Et voici le moment que vous attendiez tous si impatiemment, le 3e OS!!!

Foule: Waaaaa!!!

Bon ben puisque je vous vois trépigner d'impatience, bonne lecture^^

3 - La première fois. (13+)

Au cours d'un jeu tout à fait anodin, la Team Mustang fait de biens surprenantes révélations.

De l'extérieur, le bâtiment était entièrement plongé dans le noir, par les fenêtres ne perçait aucune lumière. S'il ne s'était pas s'agit du QG militaire de Central City, on aurait pu le croire à l'abandon. Il n'en était rien. En effet, il était encore rempli de soldats et autre personnel administratif qui attendaient bien sagement de reprendre leur service. Si l'on regardait de plus près, on pouvait apercevoir de petites lumières provenant de bougies, autour desquelles se regroupaient plusieurs personnes dont les ombres dansaient sur les murs au rythme des ondulations de la petites flammes. Si certains tentaient désespérément de continuer leur travail malgré l'absence de visibilité, d'autres préféraient s'adonner à des jeux, cartes, questions/réponses ou simplement histoires d'épouvante. Au deuxième étage du bâtiment, un petit groupe de six militaires en civil avait laissé tomber les grades, ils n'étaient plus que six personnes, six amis qui discutaient. Des rires se faisaient entendre de temps à autres, l'ambiance était assez légère et décontractée.

Ils étaient réunis autour de quelques bougies d'où s'échappait suffisamment de lumière pour voir les visages des six soldats assis par terre. Une coupure de courant avait surpris le QG de Central City en début de soirée et les soldats avaient reçu l'ordre de ne pas quitter leurs bureaux, même ceux en fin de service. Ainsi ils se retrouvaient en cercle à jouer à un jeu anodin mais dangereux. Le premier avait été désigné par tirage au sort et avait eu le droit de poser la question de son choix à la personne de son choix, celle-ci étant dans l'obligation de répondre la vérité. Ensuite, la personne interrogée pouvait à son tour questionner qui elle voulait. Depuis une heure, ils en apprenaient de belles sur tous les membres de l'équipe, provoquant souvent d'incontrôlables fous-rires au détriment du malheureux qui avait pourtant répondu honnêtement.

Ils apprirent ainsi que la peur que les chiens inspiraient au sous-lieutenant Breda datait de son enfance durant laquelle il avait été traumatisé par le doberman de la voisine. Ses mésaventures suscitèrent l'hilarité générale. Les questions devenaient de plus en plus pointues et personnelles au fur et à mesure que chacun cherchait à se venger des railleries, mais personne n'avait imaginé que cela aurait pu déraper à ce point là. Tout partit d'une innocente question, sans arrière pensée mais empreinte de trop de curiosité. Toutes les barrières semblaient tomber entre les membres de l'équipe, aussi personne ne vit le danger de cette interrogation, ni de la réaction qu'engendra la réponse.

Un petit sourire malicieux, le sous-lieutenant Havoc avait simplement demandé à l'adjudant Fuery à quel age il avait eu sa première petite ami, et celui-ci avait répondu, le rouge aux joues, qu'il n'était jamais sorti avec une fille puisqu'il n'arrivait jamais à approcher celles qui lui plaisaient. Le premier domino venait d'être poussé, entrainant tous les autres dans sa chute. Une fois que Fuery eu posé une question gentillette à Falman, celui-ci reporta son attention sur le petit binoclard. Pas de petite amie, donc pas de maitresse. Penaud, le jeune homme acquiesça. Très vite, le jeu des questions fut oublié et toute l'attention reportée sur Kain qui ne savait plus quoi faire pour éviter les questions des quatre hommes qui avaient le plus grand mal à croire qu'un homme de son age fût encore inexpérimenté.

Pensant tiré son collègue de l'embarra, le lieutenant Liza Hawkeye fit une remarque innocente sur la curiosité de ses camarades. Elle n'aurait peut être pas du, mais comment aurait-elle pu savoir? Tous les regards se tournèrent vers elle. On ne lui connaissait aucune aventure, on ne la voyait jamais regarder un homme, bref, rien ne laissait penser qu'elle-même eût une quelconque expérience. Ils se mirent alors à la harceler de questions auxquelles elle avait le plus grand mal à ne pas répondre. Elle ne savait comment échapper à cet interrogatoire. Breda et Havoc étaient les plus curieux et les plus empressés. Inspirant un bon coup, elle leur proposa un marché qu'elle était certaine qu'ils refuseraient. Toutefois, ils n'eurent pas la réaction attendue.

