Et que tout le monde prenne sa place…

Chapitre 12

Mark se sentait désespéré. Il était tellement près de finir son histoire et, il savait qu'elle était bien. Cette révélation était son ticket pour quitter l'Ohio. Il devait juste remplir les derniers morceaux. Il regarda ses notes.

Grâce à Kurt, il avait confirmé que Blaine était gay, avait fait son coming-out à 14 ans et que James Anderson le savait. C'était la clef. Anderson savait depuis maintenant 3 ans que son fils était gay et pourtant, entre les apparences de campagnes, les diners républicains et les interviews, il avait fait plus d 142 discours et déclarations publiques contre les homosexuels et introduit 5 différentes lois anti-gay au sénat de l'Ohio. Selon les rapports d'évènements, les nouveaux articles et les parutions de la presse, Blaine avait été présent à au moins 70 de ces apparitions, voire plus. Comment diable est-ce pour un enfant d'entendre son père, dénoncer publiquement qui il est ? D'entendre ton père, déclarer publiquement qu'il te déteste ?

Son interview avec le Dr. Sheila Palmer, une psychologue pour enfant de l'Université de l'Ohio, s'était très bien passée. Palmer lui avait donné d'excellentes informations sur l'impact nuisible que des parents homophobes peuvent avoir sur un enfant gay. Cette partie de l'histoire allait vraiment planter Anderson. Certaines des déclarations de Palmer pourrait faire ressembler le comportement d'Anderson à presque un abus d'enfant.

Et il y avait le problème.

Il avait besoin de plus de détails à propos de comment Anderson traitait son fils chez lui et dans leurs vies privées. C'était la clef de tout l'angle anti-famille dans sa vie personnelle. Mark ne voulait pas s'informer auprès de quelqu'un affilié avec la campagne donc, ça avait été presque impossible de parler aux personnes proches des Anderson. Il avait quelques histoires anecdotiques des membres de l'équipe du Country Club de Westerville mais, rien de vraiment d'important. Il avait besoin de quelque chose de solide.

Il prit son portable pour regarder s'il y avait des appels manqués ou des messages. Rien. Il avait appelé Kurt plusieurs fois et laissé quelques messages amicaux, demandant s'il voulait prendre un café ou regarder les soldes à Macy's. Kurt n'avait jamais répondu. Mark était sûr qu'il n'avait pas grillé sa couverture mais toujours… c'était bizarre que Kurt ne réponde pas, même si c'était pour dire, casse toi.

Jack attendait une ébauche pour mardi. Aujourd'hui était jeudi. Peut-être que l'inspiration frapperait ce week-end.


James était assis à son bureau, sirotant son bourbon. Il devrait probablement rentrer. Elaine devait avoir préparé le diner maintenant. Il regarda le tableau blanc dans son bureau et tous les diagrammes sur papier punaisés aux murs. Son équipe avait fait un excellent travail. Ils couvraient tous les endroits importants de son district sans aucun problème. Et, il les avait convaincus de laisser Blaine en-dehors des plans. Même Phil avait été d'accord avec le fait qu'ils devraient juste laisser Blaine tranquille et à la maison. Hmm ? Est-ce que Phil lui avait rapporté pour où Blaine allait quand il partait de la maison ? Non, James ne pensait qu'il l'ait fait. Oh, très bien. Ça n'avait pas dû être très intéressant.

James se leva et sourit au programme sur le mur. Ça allait être une bonne campagne. Il devrait être facilement réélu.


Blaine examina la pièce d'un air critique. Oui, Kurt aimerait certainement cet endroit. Très chaud et romantique et très isolé. Kurt pourrait crier aussi fort que Blaine pourrait le faire crier. Absolument un endroit parfait pour perdre sa virginité. Blaine arriverait en avance et mettrait des bougies partout. Il avait déjà une super playlist sur son iPod pour juste cette occasion. La seule chose qui restait à faire était créer une excuse pour que Kurt soit absent un weekend entier. Il parlerait à Mercedes de ça. Elle serait heureuse de faire la couverture. Blaine se tourna vers le manager de la propriété.

« C'est disponible le weekend du 20 ? »

« Oui. Est-ce que je vous la réserve ? »

« Absolument. »


Kurt était assis devant son miroir, réfléchissant et rêvassant.

Il avait toujours pensé que la bouche de Blaine était la partie de son corps préférée mais, maintenant ça avait certainement un lien avec ses doigts. Les sensations que Blaine pouvait causer avec ses doigts n'étaient rien de moins que fantastique. Il n'y avait pas de mot pour décrire ça.

Comment est-ce que ça serait quand ils coucheraient vraiment ensemble ?

Et, ils s'en rapprochaient. Kurt savait que Blaine prévoyait quelque chose de spécial. Quelque chose de romantique. Kurt était excité et, pour la première fois concernant quelque chose de sexuel, complètement calme et à l'aise. Il faisait confiance à Blaine. Blaine avait prouvé à quel point il l'aimait et il avait tenu sa promesse de prendre soin de lui. Oui, il poussait mais, Kurt s'en fichait. A chaque fois que Blaine l'avais forcé, il avait reçu quelque chose d'incroyable en retour.

Et, il était presque temps. Le fait qu'il n'ait pas du tout le droit de se masturber, voulait dire qu'ils étaient proches. Blaine l'affamait et ça marchait.

Oui, Kurt était prêt à ce que Blaine lui fasse l'amour.

Et, ensuite il voulait que Blaine le baise.


Tyler roula sur son estomac, savourant la douleur de ses fesses. Ce n'était aussi bien que Blaine mais, c'était super proche. Le plus proche qu'il avait trouvé. Oui, ça avait été une bonne idée de chercher un gars plus âgé. Les gars plus âgés étaient plus expérimentés que les gars du lycée. Il tendit le bras et réalisa qu'il était seul au lit. Il roula prudemment sur le côté et se posa, sa tête posée dans sa main.

« Reviens au lit, chéri, » ronronna Tyler.

« C'est promis, dans une minute. J'ai besoin d'écrire cette pensée pendant qu'elle est encore claire. »

Il tapa quelques phrases de plus, puis retourna au lit, se recroquevillant à côté de Tyler.

« Sur quoi tu travailles ? »

« Un grand reportage sur un sénateur conservateur avec un fils gay. »

Tyler réfléchit un moment.

« Est-ce que tu veux dire le sénateur James Anderson ? Le père de Blaine Anderson ? »

Mark s'assit. « Oui. Attend, est-ce que tu le connais ? Est-ce que tu connais Blaine ? Comment tu le connais ? »

Tyler regarda Mark d'un air penaud. « Tu sais que je t'ai dit que j'avais 21 ans ? Et bien… ce n'est pas entièrement vrai… »