Foule des admirateurs: haaaaaaa enfin voilà le quatrième!!!

Et oui très chers lecteurs voici l'événement de l'année... Ha? non? bon, ben du mois alors... non plus? ha ben euh, voici le quatrième one shot alors, dommage.^^

Bonne lecture

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5 - Perdus en montagne (G)

Imaginez la team Mustang partie en mission en montagne et qui, grâce au sens de l'orientation irréprochable de Breda, se perd (et c'est aussi un peu parce que l'auteur l'a décidé et que ça pourrait être marrant)^^

Pourquoi diable les avait-on envoyé là? Pourquoi eux en particulier alors qu'il y avait tant d'autres équipes? Et surtout, pourquoi n'avaient-ils pas droit au soutient d'un officier local? Toutes ses questions trottaient dans la tête du colonel Roy Mustang. Lui et son équipe se tenaient désormais à la sortie de la petite gare de North City. Ils devaient passer la nuit dans la ville puis se diriger vers les montagnes de Briggs pour une mission de reconnaissance. Selon une source inconnue, des attentats et des agressions auraient eu lieu dans la région contre les militaires en poste. Le colonel pestait intérieurement contre le führer, non seulement il y avait une caserne à North City, mais surtout, il y avait les éléments du fort de Briggs qui seraient certainement plus à même de mener la mission, mais non, il avait voulu envoyer une équipe qui ne serait pas reconnue par les bandits si toutefois ils croisaient leur chemin. Ils se dirigèrent donc vers l'hôtel dans lequel ils avaient réservé leurs chambres, n'ayant plus de place pour les loger à la caserne.

Personne n'étant venu les accueillir, ils durent se débrouiller pour se rendre à l'adresse que leur avait indiquée Bradley dans le rapport. Toutefois, arrivés là-bas, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme prévu. En effet, dans un soucis d'économie, le généralissime avait cru bon de ne réserver que deux chambres de trois pour les six militaires. Gagné par une grande lassitude, Mustang demanda au réceptionniste s'il restait d'autres chambres pour cette nuit, quitte à les payer de leur poche. L'endroit n'étant pas très touristique, ils avaient bon espoir, cependant, l'hôtel n'étant pas bien grand, il déchantèrent rapidement. Ils décidèrent donc de tirer au sort puisqu'aucune autre chambre n'était disponible: Havoc, Breda et Fuery dans l'une, Falman, Mustang et Hawkeye dans l'autre.

Le soir venu, le colonel convoqua ses cinq subordonnés pour faire le point sur la situation et le matériel à emporter. Il leur fallait se mettre d'accord sur l'itinéraire qu'ils suivraient, ils devaient également emporter des vivres et de l'eau pour la journée car ils ne rentreraient pas à l'hôtel pour déjeuner. Roy dirigeait les opérations de main de maitre et tous ses subordonnés acquiesçaient à chacun de ses ordres, enfin, presque tous...

« Mais Monsieur, de l'eau, on ne va pas en manquer, on devrait plutôt emporter une boisson chaude vous ne croyez pas? »

Ledit Monsieur se figea à cet intervention de son premier lieutenant, voilà qu'elle recommençait à discuter ses ordres pour imposer ses décisions. Voulant éviter un nouveau conflit, et surtout parce qu'il dormait dans la même chambre qu'elle, il lui répondit qu'elle n'avait qu'à faire comme elle voulait, mais qu'elle ne vienne pas se plaindre de ne pas avoir d'eau. Chacun préparait son sac à dos quand Breda se mit à injurier le sien sous prétexte qu'il était trop petit. Fronçant les sourcils, Roy alla voir de quoi il retournait: la taille des sacs semblait parfaitement convenir aux autres.

