N/T : Et voilà le second chapitre qui j'espère vous plaira. :) Merci beaucoup pour vos reviews :D*

Alors kikouu, tu m'a demandé si cet fic allait être faite seulement de moments tristes, et bien pas tout à fait. c'est un peu surnaturel : Blaine est sombre et assez fou et même parfois maléfique. J'espère que ça répondra à tes questions mais j'ai peur de donner des spoilers si je donne trop d'infos ^^'

Voici donc la suite :)

Chapitre 2 :

Les bruits étranges commencèrent juste quand ils entrèrent dans le centre-ville de Lima.

« Merde ! » s'exclama James.

« Chéri, s'il te plait surveille ton langage. Hé, il y a un garage juste là ! Essaye d'aller jusque là-bas. »

Elaine montrait du doigt un garage quelconque avec un panneau devant. Hummel's Tire & Lube. James arriva à manœuvrer la voiture vers l'avant du bâtiment, juste avant que l'engin ne meure complètement.

« Merde ! Juste ce dont j'ai besoin alors que nous commençons la campagne. » Ils sortirent tous de la voiture et marchèrent vers la porte du garage. Un homme à l'air amical portant une blouse graisseuse et une casquette de baseball vint vers eux.

« Bonjour. Qu'est-ce qui semble être le problème ? »

Elaine s'assit sur un banc tandis que James commençait à parler à Burt Hummel des bruits étranges que la voiture avait fait avant de s'éteindre. Blaine avança jusqu'au petit comptoir dans le magasin et s'adossa contre. Génial. Combien de temps ça pourrait prendre ? Il voulait juste rentrer chez lui et prendre une douche. Mon dieu, il détestait les années d'élections. Les haïssait absolument. Son père était un horrible batard moralisateur. Il avait hâte de s'en aller. Il détestait sa famille. Détestait l'Ohio. Mais plus que tout, il détestait être seul parce qu'il n'était pas autorisé à avoir un petit-ami. Non pas qu'il pourrait en avoir un de toute façon. Qui diable veut sortir avec un gars dont le père est au Sénat et se bat contre l'"agenda homosexuel" et comment les gays sont coupable et méchant ? Peu importe que son fils en soit un.

« Est-ce que je peux vous aider ? »

Blaine se retourna et fut face à face avec… le paradis. Ou du moins, l'incarnation humaine du paradis.

Se tenait là un garçon grand et mince avec de magnifiques yeux bleu-gris. Ses cheveux bruns étaient parfaitement coiffés et sa peau était aussi lisse que la porcelaine avec une légère nuance de pèche. Elle semblait incroyablement douce. Il portait une salopette grise mais, pour l'amusement de Blaine, cette salopette était en fait, ose-t-il dire, stylée ? Blaine le regarda, ses yeux s'arrêtant sur les lèvres du garçon. Merde, ses lèvres semblaient tellement douces et humides et… embrassables. Ces lèvres glissant de haut en bas de sa bite serait probablement comme de la soie.

« Est-ce que je peux vous aider ? » répéta Paradis.

« Euh… hum… non. Le gars là-bas est en train de regarder la voiture. »

Paradis le regarda un peu mieux. « Est-ce que nous nous sommes déjà rencontré ? Vous semblez horriblement familier. »

Blaine était habitué à ça. Les photos et panneaux de campagnes avait toujours mis une photo des Anderson souriants. La famille parfaite. Mais ce n'était pas à quoi Kurt se référait.

« Attends ! Je sais ! Tu es le soliste des Warblers ! »

Blaine fut surpris.

« Euh, ouais. Comment est-ce que tu sais ça ? »

« Je vous ai vu chanter. Je suis au Glee Club du lycée McKinley. Les New Directions. »

« Oh, ouais. Ton groupe a une soliste géniale. Une petite poulette avec une voix géniale. »

Paradis eut soudain l'air perturbé. « C'est Rachel. Notre star. Oui, elle a une magnifique voix… mais la mienne est meilleure. » Il marmonna la dernière partie.

Blaine sentit un léger pincement de panique. Il n'avait pas voulu offenser Paradis. Non, c'était la dernière chose qu'il voulait faire.

« Elle sonne si bien seulement parce qu'elle a ta voix la soutenant. » Okay. Ce truc n'avait probablement aucun sens mais, Paradis sembla l'accepter. Blaine se relaxa.

