Oui, ça faisait un moment que je n'avais pas posté d'OS, en voici enfin un nouveau, j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture.
10 – Échange équivalent
Une silhouette aux contours incertains s'agitait dans l'obscurité d'une petite pièce humide, poussant de légers gémissements d'une voix rauque et enrouée. Le jeune homme tentait de se défaire de l'emprise de la chimère qui le tenait dans ses filets, au rythme des grincements des chaines qui tenaient contre le mur l'inconfortable planche de bois sur laquelle il était allongé. Manquant de tomber, il se réveilla en sursaut, à bout de souffle. Il laissa son regard se perdre dans les ténèbres qui l'entouraient ; un cauchemar. Son meilleur ami venait de mourir, assassiné dans une cabine téléphonique, et depuis son enterrement, Roy ne cessait de voir son cadavre, baignant dans son sang. Il poussa un profond soupir de lassitude ; s'il se rappelait parfaitement avoir été amené ici, il ne savait plus de quoi il était inculpé. L'avait-il au moins su ?
Allongé sur la planche de bois, il laissa un bras pendre, sa main trainant au sol. Il ne savait même pas quand aurait lieu son procès. Les yeux fixés sur le néant tout autour de lui, il se perdait dans ses réflexions. Il n'avait pas reçu une seule visite, aucun de ses amis n'était venu lui témoigner le moindre soutien. Avait-il seulement droit aux visites ? On ne lui avait rien dit à ce sujet. On ne lui avait rien dit tout simplement. Il avait été interpellé devant sa porte alors qu'il rentrait chez lui après une journée de travail comme une autre. Bien qu'étonné, il les avait suivis sans discuter ni chercher à comprendre, pensant que tout lui serait expliqué, mais il avait simplement été jeté dans cette cellule à peine sorti de la voiture. Il fronça les sourcils, soucieux de se rappeler le moindre détail concernant ceux qui l'avaient conduit ici. Seuls quelques bribes de souvenirs consentirent à refaire surface ; des uniformes bleus, un homme, une femme et une désagréable odeur de tabac froid qui émanait de l'un d'eux. Il ne voyait pas leur visage, mais il avait l'impression qu'ils ne lui étaient pas inconnus. Malgré ses efforts, il ne parvint pas à mettre de nom sur ces silhouettes, mais un étrange sentiment de malaise s'emparait de lui à chaque fois qu'il pensait à eux.
Ses souvenirs restaient flous ; avaient-il demandé les chefs d'accusation qui pesaient contre lui ? S'était-il débattu ? Ou avait-il passivement accepté son sort ? Il s'agissait sans doute d'un malentendu, une véritable enquête suffirait à le disculper, et il ne doutait pas que son équipe mettrait tout en œuvre pour le faire sortir. Son équipe. Pas un ne s'était donné la peine de se déplacer jusqu'au pénitencier pour lui assurer qu'ils étaient encore tous derrière lui. Ils ne pouvaient tout de même pas le croire coupable, n'avaient-ils donc pas confiance en lui ? Il se sentait perdu, abandonné, aussi vulnérable qu'un enfant dans cette pièce si sombre qu'elle lui donnait l'impression de n'être qu'un infini néant glacé. Il ne voyait même pas son propre corps. Enfermé depuis des jours, il se sentait sale, il lui semblait que ses mains étaient tâchées ; il sentait qu'une pellicule sèche recouvrait ses paumes, comme une épaisse couche de sang, comme une manifestation pour tous ses crimes, mais la faible lumière qui parvenait à se faufiler dans la cellule ne lui permettait pas de voir clairement de quoi elles étaient souillées.
