Chapitre 14
Kurt épluchait le site de Burberry. com, cherchant quelque chose pour Blaine. Puisque Blaine payait toujours pour tout, Kurt économisait son argent de poche mensuel et voulait utiliser l'argent pour acheter un cadeau à Blaine. Il toucha le pendentif à son cou et soupira. C'était impossible qu'il puisse jamais acheter quelque chose ressemblant à tout ce que Blaine lui avait donné. Il savait que Blaine ne s'attendait pas à quoi que ce soit en retour sauf la dévotion éternelle, et il l'avait certainement. Quand même, Kurt voulait lui donner quelque chose. quelque chose pour dire merci de le rendre tellement heureux.
Son ordinateur sonna, signalant l'arrivée d'un nouvel email. L'expéditeur était mmadison des nouvelles centrales de l'ohio point com. L'objet disait, Je suis Désolé. Kurt le regarda pendant un moment. Qui était mmadison ? Il le supprima presque mais pensa à Michael. Il n'arrivait pas à se rappeler le nom de famille de Michael. Est-ce que même il le savait ? Il cliqua sur l'email.
Kurt, je suis vraiment, vraiment désolé de te mêler à cette histoire mais, je n'avais pas le choix. Je pense que tu es un ami génial et, si tu peux un jour me pardonner, j'adorerai être ami avec toi. Encore, je suis vraiment désolé.
Mark alias Michael
Désolé pour quoi ?
Il y avait une pièce jointe. Kurt l'ouvrit et fut choqué de voir sa photo scolaire le regardant entre une photo des Anderson et du père de Blaine.
Il commença à lire.
Puis il commença à pleurer.
Puis il appela Blaine.
Blaine était allongé par terre, dans le coin de sa chambre, attendant que la douleur dans son corps disparaisse et que le bourdonnement dans sa tête s'arrête. Chaque montée et descente de sa poitrine faisait mal. Qu'était-il arrivé pour mis son père en colère comme ça ? Est-ce que Phil lui avait enfin dit ? Il avait un souvenir confus d'avoir attaqué son père. Merde. Est-ce qu'il avait tué son père ? Il ouvrit les yeux et jeta un regard autour de lui. Non, il ne l'avait pas tué. Il y aurait du sang s'il l'avait fait, non ? Du sang. Blaine pût goûter le sang dans sa bouche là où son père l'avait frappé. Ça le ramena à sa question initiale. Qu'est-ce qui avait énervé son père ?
Il roula lentement sur son dos et essaya de s'asseoir. Il haleta à la douleur. Il souleva sa chemise. Toute la peau de son estomac et de son côté était d'une couleur bleue-violette. Ça lui rappela le bleu que Karofsky avait laissé sur Kurt.
Kurt.
Il avait besoin d'appeler Kurt. Il devait sortir de la maison avant que son père ne décide d'encore l'attaquer.
A ce moment, son portable sonna. La sonnerie de Kurt. Il rampa lentement vers son bureau et prit son téléphone.
« Kurt ? »
« Blaine ! Blaine ! Oh mon dieu, Blaine ! »
« Kurt, qu'est-ce qui ne va pas ? »
« Oh, Blaine ! Je suis désolé. Je suis tellement désolé ! Je- je ne savais pas ! Je ne savais pas ! »
« De quoi est-ce que tu parles ? »
« L'histoire… l'histoire dans le journal… à propos de t-ton père. Je n-ne savais pas… je ne savais pas qu'il était reporter… »
« Kurt, je ne vois pas de quoi tu parles. Quelle histoire ? »
« Je t'envoie un mail. »
Blaine alla à son bureau et ouvrit son ordinateur portable. La vibration dans sa tête s'était amoindrie mais, son côté battait toujours. Il ouvrit son email et cliqua sur le mail de Kurt. Il pût entendre Kurt pleurer tandis qu'il lisait l'article.
Merde.
Pas étonnant que son père avait essayé de la tabasser. Cet article le faisait ressembler à un agresseur d'enfant. Supposé qu'il essaye de surmonter le titre.
Blaine regarda de nouveau l'article. Les retombées de cet article allaient être horrible à tellement de niveau.
