Harry Potter et la mémoire du dragon

Rating : M

Pairing : HPDM (progressif)

Disclaimer : Les personnages, les lieux ne sont pas à moi... et pourtant c'était pas faute d'essayer de convaincre J.K Rowling de me les laisser...

Note : les noms des lieux et de certains personnages sont dans leurs versions originales... désolée pour ceux que ça gêne... mais je trouve absolument horrible les noms comme Rogue... ou Drago.

Note 2 : J'essaye un maximum d'être cohérente avec les livres (d'ailleurs pour l es dialogues et quelques descriptions je dois avoir le bouquin à côté pour ne pas déformer certaines choses), mais je vous prie de m'excuser d'avances si je ne l'étais pas ! (même si je pense être d'un niveau acceptable de ce niveau là )...

#Petit rappel

- Pansy voit Cédric tous les soirs dans ses rêves, et les considère maintenant comme des 'rencard' avec lui.

- Harry et Draco partagent un lien du Phénix, ce qui permet à Harry d'entendre les pensées de Draco et à Draco de sentir les émotions d'Harry

- Durant les vacances d'été, après l'EPC de Draco, Severus avait confisqué le Prongs' Snitch de Draco avant qu'il ne soit pas stressé par les actions de d'Harry.

Résumé du chapitre précédent : Alors qu'il se dirigeait vers la bibliothèque Draco surprend une fille qui faisait partie de l'AD allait cafeté à Ombrage. Dans le 'présent', Draco est blessé parce qu'il avait senti de la pitié et du dégoût venant d'Harry.

Enjoy !


LIVRE CINQUIEME : Draco Malfoy and the Order of the Phoenix

Chapitre 89 : Fausse chasse & bureau de Dumbledore

Draco resta silencieux pendant un long moment, s'éloignant de la porte du bureau d'Ombrage et se dirigeant vers la bibliothèque, rien dans son expression n'aurait pu laisser penser qu'il venait juste d'écouter aux portes du bureau de la Grande Inquisitrice ou que son esprit était actuellement en train de fonctionner à vive allure. Envisageant des dizaines de possibilités les unes à la suite des autres.

Ombrage allait très certainement agir ce soir, préférant prendre l'AD la main dans le sac, plutôt que de lancer des accusations dans l'air. Draco regarda sa montre. La réunion de l'AD était dans exactement deux heures ce qui lui laissait une légère marge d'action…

Mais que pouvait-il faire ? Prévenir Hermione et lui dire d'annuler la réunion pour ce soir ? Draco secoua la tête, non ce n'était pas la bonne solution, après tout maintenant qu'Ombrage était au courant, il n'y avait pas moyen qu'elle laisse tomber l'affaire même s'il s'était révélé que l'information était fausse.

Devait-il ne pas intervenir du tout alors ? Encore une fois, Draco abandonna vite cette idée. Si Ombrage parvenait à attraper l'intégralité de l'AD, le blond était certain qu'elle ne leur ferait pas de cadeaux. Pas qu'il se préoccupait du bien être de ces abrutis, absolument pas. Non en fait il n'y avait qu'une seule personne pour qui, il s'inquiétait vraiment, et c'était Hermione, (Potter ne comptait pas vu que c'était simplement par nécessité qu'il devait s'assurer de sa sécurité).

Non le mieux à faire était d'essayer de limiter les dégâts au maximum. Il devait faire en sorte que le petit club de Potter parvienne à s'échapper suffisamment tôt pour ne pas se faire attraper par Ombrage, mais assez tard pour que certain n'y parvienne pas. La question était, comment ? Il ne pouvait tout simplement pas se rendre à la Salle du Demande, ouvrir la porte et leur annoncé d'un ton bienveillant qu'Ombrage n'allait pas tarder à arriver, n'est-ce pas ? Premièrement il n'était pas sûr de pouvoir terminer sa phrase sans devoir éviter une bonne vingtaine de sorts fusant dans sa direction, deuxièmement même si ce n'était pas le cas, personne, à part Hermione, ne le croirait de toute façon et troisièmement il n'allait certainement pas parlé d'un ton bienveillant à l'égard de Potter et son petit club de pacotille.

Draco continuait à s'avancer vers la bibliothèque quand soudainement il s'arrêta. Un petit sourire fleurit sur ses lèvres tandis que l'illumination lui vint. Mais bien sûr ! Qui avait à la fois la confiance de Potter et ne discutait pas quand Draco lui demandait quelque chose ? Qui pourrait potentiellement connaître la situation sans paraître suspect ? Et qui avait une excellente excuse pour ne pas avoir pu les prévenir plutôt ?!

Le blond fit volte-face et revint sur ses pas, courant presque jusqu'à sa salle commune. Une fois arrivée à destination, le Prince des Slytherin ignora tout le monde et gravit deux par deux les marches qui le menaient à son dortoir.

« Dobby ! » appela alors immédiatement Draco.

Il cacha un sourire satisfait en entendant à peine quelques secondes plus tard le Pop caractéristique de l'arrivée d'un elfe de maison. Les yeux déjà énormes de Dobby s'élargirent encore plus de joie lorsqu'il reconnut la personne qui l'avait appelé.