« Mais enfin Breda, que voulez-vous faire avec ça? »

En effet, le sous-lieutenant essayait désespérément d'emporter une bouteille de whisky dans son sac déjà plein de barres chocolatées énergisantes en cas de petit creux, et oui, le grand air, ça ouvre l'appétit, enfin, d'après Heymans. Il avait d'ailleurs tenu toute une conférence là dessus, soulignant que son supérieur ne prévoyait pas assez de nourriture pour l'effort qu'ils avaient à fournir. L'officier lui expliqua alors que vu le froid des montagnes, ils seraient bien contents de trouver la bouteille s'ils se perdaient, au moins, ils ne mourraient pas de froid. Mustang regarda son subordonné d'un air désespéré. Soudain, le regard de celui-ci brilla d'une étrange lueur, il bondit vers son supérieur pour lui mettre la bouteille dans les mains et le supplier de la prendre dans son sac. Malgré ses multiples refus, Heymans continuait d'insister sur l'utilité de l'avoir avec eux. Pour avoir enfin la paix, Roy dut céder, se promettant de l'enlever dès qu'il aurait tourner le dos. La soirée se continua dans l'un des salons du bas de l'hôtel autour d'une partie de cartes. Ils décidèrent de se coucher tôt afin d'être en forme le lendemain. Après avoir convenu que le lieutenant Hawkeye prendrait le lit une place et que Falman et Mustang se partageraient le lit double, ils s'endormirent rapidement, sans la moindre pensée pour la bouteille sagement rangée dans les affaires du plus haut gradé.

Tôt le lendemain matin, les six militaires étaient prêts à partir faire de l'alpinisme, emmitouflés dans leurs épais manteaux, gants et bonnets. De loin, on ne distinguait que des silhouettes indistinctes tant elles se ressemblaient dans leurs anoraks identiques. Le sous-lieutenant Breda s'était vu assigner la lourde tâche de guider le groupe, toutefois, il peinait à tenir la carte et la boussole avec ses gants. Au bout de trois heures de marche, ils s'accordèrent une pause. Mustang sentait son sac devenir vraiment très lourd, aussi l'ouvrit-il pour regarder à l'intérieur. Il en ressortit la bouteille qu'il avait oublié d'enlever la veille. Il déversa comme il put sa colère sur Breda tant ses lèvres étaient gercées par le froid. Le pauvre sous-lieutenant le laissait dire, mais persistait à croire que sa bouteille leur serait utile.

Ne sentant plus leurs orteils, les militaires décidèrent rapidement de se remettre en marche. Au bout d'une bonne heure de marche, ils trouvèrent un avant poste de bois partiellement brulé, signe que les agressions rapportées avaient bien eu lieu. Cherchant des indices, ils commencèrent à tourner autour du poste de surveillance mais en vain. Il ne restait, dans la neige, nul trace d'un quelconque passage. Ils s'éloignèrent un peu, Breda ayant pour mission de repérer leur chemin afin qu'ils puissent aisément revenir en arrière, mais ne trouvèrent toujours rien. Mustang se mit alors à grogner qu'ils n'avaient vraiment rien à faire là, et qu'il feraient mieux de vite trouver un abri. En effet, la faim se faisant sentir, la plupart des estomacs commençaient à réclamer un peu plus d'attention à leurs propriétaires.

Les militaires décidèrent alors de retourner à l'avant poste, pensant que le colonel pourrait en utiliser une partie pour allumer un feu. Cependant, après une demie-heure de marche, ils ne voyaient toujours pas leur destination qu'ils ne pensaient pas si loin derrière eux. Fou de rage, Mustang fit brusquement demi-tour, ordonnant à Breda de retrouver leur chemin puisqu'il les avait perdus. Ainsi immobile dans la neige et le froid, les soldats commencèrent à grelotter. C'est alors que le lieutenant Hawkeye sortit de son sac un thermos en proposant du thé à l'équipe partiellement congelée. Cette proposition fut accueillie par de grands cris de joie et de remerciement alors que la blonde lançait un regard en coin à son supérieur ne faisant qu'accroitre sa colère. Elle aimait le faire sortir de ses gonds, aussi ne se gêna-t-elle pas pour glisser une remarque tout en servant ses camarades.

« Vous voulez du thé colonel, ou vous préférez boire de l'eau? »

Elle appuya sa question d'un sourire ironique tandis que Mustang était pris de l'envie soudaine de lui balancer son thermos dans la gueule. Ces derniers temps, il était extrêmement susceptible, une fois de plus à cause d'elle et d'un malheureux incident, un jour de pluie alors que son équipe courait après Scar. (nda: dois-je préciser de quoi il s'agit?)

