D'abord, MERCI, pour toutes les reviews et les alertes ! J'ai fait une danse joyeuse dans mon salon. J'avais en fait peur de poster cette histoire donc, merci, merci, merci ! Je suis tellement contente de ne pas effrayer tout le monde avec ma version sombre de Blaine.

Pour répondre à une question récurrente – oui, Blaine aime vraiment Kurt. Il est juste sombre et fou à lier.

Ne possède toujours pas Glee mais, après avoir vu récemment quelques épisodes de Nip/Tuck, je pense que Ryan Murphy et moi avons beaucoup en commun. Effrayant.

Chapitre 7

« Je ne sais pas quoi faire, si c'est possible. »

Burt était assis à la table de la salle à manger, devant Carole. Ils discutaient de Kurt et Blaine.

Burt savait que son fils était profondément amoureux. Bien trop profondément d'après lui. Ce n'était pas à cause du sexe qu'il s'inquiétait. C'était de la façon dont les deux interagissaient l'un avec l'autre. C'était la conversation qu'il avait entendue devant la chambre de Kurt. C'était comme si Blaine avait une sorte de pouvoir sur Kurt.

Carole avait l'air hésitante.

« Chéri, écoute. Je suis d'accord avec toi. Ils passent vraiment beaucoup trop de temps ensemble et Blaine peut être assez… possessifs parfois. Mais, Kurt n'a pas changé. Il est toujours doux, aimant et rentré chaque soir. Il a toujours ses autres amis. Il parle toujours à Mercedes au téléphone et se dispute avec Rachel. Il propose de m'aider avec le diner. Je veux dire… chéri, ce n'est pas comme s'il se renfermait. Il est toujours notre Kurt, seulement bien, bien plus heureux ces jours-ci. Je ne l'ai jamais vu aussi heureux. Sa relation avec Blaine le rend heureux. Je ne pense pas que c'est une mauvaise chose. »

Burt soupira. « Je sais qu'il est heureux et crois-moi, je ne pourrais pas être plus content. Il mérite vraiment, vraiment quelqu'un l'aime mais… je pense que Blaine l'aime un peu trop… trop pour deux jeunes de 17 ans. » Burt enleva sa casquette et frotta son front. « Je veux dire Carole, tu ne les as pas entendus. Blaine a pratiquement dit à Kurt qu'il le possédait. »

« Okay. Donc, qu'est-ce que tu veux faire ? Est-ce que tu veux vraiment dire à Kurt de ne plus le voir ? Ça ne passera pas bien. »

« Je sais. » Burt était perdu.

Carole tendit le bras et prit sa main. « Mon cœur, peut-être que tu réagis de façon excessive. Tu vas un peu trop dans le rôle protecteur de père. Je pense que nous devrons laisser les choses se passer jusqu'à ce qu'on voit un changement dans le comportement de Kurt. »

Burt décida de laisser tomber seulement parce qu'il n'avait pas une bonne réponse. Mais, il était toujours inquiet. Il savait que Kurt voulait tellement être aimé par un garçon, qu'il irait probablement avec tout ce que Blaine voulait. Et bien sûr, il ne pouvait voir rien d'autre que le bien en Blaine. Seulement le bien. Juste comme sa mère.


Tandis que Blaine conduisait jusqu'à chez Kurt ce samedi-là, il rit tandis que Phil le suivait à une distance prudente. Ou du moins, ce que Phil semblait penser être une distance prudente. Blaine avait réalisé qu'il était suivi immédiatement après que Phil avait commencé trois semaines plus tôt. Il ne s'était pas embêté à paniquer. Il était prêt à ce que son père le découvre parce que, il était fatigué. Fatigué de devoir toujours aller à Lima. Fatigué du fait que personne parmi ceux qui comptaient pour lui, surtout ses amis Warblers, n'avait rencontré son petit-ami. Il voulait que Kurt voie sa chambre, traine dans leur sous-sol de divertissement dédié à l'art et regarde des films. Il voulait que Kurt vienne le voir jouer au tennis cet été. Il était fatigué de devoir cacher son magnifique et parfait petit-ami de tout le monde. Il voulait être dans le monde, vraiment dans le monde, avec son petit-ami à ses côtés.