« Maitre Draco ! » couina-t-il, « Dobby est si heureux de voir Maître Draco ! »

Draco sourit, « Moi aussi, Dobby. »

« Que désire Maître Draco ? » demanda l'elfe de maison avec enthousiasme, sautillant presque partout, « Dobby fera tout ce que Maître Draco voudra ! »

« C'est au sujet de Potter… » commença le blond, ignorant la façon dont les yeux de Dobby s'illuminèrent à la mention du Survivant, « Ombrage est au courant pour l'AD et elle va sûrement essayer de les prendre la main dans le sac ce soir. »

Cette fois c'était de l'horreur que l'on pouvait lire dans les yeux de l'elfe. « Mais c'est horrible ! Dobby doit… Dobby doit prévenir Harry Potter ! »

« Tu le feras. » le rassura Draco, « Mais pas tout de suite, d'accord ? Si tu le fais tout de suite, tu risques de causer encore plus d'ennuis à Potter... alors tu vas faire exactement ce que je te dis, d'accord ? »

Dobby hocha véhément la tête, écoutant attentivement les instructions que Draco lui donnait. Quelques instants plus tard, l'elfe hocha encore une fois la tête, d'un air déterminé, « Maître Draco peut compter sur Dobby ! Dobby va faire de son mieux pour sauver Harry Potter ! »

Et il disparut en un pop bruyant. Le blond poussa un soupir de soulagement, malgré les excentricités et les méthodes assez peu orthodoxes de son ancien elfe de maison, Draco lui faisait entièrement confiance et était certain que Dobby parviendrait à réaliser sa tâche sans problème…

Il descendit dans la salle commune où Pansy, Blaise et Théo le regardaient avec curiosité. Ils avaient tous les trois remarqués la façon dont Draco était rentré – alors qu'il était supposé se rendre à la bibliothèque – et s'était précipité dans son dortoir.

Draco allait foncer hors de la salle commune, dans la firme intention d'aller voir Ombrage et lui proposer subtilement son aide. Il était à mi-chemin dehors, quand soudainement il s'arrêta, fit demi-tour et observa durant un court instant le trio, semblant considérer quelque chose…

« Qu'est-ce qui t'arrives ? » demanda Blaise, d'un ton curieux, « Tu as fait une mauvaise rencontre ou quoi ? »

Draco secoua la tête, puis un petit sourire en coin prit place sur ses lèvres tandis qu'une lueur calculatrice s'allumait dans ses yeux. « ça vous dit de partir à la chasse aux Gryffins ? »

~HPDM~

« Je n'ai pas pitié de toi ! » répliqua Harry.

« Menteur ! » accusa Draco, essayant toujours en vain de faire lâcher prise au brun, « Tu sembles oublier que je peux sentir tes émotions Potter ! »

Le Gryffindor plissa les yeux, « Pourquoi est-ce que j'aurais pitié de toi ? »

« Parce que je suis pathétique. » grinça le blond, entre ses dents, serrant violemment les poings « Parce que malgré tout ce qu'il a fait une partie de moi cherche toujours sa reconnaissance. Cette partie de moi te fait pitié et te dégoûte en même temps… Après tout, toute personne cherchant désespérément la fierté de Lucius Malfoy ne peut que te dégoûter, cette espèce de pourriture de l'espèce humaine, n'est-ce pas ? Mais en même temps tu es Harry Potter, le putain de Gryffindor par excellence, Saint Potter, évidemment que tu ne peux t'empêcher de te sentir triste pour moi, en colère contre Lucius et tu – »

Il s'interrompit net, en voyant Harry s'approcher encore plus de lui, son visage n'était plus qu'à quelques centimètres du sien, ses bras l'entourant maladroitement comme pour l'empêcher de reculer ou dans une tentative de câlin, Draco n'était pas vraiment sûr… Mais il se tendit imperceptiblement….

Puis soudainement Harry recula légèrement la tête et l'avança, cognant sa tête contre celle de Draco dans un bruit sourd, qui les fit grimacer tous les deux de douleurs.

« Mais t'es malade ! » siffla le blond, en se tenant douloureusement la tête.

De son côté Harry avait également une expression de douleur sur le visage et son front commençait à devenir rouge, mais il esquissa tout de même une grimace satisfaite. « Draco Malfoy, ton intelligence frise le génie, mais il y a des fois où tu es horriblement stupide. » décréta-t-il, en levant les yeux au ciel. « En outre je te conseillerais d'essayer d'arrêter de faire des déductions à partir de mes émotions, puisque tu arrives à la mauvaise conclusion au moins une fois sur deux ! »

Draco se contenta de conserver une expression butée, évitant de regarder le brun dans les yeux pour le moment. Il inspira profondément pour se calmer puis plongea finalement dans le regard du Gryffindor, étudiant son expression.

« Tu n'avais pas pitié de moi…. » décréta alors lentement Draco, comme s'il n'arrivait pas vraiment à y croire.

Franchement il détestait ces moments où il n'arrivait pas à comprendre la situation… ou plutôt, qu'il n'arrivait pas à comprendre Harry. Ce fichu Gryffindor était un foutu livre ouvert avec ses émotions et ses pensées alors pourquoi avait-il autant de mal à le comprendre ? C'était complètement insensé.

