Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )... Voilà ^^

Note 3 : Et voilà enfin le dernier Interlude Pansy/Cédric... Et si vous voulez un support musical pour cet interlude, écoutez "Saigo no yakusoku" par Kouda Mariko, et qui se traduirait littéralement par "La dernière promesse", c'est ce que j'ai écouté en boucle pour l'écriture de l'interlude donc on peut dire que ça m'a énormément influençé !

Merci à Chaimette pour sa correction !

Enjoy !


Interlude 5 : Leur promesse

~ Pansy ~

« Blaise… » sanglota Pansy, « Je crois que je suis tombée amoureuse de Cédric. »

Elle n'arrivait pas à retenir les larmes qui coulaient le long de sa joue tandis que son regard était obstinément dirigé vers le sol. Comment et surtout quand était-ce arrivé ? Elle se mordit violemment la lèvre inférieure tout en serrant les poings. Elle ne voulait pas tomber amoureuse, et elle ne le devait pas. C'était la conclusion à laquelle elle était parvenue bien des années auparavant en observant les couples qui l'entouraient. Et jusqu'à présent Pansy avait été contente d'y parvenir avec succès.

« Shh… » murmura doucement Blaise, en la prenant dans ses bras. « Calme-toi d'accord ? Respire… »

Pansy secoua la tête puis renifla. « Tu ne comprends pas… »

« Même si toi et Draco êtes persuadés que je suis un imbécile fini, incapable de comprendre ce que quelqu'un lui raconte… Je peux t'assurer que j'ai bien saisi le message. » rétorqua Blaise, d'un ton taquin.

Pansy lui offrit un sourire crispé baigné de larmes.

« Je ne veux pas tomber amoureuse… Et puis si un jour il avait fallu que ce soit le cas… j'avais espéré que ce soit de Draco ou de toi… »

Blaise émit alors un son à mi-chemin entre un grognement amusé et soupir dramatique. « Je ne sais pas ce qui est le mieux… faire partie de la liste des « futurs amoureux de Pansy par défauts » ou le fait de n'être que le troisième de la liste. »

« Troisième ? » répéta Pansy, en reniflant, acceptant avec gratitude le mouchoir que lui tendit Blaise.

« Personne, Draco et moi. » expliqua Blaise, avec un sourire taquin.

Pansy rit malgré elle. « Idiot.»

« Ne t'inquiète donc pas, Pansy… Si un jour tu te mets à vouloir lui écrire des poèmes ou virer Hufflepuff, promis je ferais en sorte de te ramener dans le droit chemin des verts et argents. »

Pansy secoua la tête, un petit sourire en coin sur les lèvres, tandis que des larmes discrètes continuaient à couler par intermittence de ses yeux. Un silence apaisant s'installa entre eux. Pansy était toujours dans les bras de Blaise, sa tête se reposant confortablement sur son épaule.

Tout aurait été tellement plus simple si elle était tombée amoureuse de Blaise ou de Draco… Mais elle savait que c'était impossible, il y avait un lien trop fort entre eux trois pour qu'un quelconque amour puisse ternir une telle amitié.

« Et qu'est-ce que tu comptes faire ? » demanda Blaise une fois que Pansy se fut légèrement calmée.

Cette dernière se dégagea gentiment de son étreinte et haussa les épaules.

« Rien je suppose. » répondit-elle d'un ton faussement nonchalant.

« Tu vas faire comme si rien ne s'était passé ? Comme si tu ne venais pas de découvrir que tu étais amoureuse de lui ? » s'étonna Blaise, d'un ton interloqué.

« Qu'est-ce que je peux faire d'autre ? Il a déjà une petite amie ! La solution la plus raisonnable est de l'oublier. »

« Et toi, tu as un fiancé, donc l'argument de la petite amie n'est pas vraiment valable. » rétorqua-t-il tandis que Pansy le fusillait du regard.

Blaise leva alors les mains en signe de paix. « Quoiqu'il en soit… » poursuivit-il, d'un ton prudent, « Tu es sûre que tu pourras supporter de le voir bécoter Chang ? Ça ne te fera rien ? »

« Je l'observe bécoter Chang depuis assez longtemps, donc ce n'est pas parce que je viens de me rendre compte de mes sentiments envers lui que ça va changer quelque chose ! » argumenta-t-elle, d'un ton assuré.

« Tu es sûre ? » insista Blaise, « Tu pourrais observer sans flancher Diggory introduire sa langue dans la bouche de Chang, tout en caressant doucement du pouce sa joue tandis que son autre main se dirige vers – »

« Arrête. » siffla la Slytherin en le fusillant du regard.

« Alors admets que j'ai raison. »

Pansy se pinça les lèvres jusqu'à ce que la commissure de ses lèvres ne soit plus qu'une fine ligne.

« Dans ce cas là. » dit-elle, « Il suffirait que je ne le regarde pas. Voilà à partir de maintenant j'arrête de le regarder, de le croiser accidentellement, ou de lui parler… Et avec un peu de chance ça s'en ira naturellement… Tu sais, un peu comme un mauvais rhume. »

Blaise haussa les sourcils, « Comme un mauvais rhume ? » répéta-t-il, d'un ton dubitatif, « Je ne pense pas que ce soit aussi simple, Pansy. »

« Je réussirai. » affirma Pansy d'un ton déterminé.