« Je m'appelle Kurt Hummel. »

« Blaine Anderson. »

« Enchanté de te rencontrer, Blaine. »

Blaine aimait entendre son nom sur ces lèvres. Il regarda la bouche de Kurt. Kurt commença à rougir mais, il ne pouvait pas ôter ses yeux de lui. Ce Blaine était sexy. Tellement magnifique, beau et sexy avec un air de… qu'est-ce que c'était ? Kurt ne pouvait pas le nommer. Ses yeux était d'une couleur ambre-noisette et tellement intense. Ses cheveux noirs étaient épais et bien coiffés. Kurt se demandait quel genre de gel il utilisait. Son costume faisait partie de la collection de printemps d'Armani. Le cœur de Kurt sursauta un peu. Est-ce que ce gay était gay ?

« Donc, qu'est-ce qui t'amène à Lima ? »

Le cœur de Blaine se contracta un peu. Merde. Paradis… Kurt saurait bientôt qui il était. Qui son père était, et ça serait fini. C'était tellement injuste. Il regarda dans les yeux de Kurt. Il devrait aussi bien en finir avec ça.

« Nous avions un discours de campagne ici. Mon père est le sénateur de l'Ohio, James Anderson. »

« Oh. » Il n'y avait aucune reconnaissance dans les yeux de Kurt voulant dire que ça lui disait quelque chose. Blaine se relaxa de nouveau. Peut-être que ce gars ne suivait pas la politique.

Burt et James revenaient dans le magasin.

« Vous ne pouvez pas la réparer aujourd'hui ? »

« Désolé. Je n'aurai pas les pièces avant lundi après-midi. Je veux dire, on est samedi après tout. Nous fermons habituellement à 13h. Vous venez de nous surprendre. »

« Très bien, » grommela James.

« Est-ce que peux vous offrir un trajet pour quelque part ? »

« Non. Nous sommes de Westerville. Je ne voudrais pas vous sortir de vote trajet. Je vais appeler un de nos aides de campagnes pour venir nous chercher. »

Burt regarda James avec plus d'intensité, comme s'il essayait de se rappeler quelque chose.

« Okay. Mon fils va vous donner quelques formulaires à signer. La voiture devrait être prête lundi à 17 h. »

Tandis que James signaient les formulaires, Elaine demanda à Burt où il y avait un endroit pour manger. Il montra la direction du Breadstix.

Les formulaires complétés, James leva les yeux. « Très bien. Allons-y. Je vais appeler Phil et lui faire savoir où nous sommes. »

Blaine regarda Kurt. C'était maintenant ou jamais.

« Je serais là dans une minute. » Son père le regarda et jeta ensuite un regard à Kurt. Il regarda de nouveau son fils, ses yeux plissés et froids.

« Allons-y, Blaine. »

Blaine garda ses yeux sur Kurt. « Je serais là dans une minute, Papa. »

« Maintenant, Blaine. » La voix de son père était devenue dure et froide.

Kurt et Burt regardaient tous les deux cet échange avec curiosité. Elaine prit le bras de James. « Allons-y chéri. Blaine, nous te verrons là-bas. » Pour la première fois depuis des années, Blaine ressentit de la reconnaissance envers sa mère.

James permit à contrecœur à sa femme de le trainer dehors. Burt disparut dans le garage.

Blaine et Kurt furent laissés seuls. En train de se regarder.

Blaine fit un mouvement. « Est-ce que tu aimerais diner avec moi ce soir ? »

Les yeux de Kurt s'écarquillèrent de surprise. Est-ce que ce gars super beau venait de lui demander de sortir ? Lui ? Kurt Hummel ?

« Euh… D'accord. »

Blaine lui sourit et les battements de cœur de Kurt s'accélèrent. Puis il eut une pensée.

« Attend. Est-ce que tu as une voiture ? »

Blaine rit. « Bien sûr. C'est le morceau de merde de mon père. Ma voiture est bien plus belle. Beaucoup, beaucoup plus belle. » Il sortit son portable. « Donne-moi ton numéro et ton adresse. Je viendrais te chercher à 18h. »

~oOo~

Le cœur de Kurt ne s'était pas senti plus heureux et plein d'espoir depuis des mois.

Probablement des années.

Il avait un rendez-vous. Un vrai de vrai rendez-vous. Avec un gars beau à tomber par terre.

