Le commandant Pixis leva les yeux au ciel en même temps que sa bouteille.
Le liquide épais lui descendit dans la gorge, imprégnant ses papilles d'un goût délicat aussitôt perturbé par le feu qui se déclenchait dans sa gorge. Bientôt, il ne le sentit plus, son palais y étant habitué, et put jouir pleinement du goût de l'alcool.
En haut, les nuages étaient aussi duveteux qu'un lit douillet.
Il sentait déjà ses pieds plus légers.
Contemplant l'un après l'autre les masses cotonneuses, il modifiait leurs formes au rythme de son imagination.
C'est fou ce que l'alcool peut vous faire faire.
En tant que lecteur avisé, vous aurez compris qu'à partir de ce moment il commençait à se faire tard pour la mangue qui me sert de cerveau. C'est donc tout naturellement que je m'imaginais Pixis en train de voir des femmes à poil dans les nuages.