Blaise fronça les sourcils et l'étudia du regard pendant un long moment avant de finalement soupirer et de se masser l'arrête du nez. « Ce que je vais dire va sonner très Hufflepuff ou Gryffindor… Mais si jamais tu changes d'avis, je te soutiendrais à trois cents pourcent, même si j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi c'est tombé sur Diggory parmi tous les autres magnifiques spécimens qui se trouvent dans cette école. »

Pansy sourit faiblement. « Merci. »

~PPCD~

[Deux jours plus tard]

« Je n'y arriverai pas. » souffla Pansy, avec une touche de désespoir dans la voix, « C'est plus fort que moi… J'ai beau essayé de me contrôler, à chaque fois que j'entre dans une pièce je suis obligée de le chercher du regard… Et je n'arrive pas à ne pas le regarder ! »

Blaise referma le magazine qu'il feuilletait et porta immédiatement son attention sur Pansy. Mais il ne dit rien, attendant que la brune ait fini de parler.

« Je ne vais plus essayer de l'ignorer. » continua-t-elle, « De toute façon à chaque fois que j'essaye soit j'échoue, soit j'y parviens miraculeusement et finis par me sentir mal après. »

« C'est une bonne et sage décision. » confirma Blaise, avec un sourire. « Et donc, tu vas aller te déclarer bientôt ? Et essayer de dégager Chang du terrain ? »

Pansy cligna des yeux.

« Bah non. »

Blaise manqua de tomber de la chaise où il était assis, « Quoi ? » s'étrangla-t-il, « Je croyais que tu ne voulais plus ignorer tes sentiments pour lui ? »

« Mais je ne les ignore pas… Je les assume totalement d'ailleurs…. » répliqua la Slytherin, « Je ne vois juste pas l'intérêt de le lui dire, il n'a pas besoin de le savoir…et ça ne le regarde pas vraiment… »

« Euh un peu quand même… » corrigea Blaise, « C'est le principal concerné je te rappelle. »

« Quoiqu'il en soit…. » annonça Pansy, d'un ton buté, « Tu ne me feras pas changer d'avis… Accepter mes sentiments, ok, mais les déclarer ? Jamais de la vie. »

Blaise soupira, « T'es vraiment un cas, toi. »

Pansy plissa les yeux et allait répliquer vertement, mais finalement se ravisa et décida de jouer la carte de la maturité en ignorant royalement ce que venait de lui dire Blaise.

~PPCD~

[Durant la quatrième année de Pansy, et septième année de Cédric]

« Hey ! » salua Pansy, en s'asseyant à côté de Cédric sur ce qu'elle avait fini par nommer ''leur banc personnel'' près du lac de Hogwarts.

« Salut. » répondit Cédric d'un ton enjoué… trop enjoué pour que cela paraisse naturel.

Pansy fronça les sourcils, puis plissa les yeux avant d'étudier plus attentivement le Hufflepuff du regard. Ce dernier avait l'air fatigué. Et les cernes qu'il avait sous les yeux ne faisaient qu'agrémenter sa déduction. Il avait également le teint légèrement plus pâle que d'habitude, mais ce n'était quelque chose qui était décelable qu'en l'observant consciencieusement.

Et malgré sa fatigue apparente, Cédric affichait un énorme sourire sur les lèvres. Cependant, Pansy connaissait ce sourire, pour l'avoir vu de nombreuse fois sur le visage du Hufflepuff, c'était un faux sourire qu'il arborait pour rassurer ses 'amis'… Et en général cela voulait dire qu'il était tourmenté par quelque chose…

« Tu ne dessines pas ? » hasarda Pansy, en détournant son regard du Hufflepuff pour contempler le lac.

Elle vit du coin de l'œil que Cédric avait sursauté et la regardait d'un air étrange.

« Pourquoi ? » demanda-t-il, d'une voix suspicieuse.

« D'habitude quand tu es tourmenté, tu dessines… » répondit Pansy, d'une voix nonchalante.

« Je n'ai jamais dessiné en ta présence. » rétorqua Cédric, se demandant visiblement comment elle pouvait savoir cela, « En plus je ne suis pas tourmenté, au contraire je suis fou de joie à l'idée d'être l'un des champions de Hogwarts. »

Pansy haussa un sourire. « C'était donc ça la cause… »

« Je sais que tu dessines quand tu es tourmenté…. En fait je te vois dessiner au loin, et quand je m'approche et que tu commences à sentir ma présence tu ranges rapidement le carnet dans ton sac comme si de rien n'était…. » expliqua-t-elle, d'un ton faussement désinvolte.

Cédric prit une mine renfrognée et marmonna quelque chose que Pansy ne comprit pas, mais elle décida de ne pas y prêter attention.

« Ah oui et au fait… félicitations pour ta place de champion. » dit-elle d'un ton ironique, faisant sursauter encore une fois Cédric, qui manifestement ne s'y attendait pas.