Il se mit alors à faire les cent pas, tapant des pieds pour presser un peu son subordonné, cependant, il ne passait pas toujours par le même chemin, et il ne faisait pas vraiment attention à son trajet. Il retourna près de ses subordonnés pour prendre son sac et l'eau qu'il avait à l'intérieur, il la ferait chauffer lui-même! Il saisit son bien et voulut s'éloigner de nouveau, cependant il ne vit pas l'amas de roches instable recouvert de neige vers lequel il se dirigeait. Tout à coup, il sentit le sol se dérober sous ses pieds, et tout ce qu'il eut le temps de faire avant de tomber fut d'attraper le bras du malheureux qui se trouvait près de lui, l'entrainant avec lui dans sa chute. Sa tête heurta violemment le sol gelé avant que son subordonné ne tombe sur lui. Tous deux sombrèrent dans l'inconscience.

Quand il se réveilla, il ressentit d'abord une intense douleur derrière la tête, reprenant peu à peu ses esprits, il sentit également un poids l'écraser. Il se souvint alors de sa chute et de son subordonné qui l'avait suivit par sa faute. Il se redressa un peu pour voir qui était l'incapable qui s'était laissé entrainer, au lieu de le retenir. De prime abord, il ne vit qu'un bonnet et un anorak bleu, identiques aux siens puisqu'ils avaient été fournis par l'armée en guise d'uniformes. Toutefois, son sang se glaça quand il remarqua les longs cheveux blonds qui dépassaient du bonnet. « Je suis un homme mort, pensa-t-il ». Bien sur il paraissait peu probable qu'une femme de sa corpulence puisse retenir un homme comme lui dans une chute pareille. Il s'arrêta un instant de réfléchir, remarquant qu'elle ne se réveillait pas, pourtant, sa chute avait été amortie puisqu'elle était étalée sur lui. A cette pensée, le rouge lui monta aux joues, surtout qu'il remarqua que depuis son réveil, il n'avait pas pensé une seconde à changer de position. Il aurait surement droit à de lourds reproches pour l'avoir faite tomber, inutile d'aggraver son cas en la laissant se réveiller dans cette position, même si s'était elle qui était dessus et qui l'immobilisait. Il plaça alors un de ses bras dans le dos de sa subalterne et de son autre main, il saisit l'arrière de son crâne, de manière à ce qu'elle n'heurte pas le sol trop brutalement. Il commença donc à essayer de se retourner tout en la maintenant fermement dans ses bras. Il y parvint tant bien que mal, mais alors qu'il allait la déposer sur le sol, elle ouvrit brusquement les yeux. Surpris, Mustang se figea alors que Liza analysait la situation: elle se trouvait dans les bras de son colonel qui était penché sur elle, son visage près du sien. Elle le poussa violemment en criant.

« Non mais je peux savoir ce que vous étiez en train de faire, colonel? »

Roy ne réussit pas à articuler une phrase cohérente tant il était gêné de la situation qui pouvait en effet prêter à confusion. Toutefois, il était offensé qu'elle puisse penser qu'il pourrait profiter d'elle pendant son sommeil. Il réussit à reprendre une certaine contenance, décidé à la taquiner.

« Ben quoi lieutenant, ça vous plait pas de vous réveiller dans mes bras?

-Non! »

Elle avait répondu si naturellement qu'il en fut déstabilisé, aurait-il moins de charme qu'il pensait? Elle tenta de se relever mais s'écroula immédiatement et porta sa main à sa cheville, une grimace de douleur déformant son visage. Il s'approcha doucement d'elle et lui demanda si elle permettait qu'il l'examine, ne voulant pas risquer de la mettre davantage en colère. Alors qu'il massait délicatement sa cheville gonflée, elle poussa un cri de douleur, il commença alors à manipuler son pied avec précaution, mais devant le regard meurtrier qu'elle lui lançait, il préféra en rester là. Sa cheville était certainement cassée. A ce diagnostique, elle vira au rouge, serrant les poings, prête à exploser, elle lui hurla alors que tout était de sa faute, que s'il ne l'avait pas prise par surprise elle n'en serait pas là. Elle sortit alors un de ses jouets préférés et le menaça en pointant le canon de son arme sur le front de son supérieur en lui ordonnant de trouver rapidement une solution pour remonter.