« Kurt… prend des affaires. Nous partons. »
« Absolument pas ! Est-ce que tu es fou ? Quel genre d'idiot est-ce que tu penses que je suis ? Tu restes ici ! »
Burt se tenait au milieu du salon à crier sur Kurt tandis que Carole était assise sur le canapé, le visage blême, pendant que Finn était assis en haut des escaliers, à écouter.
Kurt avait décidé de montrer l'article à son père. Après tout, demain matin, tout le monde saurait. Son père avait besoin d'être préparé. Après que Burt soit parti dans une tirade à propos de poursuivre le journal, poursuivre les Anderson et tous ceux à qui il pouvait penser, Kurt lui dit qu'il partait. Avec Blaine.
Kurt essaya de défendre son cas. « Papa… je ne veux pas être là quand ça frappera demain. Il y aura des reporters essayant de me trouver ! J'ai besoin d'être loin d'ici et Blaine veut… »
« Ne me dis pas ce que Blaine veut ! Ce n'est pas à propos de Blaine. C'est à propos de toi, et tu es mon fils et tu restes ici ! Qu'est-ce qui peut bien te faire penser que je te laisserai t'enfuir avec ton petit-ami ? Est-ce que tu es fou ? Est-ce que tu penses que je suis fou ? »
« Burt, s'il te plait essaye de te calmer… »
« Non, Carole, je ne vais pas me calmer ! C'est ce qui a d'abord mené à ce bordel ! Je le savais, je savais juste que quelque chose comme ça allait arriver ! J'aurais dû arrêter ça il y a des mois ! »
« Papa… »
« Non ! Cette conversation est finie ! Tu ne pars pas ! Remonte tes affaires dans ta chambre ! »
Kurt resta là. Il n'avait jamais, jamais défié son père. Jamais. Il réussissait habituellement à parler à son père en disant oui ou trouvé un compromis. Mais, il savait que ça ne marcherait pas cette fois. Blaine était sur le chemin pour venir le chercher. Et Kurt avait l'intention de partir. Avec la permission de son père… ou pas.
« Papa, je t'aime et normalement… je n'irais jamais contre tes souhaits mais… je suis désolé. Blaine a besoin de moi et j'ai besoin de lui. J'y vais. »
Burt regarda son fils avec consternation. Il soupira bruyamment et s'assit dans un fauteuil.
« Kurt, qu'est-ce qu'il y a entre toi et ce gars ? C'est comme s'il t'avait jeté un sort. Ce n'est pas sain Kurt. »
« Papa… je l'aime mais, ce n'est pas juste à propos de ça. Blaine a dit que les choses vont être vraiment folles quand ça sortira dans les kiosques demain. Au moins, laisse-moi partir pour le week-end. Je le promets, je reviendrais lundi si les choses sont calmes. »
« Non. Si tu ressens le besoin de sortir de la ville pendant que ce bordel passe, très bien. Toi et Carole peuvent aller chez sa sœur à Cleveland mais… t'enfuir avec Blaine ? Je suis désolé Kurt. Je ne vais pas être d'accord avec ça. »
Kurt resta silencieux.
« J'ai 18 ans. »
« Quoi ? »
« Je- j'ai 18 ans. Techniquement… je peux y aller sans ta permission. Mais… je veux vraiment ta permission. »
« Et bien, tu ne l'as pas. »
Kurt sentit son cœur se couper en deux. Pouvait-il vraiment défier ouvertement son père comme ça ?
La sonnette retentit.
Burt sursauta. Il avait hâte d'engueuler le petit hobbit. Comment osait-il essayer de faire fuir Kurt avec lui ?
Blaine se tenait debout, en fait à moitié penché, contre le cadre de la porte. Il y avait un bleu profond sur sa joue et sa lèvre était enflée. Il semblait épuisé et abattu.
Kurt courut vers lui. « Oh, Blaine ! »
Blaine sourit faiblement. « Je vais bien Kurt. Est-ce que tu es prêt ? »
« Kurt… » Le ton de Burt était menaçant.