Ce dernier se tourna alors vers elle, une question clairement visible dans ses yeux.

« Oh ne te méprend pas… » expliqua-t-elle, d'une voix amusée, « Je suis contente que tu sois champion, mais je me suis dit que comme tes idiots d'amis – et ne parlons même pas de ta copine – n'ont dû que te féliciter, il faudrait que quelqu'un te remette les pieds sur terre… Tu sais, histoire de te dégonfler un peu la tête. »

Cédric pouffa, mais Pansy pouvait toujours entendre cette légère touche de tourment dans sa voix.

« Mais dis-moi qu'est-ce que tu en penses, toi ? » demanda-t-elle, d'une voix douce.

« C'est un honneur d'être choisi pour représenter Hogwarts. » répondit immédiatement le Hufflepuff.

Pansy soupira, « D'accord… et maintenant je veux savoir ce que tu penses vraiment… pas ce que tu veux te convaincre de penser. »

~Cédric ~

Cédric se demandait réellement comment Pansy pouvait être aussi perspicace… Cela en devenait effrayant.

« Est-ce que tu maîtrises la Légilimancie ? » demanda Cédric, sans pouvoir s'en empêcher.

« Non. » répondit Pansy, avec un sourire, « C'est juste que tu es tellement transparent… »

Cédric se renfrogna. Il savait qu'en vérité il ne pouvait pas être aussi transparent que le disait la Slytherin… sinon ses amis auraient très vite compris que quelque chose clochait chez lui… Mais alors comment pouvait-elle le comprendre mieux que ses amis, alors qu'ils passaient moins de temps ensemble ? C'était invraisemblable.

Et puis il y avait aussi le fait que depuis que Pansy et lui étaient amis, il n'avait plus réellement ressenti le besoin de dessiner comme avant. Car d'une manière ou d'une autre Pansy réussissait à le calmer… Il pouvait être lui-même en sa présence, chose qu'il n'aurait jamais pu se permettre avec quelqu'un d'autre…

« J'ai peur… » souffla alors Cédric, d'une voix cassée, « J'ai peur de ne pas être à la hauteur… Et si jamais je n'étais pas assez doué pour représenter Hogwarts ? Et si jamais je me ridiculisais dès la première tâche ? »

« Si tu as été choisi parmi tant d'autres postulants… » amorça Pansy, « Je pense que c'est pour une bonne raison. »

Cédric eut un sourire, « Quand je m'étais inscrit, je ne croyais pas réellement que je pourrais être choisi… Et maintenant que c'est le cas… que la coupe de feu m'a désigné et que je ne peux plus faire marche arrière, je commence à regretter… c'est particulièrement idiot, je savais à quoi m'attendre quand j'ai mis mon nom dans la coupe. »

Cédric émit alors un son mortifié avant que la Slytherin n'ait eu le temps de répondre quoi que ce soit. « Et pourquoi est-ce que je te raconte tout ça ? » se demanda-t-il à voix haute.

« Parce que je suis plus à même de comprendre ce qui t'arrive que tes amis ou ta petite amie. » répondit simplement Pansy.

« Tu as trois ans de moins qu'eux. » rétorqua Cédric, d'un ton dubitatif.

« Je suis une Slytherin. » répliqua Pansy, comme si cela expliquait tout.

C'était tellement facile de parler, de se confier à elle, que cela ne cessait de surprendre Cédric. Etait-ce parce que c'était la seule personne avec qui il n'essayait pas de garder son rôle ? Il savait les réactions qu'auraient ses amis, Cho, ou même ses parents s'il leur racontait ce qui le tracassait. Ses amis lui auraient assuré qu'avec ses capacités il n'avait pas à s'inquiéter et seraient très rapidement passés à un autre sujet. Cho l'aurait regardé étrangement, comme si elle pensait qu'il ne pouvait être que content d'être choisi. Et ses parents… Ses parents avaient l'air tellement fier, que Cédric n'avait même pas le cœur de leur en parler. Ils n'auraient pas compris de toute façon.

« Je pense que ta réaction est normale. » commenta Pansy, en l'interrompant dans ses pensées, « Moi aussi j'aurais peur. Surtout que, excuse-moi de le dire, mais tu auras du mal à gagner. »

« Ah bon ? » fit Cédric d'un ton faussement vexé.

« Hm. Hm. » approuva Pansy, en hochant la tête, un sourire taquin, « Tu pars avec un handicap majeur. »

« Lequel ? »

« T'es trop fair-play… » sourit la Slytherin, « Tel que je te connais tu serais capable de te faire avoir en plein milieu d'une épreuve… juste parce que tu aurais voulu aider un autre concurrent…»

Cédric fit la moue. « N'importe quoi. »

« C'est ce qu'on verra. » répondit Pansy, en souriant malicieusement, « Essaye juste de ne pas te faire piéger dès la première Tâche, ça serait dommage. »

Et là, Cédric ne put s'empêcher de lui faire un geste particulièrement puéril… Il lui tira la langue.

