Voici à présent le 4e one shot de mon merveilleux reccueil^^
Celui-ci a été écrit en dédicace à une de mes lectrice sur FF-fr, j'espère qu'il vous plaira, même si je dois avouer qu'il me plait moins que les précédents.
Bonne lecture et merci d'avoir choisi la compagnie S-LH.
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4 – La bibliothèque surprise (G)
Au court d'un voyage à South City, le colonel rencontre Cassandra, une jeune bibliothécaire, serait-ce enfin la bonne ou un élément imprévu va-t-il changer les projets de notre cher Mustang?
Le voyage en train m'avait épuisé. Je venais de survivre à quatre interminables heures installé sur les banquettes inconfortables de l'épave qui m'avait conduit jusque dans le sud d'Amestris. Je m'étirai en lâchant un bâillement des plus sonores. Vu l'heure tardive, la gare était déserte, je devais donc me débrouiller seul pour trouver mon hôtel. Je regardai le plan que m'avait fait l'adjudant Fuery et pris la direction indiquée, pas un seul taxi en vue. Avec un borborygme à mi chemin entre le soupir et le grognement, je dus me résoudre à m'y rendre à pieds. Un demi heure plus tard, j'arrivai sans encombre devant le guichet où une mignonne petite réceptionniste m'accueillit avec un énorme sourire. Après un si long trajet, je ne me sentais pas d'humeur à flirter, je me contentai donc de lui rendre poliment son sourire en prenant la clé de ma chambre. Une fois monté, je m'écroulai sur le lit sans prendre le temps de me changer ni de ranger mes affaires. J'étais à South City pour trois semaines, j'aurai bien le temps de les ranger le lendemain. J'avais fait le déplacement depuis Central pour faire des recherches sur un type d'alchimie très rare utilisée par un criminel qui sévissait à la capitale. J'avais découvert que la bibliothèque de cette ville de province proposait un plus large choix de livre traitant de l'alchimie remodelant les composants du corps humains.
Je me réveillai tôt le lendemain matin, je ne devais pas trainer si je voulais pouvoir faire du travail correct. J'allai devoir passer toutes mes journées enfermé à la bibliothèque, le nez dans les pages d'un bouquin, assis entre des rayons remplis des congénères de ce dernier. Avec un peu de chance je finirai plus tôt que prévu, et je pourrai ensuite prendre quelques jours pour me reposer, ni vu ni connu. Le criminel tuait ses victimes proprement, sans faire couler de sang, mais les autopsies avaient révélé une réorganisation voire une transformation de ses organes vitaux. Plusieurs médecins alchimistes avaient été mis sur l'affaire, mais l'enquête revenait entièrement à mon équipe. Étant le seul alchimiste, j'avais accepté de faire ces recherches seul pour permettre à mes hommes de poursuivre leurs investigations.
Une fois arrivé à la bibliothèque, je demandai à une jeune employée de m'indiquer le rayon alchimie biologique. Devant mon charme fou, elle me proposa de m'accompagner afin de m'aider à repérer les livres dont j'avais besoin. Elle était plutôt charmante, j'acceptai donc qu'elle me tienne compagnie. Grâce à son aide, je repérai rapidement les ouvrages qui m'étaient nécessaires puis m'installai à une table pour me plonger dans la lecture du premier de la pile. La jeune femme s'éloigna en précisant qu'elle restait à ma disposition si j'avais besoin d'aide.
Je retournai donc tous les jours m'assommer d'informations, triant avec le plus grand mal celles qui me serraient utiles. Je devais retrouver les racines de cette branche de l'alchimie afin d'essayer de trouver d'éventuels disciples et peut être arriver jusqu'au plus récent maitre de cet technique. D'après les noms des auteurs des ouvrages que je lisais, j'avais réussi à établir une chronologie, mais le plus récent que j'avais pu trouver jusque là était mort depuis déjà cinquante ans. Toutefois, il était clairement établi que cet enseignement avait toujours été prodigué dans le sud du pays, mon but était donc de retrouver l'identité du criminel en fouillant parmi les médecins alchimistes formés dans ce secteur. Avec le temps, cette technique avait été abandonnée par la branche médicale, la formation devenant depuis lors non officielle, les noms des élèves n'étaient plus consignés. La bibliothèque gardait un registre sur lequel figurait les noms de tous les alchimistes de South City et des villes environnantes ainsi que leur spécialité, malheureusement, notre homme ne semblait pas être enregistré. A moins qu'il n'ai menti à propos de sa spécialité, ou alors qu'il n'est pas été formé dans le sud mais ailleurs, rien ne prouvait que ces alchimistes ne s'étaient pas déplacés, l'un d'entre eux était bien à Central. Toujours était-il qu'il demeurait introuvable.
