Hum hum... Salut tout le monde ? *sourire innocent* *petite brise dans la pièce déserte, façon western* Je sais, ça fait un an et j'exagère, mais je vous promets que ce chapitre a été très très travaillé et que ça fait six mois qu'il fait des allers-retours entre Evening et moi (les squiggly poggets, quelle horreur -.-') !
Aussi, je pense que le prochain chapitre se fera encore plus attendre -si si c'est possible !- parce que je serai quasiment pas là pendant les vacances, et l'année prochaine va être très très chargée, donc bon. Désoléééeee !
Bonne lecture !
Drago épingla soigneusement son nouveau badge brillant sur sa tenue de Quidditch et prit la pose devant son miroir, qui sifflait et imitait les bruits d'une foule en délire.
- Excellent ! dit le miroir d'un ton appréciateur, le badge argenté va parfaitement bien avec la tenue verte-argentée faite sur-mesure…
- Oh, la ferme, bâilla Drago, lassé de la litanie sans fin de commentaires flatteurs.
Il était le seul joueur de l'équipe à ne pas se changer dans les vestiaires, préférant l'intimité de son dortoir.
Appuyé contre sa valise (décorée de figures complexes gravées dans le cuir avec ses initiales apposées en argent de gobelin) se trouvait son balai, le Nimbus 2001. Ce n'était pas exactement le meilleur balai (va pourrir en enfer, Potter !) mais quand sa mère, hésitante, avait prudemment proposé qu'il commande un Eclair de Feu, il avait refusé net.
- Je n'achèterai jamais quelque chose que Potter possède déjà, avait-il répliqué d'une voix cinglante, sans se douter que Potter avait répliqué exactement la même chose à ce crétin de Dubois, deux ans auparavant, quand son Nimbus avait été détruit.
Drago jeta un dernier coup d'œil à son reflet, vérifia que le badge qui le plaçait un rang au-dessus des préfets (et même au-dessus du préfet-en-chef dites donc !) attirerait le regard de chaque personne qui croiserait sa route avant d'attraper son balai et de monter les escaliers des cachots quatre à quatre.
Lorsqu'il s'arrêta pour pousser les portes qui conduisaient au Hall d'entrée, il s'obligea à se calmer et arrangea sa tenue pour paraître placide et désinvolte (traduction : il adopta son habituel sourire narquois et son allure conquérante).
- Psst ! Malefoy !
Drago entendit les portes claquer derrière lui et jeta un coup d'œil aux alentours.
Personne en vue.
- Malefoy ! Par ici !
La voix semblait venir de l'intérieur d'une armure. Drago fronça les sourcils. Il n'était pas assez stupide pour relever la visière en métal.
- Malefoy… Drago !
L'attrapeur de Seprentard, qui avait eu plus que sa part de sortilèges et maléfices dirigés vers lui cette dernière semaine, ignora sagement la voix et marcha à grands pas vers la porte d'entrée.
Sans doute un idiot de Serdaigle avait-il lancé une sorte de voix désincarnée à l'intérieur de l'armure pour tenter de l'attirer dans un piège.
Il n'était pas stupide. Après tout, il avait réussi à avoir un E ou plus à tous ses examens.
Mais la voix le suivait partout. Ce murmure étrange s'obstinait à l'appeler dans un souffle inquiétant depuis chaque statue, chaque buisson et chaque arbre.
- Drago… Malefoy…
Il finit par ne plus pouvoir se retenir lâchant son balai et sortant sa baguette, il visa le buisson le plus proche et cria :
- Stupefix !
Silence.
- Ah ! s'exclama-t-il, triomphant. On ne la ramène plus, hein ?
Il récupéra son balai et se hâta (avec grâce, élégance et tout ce qui était inné chez les Malefoy) vers le terrain de Quidditch, où le reste de l'équipe l'attendait en tapant du pied.
- Il était temps ! grogna le capitaine. Et je peux savoir pourquoi tu n'as pas poli ton balai hier soir ?
Drago jeta un œil au manche brillant et lisse et aux brindilles soigneusement alignées de son balai.
- C'est ce que j'ai fait, rétorqua-t-il d'une voix hautaine. Mais j'imagine qu'avec tes références en matière d'hygiène, tu ne serais pas capable de faire la différence entre de la boue écrasée et ton visage.
Le capitaine fit craquer ses phalanges, menaçant, mais ne pouvait rien faire. Après tout, même si Malefoy était un petit crétin arrogant, il était le meilleur attrapeur que l'équipe de Serpentard ai jamais eu. En plus, il était le fils de Lucius Malefoy, et le chouchou d'Ombrage.
- C'est Serdaigle contre Serpentard ! s'écria le commentateur – Lee Jordan – depuis sa place dans les gradins. Les esprits s'échauffent et les Gallions changent de main. Le vainqueur de ce match devra jouer contre les Gryffondor pour la finale ! Bonne chance, Serdaigle ! Aïe ! Très bien, professeur, bonne chance aussi à Serpentard, je suppose.