A la surface, Breda avait cédé la carte et la boussole à Falman qui était parti en compagnie de Fuery pour chercher du secours. Après plus d'une heure à se ronger les sangs, la voix de leur lieutenant leur était parvenue, leur indiquant qu'ils étaient toujours vivants et qu'ils allaient suffisamment bien pour se disputer. Toutefois, ils commencèrent à s'inquiéter pour leur colonel lorsqu'il entendirent le bruit caractéristique d'un coup de feu.

Dans le gouffre, Mustang essayait vainement de calmer sa subordonnée, mais lorsque celle-ci eut vidé son chargeur, elle poussa un soupir de lassitude avant de se laisser tomber sur le sol. Soulagé d'être enfin hors de danger, Roy commença à fouiller dans les poches de son anorak pour en ressortir ses gants d'alchimiste de flammes. Il retira l'un de ses gros gants pour toucher le léger tissu blanc, à l'abri dans sa poche, ils n'avaient pas été mouillé. Il se tourna alors vers Liza avec un sourire, pour lui annoncer la bonne nouvelle.

« Par bonheur mes gants sont secs, je vais pouvoir faire un feu pour nous tenir chaud.

-Ha oui? Et avec quel combustible pour le maintenir?Admettez que vous êtes une fois de plus inutile! »

Il la regarda un moment surpris et outragé avant de se résoudre à admettre intérieurement qu'elle avait une fois de plus raison. Décidément, elle pensait vraiment à tout, c'en devenait même rageant pour le pauvre colonel qui se sentait si souvent stupide à côté d'elle. Elle avait de nouveau répondu du tac au tac, sans même une seconde de réflexion, à croire qu'elle se plaisait à rabaisser son supérieur et que pour cela, elle avait tout un stock de réponses toutes faites.

« C'est vrai, j'oubliais que vous êtes absolument parfaite lieutenant. Mais en attendant vous êtes quand même tombée dans ce trou vous aussi.

-Oui enfin si je suis tombée c'est parce que vous m'avez agrippé le bras, preuve que vous ne pouvez vraiment rien faire sans moi, même pas tomber! »

Blessé par cette réponse, il jeta ses gants par terre et s'assit en lui tournant le dos. Non mais pour qui se prenait-elle? Parler ainsi à un supérieur! Et lui, pourquoi la laissait-il faire? Il se sentait de plus en plus idiot, perdu au fond de son trou. Il se mit à bouder, bien sur qu'il serait capable de tomber sans elle, il l'avait déjà fait même! C'est elle qui ne serait pas tomber sans lui! Il s'arrêta un instant devant les pensées ridicules qui le traversaient, il n'y avait rien de glorieux être coincé ici. Il grogna et mit ces idioties sur le compte du coup qu'il avait reçu à l'arrière du crâne.

Soudain, son ventre commença un curieux concert de gargouillements. En effet, ils n'avaient toujours pas manger et son estomac se rappelait à lui. Il se retourna vers son lieutenant qui le regardait avec un air désespéré. Préférant ne pas noter l'attitude de la jeune femme, il lui proposa de manger quelque chose puisque leurs sacs les avaient suivi. Il ouvrit alors le sien et en sortit la première chose qu'il attrapa et qui prenait, il faut bien le dire, presque toute la place: la bouteille de whisky du sous-lieutenant Breda. Roy la considéra un moment, en voilà du combustible! Par chance, sa chute avait été amortie par le reste de ses affaires, elle n'avait subi aucun dommage. Il allait crier victoire quand sa subordonnée le rappela à l'ordre, comme si elle lisait dans ses pensées.