Il fut rapidement prit de nausées. L'air avait l'odeur de la poudre et du sang, la pourriture et la mort lui paraissaient émaner de chacune des pierres du mur contre lequel son lit de fortune reposait. Elles l'enveloppaient au point de l'étouffer. Il lui semblait néanmoins qu'il les avait emmenées avec lui. Elles ne le quittaient plus depuis Ishbal. Ainsi enfermé à rester inactif, il s'empêtrait dans ses pensées, ruminant ses regrets et ses erreurs. Des images du génocide qu'il avait perpétré au nom d'une hiérarchie corrompue défilèrent devant ses yeux. Certes, il s'était promis d'atteindre le sommet de cette pyramide bancale, de changer les choses, mais aucune de ses actions ne ramènerait les malheureux perdus dans ses flammes. Quelle ironie ce serait pour les survivants Ishbals s'il atteignait son but. Il ne saurait dire combien de vies il avait prises et il éprouvait une certaine honte à n'avoir pas pu tous les regarder en face, dégouté par ses propres gestes. Il s'était insurgé contre ces ordres absurdes mais il avait continué la guerre, accroissant toujours le nombre de ses victimes. Aucun alcool n'avait jamais réussi à faire taire leurs cris. À présent, ils ne lui revenaient que plus ardemment, emplissant le silence de sa solitude. Ishbal. Cauchemar éveillé. Enfer sur Terre. Quelques soient ses intentions, il ne pouvait nier son implication. Le héros d'Ishbal, criminel de guerre porté aux nues.
Il avait voulu croire qu'il pourrait changer les choses ; sa culpabilité le rongeait tellement qu'il s'était interdit de tourner la page. Elle était le moteur de sa détermination, grâce à elle il avait entrepris l'ascension de la hiérarchie afin qu'un tel massacre ne se reproduise jamais. Son ami Maes était mort au nom de son bel idéal. Parce qu'il avait percé à jour le secret des projets du gouvernement, il était devenu un danger pour eux. S'il s'était contenté de vivre une vie tranquille, il serait très certainement toujours en vie, mais il avait fallu qu'il fasse des recherches de plus en plus approfondies. Tout ça pour permettre à un assassin de prendre du galon. Maes Hughes était mort par sa faute. D'une certaine manière, il l'avait lui-même assassiné. Quel genre d'homme prendrait le risque de mettre en péril la vie de son meilleur ami ?
Il prit une profonde inspiration pour chasser ces horribles pensées. La solitude ne lui réussissait pas. Il avait parfois l'impression que des murmures s'élevaient d'un coin ou d'un autre, mais ils s'évanouissaient dès lors qu'il s'approchait. Souvent, ils revenaient dès qu'il tournait le dos, lançant des accusations, comme des témoins de ses erreurs passées. Il avait néanmoins bien vite compris que ces voix ne provenaient d'aucun recoin de sa cellule, mais plutôt de son esprit tourmenté. Sa conscience l'accablait continuellement des reproches sur lesquels il s'était interdit de s'arrêter. Pour avancer, il s'était toujours refusé le droit de ressasser le passé, de s'apitoyer sur ses regrets, sans pour autant les oublier.
Il avait froid dans cette pièce humide, blotti contre le mur de pierres ; la planche inconfortable étant trop étroite pour lui permettre de s'en éloigner. Certes il pensait mériter ce sort mais il ne pouvait s'empêcher d'espérer sortir d'ici. Même s'il ne s'en sentait pas le droit, il ne voulait pas mourir ainsi sans avoir pu changer la moindre petite chose. Il était pourtant innocent, il en était certain, il pouvait donc encore espérer s'en sortir. La vérité éclaterait à son procès qu'il attendait impatiemment. Il saurait enfin de quoi il était accusé. Comment pouvait-il se défendre s'il l'ignorait ? Il ressentait un profond malaise à la pensée de ce crime dont on l'accusait. Il lui semblait qu'il l'avait su, qu'on le lui avait dit, mais ses souvenirs lui échappaient comme de l'eau entre les doigts de qui tenterait de l'emprisonner. Pourtant, il entendait encore la voix grave du juge trancher en sa défaveur. Il s'interrompit dans ses réflexions devant cette soudaine révélation ; son procès avait déjà eu lieu.