Blaine réalisa soudain que Burt et Carole étaient là. Il entra à l'intérieur. L'expression de Burt lui dit exactement ce qu'il se passait.
« Burt, écoutez, Kurt a besoin de sortir de là ce soir. Quand cette chose sortira demain, ça va être dur. Faites-moi confiance. J'ai été autour des politiques et des reporters assez longtemps pour savoir. Ça ne va pas rester juste en Ohio central. »
« Tu as du culot, de venir chez moi, d'essayer de convaincre mon fils de t'enfuir avec toi Dieu seul sait où ! Il ne serait pas dans ce bordel si ce n'était pas à cause de toi ! »
« Je le réalise et c'est pour ça que j'essaye de le sortir de là. Il y a un endroit que je connais. C'est retiré et… » Blaine s'arrêta alors qu'il réalisait à quoi ça ressemblait. « Je veux juste éloigner Kurt de tout ça. »
« Peut-être que tu penses bien mais, ça n'arrivera pas. Kurt reste ici. »
Blaine était silencieux. Il était faible à cause de la bagarre avec son père. Il ne pouvait rien contrôler. Non pas qu'il le voulait. C'était le père de Kurt après tout. Kurt aimait son père et Blaine respectait Burt.
Mais, il ne partait pas sans Kurt.
Comme tellement de fois avant, il savait qu'il devrait se sentir mal pour ce qu'il était sur le point de faire mais, ce n'était pas le cas. Il avait besoin de Kurt avec lui. Surtout maintenant. L'enfer venait de beaucoup se réchauffer. Il avait besoin de son paradis encore plus que jamais.
Ce ne devrait pas prendre tellement. Sa connexion avec Kurt était forte. Il devait juste le toucher.
Il prit la main de Kurt.
« Ecoutes Kurt, je ne vais pas te mettre dans cette situation. Si ton père ne veut pas que tu partes alors, tu devrais rester ici. Ça va aller. »
« Non ! Non ! Je pars avec toi ! »
« Kurt… je ne vais pas te faire choisir entre ton père et moi. Reste ici. »
Kurt devenait hystérique. Il devait partir avec Blaine. Il devait être avec lui. Ce n'était plus juste un désir. Maintenant, c'était un besoin. Il avait besoin d'être avec Blaine. Ce ferait physiquement mal de ne pas être avec lui. « Non ! Je vais avec toi ! » Il se tourna vers son père, ses yeux suppliants, lui demandant de comprendre.
« Papa, je dois y aller. Je le dois, je le dois. S'il te plait, Papa ? S'il te plait ? »
Burt regarda Blaine, puis Kurt et de nouveau Blaine. Que venait-il d'arriver ? Burt était sûr que Blaine venait de faire quelque chose. Quelque chose pour rendre Kurt plus désespéré qu'avant mais… ça n'avait absolument aucun sens. Kurt regardait fortement Blaine. Qu'est-ce qu'il y avait avec ce gamin ?
« Si vous le laissez venir avec moi, je promets que je prendrais soin de lui. Je l'aime. Je ne laisserais jamais, jamais quelque chose lui arriver. »
« Oh, comme tu l'as protégé de ce cauchemar actuel ? »
Blaine grimaça.
« Papa… ce n'est pas sa faute. Je suis le seul qui ait parlé à ce reporter. »
Burt s'effondra encore dans son fauteuil. Frustré. Kurt avait l'air d'être sur le point d'avoir une attaque mentale. L'idée de laisser Kurt partir lui faisait mal à la tête et au cœur.
« Papa, » Kurt s'avança et s'agenouilla devant son père.
« Tu ne me fais pas confiance pour prendre mes propres décisions ? »
« Kurt… ce n'est pas juste. Tu sais que je te fais confiance mais ça… c'est énorme, fiston. Est-ce que tu réalises ce que tu me demandes de faire ? Disons que cette chose devient vraiment mauvaise, et vous deux êtes vus ensemble. Les choses pourraient être affreuses Kurt. Ce n'est pas juste les politiciens qui vont sauter sur ce truc. Il y a beaucoup de fous dehors. Je ne peux pas te laisser te balader, non protégé. »
« Mais, je serais protégé. Blaine sera avec moi et… je peux me protéger. Papa, s'il te plaît ? S'il te plait ? »
Burt regarda Kurt dans les yeux. Il pouvait déjà voir la vérité. Il n'allait pas gagner.