« Non mon colonel, vous avez jeté vos gants dans la neige, ils doivent être trempés à présent. »

Il se tourna alors vers elle, animé d'une pulsion meurtrière. Voilà qu'elle venait une fois de plus de réduire ses espoirs à néant. Il imagina un instant sa vie sans elle, et étrangement, elle lui paraissait plus calme sans tous ces dossiers à remplir. Oui oui oui, au revoir les dossier assommants, et bonjour les jolies filles, si elle n'était pas là pour l'empêcher d'aller à un rendez-vous sous prétexte de dossiers en retard! Cette vision lui parut soudainement très attrayante, presque idyllique. Liza se redressa légèrement, regardant son supérieur avec inquiétude, il lui tournait toujours le dos, serrant contre lui la bouteille d'alcool et jetait sur la jeune femme un regard prédateur par dessus son épaule.

Roy cligna des yeux, comme s'il voyait son lieutenant pour la première fois, quoi de plus simple que de se débarrasser d'elle ici? Après tout, la pauvre pourrait ne pas avoir survécu à la chute... Reprenant ses esprits, il se redressa d'un bond. Mais à quoi pensait-il? Il devenait fou! Il se retourna vers elle pour voir qu'elle le regardait, soucieuse, ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. Il ne pouvait pas lui faire part de ses pensées sanglantes à son sujet, il savait qu'elle avait une deuxième arme et ne souhaitait pas voir son si beau corps d'Apollon transformé en passoire. Il ne voulait pas la voir mourir non plus, il ne savait pas vraiment pourquoi il en était venu à penser cela, mise à part qu'elle l'énervait prodigieusement à toujours avoir raison. Parfois il se demandait lequel des deux était le supérieur et lequel était le subordonné tant elle se permettait de lui donner des ordres et de passer ses nerfs sur lui. Il soupira, il l'avait toujours laissé faire, il n'allait pas s'en plaindre maintenant.

Il se rassit devant son sac pour en examiner le contenu et en sortit le peu d'aliments qui n'avaient pas besoin de cuisson. Ayant trouvé son bonheur, il fouina dans le sac de Liza pour lui trouver quelque chose à manger, étrangement, il constat que tout ce qu'elle avait choisi pouvait se passer de cuisson. Il leva vers elle un regard interrogateur, la veille, ils s'étaient mis d'accord sur les repas, faisant confiance à leur colonel pour cuire leurs aliments, pensant qu'un repas chaud leur ferait du bien. Elle lui fit un petit sourire gênée, comme pour s'excuser du peu de confiance qu'elle lui témoignait.

« Oui bon ben ça va, on est entouré de neige, vous auriez pu faire tomber vos gants! Vous pouvez pas m'en vouloir d'être prévoyante. Et puis là ils ne nous serons d'aucune utilité, donc finalement, je n'ai pas eu tout à fait tort »

Et, pan, prends ça dans ta gueule Mustang! Il reçut ses paroles comme une baffe, elle avait prévu à l'avance qu'il pourrait être inutile! Il se mit à rire nerveusement, prévoyante? Ha oui ça, on ne pouvait pas dire le contraire, un peu trop même. Elle l'agaçait vraiment à tout envisager, même s'il devait bien avouer qu'en effet, elle avait eu raison. Levant les yeux au ciel, il jeta plus qu'il ne posa son repas près d'elle et s'éloigna de nouveau. De ses cinq subordonnés, il avait fallu que ce soit son bras à elle qu'il agrippe! ELLE!!! Elle qui ne parlait pas! Elle qui passait son temps à lui rappeler ses faiblesses! Elle qui mangeait à présent silencieusement, sans plus faire attention à lui. Il s'écroula, ne comprenant pas trop pourquoi il était pris de si violent accès de rage envers sa subordonnée la plus dévouée. Il la connaissait pourtant, il l'avait connu enfant, il savait qu'elle n'était ce rock de glace qu'elle paraissait, mais depuis qu'ils étaient entrés dans l'armée, ils n'avaient plus eu qu'une relation supérieur/subordonnée, elle avait sans doute changé. Il mangeait le peu qu'il avait quand il sentit quelque chose le heurter: Liza venait de lui balancer une partie de son repas. Il marmonna un merci qui lui valut un regard en coin et un léger sourire. Il ressentit un instant un sentiment de honte, alors que lui avait pensé à se débarrasser d'elle, elle lui sacrifiait la moitié de son repas pour qu'il ne meurt pas de faim, mais finalement, il devait bien se l'avouer, que ferait-il sans elle? En mordant dans le sandwich, il se dit que si les secours n'arrivaient pas vite, ils ne tiendraient pas longtemps ici, après tout, leur excursion ne devait durer qu'une journée, aussi ne s'étaient-ils pas charger outre mesure.

