Harry Potter et la mémoire du dragon
Rating : M
Pairing : HPDM (progressif)
Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...
Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.
Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour les dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )...
#Petit rappel #
-Blaise est au courant pour les punitions que le père de Draco lui afflige
-Draco est sensible à la magie
Résumé du chapitre précédent : Draco et Blaise se sont isolés dans une salle de classe vide pour pouvoir parler du père de Draco, et une chose entraînant une autre, le blond vient à parler de l'entraînement qu'il a suivit durant les vacances scolaires.
Merci à Chaimette pour sa correction !
Voilà =)
Enjoy !
LIVRE CINQUIEME : Draco Malfoy and the Order of the Phoenix
Chapitre 73 : Ombrage & Mensonge
# Flash-Back# (suite)
« Crois-moi Draco, si jamais tu apprends à l'utiliser correctement, ta sensibilité pourrait être un– si ce n'est ton meilleur – atout. »
Draco fronça les sourcils. Comment une faiblesse si flagrante pouvait-elle devenir un atout ? Il n'arrivait même pas à imaginer une situation où sa sensibilité à la magie serait un avantage.
« Je ne vois pas ce que vous essayez de me faire comprendre, professeur. » dit Draco. « Comment est-ce que je pourrais apprendre à utiliser quelque chose qui se manifeste à cause d'un évènement extérieur ? ça serait comme me demander de ne pas entendre quelqu'un crier dans mes oreilles ou voir quelqu'un en face de moi. »
Les yeux de Dumbledore pétillèrent, et Draco ragea intérieurement, il détestait ne pas comprendre – ce qui lui arrivait de plus en plus souvent ces derniers temps, surtout lorsqu'il parlait avec Dumbledore.
« Dans ce cas essaye de voir ta « sensibilité » non pas comme une « sensibilité » mais comme une sorte de « perception accrue » de la magie. » décréta le vieux sorcier. « Il est vrai que tu ne peux pas ne pas entendre quelqu'un qui te crie dans les oreilles, et je ne te le demanderai pas parce que cela n'est que peu probable… Par contre tes oreilles sont faites telles que même si personne ne te crie dessus, tu peux quand même entendre. »
Le Slytherin plissa les yeux, essayant de comprendre la métaphore… Puis son visage s'éclaira, tandis qu'une lueur de compréhension passa dans ses yeux.
« Vous voulez que j'essaye de ressentir de la magie, même quand personne n'exerce de pression sur moi ? »
Dumbledore esquissa un sourire. « Je pense que tu pourrais parvenir à détecter la magie même à basse quantité… »
« Mais en quoi ça me serait utile ? » demanda Draco.
« Et bien premièrement… » chantonna Dumbledore, en mettant dans sa bouche un bonbon au citron qu'il venait de sortir de sa poche, «… cela te permettrait de détecter à l'avance des choses comme…ça. »
Draco écarquilla les yeux en voyant un rayon violet arriver sur lui, il n'eut pas le temps de l'éviter et se le prit en plein de fouet. Cependant il n'eut pas l'occasion d'en subir les effets, Dumbledore annulant immédiatement le sort d'un coup de baguette.
« Deuxièmement… » poursuivit le directeur, ses yeux pétillant encore plus que tout à l'heure, «… Si tu peux sentir la magie, tu peux aussi voir là où il est de faible ou forte intensité. La magie n'est jamais totalement stable, il y aura toujours des hauts et des bas, même pour les plus puissants sorciers. Alors si jamais tu arrives à trouver l'endroit où la magie est la plus faible tu pourrais « désactiver » un sort ou une protection… Bien sûr plus le sorcier, le bâtiment, etc… est puissant, plus il sera dur d'en voir les points faibles, ou les « points morts ». »
« Mais professeur… » dit Draco, « Même si j'arrive à voir les points faibles, je ne vois pas comment j'arriverais à détruire ou annuler le sort, ou peu importe. »
« Et c'est pour ça que cela devient intéressant Draco. » sourit Dumbledore.
# Fin du Flash-Back#
Blaise se mordit nerveusement la lèvre inférieure. « Merlin, Draco, je crois que j'ai compris pourquoi ton père voulait te voir après que tu aies réussi à lire son message. »
Draco haussa un sourcil, l'invitant à continuer, même s'il savait que cela n'allait sans doute pas lui plaire.