« Oh oui très mature bravo. » commenta Pansy, « Rappelle-moi qui a dix-sept ans déjà ? »

Cédric plissa les yeux, mais ne parvint pas à rester sérieux et éclata de rire. Pansy esquissa un sourire.

Puis le silence retomba, tandis qu'ils observaient tous les deux le lac.

~Pansy ~

Pansy écarquilla les yeux de surprise en sentant quelque chose se reposait sur son épaule et rougit en se rendant compte que ce quelque chose n'était qu'autre que la tête de Cédric.

Pansy esquissa un sourire, remplie de tendresse, tandis qu'elle observait le visage endormi et serein du Hufflepuff. Cédric devait certainement être très fatigué, pour se laisser aller ainsi. Le fait d'avoir été désigné champion avait dû le maintenir réveillé toute la nuit.

« Il va avoir mal au cou quand il se réveillera. » songea Pansy, mais elle n'eut pas le cœur de le réveiller pour lui conseiller de dormir dans un lit et non sur un banc avec l'épaule de Pansy en guise de coussin.

Elle pouvait sentir sa chaleur contre elle et frissonnait légèrement tandis que son souffle venait effleurer son cou.

~PPCD~

[Après le bal de Noël, cf : chap 57, après le baiser entre Pansy et Draco]

Pansy tourna au bout du couloir afin de s'assurer que Draco ne pouvait plus la voir et s'appuya contre le mur le plus proche. Prenant une profonde inspiration, elle secoua la tête pour se retirer les images de Chang et Cédric dansant ensemble, ou ensemble tout court. Elle se dirigea alors jusqu'à son dortoir et ouvrit son armoire. Là, elle loucha sur une robe qu'elle avait accrochée en évidence.

C'était la robe qu'elle avait prévu de porter… C'était la robe qu'elle porterait si elle avait été au bal avec Cédric.

Poussée par une envie incompréhensible, Pansy retira sa robe (rose bonbon) et enfila la nouvelle. La robe était de couleur vert pâle et mettait en valeur les courbes de la silhouette de Pansy là où il le fallait.

Pansy soupira tout en s'inspectant dans le miroir, puis sortit de son dortoir et se dirigea discrètement vers le lac. Il était plus d'une heure du matin, le couvre-feu était dépassé depuis belle lurette, mais elle ressentait le besoin d'aller là-bas… pour soulager sa peine.

Elle parvint à atteindre sa destination, sans se faire prendre mais s'arrêta net, en se rendant compte qu'il y avait déjà quelqu'un sur le banc. Et elle le reconnut immédiatement.

« Ce n'est pas parce que Môsieur est le champion de Hogwarts qu'il peut se permettre de ne pas respecter le couvre-feu. » énonça-t-elle, d'un ton amusée, tandis que ce dernier sursautait.

Il écarquilla les yeux en la reconnaissant, avant qu'un sourire n'apparaisse sur son visage. « Les petites files de ton âge devraient être au lit à cette heure-ci. » rétorqua-t-il, tandis que Pansy affichait une moue boudeuse. « Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Je n'arrivais pas à dormir. » mentit Pansy. « Et toi ? »

« Pareil. » répondit Cédric, puis il l'examina du regard, « Tu n'avais pas cette robe tout à l'heure… »

Pansy rougit et hocha la tête, « Je l'ai tâchée alors j'ai dû aller me changer. »

« Le vert te va mieux que le rose. » commenta Cédric, avec un sourire.

« Normal… » dit-elle, d'un ton faussement arrogant, « Le vert est la couleur de ma maison. »

Cédric pouffa et se leva du banc pour s'approcher de Pansy.

« Tu veux danser ? »

« Pardon ? » s'étrangla Pansy, tandis que son cœur battait la chamade « Le bal est terminé, je te signale. »

Cédric sourit, « Je n'ai pas eu l'occasion de te le demander durant le bal, alors j'en profite maintenant… Mais bon si tu ne veux pas – »

« Non, c'est bon. » répondit précipitamment Pansy. « ça ne me dérange pas… Mais après ne te plains pas si jamais je te marche sur les pieds.»

Cédric eut un léger rictus, « D'après ce que j'ai vu au bal, tu avais l'air de très bien t'en sortir… et puis les pieds de ton fiancé avaient l'air intact aussi. »

~Cédric ~

Cédric se sermonna mentalement. Qu'est-ce qu'il lui avait pris de lui demander ça ? Il l'avait vu dans cette robe… et les mots étaient sortis de sa bouche sans qu'il puisse y faire quoi que ce soit. Non mais quel idiot.

« Il n'y a pas de musique. » fit remarquer Pansy.

« Pas besoin. » rétorqua Cédric et lui tendit la main.

Elle posa délicatement la sienne dessus, tandis que son autre main se posait sur son épaule. Cédric la serra contre lui, et ils mirent à danser … ils ne suivaient aucun rythme en particulier, aucune musique…

Cédric pouvait sentir la chaleur de Pansy contre lui et sentit soudainement des papillons se manifester dans son bas ventre et il écarquilla les yeux de surprise.