« Si je réponds à vos questions, je veux que chacun de vous y réponde également. »

Tous semblèrent réfléchir mais finir par accepter pour son plus grand malheur. Elle était coincée. Il lui posèrent alors la même question qu'à Fuery, et devant son hésitation, ils la répétèrent. Elle déglutit difficilement, jamais elle n'avait dit cela à qui que ce soit, et elle n'avait pas envie de le faire, elle n'en était pas très fière, mais ils avaient passé un marché. Elle baissa les yeux pour ne pas voir leur réaction quand elle annonça finalement.

« La première fois que je suis sortie avec un garçon j'avais presque dix huit ans... »

Elle marqua une pause, son cœur battait la chamade, elle ne voulait rien ajouter de plus, mais la question viendrait de toutes façons. Ils avaient compris que la phrase n'était pas finie, aussi attendaient-ils sagement. De plus, cet aveux n'avait rien de gênant, ce ne pouvait être la cause de son trouble, elle avait forcément quelque chose d'autre à dire.

« La première fois que j'ai couché avec un garçon, j'avais seize ans. »

Elle ne dit rien de plus, les laissant méditer ses paroles. Ils ne comprenaient visiblement pas qu'elle n'était jamais sortie avec son premier amant. La regardant de biais, Mustang prit une gorgée d'eau qu'il recracha aussitôt comme sous l'effet d'une décharge en criant « Quoi! ». Elle baissa la tête tandis que tous les regards se tournaient vers leur supérieur. Ce fut Fuery qui posa la question qu'elle redoutait.

« Mais attendez, vous nous dîtes que vous avez couché avec un garçon sans même sortir avec lui?

-On ne vous imaginait pas comme ça lieutenant, lança Havoc, soudain très intéressé.

-Il n'y a rien à imaginer, cria-t-elle. J'ai dit que je ne sortais pas avec lui, pas que je n'étais pas amoureuse de lui. Il m'a fait des avances, je n'ai pas su lui résister c'est tout. De toutes façons il est parti après avoir eu ce qu'il voulait et je n'ai pas envie de parler de ça! »

Ce douloureux souvenir lui avait fait monter les larmes aux yeux. Mustang vida le contenu de son verre sur les bougies, les laissant seulement éclairés par la faible lumière de la lune. Il ne voulait pas que les autres la voient pleurer. Il leur en voulait d'avoir forcé cet aveux. De son côté Liza essayait désespérément d'échapper aux souvenirs qui remontaient à la surface. Il lui avait dit qu'il l'aimait, ses baisers avaient été fougueux et pleins de passion. Il avait été assez maladroit, mais ils avaient tout de même passé une nuit merveilleuse ensemble, elle avait vraiment cru pouvoir trouver du réconfort dans ses bras après la mort de son père. Il était parti le lendemain, sans même l'embrasser, pour ne jamais revenir. Elle se tut, elle n'en dirait pas plus. Un silence gêné s'installa, personne ne s'était attendu à ce qu'elle soit tombé sous le charme d'un séducteur, mais cela expliquait sa résistance à celui de Mustang.

En colère après ses subordonnés, le colonel leur rappela qu'ils devaient à leur tour parler de leur première petite amie, de leur première amante. Se succédèrent alors trois récits maladroits. Falman parla d'une fille rencontrée au lycée, elle avait accepté de l'accompagner au bal de noël, ils étaient restés trois ans ensemble et avaient attendu six mois avant de coucher ensemble. Breda raconta une histoire tout aussi banale sur la fille de la voisine au doberman qui n'eut d'autre intérêt que narrer une maladresse hors du commun, d'ailleurs la fille avait rompu juste après. Havoc quant à lui tenta d'enrober son récit mais son ardeur à dissimuler la vérité ne passa pas inaperçu. Il finit par avouer qu'il était sorti avec des amis pour fêter ses dix-huit ans, ils avaient trop arrosé la soirée. Il s'était réveillé le lendemain dans une chambre qui n'était pas la sienne dans le lit d'une fille de sa classe sans se souvenir de rien. Étrangement, personne ne fut surpris.