Les supporters verts et argents le sifflèrent bruyamment.
- Bref ! s'exclama Lee, couvrant leurs voix de la sienne. Le professeur McGonagall m'a rappelé qu'en cas de conflit, que ce soit pendant ou après le match, il y aura plus qu'un retrait de points ou de confiscation de balais. Cela dit, il me semble que pour déterminer qui a tort, ça dépend vraiment de la situation, regardez par exemple au dernier match de Gryffondor, ce petit crétin visqueux de Malefoy avait provoqué les Gryffondor…
- JORDAN ! Ca suffit ! l'interrompit le professeur McGonagall en essayant de lui arracher son micro des mains.
- Désolé, dit-il sans une once de sincérité dans la voix. Enfin, le match commence ! Tout le monde décolle !
Drago était trop occupé à donner un coup de pied pour s'élever dans les airs pour remarquer que Jordan ne regardait même pas le jeu, mais fixait une feuille de parchemin vert.
Malefoy prit un virage, suivant à la trace l'attrapeuse Cho. Cette Serdaigle avait de bons yeux et des réflexes vifs, mais un vieux balai de mauvaise qualité. Lui, au contraire, avait un balai fantastique, de bons réflexes, mais était un tout petit peu lent pour trouver le Vif.
- Le score est de dix à zéro pour Serpentard ! tonna la voix de Lee. Pas de chance, les Serdaigle. Oh, regardez le plongeon de Chang !
Drago n'eut pas de mal à voir la jeune asiatique filer comme une fusée entre deux Cognards.
- Est-ce que Chang a vu le Vif d'or ? s'exclama Lee tandis que Malefoy la suivait de près.
Ce ne fut qu'au moment où il réalisa qu'il avait fait un tour complet du terrain qu'il comprit qu'elle l'avait fait marcher.
- Tu ne m'auras pas la prochaine fois ! lui hurla-t-il, furieux, ne récoltant qu'un petit sourire narquois en retour.
Les supporters de Serdaigle se cachaient la tête dans leurs mains – le score était maintenant de soixante à zéro pour Serpentard.
Malefoy abandonna la poursuite de Chang et parcourut le terrain du regard, cherchant ce petit Vif d'or volant qui ferait de lui un héros.
- EST-CE QUE C'EST LE VIF ? s'écria Jordan, le doigt pointé vers l'un des six cercles dorés. Regardez ! Le Vif d'or est près des buts !
Malefoy tourna la tête vers l'endroit indiqué par le commentateur, et le vit – la petite balle ailée tournait rapidement autour du but central.
- Allez ! pressa-t-il son balai.
Il plia les jambes et fonça vers le cercle, arrachant au passage le Souafle des mains d'un poursuiveur de Serdaigle. La balle rouge tomba et un poursuiveur de Serpentard l'attrapa, avant de lui lancer un sourire triomphant.
Drago continua son chemin vers le but central, évita des Cognards qui faisaient un bruit perçant et étrange, se pencha en avant, tendit le bras…
- Le Vif d'or a été attrapé ! résonna la voix de Lee.
Drago s'arrêta, son bras figé en l'air. Quoi ? Le Vif était juste devant lui !
Il fit demi-tour juste à temps pour voir le capitaine de son équipe voler vers lui beaucoup trop vite à son goût, agitant une forme épaisse et cylindrique qui partageait une ressemblance frappante avec une batte de Batteur.
- TU… ESPECE D'IDIOT ! s'exclama-t-il de toute la force de ses poumons. TU N'ENTENDAIS PAS CE QU'ON TE DISAIT, OU QUOI ?
Drago cligna des yeux.
- Tu n'as rien dit, répliqua-t-il froidement, j'aurais entendu ton agaçant couinement suraigu si j'avais été dix mètres sous terre.
SCHBLAM !
Tout devint noir.
Cette nuit-là, les membres de l'AD se faufilèrent dans la Salle sur Demande, qui avait été transformée par Dobby en une pièce très… Harry.
Fred aida Harry à enlever les visages animés du jeune homme, qui criaient « ALLEZ SERDAIGLE, FETEZ HARRY ! »
- Ce n'est pas une photo très flatteuse, tu ne trouves pas ? demanda Fred en observant un poster géant de Harry en train d'éternuer.
- J'avais dit à Dobby de ne pas décorer, rougit Harry, mais j'imagine qu'il voulait vraiment le faire.
- Cela dit, cet elfe a l'œil pour la décoration intérieure, accorda Fred en reculant d'un pas pour voir l'ensemble de la pièce, même si j'ai un doute sur le choix du thème.
La salle était plus petite aujourd'hui, étant donné que ce n'était ni une réunion officielle ni un entraînement, mais plutôt une célébration. Dobby avait accroché un étendard bleu et bronze tout autour de la pièce, et avait ensorcelé les drapés pour qu'ils flottent dans une brise inexistante. Ils servaient aussi d'écran de télévision, montrant le moment extraordinaire où Cho avait attrapé le Vif pendant que Malefoy se ridiculisait de l'autre côté du terrain, clignant furieusement des yeux.
