Coucou tout le monde :) J'ai décidé de réécrire totalement ce chapitre sans prendre en compte mon ancienne version donc il peut être assez violent pour certains. Pour cette raison, je vais changer le rated.
Merci à tous ceux qui me suivent et qui postent des reviews
Bonne Lecture :)
Chapitre III : Séparation
Huit ans auparavant, sur Grand line.
- Bon anniversaire, ma chérie !
Hana sauta dans les bras de sa mère pour lui remercier de sa surprise tant attendue. Mindy était une belle jeune femme plutôt basanée contrairement à sa fille dont le teint était aussi blanc que de la neige, avec des cheveux bruns clairs comme cette dernière ainsi qu'une taille assez grande pour une femme. Elle avait un physique avantageux et un corps bien proportionné qui en ferait rougirent certains et pâlirent d'autres mais elle s'était renfermée depuis la mort de son mari qui était toute sa vie à ses yeux.
L'enfant de dix ans avait des étoiles dans les yeux et son visage était orné d'un immense sourire qui représentait toute sa joie d'être dans ce parc que chacun rêvait d'aller au moins une fois dans sa vie malgré les dangers qu'il représente. Elle tira sa manche pour l'interpeller et celle-ci se retourna :
- Il est où Idriss, Maman ?
-Il arrive, il est parti t'acheter une glace, répond-t-elle avec un sourire tandis que sa fille bavait déjà à l'idée de manger au retour de son frère. Je vais chercher les tickets pour les jeux, reste ici, d'accord ?
La brunette acquiesça avant de s'asseoir sur un banc pour voir sa mère l'éloigner de son champ de vision. Plusieurs minutes passèrent sans nouvelles de sa mère au grand désespoir de celle-ci qui perdait patience jusqu'à qu'un homme brun et à la peau basanée avec de grands yeux bleus s'approcha d'elle, accompagnés de plusieurs hommes.
- Coucou ma petite, tes parents ne sont pas là ?
- Je dois les attendre ici, répond-t-elle naïvement.
- Tu veux qu'on t'aide à les chercher ?
- Ma maman m'a dit de l'attendre ici.
- C'est elle qui nous envoie. Tu veux une glace ?, demande le brun d'un ton mielleux.
Ses lèvres s'étirèrent en un grand sourire avant d'acquiescer rapidement devant les regards hypocrites du petit groupe. Le basané lui tendit sa main avec un sourire qu'elle attrapa avec enthousiasme avant de se mettre à ses côtés. Ils se dirigèrent vers le parc mais détournèrent l'entrée pour pénétrer dans une petite ruelle à deux pas d'ici. Avant qu'elle ne puisse réfléchir sur la situation, l'homme plaqua un mouchoir étouffant ainsi ses cris. Ses jambes devinrent lourdes, ses paupières se fermèrent et elle se laissa tomber dans les bras de son kidnappeur qui la regardait d'un air satisfait avant de lui bander la bouche pour l'empêcher de parler quand elle se réveillera. Il lui lia les poignets et les jambes avec une corde fermement tendue et la fit entrer sans aucune délicatesse dans un sac sans y prêter la moindre attention si ce n'est un objet qui lui revaudra cher à la revente. Il en aurait eu presque des remords de sceller ainsi son futur s'il y avait un quelconque cœur.
Elle se réveilla comme après un long rêve dans une salle obscure qui ne lui inspirait pas confiance. Elle essaya de se relever la tête quand des cliquetis de métal l'alarmèrent. Elle portait un immense collier lourd trois fois trop grand pour elle ainsi que des chaînes autour des poignets et des chevilles. Elle passa en revue tout ce qui venait de se passer, le mouchoir devait être imprégné de chloroforme. La brunette était assise à côté de plusieurs personnes qui la dévisageaient. Ils étaient aussi attachés et tous avaient des cernes autour des yeux qui étaient vides, ils semblaient à la frontière de la mort. Elle se demandait où elle se trouvait jusqu'à qu'un homme ouvre la porte pour y pénétrer avant de lui ordonner de le suivre ce qu'elle fit étrangement sans protester. Hana se sentait incroyablement calme et n'avait pas la force de désobéir. Elle jeta un œil aux autres qui la dévisageaient d'un regard plaintif et elle leur renvoyait un regard perplexe, étonnée de leur comportement. Elle suivit cet homme qui lui ordonna d'entrer dans une salle où il y avait plusieurs femmes à l'air hautain. Elle ne put faire un geste qu'elles l'habillèrent et la coiffèrent pour la rendre présentable sous les ordres de son « accompagnateur ».