La seule chose que Blaine n'arrivait pas à découvrir était ce que Phil attendait. Il s'était attendu à ce qu'il dise à son père ce qu'il faisait après la première ou deuxième semaine mais maintenant ça faisait un mois. Cette petite galipette qu'il avait faite dans le parc aurait dû confirmer tous les doutes que Phil pourrait avoir. Pourquoi est-ce qu'il n'avait rien dit ?

Tandis que Blaine s'arrêtait devant chez les Hummel-Hudson, il regarda Phil passer devant la maison et tourner au coin de la rue. Pourrait-il être un pire espion ? Blaine secoua les pensées de Phil de sa tête. Il avait besoin de se concentrer sur ses plans pour ce soir. Il était temps pour lui de pousser Kurt à l'étape suivante de leur relation.

~oOo~

Une heure plus tard, Blaine était allongé sur son dos sur le lit de Kurt, regardant Kurt revenait sur terre après son orgasme. Les yeux de Kurt étaient fermés tandis qu'il flottait dans la béatitude que Blaine avait créé en le suçant. Blaine regarda intensément son visage tout en se caressant doucement. Quand Kurt ouvrit les yeux, il tourna la tête pour faire face à Blaine. Il baissa les yeux et regarda avec fascination tandis que Blaine se touchait. La voix de Blaine était très, très calme.

« La première fois que je t'ai vu Kurt, tu sais ce que je pensais ? Ma première pensée était que tu étais le garçon le plus magnifique que j'avais jamais vu. Tu étais divin. Un pur paradis. Quelqu'un de tellement magnifique pourrait seulement venir du paradis. »

Kurt sourit. Blaine avait une façon de le faire se sentir tellement attirant. Blaine l'avait enfin convaincu d'enlever ses vêtements quand ils étaient seuls. Être allongé là nu, à entendre les mots de Blaine, éloignait toutes les pensées embarrassées qu'il avait à propos de son apparence.

« Est-ce que tu sais quelle était ma deuxième pensée ? » Blaine s'arrêta tandis que ses yeux prenaient une nuance plus sombre et devenaient plus intenses. Contrôlant. Kurt était piégé maintenant. Il ne pouvait pas détourner le regard.

« Ma seconde pensée était que tes lèvres seraient comme de la soie sur ma queue. »

Blaine ne dit rien d'autre. Il n'était pas obligé.

Kurt prit une profonde respiration. Il s'assit lentement et grimpa au-dessus de Blaine. Il s'installa entre ses jambes et s'arrêta. Il leva les yeux pour les instructions.

« Je-je n'ai jamais fait ça avant. »

« Relax et prends ton temps. Tu es en contrôle complet. C'est promis, tu ne t'étoufferas pas et tu n'es pas obligé d'avaler. Cette fois. Fais juste ce qui est naturel. Fais ce que je te fais. »

Kurt ouvrit la bouche d'un air hésitant et ferma les lèvres autour du gland. Il fut surpris de gouter le liquide pré-éjaculatoire mais, il ne lâcha pas, prenant autant qu'il le pouvait puis remonta encore. Il fit ça plusieurs fois, écoutant la réaction de Blaine. Blaine gémissait et agrippait la tête de lit. Il voulait mettre ses mains dans les cheveux de Kurt et simplement baiser sa bouche mais, il était déterminé à ne pas l'effrayer. Il avait besoin que Kurt soit confortable à faire ça parce qu'il prévoyait que Kurt fasse ça chaque fois qu'ils étaient seuls. En plus, Blaine prévoyait d'en venir au sexe après ça. Il le devait. Il ne pouvait plus attendre. Etre près de Kurt le rendait fou. Il était affamé de sexe et c'était soit convaincre Kurt soit aller s'excuser auprès de Tyler et il voulait Kurt.