« C'est quoi ce bordel ? » songea Cédric en se donnant une claque mentale.

Il n'était pas sensé ressentir du désir pour Pansy, c'était totalement immorale. Mince alors, elle avait trois ans de moins que lui ! Et puis il sortait avec Cho ! C'était Cho qu'il était sensé désirer pas Pansy. Ce n'était pas normal. Cédric prit une profonde inspiration et fit comme si de rien n'était.

Puis soudainement Pansy pouffa et Cédric lui jeta un regard interrogateur.

« On est totalement ridicule. » rit-elle, « Deux imbéciles qui se mettent à danser pour aucune raison, sans musique à une heure trente du matin devant le lac, un soir d'hiver. »

Cédric sourit, « C'est vrai que dit comme ça… »

Mais aucun des deux ne s'arrêta… Ils ne voulaient pas briser le moment…

« Tu t'imagines si quelqu'un nous surprend. » ricana Pansy, en se rapprochant inconsciemment de lui.

« On se prendrait des retenues jusqu'à la fin de l'année. » confirma Cédric, avec un sourire en coin.

Pansy sourit. Puis son regard se planta dans celui de Cédric. Et la suite des évènements se déroulèrent si vite qu'il n'eut pas le temps de les analyser.

Pansy s'immobilisa sans quitter les yeux de Cédric. Elle se mit sur la pointe des pieds. Cédric retint son souffle. Pansy s'approcha encore plus. Cédric ne fit rien pour reculer. Puis leurs lèvres se touchèrent. Doucement… Timidement…

Cédric sentit à nouveau les papillons revenir. Il ferma les yeux. Savourant l'étreinte. Il n'aurait pas dû le faire. Il le savait au plus profond de lui-même… il pouvait entendre au plus profond de son esprit, une voix lui crier que ce n'était pas bien, qu'il ne devait pas faire ça… Mais cette voix semblait si loin, qu'il ignora complètement.

Il répondit au baiser. Puis il sentit une langue taquine lui quémander l'entrée et comme dans un état second, sa langue vint à la rencontre de sa comparse. Et dès lors qu'elles se touchèrent, Cédric sentit de nombreux frissons le parcourir… Il pouvait entendre Pansy émettre un gémissement étranglé, tandis que ses bras venaient entourer l'arrière de la nuque de Cédric, afin de les rapprocher encore plus… Et le Hufflepuff fut submergé par son parfum, sa chaleur…

Puis ils durent se séparer pour reprendre de l'air… Et ce ne fut qu'à ce moment là que l'esprit de Cédric sembla se reconnecter et il écarquilla les yeux d'horreur en se rendant compte de ce qu'il venait de faire.

Mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit. Son souffle se bloqua encore une fois, tandis qu'il croisait les yeux de Pansy. Cette dernière le regardait d'un air incertain, puis finalement murmura : « Je t'aime. »

Et elle s'en alla en courant.

Cédric la regardait partir, les yeux écarquillés de surprise. Son esprit répétant en boucle les paroles de Pansy.

« Merde. » souffla-t-il, en retraçant du bout des doigts ses lèvres, son regard ne quittant pas l'endroit où il avait perdu de vue Pansy.

~PPCD~

Les jours… Non les mois suivants furent un enfer pour Cédric. Pas à cause des épreuves qui l'attendaient, non… Mais la cause était une certaine brune trop tentatrice et Slytherin pour son bien. Il avait fait une erreur en embrassant Pansy le jour du bal, lui-même ne comprenait pas pourquoi il avait fait ça… Mais il ne voulait pas que cela se reproduise.

Mais Pansy ne semblait pas être de son avis, et même lorsque Cédric lui avait dit – sans grande conviction certes – qu'il ne partageait pas ses sentiments… (parce que oui, Cédric avait dû finir par admettre à lui-même que s'il était certain de ne pas être amoureux de Cho, c'était une toute autre histoire pour Pansy…) Mais cette dernière ne s'était pas laissée décourager et continuait de venir lui parler tous les jours… Lui répétant sans cesse qu'elle l'aimait…

Et Cédric avait peur à chaque rencontre de craquer. C'était mal de désirer quelqu'un d'aussi jeune. C'était d'ailleurs considéré comme de la pédophilie puisqu'il était majeur…

Bien sûr il avait essayé – en vain – d'éviter la Slytherin, mais elle semblait toujours savoir où il se trouvait et s'arrangeait toujours pour venir lui parler… Et Cédric (Pansy aussi d'ailleurs) savait qu'une fois les salutations échangées, il ne pourrait pas l'envoyer balader, parce que parler avec Pansy le détendait, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Et puis parfois, quand Cédric baissait sa garde, elle se mettait à l'embrasser… et malgré tous ses maigres efforts, il ne pouvait s'empêcher de répondre au baiser. Puis il la réprimandait pour faire quelque chose de ce genre, lui demandant de ne plus recommencer. Et là, elle se contentait de sourire. Et ils savaient tous les deux qu'elle recommencerait la prochaine fois, et que comme d'habitude Cédric se laisserait faire…

Et puis le jour fatidique arriva…

[Quelques jours après la deuxième tâche]

~Pansy ~

Pansy sentit les larmes lui monter tandis qu'elle regardait le lac de leur banc habituel. Elle sursauta en entendant quelqu'un s'assoir à côté d'elle et écarquilla les yeux en reconnaissant Cédric. Elle détourna rapidement ses yeux humides, espérant que le Hufflepuff n'ait rien vu… Mais malheureusement pour elle, ce ne fut pas le cas.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il, d'une voix douce, « Tu as mal quelque part ? »

Pansy secoua la tête, tandis qu'un sourire triste s'inscrivait sur son visage.

