Chapitre 19

Dimanche.

Moment de rentrer à la maison.

Blaine était nerveux. Pour beaucoup de choses.

D'abord, il y avait le fait qu'il ne savait pas à quoi s'attendre quand il rentrerait. Ses souvenirs étaient toujours brouillés mais il était plutôt sûr qu'il avait essayé d'étrangler son père. Il n'arrivait pas à l'imaginer l'accueillir avec les bras ouverts, malgré ce que disait sa mère. En plus, il n'avait plus la menace de faire son coming-out ou de causer un scandale comme chantage. Son père avait soudain gagné du pouvoir dans leur relation. Blaine devra avancer précautionnausement.

Puis il y avait Kurt.

Il ne savait pas à quoi s'attendre de ses parents, donc il ne savait pas s'il serait capable d'aller et venir comme il l'avait toujours fait. Est-ce qu'il pourrait toujours voir Kurt ? Par-dessus tout, il ne savait pas de ce que Burt ressentait sur ça. Ça n'avait pas d'importance si ce bordel était de la faute de Blaine ou pas. La relation de Kurt avec Blaine était ce qui l'avait entrainé dans tout ça. Burt pourrait décider que ça en était assez et interdire à Kurt de le voir. Blaine était sûr qu'il mourrait si ça arrivait. Il mourrait vraiment, réellement. Ou commettrait un kidnapping.

Enfin, il y avait l'obscurité.

Elle était très calme. Immobile. Silencieuse.

Et elle ne semblait pas forte.

Blaine était inquiet. Oui, il avait voulu que l'obscurité s'amoindrisse mais maintenant, tandis qu'il se préparait à rentrer chez lui pour qui sait quoi, il la voulait avec toute sa force. Il avait besoin de protection. Il voulait être capable de prendre soin de lui et Kurt. Il espérait que le sentiment était temporaire et dû au fait que lui et Kurt avait été ensemble H24 pendant une semaine entière. Le paradis calmait l'enfer.

Après qu'ils eurent mis leurs affaires dans la voiture et jeté un dernier regard à la maison, ils étaient prêts à partir.

« Je déteste quitter cet endroit. Ça a été la meilleure semaine de ma vie. » Kurt soupira tristement.

Blaine le regarda. Il tendit le bras et pris les deux mains de Kurt dans les siennes. « Nous reviendrons. Promis. »

L'énormité de ce qui était sur le point d'arriver apparut soudain à Kurt. Il jeta fermement ses bras autour de Blaine.

« Qu'est-ce qu'il va se passer quand nous reviendrons ? »

« Je ne sais pas magnifique. Je ne sais pas. »


Tandis qu'ils passaient devant le signe "Bienvenue à Lima", Blaine jeta un regard à Kurt. Pour la première fois de la semaine, son expression était très sérieuse. Et triste. Blaine tendit le bras et lui prit la main. Kurt l'agrippa fermement.

Quand ils tournèrent dans la rue de Kurt, tout était silencieux et calme. Blaine se gara sur le trottoir et coupa l'engin. Ils se regardèrent. Kurt commença à pleurer.

« Ne rentre pas à la maison. Reste-là. Carole t'aime. Elle te laissera emménager. »

« Et ton père ? Je ne pense pas qu'il serait d'accord avec ça. »

Ils sortirent de la voiture tandis que la porte d'entrée s'ouvrait et Burt et Carole sortirent.

« Kurt ! » Blaine regarda Burt et Carole étouffaient Kurt de câlins et baisers. Quel accueil différent de celui qui l'attendait.

Burt vint vers lui et lui tendit la main. « Merci Blaine. Pour avoir pris soin de lui et pour l'avoir ramené sain et sauf. »

Blaine lui serra la main. « Pas de problème. J'aime votre fils. »

Kurt arriva et enroula fermement ses bras autour de Blaine. Il l'embrassa avec passion, se fichant que sa famille se tienne là. Burt et Carole retournèrent silencieusement dans la maison.

Kurt le tint fort. Il pleurait encore. « Oh, Blaine. »

« Ça va aller magnifique. Je te rappelle tout à l'heure. »

« Je t'aime. »

« Je t'aime. »

« Tu m'appartiens. »

« Et seulement à toi. Maitre. »


Blaine était assis dans sa voiture sur le trottoir, regardant la maison. Il était assis là depuis 10 minutes. Il soupira et ouvrit la porte de la voiture.

Il avança vers la porte d'entrée, laissant ses bagages dans la voiture.

« Blaine ? »

Il s'avança vers la cuisine et tomba nez à nez avec sa mère.

« Oh, Blaine ! » Elle jeta ses bras autour de lui. Il resta là. Choqué.