Il se revoyait à la barre des accusés, jugé par les regards méprisants fixés sur lui. Au milieu de la foule, il remarqua d'abord un petit brun à lunettes, et à ses côtés, un rouquin au ventre rebondi puis un homme plus âgé aux cheveux grisonnants. À côté d'eux se tenaient les deux soldats qu'il avait suivi jusqu'à sa cellule, parce qu'il leur faisait confiance, parce que jamais il n'aurait imaginé qu'ils le trahiraient ; un homme aux yeux bleus perçants, une cigarettes coincée derrière son oreille et une femme aux longs cheveux blonds retenus par une barrette, une profonde déception se lisant dans ses yeux caramels. Tous cinq avaient également cru en lui ; ils l'avaient aveuglément suivi pour le hisser jusqu'en haut. Il les avait trahis. Il s'était promis de protéger ses subordonnés, mais ils avait négligé Maes, parce qu'il avait travaillé dans son ombre sans rien lui révéler de ses agissements, parce qu'il était trop loin pour qu'il ne garde sa sécurité à l'esprit.
Son esprit engourdi semblait s'éveiller au fur et à mesure qu'il se rappelait les événements passés, et bientôt il serait capable de se remémorer de quoi on l'accusait. Il avait perdu toute notion du temps ainsi coupé du monde, sans repères autres que les repas qu'on consentait à lui donner, une fois par jour lui semblait-il.
Alors qu'il se perdait dans ses pensées, la porte s'ouvrit brutalement. Roy tourna la tête, pensant voir un jeune officier portant un plateau, mais à sa grande surprise, ce fut Jean Havoc qui apparut dans l'encadrement de la porte. Surpris, il se redressa pour aller à la rencontre de son ami. Toutefois, à peine s'était-il levé que le sous-lieutenant le saisit par les bras pour lui lier les poignets. Roy tenta de se débattre, de demander pourquoi on le menottait, mais seule une poigne ferme s'emparant de son bras lui répondit. On le poussa sans ménagement, l'obligeant à avancer le long du couloir sombre. Quelques lampes disposées ça et là éclairaient suffisamment pour se repérer, mais la seule véritable source de lumière se trouvait à l'extrémité de ce long corridor où une aveuglante lumière blanche éclatait par la porte ouverte. Une légère brise s'engouffrait pour venir lui caresser le visage et danser dans ses cheveux, cruelle provocation que la manifestation de liberté de cet élément insaisissable alors qu'il avançait vers son destin, fermement retenu par ses geôliers, le cœur alourdi par la culpabilité.
L'ouverture qui lui semblait pourtant si loin à peine quelques secondes plus tôt se rapprochait inexorablement, comme si le couloir se rétrécissait pour précipiter sa perte. Elle fut rapidement à portée, et c'est aveuglé par tant de clarté qu'il la franchit. Il ferma immédiatement ses yeux trop longtemps restés à contempler les ténèbres tant il fut éblouit par l'éclatant soleil venu célébrer son exécution. Il les rouvrit lentement sur la cour vide qui s'étendait devant lui ; personne n'avait pris la peine de se déplacer pour un criminel.
Il s'avança, la tête baissée, accablé par ses propres reproches. Le souvenir des pleurs d'une enfant privée de son père ne le quittait pas. Arrivé devant le mur blanc tacheté de minuscules perles rouges qui brillaient au soleil, son ancien subordonné l'obligea brutalement à se retourner. Il n'opposa aucune résistance.
C'est alors qu'il la vit. Son plus fidèle soutien, son bras droit. Debout, un fusil à l'épaule, le lieutenant Hawkeye se tenait devant lui, droite, le visage froid et impassible, rien ne transparaissait dans ses yeux caramels qui le fixaient avec indifférence. Il reteint son souffle tant il était surpris de la trouver là, ainsi armée. Il ouvrit la bouche, refusant de croire qu'elle tenait volontiers l'arme qui devait servir à le faire passer de vie à trépas, mais à peine prononça-t-il un mot qu'elle le fit taire avec autorité. Elle ne semblait nullement troublée par la tâche qu'elle devait accomplir. Il baissa la tête, vaincu ; il lui avait lui-même demandé de l'abattre s'il s'écartait du droit chemin. Elle ne faisait qu'obéir.