Fuery avait été le premier à répondre donc, il ne restait donc plus que leur cher colonel qui les regardait l'air angoissé. Il ne voulait pas dévoiler ce moment là de sa vie, même s'il restait plus glorieux que ceux de Breda et Havoc. Il dut toutefois se plier, tout le monde avait répondu, même Liza qui en gardait un souvenir particulièrement pénible. Il avait juste cédé à une pulsion et il ne s'était toujours pas pardonné. Ils étaient seuls dans l'immense maison. Il avait toujours refoulé son attirance pour elle, mais depuis quelque jours, il parvenait de moins en moins à se contrôler. Depuis une semaine, il la regardait se déshabiller devant lui pour lui permettre d'examiner le tatouage sur son dos. Au début il n'avait pas oser la toucher, il se contentait de regarder, mais l'attraction était trop forte.

Il s'interrompit, personne ne comprenait son récit. Il dut alors préciser qu'il s'agissait de la fille de l'homme qui lui avait appris l'alchimie et que le tatouage en question renfermait le secret de l'alchimie du feu. Dans la pénombre, personne ne vit le regard malheureux de Roy, ni que Liza se crispait à l'entendre parler de sentiments dont elle doutait sérieusement qu'ils aient existé un jour.

Il reprit son monologue d'une voix nostalgique. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre les mystères de l'alchimie du feu, et alors qu'il l'avait regardé se rhabiller pour la dernière fois, toutes ses barrières étaient tombées. Il avait simplement voulut la prendre dans ses bras et lui dire tout ce qu'il ressentait, mais alors qu'il s'approchait d'elle, il prenait conscience qu'il n'aurait plus l'occasion de sentir la douceur de sa peau. Il avait complètement perdu le contrôle de lui-même et l'avait embrassé, elle avait répondu.

Ils s'étaient assez vite retrouvaient dans la chambre de la jeune fille, sans vraiment se rendre compte de se qu'ils faisaient. Il avait déjà dix-neuf ans, mais elle, elle était trop jeune. Croulant sous le poids des questions, il fut contraint d'avouer qu'elle n'avait que seize ans, espérant qu'il n'aurait pas à leur livrer d'autres informations concordant avec le récit de son lieutenant. Avec délice il avait découvert son corps et y avait déposé mille baisers. Il s'était enivré de son parfum, de la chaleur de son corps. Elle avait planté ses ongles si fort dans ses épaules qu'il en avait encore de petites marques blanches. Jamais aucune femme n'avait provoqué un tel désir chez lui, jamais il n'avait retrouvé de baiser aussi délicieux.

Il s'arrêta de nouveau, Liza pleurait silencieusement, mais il pouvait entendre ses sanglots. Juste à côté d'elle Havoc s'en aperçut et voulut savoir ce qui n'allait pas. Sa voix tremblait et à sa réponse, tous purent se rendre compte que leur supérieur avait fondu en larmes. Décontenancés, ils ne surent quoi faire. Mustang prit une profonde inspiration, sachant que ce qu'il s'apprêtait à dire ferait exploser la colère que sa subordonnée retenait depuis si longtemps. Jamais ils n'avaient reparler de ce moment qu'ils avaient passé ensemble, même lorsqu'il avait eu à bruler ce maudit tatouage, il n'avait eu aucun geste déplacé, elle n'avait rien dit. Ce jour là, ils avaient agi comme de simples amis. Le moment n'était pas le plus approprié pour une explication, mais son cœur se serrait de la voir pleurer pour ça dix ans plus tard.

« Je l'aimais vraiment cette fille. »

Ses subordonnés le regardèrent comme s'il était fou. Alors que leur amie pleurait, il continuait son récit l'air de rien. Cependant, cette phrase eut l'impacte d'une balle sur la jeune femme.

« Permettez moi d'en douter. »

Sa réponse les foudroya tous, qu'en savait-elle? Elle le fusillait du regard, une colère indescriptible se lisait sur son visage à peine éclairé. Le regards des quatre hommes allaient de l'un à l'autre, attendant l'inévitable confrontation, mais surtout, la réponse du colonel.

« Je l'aimais, répéta-t-il simplement.

-Comment pouvez-vous dire ça? Si vous terminiez votre récit colonel, dites leur comment ça c'est fini.

-Pas aussi mal que vous pensez.

-Ha oui? Y'a quelque chose que je sais pas alors. »

Cette phrase fini d'attiser la curiosité de leurs subordonnés; Hawkeye connaissait déjà cette histoire? Ils reportèrent leur attention sur Roy, que s'était-il passé avec cette fille? Des dizaines de questions leur brulaient les lèvres, mais ils n'osaient en formuler aucune. Les deux militaires se faisaient face, ignorant complètement la présence des quatre autres qui se sentaient légèrement de trop. La conversation prenait une drôle de tournure.