Il se leva et s'avança vers Blaine.
« Seulement le week-end. Vous gardez vos portables allumés et m'appelez quand vous êtes arrivés ainsi que chaque jour. Il ferait mieux d'être de retour ici dimanche soir ou, il y aura beaucoup à payer. Et, si quelque chose lui arrive, je vais te fracasser la gueule. Répétivement. »
« C'est promis. Rien ne lui arrivera. Je mourrai avant de laisser quoi que ce soir arriver à Kurt. »
Burt regarda Blaine dans les yeux. Au lieu d'être soulagé, ça l'effrayait de savoir que Blaine disait la vérité.
Burt enroula ses bras autour de Kurt et le tint fortement.
« Sois prudent. Appelle-moi tous les jours et, je le pense vraiment, dimanche soir tu ferais mieux d'être revenu ici. »
Kurt hocha la tête. Il fit un câlin à Carole et sortit.
Carole et Burt se tenait devant la porte et les regardaient partir.
« Burt… pourquoi est-ce que j'ai le sentiment que, si les choses deviennent dures, il est en faut plus en sécurité avec Blaine qu'il ne le serait ici ? »
Burt soupira. « Parce que c'est le cas. Je ne sais pas ce qu'il y a chez ce gamin mais, je comprends le sentiment qu'il tuerait pour Kurt. En un battement de cœur. Je ne suis pas sûr de ce que je ressens pour ça. »
A 17 h, vendredi après-midi, Burt était soulagé d'avoir laissé les garçons partir la veille.
Le téléphone au garage sonnait tout le temps. Les reporters appelaient, cherchant Kurt. Des conards appelaient pour dire des choses insultantes sur les gays. Des reporters de villes voisines venaient, voulant parler avec l'amant gay du fils du sénateur Anderson. Burt abandonna enfin, ferma le magasin et rentra chez lui.
La maison était un cauchemar.
Au point de vue national, c'était un cycle lent d'actualités donc les médias, qui n'auraient normalement jamais accordé d'attention à une histoire à propos d'un sénateur d'Etat clairement inconnu, sautèrent sur l'histoire. Le fait était que c'était à propos d'adolescents gays, d'homophobie et de politiques la rendait encore plus juteuse.
A 15h, des reporters locaux et des voisins ennuyants s'étaient rassemblés devant la maison des Hummel-Hudson, espérant interviewer Kurt ou lui jeter un coup d'œil. Il y avait des rumeurs que des manifestants anti-gay prévoyaient de venir samedi matin. Des groupes pro-gays étaient aussi parait-il sur le chemin pour montrer leur soutien.
Carole jeta un regard par la fenêtre et soupira tandis qu'un van de CNN s'arrêtait. « Demain, nous serons coincés. Qu'est-ce qu'on va faire ? »
Burt la regarda. « Rien. Sans commentaires. »
« Je sais que ça semble fou mais… devrait-on essayer de rentrer en contact avec les parents de Blaine ou la campagne de son père ? »
« Non. Laisse ce batard couler. »
James Anderson se noyait. Dans le bourbon.
Toute l'équipe avait quitté la maison ensemble pour changer l'attention des médias du quartier général, cependant, il y avait quelques vans et reporters devant la maison des Anderson, espérant jeter un coup d'œil au pauvre abusé et gay Blaine.
James, Elaine et Phil étaient terrés à l'intérieur. Les déclarations des médias officiels étaient que la famille Anderson se retirait de l'œil du public pour traiter avec les effets dégradants de cette histoire nocive, visible et complètement fabriquée avait infligé sur leur fils. Le problème bien sûr, était que Blaine n'était pas là et ils ne savaient pas où il était.
Elaine posa la question évidente. « Que va-t-il se passer s'il est repéré quelque part ? Les gens vont savoir que nous avons menti. »
James haussa les épaules et se versa un autre verre de bourbon. Il s'en foutait vraiment.