Son regard fut attiré par un mouvement, sa subordonnée essayait de se lever. Il voulut l'en dissuader, mais elle ne l'écouta pas. Elle le rejoignit presque à cloche pied pour venir s'assoir tout contre lui. Le sentant se raidir à se contact, elle releva la tête pour lui expliquer simplement qu'elle avait froid. Il acquiesça, lui aussi commençait à sentir le froid à rester assis sur le sol gelé. Il passa un bras autour des épaules de la jeune femme pour la serrer contre lui, et contre toute attente, elle se blottit dans ses bras, ramenant ses genoux contre sa poitrine. De cette manière, ils gardèrent un peu de chaleur mais la situation les embarrassait tellement qu'aucun des deux n'osait plus ni parler, ni se regarder.

Soudain, Roy repensa à la bouteille posée à côté de lui. Il s'en saisit et la considéra un instant, finalement Breda n'avait peut être pas tort, il était bien content de la trouver maintenant. Il dévissa le bouchon et porta le goulot à ses lèvres pour boire une gorgée du liquide ambré. L'effet fut immédiat, il sentit une douce chaleur glisser dans sa gorge pour se répandre ensuite dans tout son corps. Il tendit ensuite la bouteille salvatrice à Liza qui sembla hésiter un instant, elle n'avait pas l'habitude de boire, mais elle n'avait plus vraiment le choix, sinon celui de mourir congeler. Après avoir bu, elle ferma les yeux un instant tant la sensation était agréable. Elle referma la bouteille et Roy resserra son étreinte. Elle logea sa tête sur l'épaule de son supérieur et ferma les yeux.

Il restèrent ainsi des heures durant, buvant une petite gorgée d'alcool quand le froid reprenait le dessus. La nuit était à présent tombée et les deux militaires avaient vidé la moitié de la bouteille, ce qui avait eu pour effet de délier les langues. Ils riaient de bon cœur, la jeune femme avait passé un bras derrière le dos de son compagnon d'infortune pour l'étreindre également. Elle prit alors le risque de lui demander ce qui l'avait mis dans un tel état de colère quelques heures plus tôt.

« Mais vous ma chère, répondit-il d'une voix guillerette.

-Moi?

-Ben oui, vous êtes une vraie plaie, lieutenant, dit-il sur le même ton.

-Pff, j'vous rappel, Apollon, que c'est à vous que l'on doit de se retrouver ici.

-Ouais ouais ouais, c'est facile ça. Qui me dit que c'est pas vous qui avez placé le trou là pour que je tombe dedans? Hein?

-Ha ben c'est sur qu'au moins j'aurai été débarrassé de vous. Humm... des vacances... souffla-t-elle en fermant les yeux de bonheur et en se blottissant un peu plus contre le jeune homme.

-Mais j'en veux moi des vacances! Rétorqua l'homme bourré en la saisissant par la taille. Avec des filles en bikinis!

-Allons bon, môsieur le pervers, permettez moi de vous dire qu'une telle attitude est euh.. pas euh.. comment on dit? Demanda-t-elle en frappant son torse avec son indexe.

-Sais pas.

-Ha oui! Est inappropriée. Vous êtes un haut gradé de l'armée, me demande d'ailleurs comment vous y êtes arrivé, y'a pourtant pas de femmes à sauter parmi les généraux.

-Non mais je vous permet pas!

-Ben c'est trop tard, j'l'ai déjà dit.

-Bon ben alors à partir de maintenant... Lieutenant Liza, vous allez me faire le plaisir de me témoigner un peu plus de respect... ou sinon... sinon... menaça-t-il le doigt levé.

-Ha, tu rêve! Ria-t-elle.

-Ça suffit, vous me parlez pas comme ça d'abord!

-Je vous parle comme je veux!

-Mais!!!! C'est moi qui commande!!! Et d'abord, j'vous vire! Voilà, vous êtes renvoyée!