« J'abandonne… » souffla-t-elle.

Cédric se tendit. « Quoi ? »

« J'ai l'impression de foncer dans un mur à chaque fois que je te vois. » murmura-t-elle, d'une voix peinée, « Je t'aime…Cédric… et je sais que je ne te laisse pas indifférente. Mais ça fait si mal de te voir avec Chang, alors que quelques heures voire minutes auparavant c'est moi qui t'embrassais… ça fait si mal de savoir que la personne la plus importante pour toi est Chang… »

« Wah, wah ! » la coupa Cédric d'un ton interloqué, en écarquillant les yeux de surprise, « De quoi tu parles ? »

Pansy le fusilla du regard, « La deuxième tâche. » dit-elle, d'un ton glacial, « La chose la plus importante à tes yeux est dérobée, non ? Et pour toi c'était Chang.»

Cédric cligna plusieurs fois des yeux, puis soupira. « Ce n'est pas ce que tu crois. »

« Ah bon ? » fit Pansy, d'une voix sarcastique « Il n'y a pourtant pas de matière à douter. »

Le Hufflepuff se mordit la lèvre inférieure, semblait délibérer intérieurement de quelque chose, puis il détourna le regard et marmonna.

« Je suis allé voir Dumbledore. »

Les yeux de Pansy s'arrondirent. « Quoi ? »

« Je suis allé voir Dumbledore. » répéta-t-il, refusant de la regarder, et quand Pansy l'observa plus attentivement, elle remarqua que ses joues et oreilles semblaient rouges, « Et je lui ai demandé de ne pas te prendre toi… parce que je ne voulais pas…que…que tout le monde sache… que… tu étais importante pour moi. »

Pansy avait l'impression que son cœur battait à tout rompre et qu'il allait exploser d'une minute à l'autre.

« Mais je ne peux pas sortir avec toi, Pansy… » chuchota Cédric.

« Laisse-moi deviner… » rétorqua Pansy, dont les paroles de Cédric avaient rassuré, « Je suis trop jeune ? »

Cédric hocha la tête.

« C'est ridicule. » dit-elle, « Je n'ai que trois ans de moins que toi, ce n'est pas la mort et puis j'ai déjà tout de développer là où il le faut. »

A ces mots, Pansy vit le regard de Cédric dériver inconsciemment vers sa poitrine, et elle retint un sourire satisfait. Après tout, le Hufflepuff restait un adolescent… Pansy se racla la gorge pour le rappeler à l'ordre. Et Cédric rougit avant de faire un bond en arrière.

« Je t'aime. » dit alors Pansy.

Cédric détourna le regard, « Je croyais que les Slytherin n'aimaient pas les effusions de sentiments ? »

« Je croyais que les Hufflepuff étaient sensibles à ce genre de chose ? » répliqua Pansy, d'un ton narquois.

Elle se rapprocha alors de lui et butina doucement ses lèvres. Et se redressa pour voir ses yeux se voiler. Et elle sut qu'elle avait gagné le combat, quand il soupira.

« Je ne peux pas sortir avec toi… » dit-il, d'une voix grave.

Et Pansy serra les poings, elle s'était trompée…

« Pas tout de suite. » ajouta-t-il, « Je… il faut que je fasses des trucs avant… et il y a des choses que tu ignores sur moi… Et je ne suis pas sûr que tu veuilles toujours sortir avec moi, si tu le savais… »

Pansy allait dire quelque chose mais elle se ravisa, en voyant la mine qu'arborait Cédric. Son secret était-il si terrible que ça ?

« Je te dirais de quoi il s'agit. » continua Cédric, « Mais pas tout de suite… Laisse-moi un peu de temps… Ce sont de très vieux et mauvais souvenirs qui vont refaire surface, alors j'aimerais me préparer mentalement avant. »

« Et tu sortiras avec moi, après ? » demanda Pansy.

Cédric hocha la tête, « Si tu veux encore de moi à ce moment là … Oui. »

Pansy hocha la tête, un énorme sourire sur les lèvres. « Prends le temps qu'il te faudra. J'attendrais… »

Puis prise d'un énorme doute elle demanda : « Mais on pourra toujours continuer à se voir, hein ? »

Cédric pouffa et hocha la tête.

~PPCD~

[Trois mois plus tard (un mois avant la troisième tâche)]

Pansy observait le lac d'un air détendu, et sourit en entendant les pas qui annonçaient l'arrivée de Cédric. Elle se retourna avec un sourire, mais qui se fana légèrement en voyant la mine sombre du Hufflepuff. Et là elle comprit, que le moment était arrivé. Elle allait enfin connaître le secret de Cédric.