« Et le dégoût non plus. » confirma Harry, d'un ton irrité, signe qu'il avait essayé –et échoué – d'être patient, comme s'il était en train de parler à un gamin particulièrement stupide, « Alors maintenant, Draco Malfoy, enregistre ça bien dans un coin de ta petite tête, sauf si tu me donnes une raison valable d'être dégoûté par toi, je ne le serai pas ! Et avant que tu n'y penses, non le fait que tu cherches la reconnaissance de ton père, n'est pas une raison valable. Je suis juste dégoûté par ton père par son traitement envers toi… et j'ai pitié de lui, parce qu'il n'a pas su voir à quel point tu étais un fils formidable. »

Et là Draco lui offrit un petit sourire peiné, « C'est ce que tu penses pour l'instant Potter… parce que tu ne sais pas… du moins pas encore. »

Harry fronça les sourcils, « Je ne sais pas quoi ? »

Le blond secoua la tête, il s'approcha alors du brun déposa un léger baiser sur ses lèvres – rien d'exceptionnel juste un effleurement – et se recula. « Merci… » souffla-t-il, tellement bas, qu'Harry n'était pas sûr de l'avoir vraiment entendu.

Puis Draco tourna son regard vers les souvenirs, comme si rien ne s'était passé. Harry ne pouvait que le regarder impuissant, il savait que c'était inutile de forcer le blond à en parler, cela ne ferait que le renfermer sur lui-même… mais en même temps il sentait cette étrange boule se former dans sa gorge, cette étrange sentiment de malaise… Qu'est-ce que le blond lui cachait ?

~HPDM~

Draco observa du coin de l'œil la projection tandis qu'il se dirigeait – avec ce qui pourrait s'apparenter à de l'enthousiasme d'un point de vue extérieur – vers la Salle sur Demande. Devant lui, Ombrage semblait presque trépigner sur place d'impatience.

« Tu es sûr de connaître cette fameuse salle, n'est-ce pas jeune Malfoy ? » demanda-t-elle, pour la énième fois.

Draco retint la grimace d'irritation qui menaçait de s'échapper de ses lèvres, dû à la voix beaucoup trop aiguë d'Ombrage, à la place il offrit un sourire confiant, « J'ai entendu parler de cette salle par mon père, Grande Inquisitrice. »

« Lucius Malfoy, n'est-ce pas ? » murmura Ombrage, d'un ton songeur, « Il est d'une grande aide pour le Ministère, tu lui passeras le bonjour. »

« Bien sûr, Grande Inquisitrice, mon père m'a vanté vos exploits et m'a demandé de vous faire part du fait qu'il vous soutient pleinement dans votre régulation de Hogwarts. » minauda le blond.

« Merveilleux ! » s'exclama Ombrage en tapant des mains, comme une enfant fière de recevoir des compliments. « Tes efforts seront récompensés. »

« Je vous remercie de votre générosité. » répondit poliment le Prince des Slytherin, en inclinant légèrement la tête, plus pour dissimuler son dégoût qu'autre chose.

Il se demandait vraiment comment cette personne avait réussi à obtenir un si haut poste au ministère ! Après tout, ses actions étaient loin d'être stratégiques, ou si elles l'étaient, Ombrage avait dû ne pas penser plus loin que le futur immédiat.

Draco jeta un coup d'œil en biais à la projection et retint un rictus satisfait en voyant que Dobby venait d'arriver à Salle sur Demande.

« Harry Potter, monsieur… » couina l'elfe, tremblant de la tête aux pieds, « Harry Potter, monsieur… Dobby est venu vous avertir… Mais on a ordonné aux elfes de maison de ne rien dire… »

Puis Dobby se précipita vers le mur tête la première. Potter voulut le rattraper mais Dobby rebondit simplement contre le mur, le choc absorbé par sa pile de huit chapeaux superposés. Là, Draco fronça les sourcils. L'elfe de maison ne jouait pas la comédie, quelqu'un lui avait vraiment ordonné de ne rien dire. Et il n'avait même pas besoin de réfléchir pour savoir qui avait pu faire une telle chose.

« Qu'est-ce qui se passe Dobby ? » demanda Potter.

« Harry Potter… elle…elle… »

La confusion se dessinait tout d'abord sur le visage de Potter, avant d'être remplacée quelques instants plus tard par l'horreur et la compréhension.

« Qui ça elle ? » demanda-t-il, d'une voix résignée, connaissant parfaitement la réponse. « Ombrage ? »

Dobby acquiesça d'un signe de tête puis essaya de se cogner le front contre les genoux de Potter. Draco sentit un nouvel élan de haine contre Ombrage l'envahir, tandis qu'il regardait la scène.

« Et alors, Dobby ? » enchaîna Potter, « Dis-moi, elle n'a quand même pas découvert ce qui se passe ici ? Elle n'a pas découvert l'A.D ? »

Potter dut lire la réponse dans les agissements de l'elfe de maison qui essayait encore une fois de se blesser, car il demanda « Elle arrive ? »

« Oui, Harry Potter, oui ! »

Potter se redressa et regarda les autres. Ils étaient tous immobiles, regardant comme des idiots Dobby, n'ayant manifestement pas encore saisi les conséquences de ce que l'elfe venait de dire. En fait, seul Potter semblait être capable de réagir à ce moment même.

« QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ? » s'écria-t-il, « FILEZ ! »

Ils se précipitèrent tous en même temps vers la sortie et formèrent devant la porte une véritable mêlée d'où certains parvinrent à émerger pour se ruer dans le couloir. Draco pouvait les entendre courir à toutes jambes. Il se demandait vaguement s'ils allaient avoir assez de bon sens pour ne pas filer directement dans leur dortoir mais simplement s'arrêter quelque part – assez loin pour que cela ne paraisse pas suspect – pour reprendre leur souffle et agir comme si de rien n'était.

« Harry, viens vite ! » cria Hermione, quelque part au milieu de la foule.

Draco retint son souffle, ils n'étaient plus très loin de la Salle sur Demande à présent, et Potter n'était toujours pas sorti ! Qu'est-ce que cet abruti fichait ?!

Potter loin de suivre l'ordre d'Hermione, se tourna plutôt vers Dobby, qui essayait toujours de s'infliger de cruelles blessures, le saisit et courut se joindre aux autres en portant l'elfe dans ses bras.

« Dobby, c'est un ordre : va tout de suite retrouver les autres elfes dans la cuisine. Si elle te demande si tu m'as prévenu, n'hésite pas à mentir et réponds-lui que non ! » ordonna Potter, « Et je t'interdis de te faire du mal ! »

Potter lâcha Dobby, étant le dernier à atteindre la porte, il la claqua derrière lui. « Merci Harry Potter. » couina Dobby, avant de disparaître en un pop.

Draco poussa un discret soupir de soulagement, au moins Dobby ne se ferait pas punir pour ça… Il n'était pas sûr de pouvoir résister à la tentation de mettre quelque chose dans le verre d'Ombrage, si elle avait osé blesser Dobby en guise de punition.

« On est juste à côté, professeur. » informa Draco, d'une voix enfantine et joyeuse.

« Merveilleux ! » trépigna Ombrage, en se frottant les mains comme si elle venait de recevoir un énorme cadeau et ne pouvait atteindre avant de l'ouvrir.

Draco hocha la tête, vérifiant que Potter avait bien commencé à s'éloigner de cette fichue salle. Il écarquilla les yeux, en entendant soudainement l'écho de bruits de pas à ses oreilles. Beaucoup de bruits de pas précipités.

«Merlin tout puissant. » jura intérieurement Draco, « Aucun d'entre eux n'avait-il donc la présence d'esprit de jeter un sort de silence pour masquer leur pas ?! Mais quelle bande d'abrutis ! »

« Quelqu'un a dû les avertir… » remarqua Ombrage, avec colère, elle se tourna alors vers Draco et ses amis, « Rattrapez-les coûte que coûte, je veux au moins en attraper un. Vous êtes autorisés à utiliser tous les moyens nécessaires ! »

Draco hocha vivement la tête, il courut alors vers la Salle sur Demande, prenant de l'avance sur Ombrage, qui clairement avait des difficultés à faire un quelconque effort physique. Il tourna à droite à l'intersection après avoir eu le temps de remarquer l'air menaçant d'Ombrage. Elle avait sa baguette sortie, et quelque chose disait à Draco, que si jamais elle parvenait à trouver un membre de l'AD elle n'hésiterait pas à utiliser la magie noire pour être sûre de l'attraper.

Et évidemment il avait fallu que la malchance légendaire de Potter montre le bout de son nez. De tous les fichus chemins que Potter aurait pu prendre pour se mettre à l'abri, il avait fallu qu'il choisisse exactement celui de Draco – et par extension Ombrage. Draco retint un nouveau juron. Si ces calculs étaient exacts en vue de l'allure de Potter, il n'aurait pas le temps d'atteindre les toilettes – ce qui très certainement devait être sa destination – avant de tomber sur Ombrage.

Draco n'était pas assez naïf pour penser qu'Ombrage utiliserait un sort inoffensif pour empêcher Potter de s'enfuir… Il ne pouvait donc tout simplement pas faire comme si, il ne l'avait pas vu et le laisser continuer dans cette direction. Le prévenir n'était pas une solution non plus… Il ne restait donc qu'une seule possibilité.

Soupirant, Draco accéléra et quand il jugea que la distance entre lui et Potter était assez faible, il se dissimula derrière un énorme vase en forme de dragon.

Ses calculs se révélèrent effectivement juste, parce qu'à peine quelques secondes plus tard il vit Potter courir devant lui sans le voir. Sans une once de regret ou de culpabilité, Draco sortit sa baguette et jeta le Maléfice du Croche-Pied. Potter s'étala en beauté sur le sol.

Draco émit alors un ricanement mauvais et s'approcha de Potter, « Maléfice du Croche-Pied, Potter ! » lança-t-il, d'un air satisfait, puis entendant les bruits de pas d'Ombrage, il cria, « Hé, professeur… PROFESSEUR ! J'en ai un ! »

Ombrage surgit au bout du couloir, complètement essoufflée mais avec un sourire ravi qui lui donnait l'expression d'un crapaud venant juste de voir une mouche voler juste devant ses yeux. Là encore Draco dut retenir le dégoût et l'aversion qui menaçait d'apparaître sur son visage.