« Peut-être qu'il ne veut pas que tu deviennes plus fort… peut-être que le fait que tu sois arrivé à tourner ta faiblesse en atout lui déplait, et qu'il veut – »
« Corriger ça. » termina Draco d'une voix blanche.
« Est-ce qu'il n'y aurait pas un moyen pour toi de l'éviter ? » demanda Blaise, d'un ton manquant clairement de conviction.
« Tu sais bien que non. » soupira le blond, en se massant légèrement les tempes, « Il trouverait ça suspect si je ne venais pas le voir alors qu'il m'a explicitement fait comprendre qu'il voulait me parler… et puis je risquerais de le payer assez cher. »
Blaise retroussa les lèvres et ses yeux se plissèrent signe de sa colère, de son irritation et de sa frustration.
« J'en ai marre de ne rien pouvoir faire, et le voir te détruire de plus en plus à chaque fois qu'il te voit. » grinça Blaise, en serrant les poings.
« Il ne –» commença à protester Draco, mais son meilleur ami le coupa.
« Bien sûr que si, Draco ! Et tu le sais très bien. A chaque fois que tu sors d'une rencontre avec ton père je te vois détruit, désemparé, pâle comme un linge… » siffla Blaise, d'un ton empli d'amertume. « Il doit y avoir un moyen pour te sauver de ses griffes, je ne sais pas encore ce que c'est, mais je te jure que je trouverai et je te tirerai de là. »
Draco se mordit la langue, pour s'empêcher de faire remarquer à Blaise, que si Narcissa, Severus, Dumbledore et Sirius n'avaient pas réussi à trouver un moyen, il était hautement improbable que son meilleur ami y parvienne.
Bien sûr il était touché par la dévotion de Blaise à son égard, mais il ne se faisait plus d'illusions. Il ne pourrait sortir du joug de son père que lorsqu'il serait majeur, jusque là il devrait patienter et essayer d'attirer le nombre minimal de dégâts possibles.
Blaise était manifestement encore en pleine délibération intérieure, quand la cloche sonna, le faisant sursauter.
« Il vaudrait mieux se dépêcher, McGonagall ne manquera pas de nous tomber dessus si on arrive en retard. » marmonna Draco, en retirant les sorts qu'il avait jetés sur la porte et se dirigeant déjà vers la sortie.
Blaise hocha vaguement la tête, et le suivit en silence, réfléchissant certainement à Merlin ne savait quoi. Et Draco se demanda alors si cela avait été une bonne idée d'avoir parlé de ça à Blaise.
Ils arrivèrent tout juste à l'heure, cependant tous les autres élèves étaient déjà installés. Blaise s'installa à côté de Pansy, l'air toujours songeur. Et Draco s'arrêta net, en se rendant compte que la seule place de libre était à côté de Théo.
« Monsieur Malfoy, veuillez vous installer rapidement. » clama McGonagall qui venait de rentrer dans la salle par l'une des portes du fond.
« Oui, professeur. » marmonna Draco, s'asseyant de mauvaise grâce à côté du Slytherin solitaire.
Ce dernier esquissa un léger sourire et durant un instant Draco ressentit un étrange frisson le parcourir. Fronçant les sourcils, le blond sortit ses affaires, se demandant ce qui venait de se passer… Mais il décida finalement de ne pas y prêter attention et d'ignorer durant tout le cours le regard persistant de Théo. Puis il finit par se détendre légèrement, ses épaules tendues se relâchèrent et il se sentait étrangement calme et serein.
Cette sensation lui rappelait ce qu'il avait ressenti hier soir, après l'altercation avec Théo, avant de s'être endormi et –
Draco fronça les sourcils, jetant un coup d'œil en coin suspicieux à son voisin de table. Ce n'était absolument pas normal de se sentir calme alors qu'il venait de sortir d'une conversation houleuse avec Blaise et qu'il devait voir son père dans moins d'une demi-journée !
« Qu'est-ce que tu as fait ? » souffla-t-il, d'un ton suspicieux.
« A quel sujet ? » répliqua Théo d'une voix parfaitement innocente.
Draco soupira, secouant lentement la tête, « Laisse tomber », il se pencherait sur le sujet plus tard, là il n'avait ni l'envie, ni le temps de lui tirer les vers du nez.
~HPDM~
« Où tu vas ? » demanda Blaise, d'un air surpris en voyant Draco se diriger vers la direction opposé de leur salle commune. Métamorphose avait été leur dernier cours de la journée.
