Chapitre 13
Megan était franchement en plein vertige. C'était le meilleur rendez-vous qu'elle avait eu depuis des mois. Sean était mignon, avait une conversation intéressante et était médecin. Fantastique. C'était tellement dur de trouver des hommes intéressant avec qui sortir à Westerville. Le sénateur devrait vraiment considérer de se présenter au Congrès dans deux ans. Elle adorerait emménager à Washington, DC.
Le portable de Megan commença à sonner. Elle sourit à Sean d'un air d'excuse.
« Je suis vraiment désolé. Normalement, je l'éteint mais, c'est le début de la campagne et notre premier évènement majeur est samedi donc, je dois vraiment prendre cet appel. »
« Non pas de soucis. Je comprends complètement. »
Megan sourit. Oui, elle pourrait juste peut-être se marier avant ses quarante ans.
« Allo ? Oui. Quoi ? Quoi ? Quoi ! Quand ? Quoi ? Merde ! »
Megan rapprocha et commença à taper furieusement sur son blackberry.
« Est-ce que tout va bien ? »
« Non. Je suis désolée. Je dois y aller. Je t'appellerais. »
James sirotait son bourbon et regardait Elaine nettoyer la cuisine tandis qu'elle parlait de sa visite chez sa sœur.
« Honnêtement, je ne sais pas comment fait Eleanor. Sept enfants dans une maison plus un mari et un chien et pourtant, l'endroit est impeccable. »
Une vague de jalousie monta en James. Sept enfants. Sa sœur laide pouvait avoir sept enfants laids et pourtant Elaine, celle jolie, pouvait seulement en avoir un. Un enfant beau, raté, pédé. Etait-ce juste ? Et puis, pour vraiment l'enfoncer, l'enfant avait hérité de cette merde étrange, malfaisante, vodou qui traversait les veines de son grand-père. Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas hérité de ce pouvoir ? Il était gâché en Blaine. Si James avait cette habileté, il se présenterait pour la présidence l'année prochaine. Diable, il serait déjà à la Maison Blanche. Tout ça était tellement injuste.
Son portable bipa. Un message de Megan.
Gros problème. Grosse histoire sortant demain. Le projet m'a été divulgué en avance par un ami. Je l'envoie maintenant par email. L'équipe est sur le chemin de chez toi.
Quoi ?
James ouvrit son ordinateur portable. Après deux minutes, le mail de Megan apparut. Il ouvrit la pièce jointe.
LES VALEURS FAMILIALES D'ANDERSON par Mark Madison.
Il y avait la photo de famille officielle, une photo d'un jeune nommé Kurt Hummel et une photo de James, devant un podium en faisant un discours.
Les yeux de James scannèrent rapidement l'article.
Déclare être le champion des valeurs familiales.
Fils gay. A fait son coming-out à 14 ans.
Défendu d'avoir d'autres amis gays. Forcé de grandir solitaire et seul.
Réprimandé quotidiennement par père pour être gay.
Publiquement et en privé exposé à un barrage constant de déclarations désobligeantes à propos de qui il est.
Des dommages à long-terme pour les enfants ayant des parents homophobes – suicide, mutilation
Enfin, joie pour le fils. A un petit-ami gay en photo ici.
Anderson déclare adopter les valeurs familiales mais abuse son enfant.
Est-ce que les valeurs familiales d'Anderson vont avec celles de ses électeurs ?
Est-ce que c'est celui que vous voulez au sénat de l'Etat pour représenter l'Ohio central ? Un abuseur d'enfant ?
« James ? James, qu'est-ce qui ne va pas ? James ? »
James était devenu d'une couleur sombre, rouge betterave. Ses mains, serrées en deux poings.
Il commença à monter les escaliers.
Blaine était profondément endormi. Il était épuisé d'une grosse session de pelotage avec Kurt. Ils ne pouvaient pas avoir assez l'un de l'autre. Maintenant qu'ils étaient proches de tout faire, leurs pelotages avaient pris un rythme fiévreux. Les baisers étaient plus chauds, les fellations plus profondes et plus rapides et les orgasmes forts et intenses. Blaine tenait à peine le contrôle. Kurt était prêt pour lui. Tellement chaud et prêt et suppliant pratiquement. Ce truc excitait tellement Blaine. Vraiment beaucoup. Ça irait entièrement le week-end prochain. Tout était arrangé. Le week-end prochain, Blaine prendrait le contrôle entier et complet de Kurt. Il le possèderait entièrement. Puis Blaine serait complet.