Au lieu des coussins habituels, le sol était envahi de canapés, de poufs et de tables basses débordant de Bièreaubeurres, Chocogrenouilles, popcorn, et il y avait même une bouteille de Whisky Pur-Feu, le tout arrangé artistiquement sur la surface de bois.
La porte pivota sur ses gonds, et le reste des Gryffondor entra.
- Waouh, Harry, dit Hermione en observant les décorations, Dobby s'est vraiment bien débrouillé.
- Oh, regardez ! Du Whisky Pur-Feu ! s'exclama Ron allant prendre la bouteille, avant de se la faire arracher des mains par une Hermione désapprobatrice.
- Tu es mineur ! le réprimanda-t-elle. Et tu es un préfet !
- On s'en fiche ! Rends-la moi, gémit Ron, je veux une gorgée de ça depuis… en fait, depuis toujours.
- C'est de l'alcool, Ron, martela sévèrement Hermione, c'est mauvais pour tes reins.
Fred lui prit la bouteille d'Hermione.
- A la tienne, Hermione, rayonna-t-il, merci de me l'avoir gardée !
- Fred ! s'écria Hermione en mettant les mains sur ses hanches. Tu es…
Elle s'interrompit, réfléchissant à une excuse.
- Mineur ? Nope, pas moi, dit-il en débouchant la bouteille avant de donner le bouchon à Ron qui le sentit avec empressement. Préfet ? Par Merlin, heureusement que non.
- Oui, mais c'est… c'est mauvais pour ta santé ! balbutia Hermione. Je… Oh, j'abandonne, soupira-t-elle en se précipitant de l'autre côté de la salle.
- Elle est tellement… coincée, depuis quelque temps, commenta Ginny en l'observant. Je sais pas pourquoi. Ca doit être le manque de sommeil. Tu sais que je l'ai vue revenir en douce dans les dortoirs, ce matin à six heures ?
Ron s'étouffa avec le bouchon qu'il léchait.
- C'est bizarre, j'ai vu Fred…
Fred se dépêcha de le taper dans le dos, un peu trop fort cependant (oups, c'est trop bête), et l'entraîna loin de Ginny. Ron rejeta finalement le bouchon, les yeux ronds comme des soucoupes
- Vous deux, est-ce que vous êtes… Tu sais…
- Non, je ne sais pas, rétorqua Fred, et maintenant mêle-toi de tes affaires, frangin.
Il s'éloigna avant que Ron puisse s'étendre sur le sujet.
Les Serdaigle arrivèrent en derniers, et sourirent largement en entendant le tonnerre d'applaudissements qui les accueillit.
- Vous étiez géniaux ! rugit Ron. Qui a eu l'idée de métamorphoser une branche en balai ?
- Moi, répondit Cho en rayonnant. Mais Michael a fait le plus dur.
- C'était vraiment astucieux comme plan, sourit Hermione en s'installant sur un canapé. Très bien réfléchi, et vous étiez très synchronisés.
- Merci, Hermione, dit Padma en levant sa bouteille de Bièreaubeurre. Au ridicule de Malefoy !
- Santé ! s'exclama bruyamment George.
- Est-ce que quelqu'un pourrait récapituler ce qui s'est exactement passé ? demanda Neville un peu timidement. Je veux dire, j'ai vu le match mais je ne comprends pas tout…
- Moi non plus, ajouta Luna Lovegood.
Tout le monde la fixa, abasourdi.
- Mais tu es une Serdaigle ! lui fit remarquer Ron.
- Quel sens de l'observation tu as, ironisa Fred. Tu peux reconnaître le badge sur son uniforme !
- La ferme, répondit Ron, les oreilles rouges.
- Je veux dire, les Nargoles infestaient le cerveau de Malefoy, mais les autres membres de son équipe en avaient aussi… Et les Pibules Ondulés étaient…
Ginny s'éclaircit la gorge.
- Peut-être que quelqu'un pourrait nous expliquer ? se hâta-t-elle de proposer en échangeant un regard éloquent avec Hermione.
Terry Boot eut un petit sourire satisfait en s'installant dans un pouf.
- Alors, voilà ce qu'on a fait…
Le parchemin que Cho avait confié à Lee révéla son contenu, comme promis, une heure avant le début du match.
Lee le lut rapidement. D'après ce qu'il voyait, c'était un script.
- Est-ce que Malefoy, aussi crétin qu'il puisse être, ne remarquera pas que ce que je dis ne correspond pas au déroulement de la partie ?
- Malefoy est trop imbu de lui-même, répondit Ginny. Il veut simplement gagner le match en attrapant le Vif, pour tirer toute la gloire à lui. Il ne fait pas très attention au match en lui-même. Allez, viens, ça va bientôt commencer.