« Prendre l'air… » répondit Draco, d'une voix nonchalante, « J'en aurai très certainement besoin. »
Blaise étudia alors durant un moment le blond du regard, semblant hésitant entre lui proposer de l'accompagner ou pas… Mais finalement il sembla comprendre que Draco avait besoin d'être seul car il hocha la tête et s'en alla.
« Ne fais pas de bêtise. » lança-t-il.
Draco leva les yeux au ciel et se dirigea vers le lac. Une fois arrivée, il s'assit au pied de l'arbre et fixa la surface de l'eau, d'un air absent. Quand soudainement la voix de Ombrage dans la projection attira son attention, manifestement les Gryffindors venaient d'arriver en cours.
« Rangez vos baguettes. »
Draco haussa un sourcil, le cours allait très certainement se révéler des plus ennuyeux…
« Bien. Il apparaît que votre enseignement dans cette matière a été passablement perturbé et plutôt fragmentaire, n'est-ce pas ? » déclara Ombrage, en se tournant vers les élèves, les mains jointes devant elle. « Le changement constant d'enseignants, dont beaucoup ne semblent pas avoir suivi le programme approuvé par le ministère, a eu le fâcheux résultat de vous laisser loin au-dessous du niveau qu'on est en droit de vous attendre au début d'une année de BUSE.
Cette année, nous aurons un programme de magie défensive centré sur la théorie et approuvé par le ministère. Commencez par copier sur vos parchemins les phrases suivantes.»
Elle tapota sur le tableau noir avec sa baguette – étonnamment courte, nota Draco – et trois objectifs d'apprentissage apparurent.
Draco survola les mots qui y étaient inscrits et soupira. Elle ne rigolait pas quand elle parlait d'un programme centré sur la théorie… Dans ses objectifs, il n'y avait absolument aucune mention d'utilisation des sorts de Défense.
« Je voudrais que vous ouvriez vos livres à la page 5 et que vous lisiez le premier chapitre : ''Principes de base à l'usage des débutants ''. Et je vous signale qu'il est inutile de bavarder. » poursuivit Ombrage, une fois que tout le monde eut fini de recopier les objectifs.
Les élèves s'exécutèrent. Draco allait se désintéresser de la projection quand il remarqua du coin de l'œil qu'Hermione ne lisait pas. En fait, elle n'avait même pas ouvert le livre. Elle regardait fixement Ombrage, et tenait obstinément sa main en l'air.
Le professeur de Défense contre les Forces du Mal l'ignorait visiblement, mais elle ne put plus le faire plus longtemps lorsque plus de la moitié de la classe s'intéressait plus à la main levée d'Hermione qu'au livre qu'ils étaient censés lire.
« Souhaitiez-vous poser une question au sujet de ce chapitre ? » demanda-t-elle à Hermione.
« Non pas au sujet du chapitre. » répondit Hermione, « Mais j'ai une question à propos de vos objectifs d'apprentissage. »
Ombrage haussa un sourcil tandis que Draco eut un léger rictus, comptez sur Hermione pour ne jamais rater ce genre de détail.
« Et vous vous appelez ? »
« Hermione Granger. »
« Eh, bien Miss Granger, il me semble que ces objectifs sont parfaitement clairs, si vous prenez la peine de les lire attentivement… » répliqua Ombrage, d'un ton faussement aimable.
« Je le pense pas. » dit abruptement Hermione.
Cette fois ce fut Draco qui haussa un sourcil. C'était la première fois qu'il voyait Hermione se montrer aussi peu respectueuse envers un professeur – enfin sauf avec Severus, quand ils étaient seuls.
« Il faut vraiment que je lui demande ce qu'il lui arrive… »
« Rien n'est indiqué au sujet de l'utilisation des sortilèges de Défense. »
Draco leva les yeux au ciel, tandis qu'il vit les autres élèves plisser les yeux pour relire les objectifs et se rendre compte qu'effectivement rien n'était indiqué à ce sujet.
« L'utilisation des sortilèges de Défense ? » répéta Ombrage, avec un petit rire, « Je ne vois pas ce qui pourrait arriver dans ma classe qui nécessite de recourir à un tel sortilège, Miss Granger. Vous ne craignez quand même pas de subir une attaque pendant mes cours ? »
« Alors on ne fera pas de magie ? » s'exclama Weasley d'une voix sonore.