« C'est lui ! » jubila Ombrage, en voyant Potter par terre, « Excellent, Draco, excellent ! Oh c'est vraiment très bien, cinquante points pour Slytherin ! Je m'en occupe, maintenant… Debout, Potter ! »

Potter se releva en leur jetant à tous les deux un regard noir et Draco esquissa un rictus satisfait.

« Voyez si vous pouvez encore en attraper, Draco… » ordonna Ombrage, « Demandez aux autres d'aller faire un tour à la bibliothèque, qu'ils repèrent ceux qui sont essoufflés, vérifiez aussi les toilettes, Miss Parkinson s'occupera de celles des filles. Allez-y. »

Draco obéit et s'éloigna, mais il garda tout de même un œil sur la projection, prêt à intervenir en cas de besoin.

« Quant à vous, Potter… Vous allez venir avec moi dans le bureau du directeur. »

Draco poussa un soupir de soulagement tandis qu'il continuait à avancer comme si de rien n'était. Il avait envisagé qu'Ombrage décide d'emmener Potter dans son bureau pour le punir elle-même, mais il semblerait que finalement le besoin d'aller demander des comptes à Dumbledore était plus fort qu'elle. Merlin merci la stupidité de cette femme qui pensait être capable de battre Dumbledore.

Draco n'eut pas de mal à repérer Pansy quelques mètres plus loin, adossée contre un mur. Elle n'avait pas l'air exténué du tout et semblait tout simplement attendre quelque chose. Quand elle le vit arriver, elle se redressa du mur et épousseta sa robe d'un geste nonchalant.

« La fausse chasse aux Gryffindors est terminée ? » demanda-t-elle, d'un ton profondément ennuyé.

Le blond esquissa un réel sourire cette fois et hocha la tête, « On est sensé aller vérifier la bibliothèque et les toilettes… Il est simplement regrettable que personne n'ait attiré notre attention. »

« Regrettable, en effet. » répéta Pansy, d'un ton moqueur, puis son visage prit une expression songeuse, « Est-ce que toute cette histoire concerne encore Potter ? »

Draco se tendit, la regardant d'un air qu'il voulait nonchalant, « Qu'est-ce qui te fait dire ça ? »

« Même si je n'ai pas été totalement présente ces derniers temps, je ne suis pas aveugle… » se contenta de répondre Pansy, en haussant les épaules, «… et je te connais. »

Le blond retint sa première réaction qui aurait été de faire remarquer cela n'était en rien une réponse et qu'elle était priée de développer, mais à la place il se contenta de répondre « Oui… ça concerne encore Potter. »

Pansy hocha la tête, avant lui faire un signe de la main, « Il est temps pour moi de rentrer… j'ai un 'rencard' ce soir… »

Draco eut un petit sourire, « Pas sûr que ton petit ami apprécie le fait que tu sois partie à la chasse aux Gryffins… »

Pour toute réponse, Pansy se contenta de lui faire un geste obscène de la main qui n'était certainement pas digne de son rang et s'éloigna en direction du dortoir.

Draco la regarda s'éloigner, en sentant une légère inquiétude émerger en lui. Pansy continuait à rêver de Diggory tous les soirs, et il n'était toujours pas parvenu à savoir si c'était vraiment lui ou le résultat d'un sort. Pourtant Draco ne sentait aucune magie étrange émanant d'elle, si elle avait été atteint par un sort, il aurait dû être capable de le sentir, n'est-ce pas ?

Son attention fut cependant reportée vers la projection à l'arrivée de Potter dans le bureau de Dumbledore.

La pièce était remplie de visiteurs. Assis derrière son bureau, Dumbledore paraissait serein, ses doigts joints devant lui. Mais Draco pouvait voir à son léger froncement de sourcil, que le directeur était légèrement contrarié par la tournure des choses. McGonagall se tenait debout à côté de lui, raide et le visage extrêmement tendu. Près de la cheminée, Fudge, se balançait d'avant en arrière apparemment ravi de la situation. Deux aurors se tenaient de chaque côté de la porte et non loin d'eux se tenait Percy Weasley avec une plume et un gros rouleau de parchemin dans la main.

« Eh bien, eh bien… » commenta Fudge avec une bien trop grande satisfaction.

Draco leva les yeux au ciel et dire qu'il y avait trois ans, Fudge était en train d'essayer de lécher les bottes de Potter…

« Il essayait de revenir dans la tour de Gryffindor. » dit Ombrage.

Draco leva encore une fois les yeux au ciel, d'exaspération. Si ce stupide crapaud qui leur servait accessoirement de professeur avait prêté un peu plus attention à la géographie du château elle aurait remarqué que Potter allait dans la direction opposée de la tour.

« C'est le jeune Malfoy qui l'a coincé. »

« Ah oui, vraiment ? » dit Fudge d'un air appréciateur, « Il faudra que je pense à raconter ça à Lucius. Eh bien, Potter… J'imagine que vous savez pourquoi vous êtes ici ? »

Draco espérait que Fudge allait s'en abstenir, il n'avait pas vraiment envie d'attirer l'attention de son père en ce moment. Puis il entendit la deuxième partie de ce que le Ministre de la Magie venait de dire et il se tendit. Si l'on en croyait l'expression de Potter et son langage corporel, ce dernier allait faire face au Ministre tête baissée. Draco n'était pas vraiment sûr que cela soit la meilleure réponse à donner, mais il ne savait pas vraiment comment Potter allait se sortir de ce beau bordel.