Michael et Terry, de leur côté, s'introduisirent dans la salle commune des Serpentard (avec l'aide très appréciée de première années qui croyaient, grâce à leurs uniformes volés, qu'ils étaient des élèves transférés), échangèrent le redouté badge de la Brigade Inquisitoriale de Malefoy avec celui qu'ils avaient enchanté et eurent un fou rire en le voyant se précipiter hors de son dortoir, déjà ensorcelé.
Le badge avait été trempé dans une potion qui causait des hallucinations. Bien que plus efficace par ingestion, elle fonctionnait aussi très correctement par inhalation. La potion était régie par la voix – Terry avait volé un peu de cheveux à Malefoy et à Lee pour que quoi que Lee dise, Malefoy le voie.
Cachées derrière l'escalier de marbre du hall d'entrée, Padma et Marietta étouffèrent leurs gloussements en enchantant divers objets de la salle. C'était un sortilège tout simple, qui faisait retentir leurs voix comme si elles venaient d'objets très éloignés.
- Psst ! Malefoy ! murmura Padma.
L'objectif, comme Cho l'avait dit, était mettre Malefoy sur la défensive. Tout le monde savait que les gens feraient n'importe quoi pour gagner un match, donc naturellement, un joueur de l'équipe était toujours sur le qui-vive. Elle avait lu quelque part que les personnes sur leurs gardes avaient tendance à se concentrer sur un seul sens en en occultant un autre. Donc, avait-elle pensé, s'ils se débrouillaient pour que Malefoy entende des choses qu'il ne devrait pas entendre, il serait aux aguets, soupçonneux, et tellement attentif aux voix bizarres qu'il serait insensible à tout le reste.
Ainsi, Malefoy était tombé dans leur piège. Il était devenu dépendant de son ouïe, et non plus de sa vue.
Marietta chuchota son nom une dernière fois et l'observa allègrement jeter son balai par terre dans sa tentative de les stupéfixer. Rapide comme la lumière, pendant qu'il était dos à elles, Padma lança un sortilège d'Attraction sur son balai alors que Michael (qui les avait suivis depuis la salle commune de Serpentard) métamorphosait une branche d'arbre en un faux balai, qu'il replaça à côté de Malefoy. Bien que ressemblant parfaitement à un balai magique, celui-ci ne serait utile que pour balayer les feuilles mortes.
La première étape du plan était accomplie, la suite reposait sur les épaules de Lee Jordan et de Cho Chang. Les Serdaigle avaient pris en compte tous les paramètres. Ils connaissaient leur ennemi, et utilisaient ce savoir contre lui. Tout le monde savait que Malefoy aimait bien rendre l'attrapeur adverse nerveux en le suivant à la trace. Cho s'était donc préparée.
Au lieu de s'envoler comme le reste de l'équipe, Cho resta sur le sol avec Malefoy, qui pensait qu'il avait décollé grâce à la potion et à la voix de Lee, et l'observa courir bizarrement vers elle avec ce sourire narquois plaqué sur son visage.
Se mordant la joue pour s'empêcher de rire devant le ridicule de Malefoy, (après tout, il se croyait en l'air) elle le guida vers les poteaux des buts où les poursuiveurs de Serpentard étaient supposés marquer.
Arrivée là, Cho s'envola (pour de vrai, cette fois) et cherchaient le Vif quand Lee Jordan cria en lisant son son script (à la plus grande perplexité du public). Les Serdaigle étaient ceux qui étaient en tête, trente à zéro quand Malefoy entendait soixante à zéro pour Serpentard, et quand Lee lui indiqua le faux Vif, Cho avait repéré le vrai et s'élançait pour l'attraper. Pendant ce temps, Malefoy sautillait sur son balai inutile, arrachant le Souafle à un de ses coéquipiers de Serpentard (un poursuiveur de Serdaigle l'attrapa et marqua un but, sans oublier de lancer un petit sourire moqueur à Malefoy), et tendant le bras au milieu du vide.
- Mais, ajouta Terry à la fin, personne n'avait envisagé le bonus après le match, quand le capitaine des Serpentard avait envoyé Malefoy dire bonjour aux lapins roses et aux jonquilles géantes avec sa batte. (Au cas où vous vous demanderiez, les deux Cognards sifflants que Malefoy avait vus étaient un poursuiveur de Serpentard et son capitaine lui hurlant que le Vif était de l'autre côté, et pourquoi est-ce que tu sautilles au lieu de voler ?)
- Vous êtes des génies ! ricana Fred. Je n'oublierai jamais la tête de Malefoy quand il s'est fait assommer !
- J'espère simplement qu'il n'a pas tapé trop fort, s'inquiéta Hermione. Je veux dire…
- On s'en fiche ! l'interrompit Ron d'une voix forte. Il est blessé, c'est tout ce qui compte.
Fred versa le Whisky Pur-Feu à la ronde (ce qui entraîna un pincement de lèvres d'Hermione) et ils trinquèrent tous joyeusement.