Kurt bougeait maintenant doucement de haut en bas. A sa surprise, il aimait en fait bien ça. Il aimait bien entendre Blaine gémir grâce à quelque chose qu'il faisait. Jusqu'à maintenant, Blaine le faisait toujours gémir. C'était bien de rendre enfin la pareille. Blaine devenait plus bruyant et Kurt supposa qu'il était sur le point de jouir. Cette partie le terrifiait. Il ne pouvait pas avaler. Pas encore. Il avait trop peur de s'étouffer et du goût. Et s'il n'aimait pas ça ?

Soudain, Blaine lui criait dessus. « Kurt ! Lâche ! Recule ! »

Kurt laissa le membre tomber de sa bouche, juste à temps pour regarder Blaine venir sur son estomac. Kurt trouva la vue fascinante. Il n'avait jamais vu un garçon jouir avant. Tandis qu'il regardait le sperme de Blaine courir le long de son estomac, il se sentit étrangement excité. Blaine le regarda et sourit. Puis il tendit le doigt et prit un peu de sperme de son estomac. Il leva son doigt et regarda Kurt.

« Est-ce que tu veux gouter ? »

Kurt secoua furieusement la tête. Non. Définitivement non.

Blaine n'allait pas le forcer. Pas aujourd'hui. Ils avaient plein de temps. Mais, il allait définitivement lui apprendre à avaler. C'était un must.

A la place, Blaine prit son doigt et lécha lui-même le sperme. Les yeux de Kurt devinrent grands comme des soucoupes et Blaine ne pût s'empêcher de rire. Kurt était tellement adorable.

~oOo~

Avant que Blaine ne parte cette nuit-là, Kurt demanda les instructions pour la semaine.

« Est-ce que j'ai le droit de me toucher cette semaine ? »

Les mots de Kurt firent penser à Blaine qu'il pourrait jouir juste là. Lentement mais surement, Kurt lui permettait volontairement de prendre possession de lui. De lui donner le contrôle. Ce fait excita Blaine encore plus que le pouvait n'importe quel truc sexuel.

Il y pensa. Plus Kurt était excité, plus ce serait facile de le baiser. Mais, Blaine voulais que Kurt maitrise d'abord le sexe oral et il ne pouvait vraiment pas pousser pour ce truc d'avalement. Ou, le pouvait-il ? Il regarda Kurt. Non, il ne pouvait pas. Ça le ferait flipper et il ne voulait pas faire ça. Il l'aimait tellement.

« Tu peux te masturber chaque soir jusqu'à jeudi. Pas de masturbation jeudi. Je veux que tu ais envie de moi vendredi. »

Kurt sourit et hocha la tête.

« Est-ce que tu comprends ? »

« Oui, je comprends. »

Blaine soupira. « Je t'aime Kurt. Plus que tout. »


Blaine était presque chez lui quand son portable sonna.

C'était l'appel qu'il avait attendu.

« Bonjour, Phil. »

« Hey, Blaine. Comment ça va ? »

« Très bien. Qu'est-ce que tu veux ? »

« J'aimerai te retrouver pour une petite conversation. On dit, demain après la messe ? »

« Avec mon père ? »

« Non, non. Juste toi et moi. On dit 14h chez Collins ? »

Blaine était confus. Pourquoi Phil voulait-il lui parler seul ? Dans un bar ?

« Phil, j'ai seulement 17 ans. Je ne peux pas aller dans un bar. »

« Oh, fais-moi confiance. Collins et moi nous entendons bien. Il fera une exception. »

Blaine fut secoué. Ce n'était pas ce à quoi il s'était attendu. Qu'est-ce que Phil préparait ?