« Lorsqu'on veut s'exprimer dans ma classe, on lève la main, Mr… »
« Weasley. » dit le roux qui tendit aussitôt la main en l'air.
Ombrage l'ignora, mais immédiatement Potter et Hermione levèrent leur main à leur tour. Les yeux de crapaud d'Ombrage s'attardèrent durant un instant sur Potter, mais finalement s'adressa à Hermione.
« Miss Granger ? Vous vouliez demander autre chose ? »
« Oui. » répondit Hermione, « La raison d'être des cours de défense contre les forces du Mal, c'est bien de pratiquer des sortilèges de Défense, non ? »
« Seriez-vous une experte formée par le ministère, Miss Granger ? »
« Non mais… »
« Dans ce cas, j'ai bien peur que vous ne soyez pas qualifiée pour définir la raison d'être d'une matière, quelle qu'elle soit. Notre nouveau programme d'études a été établi par des sorciers beaucoup plus âgés et intelligents que vous Miss Granger. Vous apprendrez ainsi les sortilèges de défense dans des conditions qui garantissent la sécurité et l'absence de risques. »
« A quoi ça peut bien servir ? » interrogea Potter, à haute voix, « Si nous sommes attaqués, ce ne sera pas avec – »
« Votre main, Mr Potter. » l'interrompit Ombrage.
Potter brandit le poing en l'air, mais cette fois encore Ombrage se détourna de lui. Cependant plusieurs autres élèves avaient également levé la main.
« Vous vous appelez ? » demanda Ombrage.
« Dean Thomas. Harry a raison, non ? » décréta Thomas, « Si on se fait attaquer, les risques ne seront pas du tout absents. »
« Je le répète… » reprit Ombrage, « Craignez-vous de subir une attaque pendant mes cours ? »
« Non, mais – »
« Je ne souhaite pas critiquer la façon dont cette école a été dirigée, » coupa Ombrage, d'un ton mielleux «… mais vous vous êtes trouvés exposés dans cette classe à des sorciers irresponsables, totalement irresponsables même, sans parler de certains hybrides particulièrement dangereux. »
Draco décrocha de la conversation, et son regard parcourut à nouveau le lac. Il savait où ce genre de conversation allait mener : nulle part. D'après ce qu'il avait vu, Ombrage n'était pas quelqu'un que l'on pouvait faire changer d'avis avec des arguments – aussi logiques et véridiques soient-ils – elle était le genre de personne à avoir des idées prédéfinies qui ne bougeraient certainement jamais même devant le fait accompli. Et plus on essayait de la contredire plus elle camperait sur ses positions.
La meilleure des choses à faire ici, aurait été de l'ignorer. Mais bon, il ne fallait pas trop espérer non plus, on parlait d'une classe remplie de Gryffindors impulsifs et pour la plupart idiots.
« Et à quoi nous servira la théorie dans le monde réel ? » demanda Potter, d'un ton où la colère était palpable.
Cela attira à nouveau l'attention de Draco, qui se tourna vers la projection pour voir ce qu'il se passait. Il écarquilla les yeux en voyant l'expression de Potter, c'était comme si sa mauvaise humeur avait atteint son point d'ébullition. Draco fronça les sourcils. Il avait remarqué que Potter semblait tout le temps en colère ou irrité ces derniers temps.
Draco haussa alors les épaules, il se fichait royalement de l'humeur de Potter, du moment que ce dernier ne se faisait pas tuer tout irait bien.
« Rien ne vous attend dehors, Mr Potter. »
« Ah vraiment ? »
« A votre avis, qui aurait l'idée d'attaquer des enfants comme vous ? interrogea Ombrage, de sa voix mielleuse.
« Beaucoup trop de monde. » songea Draco, d'un air exaspéré, en voyant presqu'apparaître devant ses yeux la liste de personnes voulant tuer Potter.
« Mmmm… Voyons… » répondit Potter en faisant semblant de réfléchir, « Peut-être… disons… Lord Voldemort ? »
Draco tressaillit à la mention du nom du Lord.