« J'ai rompu avec Cho. » dit-il, en s'asseyant à côté d'elle.

Pansy écarquilla les yeux de surprise, « Pourquoi est-ce que ça n'a pas déjà fait le tour de Hogwarts ? Normalement les nouvelles comme ça se propage super vite. »

« Cho m'a demandé de ne rien dire jusqu'à la fin de la Troisième Tâche. » expliqua Cédric.

Pansy renifla de dédain. « Elle est juste attirée par ton statue de Champion. Je parie qu'elle va se jeter sur Potter après… »

« On sortait déjà ensemble avant que le Tournoi ne commence… » fit remarquer Cédric, mais il décida manifestement de ne pas insister car il se racla la gorge. « C'est ta dernière chance de pouvoir t'en aller et de ne rien savoir. »

Pansy inspira. « Aucune chance que je m'en aille alors que j'ai attendu ce moment depuis plus d'un an. »

Elle le vit tiquer à la mention de la durée, mais il passa rapidement outre, et hocha la tête.

« Je ne suis pas Cédric Diggory. »

Les yeux de Pansy s'arrondirent comme des soucoupes.

« Quoi ? »

« Je ne suis pas Cédric Diggory. » répéta-t-il, d'une voix grave. « Du moins pas le véritable Cédric Diggory. »

Pansy inspira, son ton était trop sérieux pour que cela puisse être une blague.

« Explique-toi. » demanda-t-elle.

« Le vrai Cédric Diggory est mort. » souffla-t-il, « Il y a 10 ans. Il avait une santé fragile et il est mort d'une maladie incurable. »

Pansy sentit son cœur battre à tout rompre, « M-mais alors, qui es-tu ? »

Cédric eut un sourire sombre, « Mes… Les parents de Cédric savaient qu'il allait bientôt mourir. Alors en désespoir de cause, ils ont essayé de le substituer. De le faire revivre en moi. Je suis un enfant, qui a été abandonné dans la rue… Je ne connais pas mes vrais parents… Je ne sais même pas mon véritable nom… et un jour il est venu, m'a demandé si je voulais des parents, une nouvelle vie. J'ai dit oui… et il m'a amené avec lui. »

Pansy déglutit, sentant soudainement une boule se former dans sa gorge, « M-Mais tu ressembles trop à tes parents pour être adopté. »

« Ils ont réalisé un rituel de sang sur moi. »

Pansy écarquilla les yeux.

« Tu sais ce que c'est, n'est-ce pas ? » poursuivit Cédric, « Un rituel de magie noire, illégal. Ils ont prélevé leurs sangs et un peu du sang du vrai Cédric. Je ne me souviens pas des détails, j'étais trop petit et je ne comprenais pas ce qui se passait… Mais quand je me suis réveillé, j'avais une autre apparence, une qui ressemblait plus à ceux des Diggory… Et à partir de ce jour là j'étais devenu Cédric Diggory, et personne n'avait su pour la substitution parce qu'en raison de la maladie de Cédric les Diggory s'étaient isolés de tous.

Mais j'avais vite remarqué que je ne pouvais pas rendre heureux les parents de Cédric si je restais moi-même. Alors j'ai regardé des photos, je leur ai demandé de me montrer des souvenirs de lui… Tous, jusqu'au dernier. Et j'ai essayé de l'imiter, d'agir, de penser, de réagir comme lui. Et cela rendait si fier mes parents que je savais que cela en valait la peine. Ils m'avaient offert tellement de chose qu'il fallait que je leur rende la pareille.

Mais ce n'est pas si facile de jouer la vie d'un autre… La preuve je suis allée à Hufflepuff alors que Cédric était fait pour se retrouver à Gryffindor.

Et puis il y a aussi ça… (il montra son carnet de dessin qu'il sortit de son sac)… dessiner, c'est la seule chose qui me permets de me rappeler qui je suis réellement. Parce que Cédric avait peut-être énormément de qualités et de talents mais il était nul au dessin. Alors quand la pression était trop lourde, je dessinais.

Tu sais j'essaye de faire de mon mieux chaque jour pour les rendre fier de moi… Mais, je sais qu'au tout profond de moi, quoi que je fasse, ils ne pourront pas l'être totalement… Et j'ai peur… Je suis terrifié à l'idée de me réveiller un jour et de me rendre compte que c'est fini, qu'ils se sont lassés de moi, et qu'ils décident de m'abandonner là où ils m'avaient trouvé.

S'ils m'enlèvent Cédric, je n'aurais plus rien… plus d'identité, plus de vie… Et je ne sais pas si je pourrais le supporter encore une fois.

Alors tu comprends maintenant ? Tu es tombé amoureuse d'une illusion, de quelqu'un qui n'existe même plus ! »

Cédric écarquilla alors les yeux en se rendant compte qu'elle pleurait.

« Tu n'es pas sensée pleurer tu sais. » dit-il, d'un ton étranglé, la gorge nouée.