J'avais ainsi pu faire connaissance avec Cassandra, la jeune bibliothécaire. Tous les jours, elle m'aidait à sélectionner les ouvrages qui pourraient avoir un quelconque intérêt pour mon enquête. Le troisième jour, je l'avait senti troublée alors que nos mains n'avaient fait que se frôler pour prendre un livre. La soudaine teinte rouge de ses joues m'avait légèrement fait sourire. Après une journée de travail laborieux, je m'étais autorisé une soirée de détente, j'avais donc invité la jeune femme à diner en ma compagnie. Nous avons passé une charmante soirée durant laquelle je n'avais cessé de jouer de mon charme pour la faire rougir. La jeune femme était d'une extraordinaire timidité, aussi ne tentai-je aucune véritable manœuvre de rapprochement. Depuis, nous déjeunions ensemble tous les midis, elle était agréable et très jolie, rien qui puisse la faire sortir du lot, mais suffisamment à mon goût pour le temps de mon court séjour.
Au cours d'un repas, elle renversa son verre de vin rouge sur ma chemise blanche, je fus donc contraint d'aller me changer avant de retourner derrière ma pile de livres. Nous déjeunions près de mon hôtel, aussi m'accompagna-t-elle jusqu'à ma chambre. Hélas, mon travail m'attendait, je n'avais pas le temps d'avoir d'arrière pensées. J'enlevai donc ma chemise pour en mettre une propre avec un sourire en coin, amusé par la réaction de la jeune femme. En effet, Cassandra avait l'air terriblement embarrassée et malgré la tentation, elle détourna pudiquement les yeux alors que je me retrouvais torse nu devant elle. Elle avait pris une jolie couleur pivoine. J'aurai aimé joué un peu avec elle, cependant, je n'avais pas de temps à perdre si je voulais respecter les délais. Je me rhabillai donc rapidement pour repartir vers la bibliothèque qui m'attendait avec ses étagères et ses archives pleines de livres poussiéreux.
A la fin de la journée, Cassandra revint me voir, un paquet dans les bras. Mal à l'aise, elle me le tendit en s'excusant encore pour sa maladresse. En l'ouvrant, je découvris une chemise bordeaux, de la même couleur que le vin qu'elle avait renversé. Elle rougit de plus belle devant mon sourire, décidément, je n'avais jamais vu une femme aussi farouche. Elle m'amusait, elle rougissait pour un rien, mais elle m'avait tout de même offert une chemise. J'avais envie de jouer un peu avec elle, elle n'était pas entièrement maîtresse de ses réactions, et bafouillait comme une adolescente, de peur que son présent ne soit mal reçu. En guise de remerciement, je l'invitai pour la soirée dans un restaurant que j'avais repéré quelques jours plus tôt. J'eus toutefois une légère hésitation en voyant les étoiles dans ses yeux, mais je décidai d'éluder le problème tout en espérant qu'elle n'espérait rien de plus qu'un flirt.
Elle me rejoignit devant le restaurant où nous passâmes une excellente soirée. Elle était tout à fait ravissante mais elle restait bridée par sa timidité, au moins, elle n'était pas entreprenante, je n'avais donc pas à repousser ses avances. Je la raccompagnai jusque devant sa porte puis je me penchai vers elle pour déposer un léger baiser sur le dos de sa main. Nous nous fréquentions depuis deux semaines mais elle était tellement discrète et timide que j'avais décidé de la laisser faire à son rythme, mon but étant seulement de passer agréablement mon temps libre. Elle rougit de mon geste mais osa un sourire avant de se hisser sur la pointe des pieds pour m'embrasser à son tour. Encouragé par sa réaction, j'aurai pu profiter de la situation mais je préférai m'écarter rapidement, je ne devais pas aller trop loin; cette relation ne devait en aucun cas devenir sérieuse, même si elle l'était peut être déjà pour la jeune femme.