« Dix points de moins pour Gryffindor, Mr Potter. » claqua Ombrage, « Et maintenant je vais éclaircir certaines petites choses. On vous a raconté qu'un certain Mage noir était revenu d'entre les morts… »
« Il n'était pas mort ! » s'emporta Potter, « Et c'est vrai, il est revenu ! »
« Mr Potter vous avez déjà dix points en moins, alors n'aggravez pas votre cas. » grinça Ombrage, « Comme je vous le disais, on vous a raconté qu'un certain Mage noir est à nouveau en liberté. Il s'agit d'un mensonge ! »
« Ce n'est PAS un mensonge ! » s'exclama Potter, « Je l'ai vu, je me suis battu contre lui ! »
« Vous aurez une retenue, Mr Potter. » répliqua Ombrage, et son ton triomphal portait à croire que c'était ce qu'elle avait voulu depuis le début, « Demain Soir. Cinq heures. Dans mon bureau. Je le répète, il s'agit d'un mensonge. Le ministère de la Magie peut vous garantir qu'aucun Mage noir ne vous menace. Si vous continuez à éprouver des inquiétudes, n'hésitez pas à venir m'en parler en dehors des heures de classe. Si quelqu'un vous fait peur en vous racontant des mensonges sur le retour des Mages noirs, j'aimerais bien être mise au courant. Je suis ici pour vous aider. Je suis votre amie. Et maintenant veuillez reprendre votre lecture, page 5. »
Ombrage s'assit derrière son bureau. Potter, en revanche se leva. Et Draco soupira d'un air exaspéré, sentant les ennuis pour le Survivant arriver. Hermione aussi apparemment puisqu'elle lui tira la manche pour le forcer à se rassoir mais il se dégagea d'un geste et resta hors de portée.
« Alors, selon vous, Cedric Diggory est mort de son plein gré ? » demanda Potter d'une voix tremblante de colère.
Et Draco fut soulagé que les Slytherins ne suivent pas les cours de Défense en même temps que les rouges et ors. Il redoutait la réaction de Pansy si elle avait entendu ça.
« La mort de Cedric Diggory a été un tragique accident. » dit-elle d'une voix glaciale.
« C'était un meurtre. » répliqua Potter, « Voldemort l'a tué et vous le savez très bien. »
Le visage d'Ombrage resta sans expression, mais Draco le savait c'était mauvais signe.
« Venez par ici, mon cher Mr Potter. »
Potter écarta sa chaise d'un coup de pied et s'avança à grand pas vers le bureau. Ombrage sortit de son sac à main un petit rouleau de parchemin qu'elle étala sur le bureau et commença à griffonner dessus. Au bout d'une minutes, elle roula son parchemin, et d'un coup de baguette, le scella soigneusement.
« Allez donc porter ceci au professeur McGonagall, cher Mr Potter. » dit Ombrage, en lui tendant le rouleau.
Draco soupira. Déjà qu'il était dur de garder Potter en vie, mais si en plus c'était un Potter qui cherchait les ennuis, il était mal barré !
Draco soupira encore une fois d'exaspération en entendant la conversation entre McGonagall et Potter. Une semaine. Potter avait réussi à écoper d'une semaine de retenue, alors que ce n'était que le premier jour.
« Merlin, pourquoi faut-il que Potter fasse sa crise d'adolescence, maintenant ? »
~HPDM~
« Crise d'adolescence. » répéta Harry, d'un ton outré, « N'importe quoi ! »
« A d'autre, Potter. » répliqua Draco, d'un ton moqueur, « Tu étais en pleine crise d'adolescence. Avec tes sautes d'humeurs… et tes hormones en ébullition chaque fois que tu croisais Chang. »
Harry allait répliquer vertement, mais il s'arrêta net, ses yeux s'écarquillant légèrement.
« Mes sautes d'humeurs… » répéta-t-il d'une voix blanche.
Draco fronça les sourcils. « Qu'est-ce qu'il t'arrive encore ? »
« Tu sais qu'à cause de ma cicatrice, mon esprit est lié à celui de Voldemort, n'est-ce pas ? »
«Quel est le rapport ? »
« Et bien ma cinquième était l'année où j'étais très, très souvent énervé, pas à cause de ma crise d'adolescence. » trouva Harry nécessaire de préciser, « Mais je pensais que c'était justement parce que j'étais lié à Voldemort et que son humeur m'affectait… »
« Et ce n'est pas le cas ? » demanda le blond, qui ne voyait pas du tout où Harry voulait en venir.