Il se tenait au milieu de sa chambre, examinant 15 différentes tenues, essayant de découvrir lequel porter. Blaine avait appelé et décalé le rendez-vous pour 20h. ça avait donné à Kurt du temps pour se doucher, faire son hydratation de la peau, crier d'une voix perçante au téléphone avec Mercedes, stresser sur les nombreuses tenues et… chercher sur le net le sénateur Anderson.

Il n'avait pas ailé ce qu'il avait lu.

Le site web d'Anderson donnait très clairement son point de vue sur les gays, les immigrants, l'avortement et les taxes. Kurt était le plus bouleversé pour son point de vue sur les gays. Il était aussi confus.

Blaine était gay, non ? C'était un rendez-vous, n'est-ce pas ?

Comment son père pouvait avoir un fils gay et tenir des propos aussi haineux et nuisibles ?

Kurt repoussa ça de ses pensées. Il était déterminé à profiter de cet éclat de joie qui était enfin arrivée dans sa vie. Même si c'était juste pour un soir. Mais il se sentait nerveux. Et si c'était un traquenard bizarre pour une publicité politique ?

Arrête ça, Kurt. Se réprimanda-t-il silencieusement. Tu as le droit d'être heureux. Tu as vraiment, vraiment le droit.

Mais certains jours, en fait la plupart des jours, Kurt sentait que cette joie était simplement hors de portée. Alors qu'il essayait de garder la trace des couples changeant constamment au glee club, sa solitude le tourmentait. Il voulait un petit-ami. Quelqu'un avec qui sortir, avec qui rire… peut-être avec qui se peloter… peut-être. Il n'était pas sûr de ce qu'il ressentait à propos des pelotages. Tout ça l'effrayait mais, ça n'avait pas d'importance. Il était complètement seul. Personne n'était intéressé par lui sauf Karofsky et ça ne comptait pas.

Donc ce soir, il serait heureux. Du moins jusqu'à ce qu'il ne le puisse pas.

~oOo~

Blaine arriva à exactement 20h. Burt ouvrit la porte.

« Et bien, encore bonjour. »

« Bonjour monsieur. »

« Ugh. S'il te plait. Burt. Juste appelle-moi Burt. Entre donc. Kurt n'est pas encore prêt. »

Blaine s'assit sur le canapé. Il regarda Burt et se demanda s'il avait découvert qui il était. Qui son père était. C'était une paranoïa avec laquelle il vivait constamment. Il était toujours sur ses gardes. C'était épuisant.

« Donc… ton père est dans la politique ? »

Merde. Et voilà.

« Oui, monsieur… euh… oui. Oui il fait ça. »

« De quel côté de la barrière est-il ? »

« Républicain. » Burt haussa les sourcils mais ne dit rien.

Kurt descendit les escaliers et coupa le souffle de Blaine.

« Salut. » Kurt lui sourit.

« Salut Kurt… tu es magnifique. Vraiment magnifique. »

Kurt rougit. « Merci. »

Burt leva les yeux au ciel. « Très bien les garçons. Passez une bonne soirée. Faites attention. Kurt, pas trop tard. »

Kurt hocha la tête et poussa Blaine vers la porte.

Il s'arrêta quand il vit la voiture. Une Roadster BMW Z4 noire.

« Wow. Tu ne rigolais pas quand tu as dit que ta voiture était plus belle que celle de ton père. »

Blaine rit.

Tandis qu'ils accéléraient sur la route, Kurt ne s'embêta pas à demander où ils allaient. Il s'en fichait un peu. Il continuait juste de lancer des regards à Blaine. Il était habillé tout en noir. Une veste en cuir noire avec un t-shirt noir et un jean noir. Tout ce noir, combiné avec ses cheveux bruns lui donnaient un air dangereux. Et super sexy.

Ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent au restaurant et commandèrent que leur conversation commença.

Blaine regarda Kurt avec une concentration intense. « Dis-moi tout de toi. Tout. »

Kurt se sentit étrangement contraint par le ton de Blaine de juste faire ça. Il commença avec le glee club et puis vers son coming out, et même la mort de sa mère. Il mangea à peine en parlant autant. Blaine semblait fasciné par chacun de ses mots. Surtout quand Kurt lui parla de Karofsky.