- Ah, la vengeance est douce, dit Padma avec un sourire sournois. C'est ce qu'on récolte quand on se met l'AD à dos.
- Oh ! hoqueta Hermione brusquement.
Tout le monde se tourna vers elle en haussant les sourcils.
- Oh, rien, se reprit Hermione en décochant un Regard en coin à Fred, j'ai simplement oublié de faire le devoir, vous savez, celui de Potions.
- On doit le rendre dans deux semaines, Hermione, soupira Harry en secouant la tête, c'est dans des années-lumières.
- J'imagine que tu as raison, répondit Hermione à contre-cœur, assumant parfaitement son rôle.
Quand la fête s'arrêta vers minuit, Hermione resta en arrière, interceptant Fred par la manche quand il fut sur le point de partir.
- Quatre heures trente, chuchota-t-elle précipitamment avant de le relâcher pour rattraper Harry et Ron en courant.
- Je comprends, maintenant ! dit Hermione en faisant les cent pas. Depuis le début, c'était nous !
- Plaît-il ? l'interrogea Fred en mettant ses pieds sur la table en bois.
- L'AD ! s'exclama-t-elle.
- C'est ton journal, lui rappela-t-il. Tu es celle qui a écrit tout ça sur les gens. Eux ont simplement déformé tes mots.
- Je sais, mais… Oh, il faut que je le dise à quelqu'un ! s'exclama Hermione en se tordant anxieusement les mains. Je p-peux pas… mais il f-faut, il a dit… mais…
Fred jeta un coup d'œil à la salle commune.
- Où est Pattenrond ? s'enquit-il, se rappelant qu'il n'avait pas vu le chat au poil roux depuis des siècles.
Les yeux d'Hermione s'agrandirent comme des soucoupes avant, à la plus grande horreur de Fred, de s'emplir de larmes.
- Il l'a pris ! sanglota-t-elle tandis qu'il lui tapotait maladroitement le dos.
Pour une mystérieuse raison, Hermione le rendait nerveux. Quand Angelina ou Katie pleurait, il leur disait juste une bonne blague bien drôle avant de passer à autre chose. Mais pour Hermione… son cerveau était simplement vide, pas de blague, pas d'idée de farce, nada.
- Qui a pris qui ?
- Rusard ! répondit Hermione, terrifiée. Il a p-pris Pattenrond !
- Mais pourquoi ? l'interrogea Fred, médusé, en lui donnant un mouchoir qu'il venait de faire apparaître.
- Il y a deux semaines, dit Hermione (beaucoup plus calme depuis qu'elle avait séché ses larmes et qu'elle s'était mouchée), j'étais montée à la Volière avec Pattenrond pour envoyer une carte d'anniversaire à ma mère.
- Oh, je m'en souviens, je t'ai vue ! s'exclama Fred.
George et lui se trouvaient aussi à la Volière, à ce moment-là – ils envoyaient une petite annonce à la Gazette du Sorcier.
- En fait, Rusard avait clairement l'air agacé par quelque chose. Il a commencé à m'accuser de commander des Bombabouses et toutes sortes de choses, et quand j'ai nié, il m'a dit « Ne me mentez pas, espèce d'élève répugnante ! » Donc je… me suis énervée et, oh Fred ! Je lui ai dit que s'il continuait avec son interrogatoire, je commanderais vraiment des Bombabouses. Alors Rusard a attrapé Pattenrond et il a répondu qu'il allait le prendre avec lui, parce qu'il en avait assez de donner des retenues intutiles et que Dumbledore ne le laissait pas fouetter les gens à tours de bras, et que si je voulais avoir mon chat, je devais faire des commentaires sur une liste de personnes…
- Oh là, reviens en arrière, l'interrompit Fred en lui tendant un verre d'eau, il… Rusard t'a demandé d'écrire ce journal ? Pourquoi ?
- Oui, il a dit qu'il fallait que j'écrive des choses horribles sur les élèves de la liste. Je n'avais pas réalisé qu'il voudrait forcément avoir cette liste et mes remarques… J'étais tellement inquiète pour Pattenrond que j'ai simplement fait ce qu'il m'avait dit de faire. Je suis vraiment ridicule ! Je n'avais qu'à rédiger une ligne pour chacun, et c'est tout ! J'imagine que je me suis un peu laissée emporter… Bref, j'avais ce vieux journal dans lequel j'écrivais l'année dernière, donc j'ai décidé d'utiliser ça, même si bien sûr j'avais prévu d'arracher les premières pages. J'avais pas le moral, tu vois, au beau milieu de la période pendant laquelle Harry et Ron ne se parlaient plus… Ca me rendait folle ! Je sais que c'était vraiment horrible, mais…
Elle s'arrêta pour boire une longue gorgée d'eau, et Fred attendit patiemment qu'elle continue.
