Links

- Impec'. »

Il aplati la carte sur la table et tous se penchèrent pour regarder. En haut était inscrit "Camp de détention de haute sécurité pour combattants illégaux". Le terme lui arracha un sourire cynique. Un tampon rouge "CONFIDENTIEL" barrait l'ensemble. Il ne voulait pas réfléchir au pourquoi ce genre de document se trouvaient dans les locaux du siège de la production, même si les informations découvertes par le Fossoyeur étaient sans équivoques. Les réponses ne lui plaisaient pas, ne l'intéressaient pas. Tout ce qu'il voulait, c'était sortir Mathieu de là.

L'adresse était inscrite sous l'intitulé. Ils leur fallait maintenant un plan.

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Camp de détention du CCC

Mathieu surgi derrière le Raptorien et planta un bout de bois effilé - provenant de la chaise détruite - dans la gorge offerte, en plein sur la jugulaire, à l'endroit où la peau épaisse s'affinait en petites écailles claires et plus délicates. Il l'enfonça tellement profondément qu'il finit même par traverser la peau de l'autre coté, mutilant fatalement la chair sur son passage. La bête lâcha tout de suite sa prise et hurla en portant les mains à son cou. Mathieu eut tous de même le temps de retirer le pique de bois avant d'être projeté au sol, provoquant le jaillissement d'un flot de sang – rouge lui aussi - que l'alien n'arriva pas à endiguer et qui arrosa Mathieu généreusement. Le reptile s'effondra au sol en agonisant et continua à se vider de son sang pendant plusieurs minutes.

Les garçons se relevèrent. Durendal massait son poignet endolori tandis que Mathieu se débarrassait de sa veste maintenant trempée du sang froid – reptilien n'oublions pas - et épais de l'alien.

« Ça vas, rien de cassé? Demanda-t-il à Durendal de la voix éraillée sortant de sa gorge meurtrie.

- Non, c'est bon. Et toi ?

- Ça vas. »

Ils portèrent leur regard sur le corps à leur pieds.

« J'ai vraiment cru qu'on n'y arriverait pas, confia Durendal »

Mathieu hocha la tête. Le silence de la pièce lui semblait inconvenant après la tension qu'ils venaient de subir. Il n'arrivait pas à détacher les yeux du cadavre inanimé.

« Il faut se dépêcher maintenant. Ils peuvent débarquer à tout moment, et dans cet état impossible de passer inaperçu, » dit Durendal, le sortant de sa contemplation morbide.

Il devait se reprendre, le danger était loin d'être écarté.

« Allons y. »

Ils récupérèrent le trousseau de clés sur le corps du Raptorien et sortirent de la salle. Une fois dehors, l'alarme qu'ils redoutaient retentis, et la voix électronique délivra son message horrifiant.

« Tout les agents sont priés de se rendre en zone de détention. Tout les agents sont priés de se rendre en zone de détention. Tout les agents sont priés de se rendre en zone de détention . »

Ce n'était plus maintenant qu'une question de minutes. Ils se plaquèrent contre le mur à l'angle d'un couloir pour laisser passer un groupe d'agent courant vers l'ascenseur et reprirent leur route sans perdre un instant supplémentaire. Ils n'eurent qu'une dizaines de mètres à parcourir avant d'atteindre la réserve d'armes. La porte était bien évidement verrouillée mais ils l'ouvrirent sans difficulté avec le trousseau précédemment dérobé.

A l'intérieur se trouvait bien plus que tout ce qu'ils avaient imaginés.

Pistolets en tout genre, fusils d'assauts, mitrailleuse légère... on pouvait dire qu'ils étaient bien équipé. Mathieu frissonna et il sentit son camarade avoir la même réaction. Certes il avait un flingue chez lui, mais là c'était différent. Plus réel, plus dangereux. Plus mortel aussi.

Cependant ils n'avaient pas le choix. Il ne pourrait pas égorger tout les Raptoriens qu'ils rencontreraient. Il commença donc à s'équiper, mais son camarade l'interrompit.

« Attend une seconde Mathieu.

- Y a un problème ?

- Je crois. Regarde. »

Il démonta le chargeur d'une main leste et lui mit sous le nez.

« C'est vide.

- Quoi ? »

Ils vérifièrent les autres armes mais constatèrent rapidement qu'aucune n'était chargée. Et impossible de mettre la main sur des munitions quelconques dans la pièce. Ça n'avait pas de sens ! Pourquoi stocker des armes dont on ne pouvait pas se servir ?

Ils inspectèrent le reste de la pièce et Durendal finit par trouver un bouton superficiellement dissimulé dans un mur. Ils enclenchèrent le mécanisme et après quelques bruits métalliques la paroi coulissa sur le coté, disparaissant totalement pour laisser apparaître la moitié cachée de la salle. Le contenu de celle-ci était différait légèrement.