Le survivant secoua la tête. « Quand j'y repense, ce n'est pas logique, si cela avait été réellement dû à ce lien, j'aurais dû avoir des sautes d'humeurs bien avant, puisque j'ai toujours eu ce lien avec lui. Et même si on considère le fait que c'était parce qu'il n'était pas réellement humain à ce moment là… »
« Tu n'as pas eu de sautes d'humeurs cette année. » compléta Draco, se mordillant la lèvre inférieure, « A quoi ça serait dû alors selon toi ? »
« Je ne suis pas sûr… » répondit Harry, d'un ton hésitant, « Mais je crois que la première fois que cela s'est manifesté c'était le premier jour où je suis arrivé à Square Grimault… Juste après que tu te sois réveillé de ton EPC. Et je ne sais pas, je me suis dit qu'il y aurait peut-être un lien avec –»
Draco n'écouta pas la suite. Son esprit fonctionnait à vive allure, et il avait l'impression qu'il allait trouver quelque chose d'énorme à la fin de cette réflexion.
Severus avait parlé d'un 'fil' que, d'après Sirius, il ne devait pas couper durant l'EPC. L'étrange réaction de Potter et cet effet de vide qui avait frappé Draco en se réveillant après l'EPC.
Harry frôla alors le bras de Draco, et ce dernier put sentir la curiosité du brun.
Et là… ce fut le déclic.
« Merlin, Potter… » chuchota le blond, en écarquillant les yeux, « Je crois que je viens de comprendre quelque chose d'énorme. Et que Dumbledore n'a pas jugé nécessaire de dire à quelqu'un…»
Harry fronça les sourcils, « Ce ne serait pas nouveau… » marmonna-t-il. « Qu'est-ce qu'il nous a encore caché cette fois ? »
« Le sort que m'a jeté Severus à la fin de ma première année… Celui qui a causé tant de mal et de soucis à tous ceux de mon entourage qui étaient au courant… s'était déjà dissipé de lui-même depuis un bon bout de temps. »
~HPDM~
« Draco. »
L'interpellé sursauta et se retourna.
« Professeur Dumbledore. » salua-t-il, regardant à gauche et à droite pour s'assurer qu'il n'y avait personne aux alentours…
« Même si… » songea-t-il, avec dérisoire, « Il est peu probable que quelqu'un ait décidé de se promener près du lac, à cette période de l'année…»
« Il y a quelqu'un qui souhaiterait te voir. » annonça sombrement le directeur.
Le blond se figea, sentant son sang se glacer dans ses veines. Bien sûr il savait que son père viendrait, mais le savoir était une chose, le vivre en était une autre.
« Il est actuellement dans une salle inoccupée au troisième étage. » précisa Dumbledore, le pétillement habituellement présent dans ses yeux, s'étant éteint, tout en commençant à se rediriger vers le château.
Draco hocha la tête, d'un air crispé et suivit le directeur. Le chemin se déroulait en silence, Draco s'exhortant au calme et se forçant à ne pas céder à la panique. Arrivée au troisième étage, Dumbledore posa une main sur l'épaule de Draco, et la serrant doucement en signe de soutien. Son visage prit alors une expression hésitante comme s'il voulait demander quelque chose.
« Tu veux que je t'accompagne ? »
Draco secoua la tête, ne faisant pas confiance à sa voix. Il était vrai qu'il se serait senti beaucoup plus en sécurité avec Dumbledore à ses côtés mais son père ne devait absolument pas savoir que Draco était plus proche de Dumbledore que les autres élèves. Sinon cela risquerait de mal finir, très mal finir.
« Fais attention. » chuchota le directeur, en rebroussant chemin.
Draco hocha la tête. Et se dirigea lentement vers la porte que lui avait montrée le vieux sorcier. Draco s'arrêta alors net devant la porte de la salle en question, même sans les indications de Dumbledore, le blond était certain qu'il aurait pu trouver où se trouvait son père. Cette salle dégageait tant de magie qu'il n'aurait pas pu se tromper.
La magie dégageait une énorme pression et une sensation d'étouffement envahit Draco, mais il se força à respirer à rythme régulier pour se calmer, et finalement frappa à la porte.
Il sentit la magie de son père tournoyer, et il dû fermer fortement les yeux pour reprendre un semblant de contenance.
« Entre. » vint la voix glaciale de Lucius Malfoy à travers la porte.
TO BE CONTINUED !
~Scène Bonus n°3 ~
"BLACK DEGAGE DE LA CUISINE, TOUT DE SUITE !"