- Enfin, avec ce que Padma vient de dire… J'ai compris ! J'étais tellement obnubilée par Pattenrond que je n'ai pas réalisé que les noms sur la liste étaient exactement ceux de l'AD ! Quelqu'un doit nous avoir dénoncés à Ombrage !
- Ombrage ?
- Oui, bien sûr. Je ne vois absolument pas Rusard manigancer tout ça, pas toi ? Kidnapper un chat, oui, je peux comprendre. Il veut probablement un compagnon pour Miss Teigne ou quelque chose comme ça…
Fred s'interdisit formellement d'éclater de rire.
-… mais me demander d'écrire ces choses sur les membres de l'AD ? Ca, ça crie « Ombrage » !
- Mais pourquoi ? Pourquoi faire tout ça ?
- Je ne sais pas ! répondit Hermione en recommençant à se tordre les mains. Oh,ça me rend dingue de ne pas savoir !
- Peut-être… réfléchit Fred. Peut-être qu'elle voulait humilier publiquement ceux qui sont contre elle. Tout le monde sait qu'on ne l'aime pas. Alors elle a probablement voulu quelqu'un – tu as été l'heureuse élue - pour écrire des critiques contre eux, des choses que seuls des amis proches pourraient savoir. Elle a dû réécrire les chapitres, rajouter une ou deux anecdotes, déformer les phrases pour leur donner un sens méchant et exposer les tous nouveaux chapitres là où chaque personne de l'école pourrait les voir.
- Oui… acquiesça Hermione en s'asseyant, fixant le feu. Elle peut nous humilier tout en tournant les membres de l'AD les uns contre les autres ! Je veux dire, personne à part Ron et moi ne sait exactement ce qu'il s'est passé pendant notre première année, donc évidemment, quand ce chapitre sortira, l'AD commencera à nous pointer du doigt…
- Ce qui ruinerait tout le moral de tout le monde…
- … nous embarrasserait… et disloquerait même l'AD sans qu'elle soit la méchante de l'histoire ! Le seul qu'on puisse accuser, c'est Rusard ! Oh, c'est magnifique ! Merci Fred !
Et sans réfléchir, elle bondit de son siège et enroula ses bras autour de lui.
- Euh…
Fred se mordit la lèvre, hésitant entre lui rendre son câlin ou l'écarter gentiment. Son cerveau lui hurlait que si quelqu'un arrivait et les voyait enlacés, il penserait que… Mais d'un autre côté, pourquoi pas ? Le câlin était sympa. C'était un câlin amical. Entre deux amis.
Oui, décida-t-il. On est amis, et les amis se font des câlins. Je vois Hermione sauter dans les bras de Ron et Harry tout le temps… Attendez, pourquoi est-ce que ça me donne envie de vomir ?
Alors il la serra contre lui, refusant d'écouter sa raison qui lui soufflait que ça pourrait être inconvenant et, sans qu'il s'en aperçoive, quand ils se relâchèrent, dix minutes étaient passées.
- Merci, Fred, dit une Hermione écarlate avant de se ruer dans l'escalier.
Il était toujours assis dans le fauteuil, ignorant le picotement bizarre dans son estomac, quand elle redescendit les marches quatre à quatre et lui fourra quelque chose dans les mains.
Sa baguette.
- Hé, merci Hermione ! rayonna-t-il, mais elle était déjà remontée.
- Héra, dit Fred d'un ton las à la Grosse Dame.
On était le lendemain matin, et Fred n'avait pas fermé l'œil depuis ce câlin – hum, amical – avec Hermione.
- Incorrect, répondit le portrait en observant soigneusement le délicat verre de vin qu'elle tenait dans ses mains épaisses.
- Mais c'est le mot de passe ! protesta Fred.
- Pas pour vous, jeune homme.
- Oh, allez, on a toujours été les meilleurs amis du monde, non ? Vous ne m'avez jamais dénoncé aux professeurs pour mes promenades nocturnes !
- Oui mais ça, c'était uniquement parce que vous me donniez tous les potins du château ! craqua finalement la Grosse Dame.
- Je suis désolé, d'accord ? s'exaspéra Fred. J'étais de mauvaise humeur et je voulais simplement avoir un peu d'intimité.
L'expression du portrait s'adoucit.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? s'enquit-elle, semblant soudain beaucoup trop enthousiaste.
- Oh, comme d'habitude, répondit légèrement Fred.
Puis…
- Hé, vous êtes une femme, n'est-ce pas ?
La Grosse Dame pinça les lèvres, vexée.
- Je vous demande pardon ? demanda-t-elle dangereusement.
- Enfin je veux dire, vous êtes une femme, évidemment, se hâta d'ajouter Fred. Hum… Est-ce que les filles se jettent souvent dans les bras des garçons ?