Enfin ça c'était avant qu'il ne remarque le signe de tête que Dumbledore venait faire en direction de Potter. Le directeur secoua très discrètement la tête et Potter changea immédiatement sa réponse.

« O– non. »

« Je vous demande pardon ? » demanda Fudge, d'un ton sidéré.

« Non. » répondit Potter, d'un ton décidé.

« Vous ne savez pas pourquoi vous êtes ici ? »

« Non je ne le sais pas. » répéta Potter.

Draco vit Dumbledore hocher imperceptiblement la tête en signe d'approbation, et son cerveau se mit à tourner à vive allure, tandis que Potter continuait à nier toutes les questions de Fudge sur le fait d'avoir violé le règlement de l'école et l'existence de l'AD. Pourquoi voulait-il que Potter joue celui qui ne comprenait pas la situation ? Il était évident que Potter avait une énorme part de responsabilité dans tout ça, même Dumbledore ne pouvait pas simplement ôter le rôle de Potter de manière convaincante, après tout Potter était la deuxième personne que le ministre cherchait désespérément à évincer, la première personne étant –

Draco écarquilla les yeux… Oh… Oh ! Bien sûr, qu'il y avait un moyen de sortir Potter de ce pétrin. Dumbledore allait manipuler la situation pour faire en sorte que tout le monde croit que c'était lui le responsable de tout ça, et le ministre allait se jeter à pieds joints dans son plan. La question maintenant était de savoir comment le directeur allait réussir à faire ça… surtout qu'Ombrage venait de faire venir, la fille de tout à l'heure qui avait cafeté sur l'AD… Marietta Edgecombe, apparemment.

Le blond ne put s'empêcher d'esquisser un sourire en voyant que le visage d'Edgecombe était défiguré par une éruption de pustules violettes qui s'étalaient en rangs serrés sur son nez et ses joues en formant le mot « CAFARD ». Sacré Hermione !

« Vous vous souvenez sans doute, monsieur le ministre… » dit Ombrage, en se rendant compte qu'Edgecombe refusait de parler, «… que je vous ai envoyé au mois d'octobre un rapport pour vous signaler que Potter avait réuni un grand nombre de ses condisciples à la Tête de Sanglier, le pub de Hogsmeade.

Le but de la réunion de Potter avec ces élèves était de les persuader de s'enrôler dans une association illégale ayant pour objet d'enseigner des sortilèges et des maléfices que le ministère juge inappropriés pour des jeunes d'âge scolaire… »

« Je pense que vous vous trompez sur ce point, Dolores. » interrompit Dumbledore sans hausser le ton, en regardant Ombrage à travers ses lunettes en demi-lune avec son calme légendaire.

« Oh oh… » dit Fudge, « Allons-y écoutant la dernière histoire à dormir debout destinée à tirer Potter de ce mauvais pas ! Allez-y, Dumbledore, allez-y. Etait-ce un sosie de Potter qui se trouvait à la Tête de Sanglier, ce jour-là ? Ou bien s'agit-il de l'explication habituelle avec une inversion de temps, un mort qui revient à la vie et deux Détraqueurs invisibles ? »

Dumbledore esquissa un sourire.

« Cornelius, je ne nie pas – et Harry non plus, j'en suis sûr – qu'il était bien à la Tête de Sanglier ce jour-là, ni qu'il essayait de recruter des élèves pour constituer un groupe de défense contre les forces du Mal. Je voudrais simplement souligner que Dolores se trompe en laissant entendre qu'un tel groupe était illégal à cette époque. Si vous vous souvenez bien, le décret ministériel qui interdit toute association d'élève à Hogwarts n'a pris effet que deux jours après la réunion de Hogsmeade, aussi Harry n'a-t-il violé aucun règlement lorsqu'il se trouvait à la Tête de Sanglier. »

« Tout cela est très bien, cher directeur,» rétorqua Ombrage, « Mais à présent, six mois ont passé depuis l'application du décret d'éducation numéro vingt-quatre. Si cette première n'était pas illégale, toutes celles qui ont eu lieu depuis le sont sans aucun doute. »

« Il est vrai… » admit Dumbledore, en la contemplant avec un intérêt poli, « qu'elles le seraient si elles avaient continué après la publication du décret. Avez-vous la preuve que de telles réunions se soient renouvelées ? »

« La preuve ? » répéta Ombrage, « Vous ne m'avez pas écoutée, Dumbledore. Pourquoi pensez-vous que Miss Edgecombe est ici ? »

« Oh, elle pourrait donc nous raconter six mois de réunion ? Il me semblait qu'elle parlait seulement d'une réunion qui aurait lieu ce soir. »

« Miss Edgecombe dites-nous ces réunions ce sont-elles produites régulièrement au cours des six derniers mois ? »

Tout le monde dans la pièce s'était tournée vers l'interpelée, puis à la stupéfaction d'Ombrage, Edgecombe secoua la tête. Draco quant à lui, fronça les sourcils, est-ce que Dumbledore avait fait quelque chose, comme lui modifier la mémoire ? Ce n'était pas surprenant si l'on considérait le personnage.