« Et puis quoi encore ? » grinça Sirius, « Comme si j'allais te laisser seul dans la cuisine, sans surveiller que tu ne mettes rien de suspect dans la nourriture ! »
« Si j'avais décidé de mettre quelque chose tu serais déjà mort, clébard stupide ! » répliqua Severus d'un ton agacé, en lui jetant un regard meurtrier.
« Dites… » commença Draco, qui était assis à la table de la cuisine.
Il soupira en se rendant compte qu'aucun des deux ne l'avaient entendu.
« Et tu crois que c'est un argument valable ? » cracha Sirius, « Je te signale que toi aussi tu fais pareil alors ce n'est que justice, bâtard graisseux paranoïaque. »
« Il faudrait être fou pour ne pas te surveiller. » se moqua Severus, « Après tout, tout le monde s'est que tu es un fou déséquilibré et stupide. »
« Dîtes… » retenta Draco, mais il fut une fois encore ignorer.
« Moi ? Fou ? » répéta Sirius d'un ton outré, « Ce n'est pas moi qui – »
« DITES ! » cria alors Draco, interrompant Sirius, en plein milieu de sa phrase.
« QUOI ? » firent les deux adultes en se tournant vers Draco.
« Je ne sais pas quel plat tu avais essayé de faire… » commenta le blond, d'un ton nonchalant, nullement impressionné, « Mais il est en train de brûler… »
Severus écarquilla les yeux et se tourna vers la cuisinière pour trouver une masse noire suspecte dégageant de la fumée nauséabonde. Il éteignit immédiatement le feu et fusilla Sirius du regard.
« C'est de ta faute, sac à puces inutile. » accusa-t-il, d'un ton meurtrier.
« De ma faute ? » répéta Sirius d'un ton moqueur, « Qui est celui qui a fait brûler le repas, ici ? Moi au moins mes plats ont l'air de quelque chose. »
« Bien sûr que c'est de ta faute si tu ne traînais pas dans mes pattes, je – »
Draco bailla, puis continua de regarder la scène d'un air indifférent – dont on pouvait percevoir une légère touche d'amusement. Peut-être qu'il devrait noter ces scènes… songea-t-il, d'un air absent.
Il entendit un impact contre le mur. « Oh, ils ont déjà sorti leur baguette. » nota-t-il mentalement, en observant les deux adultes se battre.
« Clébard stupide. » siffla Severus.
« Voyons, voir, qu'est-ce que ça donnerait si j'essayais de retranscrire la scène par écrit ? » se demanda Draco.
« Severus et Sirius se battent… »
Il jeta un sort de protection autour de lui, tandis qu'un rayon envoyé par Severus passa non loin de lui, pour finir son parcours sur un sachet de farine qui était sur la table de travail juste à côté de Sirius.
« … Sirius est recouvert de farine de la tête aux pieds… »
« Alors là Snape, tu vas me le payer ! » cria Sirius, en agitant rapidement sa baguette, « Tu aimes me traiter de clébard ? Alors regarde ce qu'il va te faire le clébard ! »
Soudainement des centaines de peluches représentants de grands chiens noirs se matérialisèrent et froncèrent vers Severus, qui trop surpris n'eut pas le temps de bouger.
« … et Severus se fait attaquer par des peluches. »
Draco soupira et se leva, fouillant dans l'un des tiroirs –là où les sorts ne risqueraient pas de toucher – et prit quelques biscuits avant de se diriger vers sa chambre.
Heureusement qu'il n'avait pas très faim, parce qu'il n'était pas prêt de manger tout de suite. Jetant un coup d'œil à la porte de sa chambre à travers laquelle on pouvait toujours entendre les cris de Sirius et Severus, Draco eut un sourire narquois et sortit un parchemin.
~Dans le bureau du directeur~
« Severus et Sirius se battent encore, Sirius est recouvert de farine de la tête aux pieds et Severus se fait attaquer par des peluches. »
Dumbledore posa le parchemin sur son bureau, ses yeux pétillants. Il caressa distraitement Fawkes tandis qu'il observait le message, un sourire amusé aux lèvres. « Ils ont l'air de bien s'amuser là-bas… »
~FIN de la Scène Bonus n°3~
Voilà ! J'espère que ça vous aura plu ! Je ne pourrais pas répondre aux reviews cette semaine, je vous prie de m'en excuser, et je vous remercie d'avoir pris la peine d'en envoyer !
See Ya !