-Ha! Vous pouvez pas! Si je suis plus derrière vous, qui va réparer vos conneries?

-Euh... J'en ferai plus!

-Bon ben ça marche alors! A moi la liberté Wouuu! Parce que vous êtes vraiment le pire des supérieurs qu'on puisse avoir.

-Et vous vous êtes la pire des subordonnées qu'on puisse avoir, me demande bien pourquoi j'vous ai pris à mon service!

-Pour dormir sur vos dossiers pendant que je fais le travail à votre place! J'vais demander ma mutation et j'travaillerai enfin avec des gens sérieux!

-Nan! Vous êtes à moi!

-Nan!

-Si!

-Ha oui? Et on peut savoir pourquoi?

-Parce que je vous aime!

-Ha ouais? Ben puisque c'est comme ça sachez que moi aussi je vous aime!

-Eh ben c'est parfait!

-Parfait!

-Et maintenant je vais vous embrasser!

-Faites donc! »

Il se jeta sur elle pour capturer ses lèvres, mais son ébriété n'aidant pas, il évalua mal la distance qui les séparait et se retrouva étalé de tout son long sur sa subordonnée qui avait placé ses bras autour de son cou. Ils échangèrent alors un baiser chargé d'alcool pour finalement s'endormir, enlacés l'un contre l'autre.

En milieu de matinée, les secours arrivèrent enfin pour les sortirent de leur trou et les emmener à l'hôpital en urgence pour leur éviter l'hypothermie.

Roy se réveilla avec un violent mal de crâne, de violentes lumières lui agressèrent les yeux dès qu'il tenta de les ouvrir, aussi les referma-t-il rapidement avec un grognement. Il sentit de l'agitation près de lui et se décida à rouvrir un œil. Ses quatre hommes étaient à côté de son lit, visiblement inquiets. Avec un sourire il les rassura sur son état avant de leur demander des précisions. Il avait dormi deux jours et avait été retrouvé avec un fort taux d'alcoolémie. En entendant cela, le colonel chercha à éviter le regard de son subordonné dans lequel se lisait le fameux « Je vous l'avais bien dit ». Hawkeye était dans une autre chambre, pas encore réveillée, elle avait la cheville cassée mais rien de grave.

Roy se passa une main sur le visage, il se souvenait vaguement être tombé dans un gouffre, d'avoir eu des pulsions meurtrières à l'égard de sa subalterne, de la bouteille de whisky, mais rien d'autre. Les sourires sur les visages de ses subordonnés l'intriguèrent quelque peu, il essaya donc d'en deviner la cause mais en vain, toutes ses questions furent accueillies par le silence le plus total.

Dans l'après-midi, une infirmière vint leur annoncer le réveil de leur amie. La troupe partit donc rejoindre la chambre d'à côté où ils trouvèrent leur collègue assise sur son lit, se massant doucement les tempes. Elle ne se souvenait absolument de rien et ne comprenait pas pourquoi elle était dans ce lit d'hôpital.

« Ha ben l'alcool vous réussi pas mon lieutenant, se moqua Havoc. »

Elle le regarda légèrement effrayée, quand avait-elle bu de l'alcool? Les cinq hommes lui racontèrent alors tout depuis sa chute jusqu'à la bouteille retrouvée plus qu'à moitié vide, et surtout la position dans laquelle ils les avaient trouvé: le colonel allongé sur son lieutenant une main derrière sa tête, l'autre dans son dos, tandis que la jeune femme avait ses bras autour du cou de son supérieur, leurs visages n'étant pas très éloignés l'un de l'autre. Position donc plus qu'explicite sur ce qui aurait pu se passer. En entendant cela, les deux militaires prirent une teinte rouge pivoine, dans leurs souvenirs, ils étaient pourtant restés à bonne distance l'un de l'autre. Cependant, Roy comprit enfin pourquoi ses subalternes souriaient bêtement depuis son réveil. Au fur et à mesure de leur récit, des bribes de souvenirs lui revenaient. Elle croisa le regard de son supérieur et ressentit un étrange malêtre mais ne put en déterminer la cause, sans doute était-ce parce qu'elle ne se souvenait pas de cet événement gênant alors que plusieurs personnes les avaient vu ainsi.