Elle dut ensuite entrer dans une immense salle où regorgeait un nombre important de personnes. Elle était exposée à tous aux côtés d'un homme aux cheveux violets et des lunettes en formes d'étoiles qui semblait être un présentateur. Tout se passa très rapidement, elle n'avait plus conscience d'elle-même. Elle entendait des prix s'enchainer sans même savoir pourquoi, jusqu'à que le « lot » soit accordé à un homme avec une bulle autour de sa tête ainsi que des vêtements pas très communs. Ensuite elle sentit quelqu'un la tirer avec ses chaînes pour l'emmener loin de la salle. Sa vue se brouilla à ce moment-là et elle tomba dans les vapes.
- Tu aurais mieux fait de rester endormie, ça aurait été moins douloureux.
Elle releva la tête pour voir l'origine de la voix qui venait de parler, un homme de dos plutôt grand avec des cheveux bleus nuit qui tenait fermement dans sa main un métal dont le sceau était rougi sûrement par les flammes, représentant un cercle avec trois traits en haut et un en bas. Elle avait la vague impression de l'avoir déjà vu mais impossible de savoir où. Celui-ci se retourna puis s'approcha d'elle tandis qu'elle reculait pour ne pas réduire la distance qui les séparait jusqu'à buter contre un mur. Ses lèvres s'étirèrent avant de la prendre par le cou pour la jeter parterre sans ménagement. Il la poussa avec son pied dans sa taille pour la retourner, tête face au sol avant de déchirer le haut de son pull dévoilant son dos nu. Elle tressaillit face à cet acte avant de se débattre, la peur s'emparait de la brunette et des larmes se mirent à recouvrir sa vue. L'homme perdit patience avant d'administrer une gifle qui fendit sa lèvre. Cette brutalité qu'elle n'avait jamais connue la fit tomber dans l'inconscience. Ainsi le bleu en profita pour prendre le fer ardent sur le bout des doigts craignant pour ses mains. Il enfonça profondément dans sa peau autrefois blanche. Elle se mit à hurler jusqu'à s'en perdre la voix tout en crachant du sang pour vider sa bouche. Les larmes coulaient à flots sur son visage et elle espérait que ce ne soit qu'un simple cauchemar mais malheureusement la douleur semblait beaucoup trop réelle. Elle sentait un liquide chaud coulant sur la peau de son dos qui augmentait l'intensité de la douleur. L'homme retira le métal contemplant ainsi la marque encore fraîche, entourée de sang avant d'ordonner aux gardes spectateurs de cette effroyable injustice à l'air pourtant neutre comme si c'était normal, de la préparer pour son propriétaire. La victime ne pouvait plus bouger, ses oreilles bourdonnaient et elle voyait des points noirs et blancs. Elle tremblait et pinçait ses lèvres jusqu'à qu'ils deviennent en sang. De toute façon, la principale source de douleur lui empêchait de sentir les autres et de contrôler ses sens. Pour la première fois de sa vie, elle n'eut qu'une envie : mourir. Tout cela était arrivé parce qu'elle avait suivi un inconnu, il n'avait donc aucune peine de lui infliger cette douleur ?! Une peur indescriptible faisait place en elle, c'était un véritable cauchemar, elle n'aurait jamais imaginé que certains humains étaient aussi dénudés de cœur.
Elle tomba de nouveau dans l'inconscience et les gardes se baissèrent à sa hauteur pour nettoyer la sueur qui entourait son visage. Ils épongèrent son dos avant de le bander et de lui faire changer de nouveau de vêtements, les anciens étant imprégnés de sang. Ils la relevèrent sans aucune délicatesse avant de l'emmener dans la même salle recouverte de barreaux et de lui ordonner de s'y asseoir. Elle baissa les yeux, son dos la brûlait et sa gorge se nouait. Plusieurs personnes la regardaient avec compassion et cette fois-ci, elle comprit pourquoi : ils avaient tous reçu le même sort. Pourtant elle ne savait toujours pas ce qu'il se passait jusqu'à que des gardes reviennent dans la cellule accompagnés d'un homme aux cheveux noirs, à la peau mate, d'environ seize ans, couvert de sang.
- Idriss !, s'écrie-t-elle en apercevant son frère.
L'interpellé releva la tête avec horreur en apercevant que sa petite sœur aussi innocente soit elle, se trouvait dans la même situation que lui.
- Ça doit être les deux esclaves vendus par leur mère.
Comment ça esclave ?! Elle connaissait la signification pourtant on lui avait toujours dit que ça n'existait plus. Et quel rapport avec sa mère ?! Elle demanda à ce qu'on éclaire ses pensées mais elle ne reçut qu'un coup suivi de rires incessants des gardes et du regard horrifié de son frère qui se débattait avec l'intention de les tuer.
- Celui-ci semble en bonne santé, ça tombe bien, les organes sont devenus de plus en plus rares.