Pansy secoua la tête, les joues toujours ruisselantes de larmes et elle s'approcha et le serra fort contre elle.

« Je suis tombée amoureuse de toi. Peu importe ton nom, peu importe qui tu es vraiment… Mais pour moi tu es et tu resteras le véritable Cédric Diggory… Je… Merde Cédric ça doit être si dur de vivre comme ça tous les jours. »

Cédric renforça son étreinte, « C'est mieux depuis que tu es là… J'ai l'impression de ne plus devoir être Cédric quand tu es là… »

Et ils restèrent ainsi durant un long moment…

~PPCD~

[Troisième Tâche]

Pansy sentait les larmes couler sans qu'elle ne puisse les contrôler. Elle observait sans le voir, le corps immobile de Cédric…

Non…

Les gens criaient autour d'elle, ils bougeaient dans tous les sens, mais son regard à elle ne quitta pas une seule fois ceux vide de vie de Cédric.

Non…

Ses jambes bougèrent sans son accord et elle se rapprocha de lui…

Pitié…

Sa mère et son père l'étreignaient… Ils pleuraient… Ils criaient… Mais Pansy ne parvenait pas à comprendre ce qu'ils disaient.

C'est impossible…

Seuls quelques mètres la séparaient maintenant de lui… Mais il semblait si loin à présent… Comme si elle le voyait marcher au loin, essayant de le rattraper mais en vain… Comme si elle ne pouvait que voir son dos, se brouiller et disparaître… sans plus jamais revenir…

Je t'en supplie, reviens !

Elle se laissa tomber devant son corps. Ses parents ne firent pas de remarque. Comme s'ils savaient déjà… Elle voulait hurler, hurler sa peine à la terre entière. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Mais aucun son ne sortait de sa bouche…

Elle n'avait même pas eu le temps de lui dire au revoir… Elle n'avait pas eu assez de temps pour profiter de lui, pour l'aimer… Pourquoi devait-il partir si vite ? Pourquoi ?

Quelqu'un lui prit la main… et elle leva la tête pour croiser le regard mouillé de la mère de Cédric. Pansy voir tellement de peine dans ses yeux et tellement d'amour quand elle regardait Cédric, qu'elle ne put s'empêcher de penser.

« Ils t'aimaient Cédric… Ils t'aiment tellement… Ils t'ont toujours considéré comme leur fils… tu es et seras à jamais Cédric Diggory, pour eux, pour moi. »

Plus tard… Bien plus tard dans la soirée… Pansy était dans la salle commune, elle ne souvenait pas vraiment comment elle était arrivée là, mais par contre elle se souvint d'avoir continué à pleurer sans s'arrêter durant un long moment. Blaise était à côté d'elle, et il s'était endormi.

Puis Draco était arrivé.

« Tu rentres tard… où étais-tu passé, j'avais peur qu'il te soit arrivé quelque chose. » dit-elle, d'une voix cassée, ses yeux étaient rouges d'avoir trop pleuré.

« Non, je vais bien. » la rassura Draco, en s'asseyant à côté d'elle, « Et toi ? Tu tiens le coup ? »

« Je n'arrive pas à croire qu'il soit mort. » souffla-t-elle, « Pourquoi ? Pourquoi lui, Draco ? »

Draco la prit alors doucement dans ses bras, tandis que Pansy posait lentement son front contre son épaule, des larmes ruisselant sur l'épaule du blond.

« I-Il avait l'air si joyeux… si fier… » renifla Pansy.

Quand soudainement Pansy se rappela de quelque chose…

« Cédric… »

« Oui ? »

« Tu ne m'as jamais dit que tu m'aimais encore, n'est-ce pas ? »

« Tu veux que je te le dise maintenant ? » demanda-t-il, en ouvrant la bouche pour s'apprêter de lui dire mais elle posa un doigt sur ses lèvres pour l'en empêcher.

« T-tu as pu voir ce qu'il se passait, n'est-ce pas ? »

Draco se tendit, mais devant le regard larmoyant de Pansy, il finit par hocher la tête.

« Tu me le diras demain… » dit-elle d'une voix joyeuse, en l'embrassant, « Quand tu auras gagné le Tournoi. »

« Quoi ? » s'étrangla Cédric, « M-mais je ne suis même pas sûr de gagner ! Et si je perdais lamentablement et que je ne te le disais jamais ? »

« Est-ce que… Est-ce qu'il avait gagné ? » demanda-t-elle d'une voix tremblante, « Il… Il a réussi à attraper la coupe ? »

« Mais n'importe quoi. Tu vas gagner j'ai confiance en toi. » répliqua Pansy, en souriant, « Tu vas gagner, rapporter la coupe et me dire que tu m'aimes, et ensuite on fera l'amour. Ça sera notre promesse, d'accord ? »

Draco hocha la tête. Et Pansy afficha un sourire triste, tandis que son visage ruisselait toujours de larmes.

« Alors il avait gagné… » répéta-t-elle, tandis qu'un rire étranglé lui échappa.

« C'est promis. »