- Eh bien, dit la Grosse Dame en se redressant et en posant son verre de vin sur une table derrière elle, à l'époque où j'ai été peinte, non une dame ne pouvait montrer publiquement son affection qu'à son fiancé. Mais je suis là depuis des siècles, donc je dirais que oui, les filles se jettent souvent dans les bras des garçons… Vous ne me croiriez pas si je vous disais combien d'élèves – comment dit-on, de nos jours ? – se pelotent devant nous autres portraits, comme si on ne pouvait pas les voir… Remarquez, je ne m'en plains pas, j'apprécie toujours un petit divertissement.
Mystérieusement, l'estomac de Fred papillonna brusquement.
- Donc vous voulez dire, continua-t-il en choisissant soigneusement ses mots, que les filles n'enlacent que les garçons sur qui elles ont des vues ?
- Oh non, je n'ai pas dit cela ! répondit la Dame en éclatant de rire et en agitant la main. Les filles enlacent aussi leurs amis masculins – et enlacent également les garçons sur qui elles ont des vues. Vous voyez, tout revient au câlin en lui-même. La question que vous devriez poser n'est pas si les filles câlinent les garçons, mais ce qui définit un câlin amical ou un câlin affectueux, amoureux.
- Je suis tout ouïe, l'encouragea Fred.
- Arrête-moi si je me trompe, dit soudain quelqu'un derrière lui, mais tu es vraiment en train de demander des conseils sur les filles à un portrait qui a été coincé dans le château pendant plus ou moins mille ans ?
- Pardonnez-moi, s'irrita le portrait en question en pinçant les lèvres, je n'ai été peinte qu'il y a trois siècles. Je ne suis pas si vieille. A présent, si vous voulez bien m'excuser…
Et à ces mots, elle sortit de son cadre et rejoignit la bande tapageuse des chanteurs ivres, sur le mur d'en face.
Fred aurait pu reconnaître cette voix n'importe où. Il pivota lentement sur ses talons.
- Qu'est-ce que je t'ai dit à propos de tes affaires, frangin ? l'interrogea Fred en tentant de paraître nonchalant, les mains fourrées dans les poches.
Ron lui lança un regard noir.
- Est-ce qu'Hermione t'intéresse ? l'interrogea-t-il.
- Bien sûr que non ! s'exclama-t-il dédaigneusement. Moi, intéressé par Hermione ? Jamais de la vie !
La tension dans les épaules de son frère se relâcha, et ses oreilles redevinrent d'une couleur normale.
- Bon, tant mieux alors.
- Pourquoi… est-ce que tu as pensé ça, de toute façon ? demanda Fred, essayant de faire comme s'il ne s'en souciait pas le moins du monde.
- En fait, je sais pas, je suis pas très bon à tout ça… Mais tu agis toujours différement quand elle n'est pas loin, tu sais ? Genre, si Angelina ou quelqu'un te crie dessus, tu éclates de rire et tu fais comme si de rien n'était, mais quand Hermione te crie dessus, tu te calmes. Et depuis pas longtemps, hum, tu ne lui parlais pas beaucoup mais maintenant c'est comme si, je sais pas, vous deux avez un secret ou quelque chose comme ça.
- Bien sûr que non ! s'écria Fred.
Il était mortifié. Ron, Ron l'obtus, savait qu'Hermione et lui cachaient quelque chose.
Enfin, après tout Ron pensait que Fred avait des vues sur Hermione. Bon, ça en disait beaucoup sur l'intelligence de son petit frère, n'est-ce pas ?
- Ecoute, répliqua Fred un peu plus fermement qu'il ne l'aurait voulu, je n'ai pas le béguin pour elle. Je veux dire, elle est… névrosée, coincée, ennuyeuse, studieuse, intelligente, têtue, et elle… elle avait des dents de lapin !
- Je te demande pardon ?
Fred sentit son cœur manquer un battement lorsqu'il vit Hermione marcher droit vers lui, furieuse.
- Oh, salut Hermione ! dit-il gaiement. Il fait beau aujourd'hui, hein ?
- Névrosée ? Coincée ? grinça-t-elle. Ennuyeuse ?
- Ben… Oui, répondit honnêtement Fred.
C'était étrange qu'elle semble si vulnérable à quatre heures trente du matin, et si terrifiante en plein jour.
- Oui, eh bien moi au moins je me renverse pas d'eau dessus à chaque fois que quelqu'un rentre dans une pièce !
- Ca n'a rien à… Au moins je ne cède pas au chantage !
- Est-ce que tu, Fred Weasley, suggères bien que je puisse ne pas faire ce qu'il m'a dit… Pattenrond est mon chat !
- Rusard est dingue des chats, s'écria Fred, Pattenrond préfère sûrement être avec lui qu'avec toi !
Silence.
- Oh, tu es dedans jusqu'au cou, murmura Ron.
- E-espèce de sale cancrelat répugnant ! hurla Hermione avant de tourner les talons et de se précipiter dans les escaliers.
Fred fut horrifié de voir qu'elle semblait sincèrement blessée.
- Hermione ! la rappela Fred. Attends ! Je suis désolé !
Il courut à sa poursuite, suivi du regard par un Ron et une Grosse Dame amusés.
