Hey :) Comment ça va ? Désolée pour le retard, je n'étais pas très motivée à écrire mais le voilà maintenant :D

Aucune review pour ce chapitre :(

Au fait, si l'ancienne version en intéresse quelques uns, envoyez-moi un MP/Review :)

Disclaimer : Seule Hana m'appartient


Chapitre IV : Conclusion

Monkey D. Luffy, le nom qui résonnait dans sa tête. Le nom de la personne qui l'avait libérée de cet affreux cauchemar. Tous les clients courraient à travers la salle dans l'espoir de fuir tandis que son maître gisait au sol, le nez en pleine hémorragie et la bouche rougie par le sang. La famille de celui-ci tentait de le venger sans succès car le père s'était fait écraser malencontreusement par l'un des hommes de Mugiwara et la sœur à l'air hautain, s'était mise à cracher des bulles après l'apparition d'un vieil homme à l'air étrange mais à l'aura très puissante.

Dans la salle, il ne restait plus que des pirates et des esclaves terriblement chanceux dont les propriétaires n'avaient pas eu le temps de les récupérer à cause de ce contretemps. La brunette était pétrifiée par ce spectacle, elle n'osait même pas bouger d'un pouce, les mains plaquées contre sa bouche pour s'empêcher de pleurer, jusqu'à qu'une voix grave parvienne à ses oreilles.

- Tu as l'intention de rester là, miss ?

Elle releva brusquement la tête pour observer le visage de cette voix. De magnifiques yeux métalliques croisèrent les siens ainsi qu'un sourire moqueur. En deux coups, trois mouvements, ses menottes et son collier tombèrent au sol devant ses yeux écarquillés.

- M-merci.

Il lui lança un sourire étrangement narquois et elle en profita pour se diriger vers la sortie en faisant attention aux marines présents. Elle courut en direction de la zone des hommes chargés de la protection des civils –qui, selon elle, faisaient un très mauvais travail- en sachant que personne ne l'avait remarquée et que la marine ne l'arrêterait pas puisqu'elle n'était pas déclarée fugitive pour le moment en tout cas. Elle sauta dans le premier bateau dans son champ de vision en direction du nouveau monde après avoir supplier le commandant qui se résigna face à son visage meurtri en échange de quelques corvées qu'elle accepta avec joie.

Cette nuit, épuisée de toutes ses émotions, après avoir fini la vaisselle, elle alla dans la cabine qui l'attendait et s'allongea sur le lit qui l'attendait. Un lit dont elle avait oublié la douceur à force de dormir sur le sol froid et inconfortable qui lui était réservé à Marie-joie. Les images de ses dernières années lui revenaient en mémoire, son extase à son arrivée au parc d'attraction, son anniversaire, sa mère, son frère, ses maîtres et toute sa douleur. Ses larmes coulaient à fur à mesure que son cerveau passait en boucle intentionnellement ce qu'elle souhaitait oublier. Elle se savait libre maintenant et là, elle put pleurer comme elle le voulait, faire ce qu'on lui avait interdit pendant ses années de torture. Elle laissa ses larmes couler toute la nuit et au petit matin elle retrouva ses yeux rougis comme jamais.

(…)

- Non, Hana, je t'en supplie, ne meurs pas !

- On va demander aux civils pour le sang !

Elle sourit, touchée par leur générosité malgré les larmes qui coulaient de ses yeux.

- Luffy, j'ai toujours voulu te rencontrer et payer ma dette envers toi. J'espère que tu sauveras ton frère…

- Arrête Hana, hurla le détenteur du chapeau de paille. Tu ne vas pas mourir, on retournera tous ensemble. Je ne laisserai plus personne mourir…

- Utilise ton pouvoir pour remonter le temps !, s'écria la navigatrice.

- Je ne peux pas remonter le temps plusieurs fois, c'est presque impossible de s'en sortir ensuite.