La porte s'ouvrit de nouveau ; les spectateurs arrivaient. Il vit avec effroi l'entrée de trois de ses amis, Heymans Breda en tête, suivit de Kain Fuery puis de Vato Falman qui fermait la marche. Ses subordonnés se placèrent devant lui aux côtés des autres sans le quitter des yeux, attendant simplement qu'il rende son dernier souffle. Ils venaient reprendre leur liberté. À droite de Liza, Jean Havoc prit la parole:
« Colonel Roy Mustang, vous êtes condamné à mort pour votre responsabilité dans l'assassinat du général de brigade Maes Hughes. »
Sans lui laisser le temps d'assimiler la nouvelle, Breda enchaina immédiatement, rapidement suivi de Fuery et Falman.
« Vous êtes condamné pour votre participation au génocide Ishbal.
-Pour avoir donné de faux espoirs à ceux qui ont cru en vous alors que vous étiez incapable d'atteindre votre but.
-Pour nous avoir utilisés et pour avoir bridé nos rêves pour réaliser les vôtres.
-Pour avoir trahi l'alchimie et votre maître, ajouta son lieutenant, aussi imperturbable que les autres. »
L'alchimiste resta coi tant il s'attendait peu à ces déclarations. S'il se considérait coupable de la mort de son ami, jamais il n'avait pensé que son implication, si minime soit-elle, pourrait être ainsi reconnue. Parce que Maes avait œuvré dans le but de faciliter son ascension, il avait été tué par sa faute, mais il n'avait pas seulement pris sa vie. Il en avait volé de nombreuses autres. Non pas à Ishbal, mais bien alors qu'il n'aspirait qu'à offrir un meilleur futur à son pays. Il avait volé les vies de tous ceux qui avaient renoncé à leurs rêves pour le suivre. Ils auraient pu faire tellement d'autres choses. Il leur avait tout pris pour assurer son propre avenir, et après tant de sacrifices, ils n'avaient reçu que de faux espoirs en contrepartie. Il poussa un profond soupir ; il était également responsable, dans une certaine mesure, de la mort de la fille de son maître. Pas d'une mort physique, mais il était à l'origine de l'important changement moral qu'elle s'était imposée. Pour lui, une douce et innocente jeune fille avait laissé la place à ce soldat froid et insensible qu'il avait devant lui.
Il avait trop profondément marqué les vies de ceux qu'il avait rencontré, allant jusqu'à gâcher celle de ceux qui avaient compté sur lui. Il leur avait fait miroiter un monde utopique dans lequel il saurait protéger ses subordonnés, mais il avait échoué. Il n'était pas capable de gravir les échelons seul, sans Maes, il n'aurait jamais pu s'élever à ce point.
De nouveau, les pleurs d'une petite fille inconsolable s'élevèrent pour emplir la cour. De sa petite voix tremblante et étranglée, elle demandait à ce qu'on laisse son père s'en aller. Roy ferma les yeux un instant, pensant échapper à ses souvenirs, mais il la revit alors, accrochée désespérément à son pantalon en hurlant sous les regards accusateurs de l'assemblée qui le jugeait à voix basse.
« Rends moi mon papa! Pourquoi tu l'as mis dans la boite ? »
La gorge du jeune homme se serra à ce souvenir ; même Elycia le considérait coupable de la mort de son père. Il voyait encore les regards emplis de mépris glisser sur lui. Il n'avait su quoi répondre à cette enfant. Il ne s'était pas même senti digne de s'excuser ; ses regrets ne ramèneraient jamais son ami. Il déglutit difficilement, il devait à tout prix arriver au sommet en son honneur mais à présent qu'il était condamné à mort, il ne pourrait jamais lui rendre justice.