Mais bien sûr ! Les extra-terrestres n'utilisaient pas d'armes humaines, mais ils devaient quand même en conserver pour donner le change dans l'éventualité d'une visite d'un responsable terrien. Ici, les étagères étaient remplies d'armes au design étrange : comme un carré de métal noir opaque troué dans le coin opposé à la poignée, avec ce qui semblait être une barre d'énergie au milieu. Quand Mathieu en saisit une, la barre s'alluma d'une douce lumière bleu et l'énergie commença à circuler en faisant des cercles qui montaient et redescendaient le long de la barre.

« Sérieux, dit Durendal, ils connaissent pas d'autres couleurs ?

- Ça doit être la maîtrise d'énergie à la base de leur technologie. »

Sur le coté il y avait une molette servant de toute évidence à régler l'intensité. Mathieu la fit rouler et il sentit l'énergie vibrer de plus en plus fort. Il remit l'intensité minimal. Il ne savait pas quelle était le maximum de dégât qu'elle pouvait causer, mais il préférait éviter de tuer, dans la mesure du possible. Ce n'était pas dans sa nature.

Au dessus de son pouce se trouvait une gâchette devant déclencher le tir. L'objet n'était pas à sa taille, ayant des plus petites mains que les Raptoriens, du coup il était obligé de le tenir d'une manière assez peu confortable. Il était aussi un plus lourd que ce à quoi il s'attendait. Mais ça irait.

Il avait aussi plusieurs de ces barres d'énergie entreposées à coté. Il remplit ses poches avec.

« Tu penses qu'on en prend un comme ça ? Lui demanda Durendal »

Il tourna la tête pour voir ce dont il parlait. Dans le fond de la pièce étaient entreposées une dizaine d'armes d'un autre calibre. Une sorte de lance-roquette du futur, en plus épais et qui semblait marcher avec la même énergie bleu.

« Carrément. Il nous faut le maximum de puissance de feu.

- Ça vas pas être facile de se déplacer avec ce truc, dit Durendal en s'équipant.

- Je serais là pour te couvrir.

- C'est dingue comme je me sens rassuré.»

Le ton était sarcastique mais l'expression amusée. Mathieu lui rendit son sourire. Durendal prit quand même un pistolet à énergie qu'il cala à sa ceinture et se bourra les poches de barres de rechange, mais il aura du mal à s'en servir tout en transportant le... euh... le « canon » on vas dire. Mathieu coinça lui aussi un autre pistolet dans son pantalon, au cas où.

« J'espère que c'est pas radioactif ou un truc du genre, dit Durendal d'un ton badin. Ce serait trop con de survivre à une invasion extra-terrestre pour se chopper un cancer. »

Encore faut-il survivre, pensèrent-ils au même instant. Mais aucun d'eux ne fit la remarque. Le moment était aux pensées positives et encourageantes.

Une fois équipés, ils sortirent et se dirigèrent vers les escaliers. Impossible de passer par les ascenseurs assaillit par les agents.

L'alarme résonnait dans tout le bâtiment, ils ne tarderaient pas à se faire repérer.

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Antoine se recula au fond de sa chaise et fit craquer les os de son cou en l'étirant. Au bout de plusieurs heures de débat infructueux et épuisant, ils avaient finalement réussi à mettre au point un plan.

Le centre de détention était un bâtiment circulaire et construit presque exclusivement en profondeur, seul le rez-de-chaussé dépassait du sol. Pour cette raison ils avaient décidé de s'introduire par les toits.

Ils avaient repéré les quartiers des prisonniers - au derniers sous-sol - mais ils étaient vastes, décrivant le cercle extérieur du bâtiment. Disposition étrange qui ralentiraient leur recherche et les obligeraient à se séparer.

D'une manière générale, ces plans lui semblaient bizarres, avec pleins de salles dont Antoine ne voyait pas l'utilité et plusieurs zones d'ombres. Mais bon, après tout il n'était ni architecte, ni agent secret, donc il n'avait pas bien idée de la composition de ce type de bâtiment.

Ils avaient préparé des talkies-walkies, pour pouvoir communiquer à distance, et des tasers et autre bombes au poivre qu'ils purent se procurer aisément. Pas très efficace en cas de confrontation direct avec plusieurs agents mais c'était tout ce qu'ils avaient. Antoine se rappelait que Mathieu possédait un flingue chez lui, mais impossible de risquer de le récupérer sans se faire prendre. Le domicile était sans doute encore sous surveillance. Grenier avait aussi apporter du matériel de crochetage pour forcer la porte de la cellule et une bombe révélatrice d'ADN comme dans les films en cas de digicode.

« Où tu as eu tout ces trucs ?