« Okay. »

« Bien. Je te verrais demain. »


Jack regarda le jeune homme assis devant lui. Ils commençaient toujours tellement impatient puis ils perdaient. Mais, ce jeune homme… ce jeune homme était au-dessus. Mark Madison avait 23 ans et avait eu son diplôme major de sa promo à Ohio State pour le journalisme. Jack aimait bien ce jeune. Il était pointu, intelligent, un bon écrivain et beau garçon. En plus, ses cheveux roux étaient plutôt frappant. Jack savait qu'il n'aurait pas ce jeune pendant longtemps. Dès qu'il écrirait une bonne critique, il partirait à DC ou New York pour une carrière géniale. Il finirait probablement sur un de ces journaux télévisés. Il avait le profil pour ça.

Pour l'instant, Jack avait besoin de déterminer s'il allait laisser le gamin courir avec son idée d'histoire ou le retenir.

« Très bien Mark, explique-moi encore ça. »

Mark pouvait à peine rester tranquille.

« Okay, écoute, voilà le truc. Anderson se promène toujours en criant pour les valeurs familiales et l'agenda gay et tout. Et bien, je pense que son fils est gay. »

Jack soupira. « Et alors ? Il y a plein de politiciens conservateurs qui ont des enfants gays. Ce n'est pas vraiment un scoop. Même l'ancien vice-président, Dick Cheney, avait un fils gay. Tout le monde s'en fiche. »

« Mais, j'ai un angle différent. Dans ces cas, les enfants étaient toujours des adultes. La nouvelle était révélée quand ils étaient adultes. Le fils Anderson a 17 ans. Il est toujours au lycée. »

« Mark, nous ne pouvons pas aller après un gamin de 17 ans… »

« Non, non, non. Ecoute, Anderson défend toujours les valeurs familiales, non ? Que les parents doivent prendre des responsabilités pour l'éducation des enfants et aimer leurs enfants et passer du temps avec eux et tout ça. Et bien, et s'il ne faisait pas ça ? Et s'il est tellement dégoûté par son propre fils gay, qu'il est un horrible père ? Je veux dire, allez, tu as entendu certains de ses discours. Comment peut-il être un père aimant qui valorise sa famille, avec des discours à propos du fléau d'être gay ? Son fils participe à la campagne avec lui. Il entend ces discours. Qu'est-ce qu'il doit ressentir ? Qu'est-ce qu'Anderson fait au psyché de son enfant ? Est-il vraiment un bon père ? Est-ce qu'il valorise vraiment sa famille ? Est-ce que ce n'est pas une de ses idées principales – valoriser tes enfants, ce cadeau des plus précieux ? » Mark leva les yeux au ciel.

Jack réfléchissait fortement. « Doonnc, nous allons après lui, pas pour être anti-gay… mais pour être anti-famille dans sa vie personnelle ? »

« Ouais. L'angle est qu'il est hypocrite. Il ne valorise pas vraiment la famille. Regarde comment il traite son fils. Il ne défend pas vraiment ce qu'il clame. Il est un menteur et un terrible père. »

Jack réfléchit à ça. Personnellement, il n'avait jamais vraiment apprécié Anderson. Ça pourrait être bien de ruiner sa campagne.

« Mais, attend une minute Mark. Est-ce que ce gamin a fait son coming-out ? Est-ce qu'il est définitivement gay ? Comment sais-tu que son père sait qu'il est gay ? Nous ne pouvons pas sortir du placard un gamin de 17 ans. Ça nous donnerait un mauvais genre. »

« Fais-moi confiance. Il est gay. »

« Mais, a-t-il fait son coming-out ? Tu dois déterminer s'il a fait son coming-out. Genre, vraiment fait. Pas juste penser que c'est le cas. Et, tu dois déterminer si Anderson le sait. »

« Je peux faire ça. »

« Comment ? »

« Crois-moi. Je peux le faire. »

Jack regarda durement Mark.

« Mark... tu ne peux pas proposer un rendez-vous au gamin. »

Mark rit. « Je ne le prévoyais pas, même si j'aimerais bien. Ce garçon est pas mal. Non, je suis assez sûr qu'il a un petit-ami. Un petit-ami qui aura 18 ans dans trois semaines. 18 ans est juste, non ? »

Jack sourit. « 18 ans est légalement adulte. »

Mark sourit aussi. « Parfait. »