C'est parce que Blaine était endormi, que son père pût avoir la main haute.
James se rua dans la chambre de Blaine, sortit Blaine de son lit par sa chemise et le jeta à travers la pièce. Blaine claqua contre le mur, se réveillant désorienté, confus et douloureux. James le mit à genoux et le frappa, le faisant tomber par terre. Puis il commença à lui donner des coups de pieds.
« Putain de pédé ! Espèce de mauvais et inutile fils de pute ! Je t'ai dit de la garder dans ton pantalon ! Je t'ai dit, espèce de petit con ! »
La tête de Blaine tournait. Est-ce qu'il rêvait ? Est-ce qu'il avait encore 14 ans ? Non. C'était pire. C'était différent. L'obscurité flottait en lui, mélangée avec la douleur. La douleur l'empêchait de s'accrocher à l'obscurité mais, elle tournait et grandissait et il commençait à se sentir chaud. Il pût entendre la voix de sa mère.
« James ! Oh mon Dieu ! Tu es fou ? Stop ! Stop ! Laisse-le tranquille ! »
James se retourna brusquement, ses yeux écarquillés de rage.
« Toi ! » Il sourit d'un air méprisant. « Tout est de ta faute. Toi et ton corps raté ! Je devrais avoir dix enfants ! Qu'est-ce que tu me donnes ? Un ! Et tu ne pouvais même pas le faire bien ! »
Elaine se recroquevilla sous les mots de son mari, se soutenant contre le mur. Toutes les couleurs partirent de son visage.
« Tu n'es rien d'autre qu'une jolie et inutile salope ! J'aurais dû baiser ta sœur à la place ! »
Elaine le gifla.
Blaine attaqua.
Il s'élança sur son père, le clouant au sol. Ils roulèrent encore et encore, se battant pour dominer l'autre. James réussit à repousser Blaine et sauta sur ses pieds.
« Pourquoi petit con ! Qu'est-ce que tu vas faire ? Me tuer ? »
Les yeux de Blaine étaient noirs charbon. Sa peau était chaude et il ne luttait plus pour se contrôler. Il autorisa l'obscurité à le dépasser.
« Oui. »
Son poing atterrit carrément sur la mâchoire de son père, la force faisant tourner son corps entier. Blaine le frappa encore, le clouant au sol. Puis il se jeta sur lui, enfourchant son corps et plaçant fermement ses mains autour du cou de son père.
James essaya de tendre le bras et de prendre les mains de Blaine ou de pousser contre son visage mais la peau de son fils était chaude. Trop chaude pour être touchée. James n'arrivait pas à respirer. Il perdait conscience.
Elaine implora son fils.
« Blaine ! Blaine ! S'il te plait ! Blaine ! Lâche-le ! Blaine, lâche-le ! S'il te plait ! Chéri, écoute-moi ! Lâche, Blaine ! Lâche ! »
Mais, Blaine n'écoutait pas. Il pouvait sentir la vie de son père quitter son corps.
Phil fit irruption dans la pièce. Il frappa Blaine dans la tête, le mettant KO. Phil l'attrapa et le traina à travers la pièce, le laissant dans le coin. James avait du mal à respirer et toussait, essayant de mettre de l'air dans ses poumons. Elaine était assise par terre à pleurer. Phil s'adossa contre la porte. Après plusieurs minutes, il parla.
« James, tu ferais mieux de te nettoyer. Tout le monde sera là dans quelques minutes pour discuter de comment contrôler les dégâts. »
Il se tourna et s'en alla.
Elaine aida James à se mettre sur pieds. Aucun d'eux ne regarda leur fils, à moitié évanoui dans le coin, respirant à peine.
Ils se tournèrent et sortirent, fermant la porte derrière eux.