- Ce serait trop long à expliquer. »

Évidement, la réponse universelle qui marchait pour tout mais n'expliquait rien. Antoine nota dans un coin de son cerveau de l'interroger plus tard à se sujet.

Ils partirent de nuit pour être sûr de ne pas tomber sur une multitude d'agent. Le Fossoyeur ne fut pas du voyage. Ainsi blessé il ne servait pas à grand chose.

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Ils s'approchèrent par l'arrière, prenant soin de ne pas se faire repérer. L'endroit était entouré par une grille haute de plusieurs mètres et surmonté par des barbelés sur laquelle des panneaux indiquaient "zone interdite" à occurrence régulière. Le tout était surplombé par des cameras de surveillance habillement camouflées. Heureusement, le plan dont ils disposaient leur donnait l'emplacement exact des caméras, et surtout des – rares – zones d'angle mort. Après avoir ouvert une brèche dans la grille avec une pince coupante, ils purent s'approcher discrètement du bâtiment. Ils grimpèrent sur le toit grâce à un arbre accolé à l'édifice .

Le design du bâtiment était étrange, tout blanc et lisse. Constitué de plastique, ou alors d'une sorte de métal, Antoine n'arrivait pas bien à déterminer. Comme fondu à partir d'un seul moule. Après quelques recherches, ils trouvèrent une trappe conçu exprès pour accéder au le toit. Avec quelques coups de pied de biche, ils la forcèrent et purent s'introduire à l'intérieur.

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- Les couloirs à l'étage des prisonniers sont tous sous vidéo surveillance. Je propose qu'on reste le maximum de temps ensemble et qu'on se sépare ensuite.

- Ça me paraît bon. »

Direction les escaliers les plus proches. Avec la carte ce n'était pas bien difficile, mais ils devaient quand même rester discret. A l'avant dernier niveau ils se séparèrent en formant des équipes de deux : les deux Greniers ensemble, Loki avec Benzaie et Antoine avec Links.

Antoine et Links partirent donc dans une autre direction. Soudain, une alarme retentis.

« Tout les agents sont priés de se rendre en zone de détention »

Merde, les autres avaient du se faire prendre. Ils rebroussèrent chemin rapidement et checkèrent leur talkies mais aucun groupe ne semblaient avoir d'ennuis.

Ça ne pouvait pas être une coïncidence, n'est-ce pas ? Ils se dissimulèrent dans un couloir sombre en voyant arriver un groupe d'agent se précipitant vers l'ascenseur, puis se réfugièrent dans une salle vide pour discuter en sécurité.

« Qu'est ce qu'on fait ? On rejoint les autres ? Demanda Links

- Et quoi, abandonner Mathieu et Durendal ? On ne peut pas faire ça !

- Le dernier étage vas bientôt grouiller d'agents ! Je ne sais pas ce qui se passe mais si une chose est sûre c'est que c'est le pire moment possible pour tenter une évasion !

- Non, c'est pas possible, il doit y avoir une solution... »

Links n'écouta pas Antoine qui se morfondait et contacta les autres pour convenir d'un rendez-vous. Puis il entraîna Antoine à sa suite. Celui-ci se laissa faire, apathique.

Depuis le temps qu'il l'attendait, il ne pouvait pas croire que ça lui filait entre les doigts ! Mais c'était pourtant ce qui était en train de se passer. Il fuyait, alors que cela faisait maintenant plus d'un mois que Mathieu dépérissait entre leurs mains. Lâche. Il détestait l'admettre, même juste dans sa tête, mais c'était la vérité.

Il ne pouvait pas l'abandonner.

Antoine stoppa brusquement la marche et fit demi-tour sans rien dire. Il se dirigea vers les escaliers où ils avaient initialement prévu de se rendre sans faire attention à Links.

« Antoine où est-ce que tu vas ! Bordel arrête, tu vas te faire prendre ! »

Il n'écoutait pas. Links lui attrapa le bras pour le retenir, mais il se dégagea brutalement.

« As-tu la moindre idée de se que tu fais ? Demanda Links partagé entre l'atterrement et la colère.

- Absolument pas. » répondit Antoine, provocateur.

Et il ouvrit violemment la porte de la cage d'escalier.

Il tomba nez-à-nez avec un agent en costume noir dévalant les marches et visiblement aussi surpris que lui, le percutant presque. Par réflexe, il leva son arme.


Merci à Siffly, Nagetive et Aeryane qui vient de nous rejoindre (tous le monde en cœur : bonjour Aeryane ! (même si a vrai dire je n'ai absolument rien compris à ta review (mais bon je vais positiver et la prendre comme un encouragement)))

Désolé pour le retard, comme je l'ais dit sur mon profil j'ai été coupé d'internet pendant quelques jours, donc impossible de poster. Mais en contrepartie se chapitre est plus long alors, j'espère que vous me pardonnez.