Entre temps Ombrage insistait, mais obtenait toujours la même réponse. Non il n'y avait pas eu de réunion depuis six mois… Non Potter n'était pas le responsable de tout ça… Si bien que Fudge dut ressentir le besoin d'intervenir dans l'espoir de régler les choses une bonne fois pour toute.

« Dolores, parlons de cette réunion de ce soir, celle dont nous savons qu'elle a bel et bien eu lieu… »

« Oui… Et bien, voilà Miss Edgecombe m'a donc avertie et je me suis rendue aussitôt au septième étage accompagnée de quelques élèves dignes de confiance. Or il apparait qu'ils ont été avertis de mon arrivé. Mais c'est sans importance, j'ai quand même tous les noms. »

Ombrage sortit de sa poche la liste des noms qui avait été affichée dans la Salle sur Demande et la tendit à Fudge et Draco voulut se cogner la tête contre le mur, se demandant qui avait été assez stupide pour laisser ça là ?!

« Excellent Dolores, excellent. » approuva Fudge, « Mille tonnerres ! Vous avez vu le nom qu'ils se sont donnés ? L'Armée de Dumbledore. »

« Bon, et bien, c'est fini… » dit Dumbledore, en souriant, « Voulez-vous que je fasse une confession écrite, Cornelius, ou une déclaration devant ces témoins sera-t-elle suffisante ? »

« Une déclaration ? » demanda Fudge, lentement, l'incompréhension sur le visage.

« L'armée de Dumbledore, Cornelius. » répondit Dumbledore, toujours souriant, « Pas l'Armée de Potter, l'Armée de Dumbledore. »

Ah… Draco devait l'admettre, c'était magnifiquement bien joué de la part de Dumbledore, tandis que ce dernier confirmait toutes les peurs et les craintes du Ministre, facilitant d'une manière atrocement efficace sa manipulation des faits. Potter, bien sûr n'avait absolument rien compris à la situation et essayé de nier la situation, mais tout le monde l'ignora.

« Vous allez être escorté jusqu'au ministère où une inculpation officielle vous sera notifiée, puis vous serez envoyé à Azkaban en attendant le procès ! » décréta Fudge, avec bien trop de satisfaction qu'il n'aurait dû montrer.

«Ah oui, bien sûr.. » dit Dumbledore avec douceur, presque comme s'il avait pitié de Fudge, ce qui était certainement le cas… « Je pensais bien que nous allions en arriver à cette petite difficulté. »

« Une difficulté ? » s'étonna Fudge, qui avait la tête d'un enfant auquel on aurait annoncé un Noël avancé. « Je ne vois aucune difficulté là-dedans, Dumbledore ! »

« Eh bien, moi, si, je le crains… » répondit Dumbledore sur un ton d'excuse. « Il me semble que vous entreteniez l'illusion selon laquelle je serais disposé à obéir… Quelle est la formule, déjà ? Ah oui, sans opposer de résistance. Or je crois bien que je vais en opposer une justement. Car, voyez-vous Cornelius, je n'ai aucune intention de me laisser envoyer à Azkaban. Oh, bien sûr, je pourrais m'en évader, mais quelle perte de temps et, très franchement, il y a tant de choses plus utiles que j'aimerais mieux faire à la place. »

Draco eut un petit rire jaune en entendant les paroles de Dumbledore… Le pire c'était qu'il était certain que le directeur disait la vérité, il pourrait très certainement s'évader d'Azkaban en moins de temps qu'il fallait à Potter pour attraper le Snitch.

« Ainsi donc… » ricana Fudge, « Vous avez l'intention d'affronter Dawlish, Shacklebolt, Dolores et moi-même à vous tout seul, c'est bien cela, Dumbledore ? »

Draco soupira, pauvre homme, se croyait-il réellement en position de supériorité ? Dumbledore n'avait même pas besoin d'utiliser sa baguette pour les mettre tous à terre en moins de deux secondes.

« Par la barbe de Merlin, non… » répondit Dumbledore, avec un sourire indulgent, « Tant que vous ne serez pas assez sot pour m'y obliger. »

« Ça suffit, ces sottises ! » s'exclama Fudge, en sortant sa baguette, « Dawlish, Shacklebolt ! Saisissez-vous de lui ! »

Draco vit Dumbledore prendre une expression consternée, puis un éclair de lumière argentée illumina la pièce et fusa vers les deux aurors, Fudge et Ombrage. McGonagall, quant à elle, bondit en direction de Potter, le plaquant au sol pour l'écarter de la trajectoire de l'éclair.

« Ça va ? » demanda finalement Dumbledore, jetant un regard circulaire à la pièce.

Les quatre personnes touchées par l'éclair s'étaient effondrées par terre, demeurant complètement immobiles. Le blond poussa un sifflement d'admiration, se demandant par Merlin, ce qu'avait bien pu utiliser Dumbledore pour obtenir ce résultat.

« Malheureusement, j'ai dû infliger aussi le maléfice à Kingsley, sinon, ils auraient eu des soupçons… » commenta Dumbledore à voix basse.

Draco haussa un sourcil, donc ce Kingsley travaillait pour Dumbledore ? Etait-ce un membre de l'Ordre du Phénix ? C'était dans des moments comme ça, qu'il regrettait d'avoir accepté la punition de Severus durant les vacances.