Idriss eut un regard terrifié et tendait de cacher ses larmes pour ne pas inquiéter l'une des personnes qui comptait le plus à ses yeux. Mourir, son destin était se sacrifier sa vie pour sauver un autre, seul un égoïste penserait de cette manière mais le monde l'était malheureusement. Il se résigna devant le regard perplexe de la brunette qui courut vers lui pour sauter à son cou sans succès. On l'emmenait déjà loin d'elle pour éviter qu'ils ne communiquent.
Puis vint son tour, elle fut conduite dans un lieu totalement différent. On la tirait par son collier, elle ne pouvait faire autre chose que suivre et se soumettre. Elle arriva dans un lieu magnifique, les rideaux étaient tapissés d'or ainsi que le sol d'argent. Elle revit l'homme avec une bulle autour de sa tête. Il avait un air hautain et dégageait une aura désagréable. Elle croisa naïvement son regard et n'eut comme réponse qu'un coup de plus. Elle s'écroula, sa main tenant sa joue qui lui faisait mal puis on lui obligea de se prosterner devant lui comme tous ceux présents dans la salle. Elle prit peu à peu connaissance de la signification d'esclave, plus aucune liberté, aucun droit, aucune solidarité envers les autres esclaves par peur de se faire tuer. Il n'y avait plus que deux possibilités : se soumettre ou mourir. La mort lui faisait bien trop peur, elle n'était pas comme ces inconscients qui portaient le D, elle ne voulait pas mourir mais malgré ça, elle se demandait si la mort ne serait pas mieux que sa condition actuelle. Pourtant elle décida de se battre pour survivre en espérant un jour, être libre.
Ces années passées l'ont amaigrie, les coups qu'elle prenait n'était rien face à la douleur de son ventre à cause de la faim. Sa peau était devenue encore plus blanche qu'elle ne le pouvait, fantomatique et ses cernes ne cessaient de s'agrandir au fil des jours, laissant paraître des marques noires sous ses yeux contrastant avec sa peau. Quelques bleus apparaissaient sur sa peau certains jours mais les coups n'avaient plus d'effet sur elle. Elle eut le temps de comprendre les paroles de l'homme, la dernière fois qu'elle avait vu son frère. Maintenant elle réalisait qu'elle ne le reverrait plus jamais, cette pensée lui arracha des larmes qu'elle dut ravaler pour ne pas se faire exécuter. Elle pensait aussi à sa mère, c'était donc sa faute si elle se trouvait dans cette situation. C'était juste impensable pour elle que sa mère qu'elle adorait, aie fait ça pourtant une haine immesurable s'installait au fond de son cœur.
Malgré ses années de torture, elle gardait un joli visage à son grand étonnement. Quand elle devint adolescente, malgré ses tailles peu prononcées suite à son manque de nourriture, elle dut porter une tenue de danseuse, une tenue assez indécente à son goût mais elle était heureuse que son maître n'ait encore jamais essayé de la toucher. Sûrement n'était-il pas encore lassé des autres victimes.
A chaque sortie, elle devait l'accompagner et supporter les regards pervers des autres quand elle marchait dans la rue. Elle était derrière, la tête baissée pendant qu'un autre esclave devait marcher à quatre pattes portant le Dragon Céleste sur son dos jusqu'à arriver dans la salle de vente où son destin avait été scellé. Elle ressentait des frissons à chaque fois qu'elle apercevait cet endroit maudit. Elle y entra et regarda avec envie les « clients », eux n'avaient à se soucier de rien, ils étaient riches, heureux et surtout libres alors qu'aujourd'hui elle venait d'avoir l'âge de son frère, seize ans, mais elle avait une condition inhumaine.
Elle dut attendre debout à l'arrière de la salle aux côtés des gardes du corps qui veillaient à ce qu'ils ne s'enfuient pas, elle et les autres esclaves. Il y avait plusieurs personnes étranges dans la salle, qui ne faisaient pas partis des habitués. Des hommes qui semblaient être pirates, ils étaient habillés de façon excentrique et l'un portait du rouge à lèvres. Il souriait hypocritement à un homme qui lui faisait un doigt d'honneur. Plutôt beau avec son teint mat, assez jeune, il semblait assez insolent par son comportement mais possédait un charme inexplicable, il ressemblait légèrement à Idriss. Cette pensée lui arracha un sourire ainsi qu'une larme, tous les deux de tristesse.
Elle sortit de ses pensées en entendant un énorme bruit. Le mur explosa laissant passer plusieurs personnes assis sur des poissons volants qui criaient malgré la présence de nobles mondiaux, ces putains d'enfoirés qui profitent de leur puissance. Elle ne pouvait pas les frapper physiquement alors elle se contentait de les insulter verbalement dans sa tête en se rassurant que personne ne le saurait. L'un des hommes courut vers la sirène exposée avant de frapper celui qui était son maître qui n'aurait pas dû faire usage de ses pouvoirs célestes. Seule une larme qui coula sur sa joue pour arriver à ses lèvres put faire exprimer sa joie. Elle savait que maintenant elle serait libre…