Le lendemain, je décidai de mettre ma nouvelle chemise, histoire que Cassandra se sente flattée. Elle n'était pas à l'accueil, je pris donc le chemin du secteur alchimie. J'arrivai devant le rayon que je commençais à connaître par cœur quand je remarquai qu'il avait été passablement allégé, à tel point que je ne trouvai aucun des livres sur lesquels je travaillais. Devant mon air hébété, une bibliothécaire me demanda ce qui n'allait pas, lui expliquant mon problème, elle m'appris que quelqu'un était arrivé peu de temps avant moi et avait demandé tous les livres que j'avais choisi avant de s'installer à ma table.
Je me dirigeai donc vers l'endroit en question pour éclaircir un peu cette histoire et ce qui j'y vis me cloua sur place. Penchée sur un livre d'alchimie, Liza Hawkeye, vêtue d'une jupe fendue qui révélait ses jambes et les cheveux détachés, lisait calmement sans le moindre problème pour comprendre. Je restai un moment à la regarder, au bureau elle ne portait que son uniforme et son horrible barrette. Sa jupe était noire et elle portait, par dessus un débardeur rouge, un boléro de la même couleur. Ses cheveux retombaient élégamment sur ses épaules, je remarquais même que ses yeux étaient légèrement maquillés. Elle était tout simplement superbe, d'autant plus que je n'avais jamais l'occasion de la voir en civil. Perdu dans la contemplation de mon lieutenant, je ne vis pas Cassandra s'approcher, mais à sa réaction, je compris que mon regard devait être un peu trop explicite. Elle me demanda simplement si j'avais besoin d'aide, mais son ton sec et son regard coléreux en disaient bien plus. Elle se tourna ensuite vers Liza qui remarqua enfin ma présence. Elle la détaillé de haut en bas avec un regard dédaigneux et repartit sans même lui adresser un mot. Pour ma part, je ne savais comment expliquer la situation à ma subordonnée qui me regardait avec des yeux ronds qui demandaient clairement une explication. Je décidai de prendre mon courage à deux mains... et d'éviter de répondre.
« Qu'est-ce que vous faites-là lieutenant?
-Ça fait un peu plus de deux semaines que vous êtes là, et vous ne nous avez toujours pas fait part de l'avancée de vos recherches, ce qui, je suppose, signifie que vous n'avancez pas. Je viens donc m'assurer que vous faites votre travail, et pas... autre chose. »
Tout dans son sourire, son regard ou même son hésitation m'adressait des reproches lourds de sous-entendus. Sa réplique me laissa sans voix. Je m'assis en précisant que je n'avais encore rien trouvé d'important mais que, contrairement à ce qu'elle pensait, j'avais passé toutes mes journées ici. Je n'en pouvais plus qu'elle remette en question mon professionnalisme à chaque mission. Je lui fis donc remarquer qu'en tant que subalterne, elle n'avait pas à douter ainsi de son supérieur et qu'un peu de confiance serait bienvenue. Elle ne répondit pas mais son silence parlait pour elle. Toutefois, je ne fus pas mécontent d'avoir de l'aide. L'ennui, c'est que je n'arrivais pas à me concentrer, je luttais contre l'envie irrépressible de la regarder, de lui parler, nous étions si proche que son parfum m'envoutait, d'ordinaire, elle n'en mettait pas pour travailler. Je revoyais l'image de ses jambes croisées dévoilée par la fente de sa jupe et je devais user de toute ma volonté pour que mon regard ne dévie pas vers son décolleté. Avec un sourire niais, je me mis à rêver qu'elle s'était faite aussi belle seulement pour moi, mais je redescendit bien vite sur terre grâce à la menace d'un clic bien connu. Elle avait ôté la sécurité d'un révolver, mais d'où le sortait-elle? D'ailleurs je ne le voyais pas. Je la regardai un instant pour essayer de deviner où elle cachait sa précieuse arme. Je repensai alors à la fente de sa jupe qui montait jusqu'à la cuisse, pratique. Je ne savais pas qu'elle savait si bien joindre l'utile à l'agréable. A cette idée, je me remis à sourire bêtement à ma subordonnée qui me regardait l'air complètement dépitée, poussant un soupir désespéré.