- Ils ont l'air d'un vieux couple, vous ne trouvez pas ? demanda affectueusement le portrait.
- Oui, ils… Attendez, quoi ?
- Enfin je veux dire, regardez-les, c'est évident qu'ils finiront ensemble !
- Non, non, balbutia Ron, Fred… Mon frère et Hermione ? Il éclata de rire. Vous me faites marcher !
- Oh, vous verrez, j'ai raison. Je ne suis pas la gardienne de la maison Gryffondor pour rien, vous savez.
- Gardienne ? ricana-t-il. Plutôt la concierge.
La Grosse Dame lui lança un regard outragé.
- Les portraits sont tournés en dérision. Par tout le monde, renifla-t-elle avant de laisser les ivrognes derrière elle et de se diriger raidement vers un autre portrait.
- Hé ! la rappela Ron, il faut que je rentre ! Attendez ! Revenez !
La dispute de Fred et d'Hermione était oubliée, en revanche, lorsqu'ils entrèrent dans la Grande Salle le lendemain matin. Suspendu en l'air, immobile, flottait encore un autre chapitre du journal d'Hermione.
Patiente Numéro Cinq : Cho Chang
Même si, je l'admets à contrecoeur, personne ne peut nier qu'elle n'est pas désagréable à regarder, ça doit être le seul compliment que je puisse faire à cette Serdaigle idiote. Sans parler de son apparence innocente, de sa tête enflée et de la bande de fille qu'elle semble insister à porter comme des bracelets, il est devenu évident au fur et à mesure que les semaines passaient que cette dinde n'était rien d'autre qu'un vulgaire amas d'émotions.
Tout le monde sait qu'elle a eu une relation avec Cedric Diggory l'année dernière. Et non, même si j'admets que ça puisse paraître légèrement affligeant qu'il soit mort, ça ne lui donne aucune raison de faire des caprices de petite fille gâtée. C'est absolument absurde qu'elle veuille à tout prix créer une ambiance gênée quand, à un moment c'est un vrai rayon de soleil, discutant joyeusement, et au suivant elle commence à pleurer et à gémir que sa vie est vraiment horrible. Une vie a déjà été prise, faut-il vraiment qu'elle nous achève aussi ?
Il n'y a rien de plus méprisable qu'une fille qui pense qu'elle est la plus pauvre, la moins chanceuse de toutes les personnes de la Terre et qui s'attend à ce que tout le monde compatisse à sa position oh-si-affreuse, quand réellement elle ne fait que vivre ce qu'un personnage principal débile dans un livre terriblement mal écrit peut endurer – quand le scénario n'est rien de plus qu'un de ces « dilemmes » dramatiques de lycée où la fille doit faire face à tant de situations « difficiles et mortelles »… Traduction, elle a dû faire son choix entre deux garçons, et quand l'un des deux la quitte, elle rampe vers le suicide. Je trouve ça triste qu'une élève de Poudlard (non, un membre de la gent féminine) tombe si bas. Je suis humiliée. Je suis complètement humiliée d'être catégorisée comme lui ressemblant…
- Tu sais, chuchota Fred en se penchant vers Hermione qui s'était assise à côté de lui, celui ou celle qui a écrit ça a bien réussi à imiter ton style.
- Ils n'ont pas beaucoup changé ce chapitre, marmonna Hermione en rougissant et en évitant son regard. Enfin, Cho ne me dérange pas ni rien, mais parfois elle m'énerve tellement…
- … Parce que tu es une féministe accomplie, acquiesça Fred. Oui, je vois pourquoi son comportement te frustre.
- Bref, continua Hermione en l'ignorant superbement, tu vois comme le ton et le style changent entièrement de celui sur Parvati ? Enfin, bien sûr, j'ai écrit la version originale, mais il y a quand même des bouts qui ont été reformulés ou ajoutés.
- Ce qui veut dire que des personnes différentes écrivent ça. Ombrage a donné ton journal à un groupe particulier d'élèves et leur a dit d'en faire ce qu'ils voulaient.
Hermione acquiesça, perdue dans ses pensées.
- Ca semble logique, pourquoi ne pas confronter l'AD… Je veux dire, un groupe d'élèves, à un autre groupe d'élèves ? Elle n'a pas tellement de soutien parmi les autres employés du château. Excepté Rusard, bien sûr.
- Je ne sais même pas si Rusard peut être qualifié d'adulte, répondit Fred en agitant négligemment la main, mais si on a raison de penser à ce groupe spécial d'élèves favorisés…
-… Alors ça doit être la Brigade Inquisitoriale ! souffla Hermione. Evidemment ! Malefoy et d'autres Serpentard sont derrière tout ça, je parie qu'ils s'amusent beaucoup avec mon journal. Si seulement on avait une preuve, soupira-t-elle.
Fred haussa un sourcil.
- Une preuve ? répéta-t-il. Qui a besoin de preuves quand il y a Fred Weasley ?
Une p'tite review pour la route ? ^^