« Ses réflexes ont été remarquables… » poursuivit le directeur, «… il a réussi à modifier la mémoire de Miss Edgecombe pendant que tout le monde regardait ailleurs – vous le remercierez pour moi, voulez-vous, Minerva ? Ils ne vont pas tarder à se réveiller, maintenant, et il vaudrait mieux qu'ils ne sachent pas que nous avons pu communiquer vous devrez agir comme si aucun laps de temps ne s'était écoulé entre leur évanouissement et leur réveil. Faites-leur croire qu'ils ont simplement été jetés à terre, ils ne se souviendront de rien. »

« Où irez-vous, Albus ? » murmura McGonagall, « Square Grimmauld ? »

« Oh non. » répondit le vieux sorcier, avec un sourire sinistre, « Je n'ai pas l'intention d'aller me cacher. Fudge regrettera bientôt de m'avoir délogé de Hogwarts, je vous le promets. »

« Professeur Dumbledore… » commença Potter, la culpabilité clairement visible sur son visage.

« Ecoute-moi, Harry. » interrompit le directeur, d'un ton pressant, « Tu dois absolument étudier l'occlumancie, tu comprends ? Fais tout ce que te dit le professeur Snape et exerce-toi chaque jour, surtout le soir, avant de t'endormir pour pouvoir fermer ton esprit aux mauvais rêves. Tu comprendras pourquoi bien assez tôt, mais tu dois me promettre – »

L'un des aurors – Dawlish ? – commença à remuer, signe qu'il allait bientôt reprendre ses esprits. Dumbledore attrapa fermement le poignet de Potter, et Draco grinça des dents en sentant une douleur aiguë au niveau de son front et l'envie de frapper Dumbledore, que Draco parvint à réprimer en inspirant profondément pour reprendre son calme.

« Souviens-toi, Harry. » dit-il, « Ferme ton esprit. »

Fawkes s'élança de son perchoir – qui était miraculeusement intact, malgré le fait que le reste du bureau de Dumbledore soit une belle pagaille – et vola vers Dumbledore. Ce dernier lâcha la main de Potter et attrapa la longue queue dorée du phénix. Il eut un tourbillon de flamme et tous deux disparurent, juste avant que les autres occupants de la pièce ne se réveillent.

« Où est-il ? » hurla Fudge, « Où est-il ? »

« Il ne peut pas avoir transplané ! » s'exclama Ombrage, « C'est impossible dans l'enceinte de cette école… Il a dû prendre les escaliers ! » Et ils se précipitèrent – elle et les deux aurors – vers les escaliers.

Et là Draco leva les yeux au ciel… Comme si Dumbledore allait choisir une méthode d'évasion aussi banale et plébéienne que s'enfuir par les escaliers ! Alors que se volatiliser dans un tourbillon de flamme était dix milles fois plus classe.

Fudge quant à lui resta dans la pièce, regardant le bureau dévasté. Les portraits des directeurs émirent des sifflements hostiles à son égard.

« Voyez-vous, monsieur le ministre… » comment le portrait de Phineas Nigellus Black, avec un petit sourire narquois, « Il y a bien des sujets sur lesquels je suis en désaccord avec Dumbledore… Mais il faut lui reconnaître qu'il ne manque pas de style… »

Draco ne pouvait qu'être d'accord avec cette affirmation, surtout quand au même moment, le blond entendit un bruit similaire à un crépitement non loin de lui et que Dumbledore apparut dans un tourbillon de flamme juste à côté de lui, un petit sourire sur les lèvres.

Le blond soupira, il avait bien pensé que Dumbledore allait venir le voir avant de partir, histoire de lui donner des ordres de dernières minutes, que Draco allait –être manipulé à – suivre durant le reste de l'année…Quelque chose comme s'assurer que Potter était bien en sécurité, qu'il n'allait pas trop provoquer Ombrage, qu'il ne s'embarque pas encore une fois dans des dangers bien plus gros que lui…etc…etc..

Par contre il se demandait vraiment comment Dumbledore avait su où il était… C'était assez flippant parfois…

Ce qu'il n'avait cependant pas prévu, ce fut que Dumbledore lui agrippa – toujours avec ce foutu sourire sur les lèvres – le bras et Draco sentit la désagréable sensation d'être tiré par le nombril avant qu'ils ne disparaissent tous les deux dans un nouveau tourbillon de flamme.

TO BE CONTINUED !


Voilà ! J'espère que ça vous aura plu ! On avance pas des masses par rapport aux actions du bouquin, mais bon on approche quand même progressivement de la fin du tome...

En grand merci pour vos reviews et d'avoir lu jusque là !

Je tenais aussi à remercier tous ceux et celles qui s'étaient proposés pour l'avis extérieur... Sincèrement quand j'avais lancé l'annonce, je ne m'attendais pas à avoir autant de proposition ^^ ça fait vraiment plaisir ! Hum... voilà... J'ai choisi quelqu'un (cette personne se reconnaitra) dont je ne dirais pas le nom/pseudo... Et hum je suis désolée pour les personnes qui s'étaient proposées, c'était quand même très gentils à vous !

Voilà... Sur ce...

See ya!