En fin de matinée, je pensais pouvoir sortir prendre l'air pour me remettre les idées en place, mais c'était sans compter sur un problème que j'avais quelque peu occulté: Cassandra. Elle revint, un sourire aux lèvres et s'assit sur un bord de la table à côté de moi, ignorant royalement mon lieutenant qui n'appréciait visiblement pas d'être dérangée dans sa lecture.
« Je suis contente que vous ayez mis la chemise que je vous ai offert Roy, elle vous va merveilleusement bien, j'avais peur de m'être trompée sur la taille. Vous avez suffisamment avancé pour que nous allions déjeuner? »
Devant ces deux phrases, je me retrouvais complètement désarmé. Je n'allais tout de même pas laisser ma subordonnée seule alors qu'elle avait supporté quatre heures de train seulement pour m'aider. Et puis surtout que maintenant qu'elle était là, Cassandra me paraissait beaucoup moins attirante. Je me tournai donc vers Liza qui semblait regarder ma chemise avec un air de dégout. Elle leva les yeux vers moi et crut que j'attendais son autorisation pour partir, elle m'accorda donc une heure et demi. Un peu maladroitement, je lui proposai de venir avec nous ce qui sembla contrarier les deux femmes. Retournant à sa lecture elle me répondit d'un ton sec qu'elle n'avait pas faim, et que le rouge bordeaux ne m'allait pas du tout. Cassandra de son côté semblait mal prendre mon hésitation.
« Vous n'avez pas autant hésité avant de m'embrasser hier soir. »
A ces mots, ma subordonnée releva la tête, tentant tant bien que mal de garder son calme, mais ses mains crispées maltraitant les pages du livres la trahissaient. Les deux femmes se lançaient des regards meurtriers. J'essayais maladroitement de bafouiller que ce n'était pas vraiment un baiser mais je me retrouvais coincé entre une jeune femme visiblement offensée et une autre qui ne semblait pas encline à m'écouter. Je me perdais moi-même dans mes explications alors qu'aucune des deux femmes ne comprenait pourquoi je cherchais à me justifier. Liza referma son livre puis se leva et partit sans rien dire. Je restai donc avec Cassandra qui me regardait avec un sourire triomphant, attendant que je me lève. Pétrifié par la scène à laquelle je venais d'assister, j'essayais encore d'assimiler l'information: Liza était manifestement jalouse de Cassandra. L'espace d'un instant, je m'étais senti comme un mari pris en faute pris en tenaille entre sa femme et sa maitresse. Ce n'était pourtant pas ma première conquête. Je réalisai alors que même si je parlais souvent de mes petites amies, les membres de mon équipe n'en avait jamais vu une seule. Cette confrontation était une grande première. Devant de simples mots, elle était toujours restée de marbre mais n'avait visiblement pas supporté de se retrouver devant le fait accompli. Je n'avais plus faim, je venais de comprendre quelque chose d'important concernant mon merveilleux lieutenant, je ne pouvais pas aller déjeuner avec une autre femme. Prétextant un retard dans mon travail, je me replongeai dans mon livre, mais mon esprit ne parvenait pas à enregistrer les informations. J'avais besoin de faire le point, je ne pouvais pas faire comme si je n'avais rien compris. Je me levai pour sortir, sous le regard stupéfait de Cassandra.
J'avais besoin de marcher, de me vider la tête, mais je ne faisais que me répéter inlassablement « le bordeaux ne vous va pas du tout. ». Je regardai ma chemise, je savais qu'elle avait été de mauvaise foi et que cette couleur m'allait très bien, elle avait simplement voulu vexer la jeune bibliothécaire. Je repensais aux regards qu'elles avaient échangé, ce n'était pas dans les habitudes de mon lieutenant de baisser la tête devant un obstacle, mais la situation était particulière, peut être pensait-elle n'avoir aucune chance. Elle ne m'avait pourtant jamais parue intéressée, elle n'avait jamais tenté quoi que ce soit pour me plaire, elle s'était sans doute avouée vaincue d'entrée, mais ça ne lui ressemblait tellement pas. A bien y réfléchir, j'avais réagi exactement de la même façon. Perdu dans mes pensées, j'errais à travers les rues de South City quand je remarquai un magasin de prêt à porter masculin. Sans vraiment réfléchir, j'entrai. Je ressortis dix minutes plus tard avec une chemise à rayures bleu foncé.