« Donc, ce gars te pousse contre les casiers, te pousse par terre, t'a jeté dans des poubelles et personne ne lui a encore cassé la gueule ? »

« Je ne pense pas que lui casser la gueule aiderait vraiment. Non pas qu'il y ait quelqu'un pour le faire. D'ailleurs, je ne veux pas donner de problèmes à mes amis. Ils essayent de surveiller mes arrières du mieux qu'ils peuvent et j'apprécie ça. »

Kurt sentit un petit frisson le traverser quand il regarda dans les yeux de Blaine. Ils flamboyaient et semblaient être devenus 3 nuances plus sombres. Si Kurt ne savait pas mieux, il aurait pensé qu'ils étaient en fait devenus noir pendant un moment avant de revenir à leur nuance chaude ambre-miel.

La voix de Blaine était calme. « Il ne devrait pas avoir le droit de te toucher Kurt. Jamais. »

Ce ne fut que lors du dessert que Kurt trouva l'opportunité d'amener le père de Blaine. Il voulait comprendre.

« Donc, j'ai été voir le site web de ton père. »

Blaine reposa le morceau de tarte qu'il était sur le point de manger dans son assiette. Kurt regretta immédiatement d'avoir mentionné quoi que ce soit.

« Je-J'étais curieux d'en apprendre plus sur toi avant ce soir. »

« Tu ne vas rien apprendre sur moi avec le site web de mon père. »

« Oui, j'ai vu ça. » Kurt se tut un moment. « Est-ce qu'il sait que tu es gay ? »

« Bien sûr. »

« Alors, comment ça marche ? »

« Comment quoi marche ? »

« Il a un fils gay et pourtant… il fait tout pour passer des lois qui vont faire du mal à son fils. »

Blaine rit, presque méchamment. « Bizarre, hein ? Ecoutes, Kurt. Les politiques de mon père sont ses politiques. Elles n'ont rien à voir avec moi. Naturellement, je ne suis pas d'accord avec lui. Pour tout. Il me déteste. Je le déteste. Nous essayons de coexister en paix et de rester éloignés. Durant les temps de campagne, je me fais trainer dans toutes ces conneries parce que je n'ai pas le choix mais, crois-moi, je suis gay. Je ne le montre pas mais je ne vais pas nier qui je suis. Jamais. »

Kurt sentit une pointe de tristesse le traverser. Il n'arrivait pas à imaginer son père le détestant, encore moins essayant de le blesser.

« Donc… tu n'as pas fait ton coming-out ? »

Blaine semblait pensif. « Et bien… mes parents savent que je suis gay et je suis plutôt sûr que la plupart des Warblers l'ont découvert. Je sais en fait que 3 ou 4 des membres du staff de mon père le savent. Ce n'est pas quelque chose que j'annonce mais, ce n'est pas non plus quelque chose que je cache. C'est juste… là. »

« Ton père perdra des votes ou des supporters ou quoi que ce soit, si on découvre que son fils est gay ? »

« Je n'ai vraiment rien à foutre. J'espère toujours qu'il perdra l'élection. Il ne mérite pas d'être dans le bureau. C'est un connard. »

Blaine recommença à manger sa tarte donc Kurt décida de changer de sujet.

« Est-ce que tu as déjà eu un petit-ami ? »

Blaine leva les yeux. Il n'était pas sûr de comment répondre à ça. Tyler n'avait pas été un petit-ami. Blaine n'était toujours pas sûr de ce qu'il avait été.

« Non. Je n'ai jamais eu de petit-ami. »

« Moi non plus. »

Blaine eut l'air surpris. « Aussi magnifique que tu es ? Je trouve ça dur à croire. »

Kurt rougit. Il pense que je suis magnifique !

« Je suis le seul gay de mon lycée. Ça m'a relégué au statut de célibataire jusqu'à mon diplôme. »

« Pas nécessairement. »

Kurt était sûr qu'il allait soit défaillir soit s'évanouir. Y avait-il une différence ? Il n'était pas sûr. Il agrippa sa chaise pour s'assurer qu'il restait droit.

« Donc. Est-ce que tu es impatient pour demain après-midi ? »

Kurt fut confus. « Qu'est-ce qu'il y a demain après-midi ? »

« Notre second rendez-vous. Nous allons au cinéma. »

Kurt agrippa sa chaise plus fort pendant que la joie montait dans son cœur.