Tous l'équipage paniquait sans d'admettre qu'il n'y avait plus aucune chance de survie pendant que la jeune fille grelottait. Sanji, dans toute sa galanterie, posa sa veste pour la réchauffer.

- Ne t'inquiète pas Hana-chan, annonça le cuistot. Chopper te soignera.

- Non, arrêtez, s'il vous plaît, murmura-t-elle. On ne s'est pas connus longtemps mais vous avez réussi à gagner toute mon amitié et ma reconnaissance.

- Han-

- S'il te plaît Luffy, laisse-moi parler.

Un grand silence s'installa sur le bateau qui l'incitait à continuer.

- J'ai… juste une dernière faveur à vous demander, enfin plutôt à toi, Ace.

Il hocha la tête, assez perplexe, mais en signe d'appréhension. Mais au lieu d'utiliser sa voix, elle montra par les gestes. Elle releva son haut devant les yeux écarquillés de tous et dévoila son dos nu ainsi que la cicatrice qui la démangeait depuis plusieurs années maintenant.

- Libère-moi. Je t'en supplie…, murmure la brunette, des larmes de douleur aux yeux quand elle se rappelait du fer posé sur sa peau.

Tous avaient le souffle coupé, ne sachant pas comment réagir face à son secret dévoilé.

- J'ai déjà vu cette marque quelque part, pensa à voix haute le plus jeune des frères.

L'homme au pouvoir des flammes, s'approcha d'elle puis s'accroupit pour être à la hauteur de son dos.

- Ça va faire un peu mal, avertit le beau brun.

- Cette cicatrice, elle-même, me fait mal.

Il fit apparaître ses flammes dans sa main avant de la plaquer en douceur sur sa peau autrefois blanche comme Flevance. Elle se mit à crier et serra des dents devant le regard inquiet de ses nouveaux amis avant de s'écrouler d'épuisement dans les bras du brun aux tâches de rousseur. Plusieurs peintures ornaient son visage, de la tristesse mélangée à de la joie mais aussi du regret de ne pas avoir pu profiter de sa vie. Ace posa les doigts sur son pouls avant de baisser la tête.

- Elle n'a pas survécu.

Tous éclatèrent en larmes, silencieuses pour les uns et bruyantes pour d'autres. Son visage à elle était aussi couvert par les larmes mais celles-ci représentait sa libération. La brun, les yeux cachés par son chapeau, se releva et passa ses mains sous le dos et les jambes de la défunte pour la porter dans ses bras. Sans dire un mot, il sauta dans son embarcation pour partir vers la terre ferme. L'équipage le regardait s'éloigner jusqu'à que l'un d'eux ne brise le silence qui s'était installé.

- Vous disparaissez !, cria la navigatrice du passé.

Le temps qu'ils s'en rendent compte, leur corps n'était même plus visible.


- Vous voilà enfin !, s'écrie Sanji.

Ils se frottaient la tête, perdus.

- J'ai mal à la tête, se plaignit la rousse.

- J'ai l'impression d'avoir des trous de mémoire, marmonna Zoro.

- Ça fait trois heures qu'on vous cherche, s'écrie Koala, plus qu'énervée.

- Il ne manque pas quelqu'un ?, questionna le capitaine des Mugiwara, sans prendre compte des remarques de la révolutionnaire sur les nerfs.

Sanji et Koala froncèrent des sourcils, étonnés.

- Bon on y va, Sabo-kun ? Les autres nous attendent.

Il acquiesça par manque de choix face à la révolutionnaire puis chacun repartit dans son camp.


Le brun au chapeau orange s'assit devant la tombe. Le vent lui caressait la peau pour lui fouetter le visage. Il laissa ses larmes silencieuses tomber sur la terre qui la recouvrait et se mordit la lèvre pour s'empêcher de pleurer.

- Merci…

Il ne savait pas qui elle était ou même pourquoi il était devant cette tombe mais il ressentait juste le besoin de remercier cette personne dont il venait tout juste d'oublier l'existence…

END