Quand j'arrivai à la bibliothèque, Cassandra m'accueillit froidement, contrariée de voir ma nouvelle chemise. En retournant à ma table, je constatai que Liza était déjà revenue. Elle leva la tête en m'entendant arriver mais n'osa rien me demander sur mon changement de tenue, elle s'excusa seulement d'être partie si rapidement sans même m'avoir demandé mon autorisation.
« Celle-ci vous plait? Demandai-je avec un sourire.
-C'est ma couleur préférée, se contenta-t-elle de répondre.
-Je sais. »
Ma réponse parut la gêner, ou peut être était-ce le regard que je posais sur elle, toujours est-il que c'est les joues légèrement roses qu'elle se repencha vers son livre. Le règlement de l'armée se dressait entre nous comme un mur infranchissable, mais une fois que je serai le plus haut gradé, j'avais la ferme intention de changer les choses. L'après-midi se passa rapidement sans toutefois que nous ne trouvions quoi que ce soit d'intéressant pour notre enquête. Nous logions au même hôtel, nous fîmes donc le trajet ensemble dans un silence pesant. Elle semblait préoccupée, mais avant que je n'ai eu le temps de lui demander quoi que ce soit, elle prit la parole, d'un ton chargé d'appréhension, sans même un regard vers
« Vous allez passer la soirée avec elle? »
Je lui répondit tout simplement que non, mais cette réponse n'eut aucun effet sur elle. Étonnement, elle semblait l'avoir ébranlée, j'avais la désagréable impression qu'elle aurait préféré le contraire. Elle ne prononça pas un mot de plus et resta dans ses pensées, ne m'accordant aucun regard. Une fois à l'hôtel, elle s'enferma dans sa chambre toujours dans le silence le plus total. Plus tard dans la soirée je toquai à sa porte afin de lui proposer de m'accompagner dîner. La porte s'ouvrit sur un visage fatigué et des traits tirés, elle semblait perturbée, inquiète et cherchait désespérément à éviter de croiser mon regard. Sans vraiment réfléchir, je posai mes mains sur ses épaules, je voulais savoir se qui n'allait pas. En se dégageant un peu brutalement, elle secoua simplement la tête pour me dire qu'elle n'avait pas faim, et qu'elle préférait que je la laisse tranquille. Je restai bouche bée tandis qu'elle refermait sa porte d'un coup sec qui m'interdisait d'insister. Elle ne semblait pas prendre aussi bien que moi les révélations de la journée, même si de mon côté je n'avais rien dit d'explicite, je savais qu'elle avait compris. C'était sa manière de me rappeler que le règlement restait un obstacle de taille et que je devais aller jusqu'au bout de mes idées, coûte que coûte. Au vu de sa réaction, il était évident qu'elle aurait préféré que ses sentiments ne soient pas partagés, cela aurait en effet été plus simple. Elle était toujours là pour me remettre sur le droit chemin afin que j'atteigne mon but, elle avait tant sacrifié pour moi, ainsi que tant d'autres, jusqu'à Hughes qui en avait payé de sa vie, je ne pouvais pas baisser les bras maintenant.
Le lendemain, j'allai frapper à la porte de sa chambre mais n'obtint aucune réponse. Je partis donc en direction de la bibliothèque où je la trouvai assise, déjà au travail. Je pris la chaise à côté d'elle pour m'assoir, prenant une grande inspiration, le cœur battant à tout rompre.
« Moi aussi je préfère le bleu foncé. »
Elle me regarda en clignant des paupières, essayant de comprendre pourquoi je lui disait cela.
« Malheureusement, je n'ai pas le droit d'aimer le bleu foncé plus que le bleu azur... Pour l'instant. »
Elle me regardait avec une expression hésitante, signe qu'elle avait compris mais n'osait pas y croire. Je gardais mon regard fixé sur elle pour lui faire comprendre que j'étais sérieux. Elle m'adressa alors un délicieux sourire. Nous attendrons. Voilà une raison de plus pour moi d'atteindre rapidement mon but...
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Moilà, j'ai mis un temps fou à l'écrire.... *se remémore les longues panne d'inspiration devant son écran* Et oui, bon c'est bon, il est fini!!! A la prochaine pour le 5e.
A bientôt. S-LH