Le soir, alors que leurs quatre collègues repartaient à l'hôtel pour les laisser se reposer, elle fit part de son malaise à son colonel qui avait ressentit la même chose. Ils se creusèrent le tête une bonne partie de la nuit sans parvenir à se rappeler quoi que ce soit de plus. Ils continuèrent leur soirée en parlant de tout et de rien, après avoir dormi deux jours, ils n'avaient pas vraiment sommeil et c'est à une heure avancée de la nuit que le colonel décida de regagner sa chambre.

Alors qu'il tournait les talons, une phrase lui revint en mémoire, une phrase bien précise, prononcée dans une colère d'ivrogne, le genre de phrase que l'on aurait pas dit si l'on avait pas bu. Il se tourna vers sa subordonnée qui le regardait avec un air inquisiteur, comme si elle cherchait une réponse par transparence à travers son corps. Aucun des deux ne dit mot, aussi décida-t-il de retourner dans sa chambre. S'il l'avait réellement dit, elle lui en aurait parlé, c'était trop important, une explication se serait imposée. Certes, il le pensait, et plus d'une fois, il avait essayait de lui faire comprendre, mais il n'avait jamais osé lui en parler directement de peur de sa réaction. Il s'allongea sur son lit, il avait surement du rêver cette scène, il ne lui aurait jamais avoué une chose pareille. Il s'endormit rapidement sans s'attarder plus longuement sur cette phrase, sans doute sortie de son imagination.

Liza de son côté n'arrivait pas à trouver le sommeil, ce pouvait-il qu'il lui ait vraiment dit cela? Elle n'y croyait pas, c'était tout simplement impossible. Elle se surprit à se ronger l'ongle du pouce tant cela la perturbait. Elle essaya de se convaincre que même s'il l'avait dit, c'était sous l'effet de l'alcool, qu'il ne le pensait pas... mais et si justement il le pensait? Pourquoi ne jamais lui avoir dit? Elle ne parvint pas s'endormir, il fallait qu'elle lui parle, mais en aurait-elle le courage? Pour cela, il lui fallait abaisser son masque, laisser paraître ses sentiments, lui laisser entrevoir une de ses faiblesses, et elle ne s'en sentait pas capable. Elle n'y avait jamais pensé, non, elle avait du rêver. Elle tournait et retournait dans son lit, inquiète. Agacée de ne pas arriver à dormir à cause de cela, elle s'empara de sa paire de béquilles pour se rendre dans la chambre d'à côté, il fallait qu'elle sache. Elle s'arrêta avant de sortir de sa chambre, il devait surement dormir. Elle se recoucha, elle n'allait pas le réveiller pour ça, mais d'un autre côté...« vous êtes une vraie plaie, lieutenant »...(nda: Pour garder le suspens j'ai mis la phrase entre guillemets en blanc, surlignez la pour la lire)

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Haaa!! Pas taper! Elle est pas bien ma fin? comment ça non? mais si, j'vous assure, eh partez pas!!!! Bon je suis navrée de vous laisser sur votre faim comme ça, mais je trouvais que ça changeait un peu... J'imploooooore votre pardon (yeux du chat potté)0-0

J'ai eu l'idée de ce one shot en regardant un épisode de la série Stargate SG-1, ceux qui connaissent savent duquel je parle, les autres, je vais pas vous raconter la série, enfin ça se passe pas du tout comme ça je sais, mais c'est l'idée de la montagne et tout, sont mignons le colonel et sa subordonnée blonde (dans une série comme dans l'autre remarquez^^) D'ailleurs en parlant de ça, Mustang vous a jamais fait pensé à O'Neill (avec deux L ^^), mais si, un colonel fainéant... Bon ok, j'arrête de vous raconter ma vie...

Merci de votre attention très chers lecteurs!

Bon, j'ai pas pu résister à l'envie d'écrire complètement le dialogue entre l'homme et la femme bourrés! J'espère que vous vous êtes autant amusé que moi

Merci pour vos com encourageants.

A bientôt!

S-LH