Il réouvrit les yeux sur ses subordonnés, à moins de deux mètres de lui, pour constater que Liza levait lentement son fusil. Elle prit le temps de le placer correctement, allongeant le supplice du condamné. Pour tout ce qu'il leur avait enlevé, pour tous les faux espoirs qu'il leur avait donné, c'était à eux de prendre sa vie.
Échange équivalent.
[Fin alternative]
Roy se réveilla en sursaut alors que la balle l'atteignait en plein cœur. Il passa une main moite sur son visage trempé de sueur, peinant à reprendre son souffle. Un cauchemar, ce n'était rien d'autre qu'un cauchemar. Tout lui avait pourtant paru si réel, comme si c'était dans l'ordre des choses qu'il paie pour ce qu'il avait pris à ses subordonnés. Il secoua la tête de gauche à droite ; il était idiot de penser ainsi, aucun d'eux ne lui reprochait quoi que ce soit, alors pourquoi se tourmentait-il de la sorte ? Il inspira profondément pour reprendre son calme et ralentir les battements affolés de son cœur. Il n'avait pas lui-même pressé la détente de l'arme qui lui avait pris son ami, il était si loin de lui au moment où cela c'était produit ; qu'aurait-il pu faire ? Certes il s'en voulait, mais il ne doutait pas d'avoir un jour l'occasion de le venger.
Il tourna la tête vers la forme allongée à ses côtés, elle paraissait si paisible, loin de se douter des troubles qui traversaient son amant. Comme un enfant en quête de réconfort il se rallongea derrière elle, l'enserrant de ses bras, le visage enfoui dans ses longs cheveux dorés. Tandis qu'il s'enivrait de son parfum, il se sermonna d'avoir penser qu'elle pourrait si volontiers tourner une arme contre lui. Certes, elle lui avait promis de l'abattre si toutefois il s'écartait du droit chemin, mais il ne pouvait pas croire qu'elle le ferait de bon cœur. Il avait besoin d'être rassuré aussi espérait-il presque qu'elle se réveille pour le prendre dans ses bras. Toutefois, il se contenta de caresser tendrement la main qui dépassait des couvertures tout en déposant de légers baisers sur son épaule ; il avait seulement besoin de la sentir contre lui.
Alors qu'il s'évertuait à calmer son agitation, un faible gémissement se fit entendre. Sans ouvrir les yeux, la jeune femme se retourna pour se blottir contre lui, la tête contre son torse. Alertée par son rythme cardiaque soutenu, Liza leva vers lui ses yeux caramels marmonnant un vague « qu'est-ce qu'il y a ? » auquel il répondit par un simple baiser sur le front. Comme il gardait le silence, elle s'écarta légèrement, se relevant sur un coude pour soutenir son regard sombre.
« Juste un cauchemar, murmura-t-il plus pour s'en convaincre lui-même. »
Oui, ce n'était rien d'autre qu'un mauvais rêve, inutile de s'y attarder. Si sa culpabilité le rongeait, il savait que jamais ses proches ne verrait les choses ainsi, qu'ils le suivaient de leur plein gré et qu'ils ne regrettaient rien. Tout en lui assurant que ce n'était rien, il se pencha vers elle pour déposer un rapide baiser sur ses lèvres. Toutefois, après un tel songe, il ne parviendrait pas à se redormir, en revanche, il avait réellement besoin de réconfort. Plutôt que de se recoucher pour tenter de retrouver le sommeil, il resta donc à quelques centimètres du visage de sa compagne, une main suggestive posée sur sa hanche ; puisqu'ils étaient réveillés, pourquoi ne pas en profiter ?
Il a été écrit pour un concours sur le thème rêve/cauchemars et s'arrêtait à la base ) la phrase "Échange équivalent", mais j'avais envie de rajouter la scène du réveil, même si elle sert plus ou moins à rien.
N'oubliez pas mon p'tit commentaire, et si vous êtes sage, vous aurez peut-être un autre OS le mois prochain^^
Merci d'avoir lu.