« Je lui ai écrit plusieurs fois, elle ne m'a jamais répondu!

-Vous lui avez écrit? Vous n'aviez même pas son adresse, ne dîtes pas de bêtise! »

Roy parut surpris. Bien sur qu'il avait son adresse. Non. Non, il ne l'avait pas, après la mort de son père, elle était trop jeune pour vivre seule, elle était donc partie vivre ailleurs dans une famille d'accueil. Il avait continué d'envoyer son courrier au domicile de son maître sans penser une seule seconde que la destinataire n'y était pas. A son air ébahi, elle comprit qu'il n'y avait pas pensé. Ils restèrent bouche bée, à se regarder, sans un mot.

Ils se turent visiblement choqués par cette révélation: Mustang n'avait pas l'adresse de la jeune fille. Il reprit alors son récit.

« J'ai vécu avec elle la plus belle nuit de ma vie, mais le lendemain, j'ai compris que nous avions fait une erreur. Elle était trop jeune, et moi j'allais m'engager dans l'armée pour devenir alchimiste d'État. Nous n'avions aucun avenir ensemble.

-Oui, enfin, vous auriez pu la réveiller avant de partir, lança Liza sur un ton remplie de reproches.

-J'aurai du, oui. »

Le silence retomba lourdement sur le groupe tandis que les quatre spectateurs tissaient un lien entre l'histoire du colonel et celle du lieutenant. Aucun son ne sortait de leurs bouches ouvertes, de toutes façons, ils ne savaient pas quoi dire. Ils restaient pétrifiés par tout ce qu'il avait appris en si peu de temps: leurs supérieurs se connaissaient de longue date puisque Mustang avait appris l'alchimie auprès du père d'Hawkeye, mais surtout, ils avaient eu leur première expérience ensemble. L'idée qu'ils aient pu coucher ensemble, même en des temps lointains leur paraissait absurde. Et cette histoire de tatouage... Ils avaient du mal à imaginer leur lieutenant se déshabillant pour permettre à leur colonel d'examiner les secrets gravés sur son dos.

Soudain, Roy se leva pour tirer les rideaux, les plongeant complètement dans le noir. A tâtons, il réussit à trouver la main de sa subordonnée pour la tirer un peu à l'écart. Sans lui laisser le temps de comprendre, il la plaqua contre un mur et se colla complètement à elle. Il lui murmura tout ce qu'il lui avait écrit et qu'elle n'avait pu lire. Très vite, il céda à l'envie de l'embrasser. Elle sentit les lèvres de son supérieur se poser rapidement sur les siennes puis continuer leur course jusqu'à son cou. Fermant les yeux, elle se retrouva dix ans en arrière, sentant son souffle chaud et ses lèvres sur sa peau. Il passa les mains sous son tee-shirt alors qu'elle enroulait les siens autour de son cou. Elle répondait à son baiser avec ardeur mais trouva tout de même la force de quitter ses lèvres pour lui faire promettre qu'il ne la quitterait plus jamais. En lui mordillant le lobe de l'oreille, il lui répondit d'un seul mot: Jamais. Falman, Breda, Havoc et Fuery étaient restés assis, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Ils se demandait fortement pourquoi Mustang avait fermé les rideaux, mais surtout ce que pouvaient être ces bruits qu'ils entendaient, comme des murmures, des soupirs étouffés.

Dans un coin, leurs supérieurs restaient avidement accrochés aux lèvres l'un de l'autre. Ils en oublièrent ou ils étaient, mais surtout pourquoi ils y étaient et comment ils en étaient arrivés là. Ainsi, alors qu'ils échangeaient un baiser fougueux, une lumière vive et brutale les ramena à la réalité: le courant venait d'être remis. Ils regardèrent autour d'eux, ils étaient toujours dans le bureaux et leurs subordonnés les regardaient avec de grands yeux ronds. Ne sachant quoi dire d'autre, le colonel congédia toute son équipe, la parenthèse était fermée, il n'avait plus à répondre à leurs questions. Un sourire aux lèvres, il se retourna vers Liza qui le regardait avec incertitude.

« Je vous raccompagne lieutenant? »...

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Voilà, j'espère qu'il vous a plu. Merci d'avoir lu. Je ne sais pas pourquoi c'est l'OS le plus lu sur FF-Fr...

Lâchez des coms si vous voulez qu'il y en est d'autres, ça m'encouragera à écrire^^

A la prochaine...

S-LH