« Salut. »

« Je suis tellement contente que tu sois rentré ! »

Elle le guida vers la cuisine. « Tu as faim chéri ? Je peux te préparer quelque chose ? »

« Non. Ça va. »

James était assis à table. Blaine s'arrêta quand il le vit.

« Bonjour fils. »

« Salut. »

« Blaine, chéri, pourquoi est-ce que tu ne t'assieds pas ? » Sa mère s'assit à table.

Blaine les regarda tous les deux. Quelque chose se passait. Il était trop fatigué pour s'occuper de ça maintenant.

« En fait, je suis fatigué d'avoir conduit. J'aimerai bien aller chercher mes affaires dans la voiture et prendre une douche. »

« Bien sûr, chéri. Tu peux aller dans ta chambre. Ton père va aller chercher tes affaires. »

James regarda sa femme comme si elle venait de dire qu'il étais sur le point de sauter d'un pont.

« C'est bon. Je peux le faire. »

Il vit sa mère jeter un regard mauvais à son père. James sursauta.

« Non. Ta mère a raison. Tu dois être fatigué. Je vais m'occuper de ça. » Il sortit de la cuisine en courant pratiquement.

Que se passait-il ?


Blaine s'enferma dans sa chambre pour le reste de la journée. Il appela ses amis Warblers et leur fit savoir qu'il était rentré et qu'il allait bien. Ils lui firent savoir toutes les folies qui avaient pris place pendant que lui et Kurt était partis. Plusieurs d'eux avaient été contactés par des reporters, demandant des interviews et des détailssur Blaine. Il était content d'entendre que ses amis étaient loyaux. Aucun d'eux n'avait donné d'interviews ou n'avait répondu aux questions.

Il appela Kurt.

« Est-ce que ça va ? »

« Je vais bien. » Il ne partagea pas ses soupçons sur ses parents. Il ne voulait pas que Kurt s'inquiète.

« Tu me manques. »

« Tu me manques aussi. »

« Je vais faire une sieste. Tous ceux du Glee club sont sensés venir ce soir pour m'accueillir et me raconter ce qu'il s'est passé pendant que nous étions parti. Apparemment mon père a laissé beaucoup de détails de côté. »

« Ouais. Il ne voulait juste pas t'inquiéter. »

« Tu veux venir ? »

« Non. Amuse-toi avec tes amis. Vous avez besoin de temps ensemble. Je suis fatigué. Je vais juste me détendre. »

Blaine voulait vraiment faire une sieste mais, il était nerveux. La dernière fois qu'il s'était endormi dans cette maison, il s'était réveillé en train de se faire taper dessus. Mais enfin, son corps abandonna et il s'endormit.

Quand il se réveilla, c'était le soir. Il pouvait sentir le diner en train de cuire et il avait faim. Il se dirigea vers le rez-de-chaussée.

Sa mère sourit mais semblait anxieuse. « Tu t'es bien reposé chéri ? »

« Oui. »

« Le dîner va être prêt dans un moment. »

« Okay. »

James arriva dans la cuisine et s'assit à table. Il regarda Blaine. Blaine le regarda aussi, forçant son père à détourner le regard.

Le dîner fut silencieux. Blaine continuer de surprendre son père en train de la regarder. Il n'arrivait pas à lire son expression. Sa mère continuait de regarder nerveusement son fils et son mari.

Quand il fini de dîner, Blaine se leva. « Je suis toujours fatigué. Je vais me coucher. »

Sa mère eut l'air d'être sur le point de protester mais, son père l'interrompit.

« C'est très bien. Bonne nuit. »


Le lendemain matin, tandis que Blaine descendait les escaliers vers la cuisine, il entendit ses parents parler.

« Honnêtement James. Il est ton fils. Ça ne devrait pas être si dur. »

« Est-ce que tu rigoles ? Est-ce que tu as oublié le cirque qui s'est passé cette dernière semaine ? Ma carière est sur le support de ma vie et tout ça à cause de... »

Blaine descendit les escaliers.

« Bonjour Blaine. Est-ce que tu as bien dormi ? »

« Oui. »

Il s'assit à table et regarda son père. James semblait ennuyé et irrité. Sa mère posa une assiette de pancakes et de bacon devant lui. Blaine commença à manger. Il sourit. Sa mère était une bonne cuisinière mais, Kurt était meilleur.

Quand il eut fini, sa mère décida de faire avancer les choses puisque son mari était clairement incapable.

« Blaine, nous devons te parler. »

Enfin.

Elaine regarda James.

James se racla la gorge.

« Heu, oui. Nous devons avoir une réunion de famille. »

Blaine resta silencieux. Ça devrait être interessant.

« Tout d'abord Blaine, je suis... euh... désolé pour ce qu'il s'est passé la semaine dernière. Je n'avais aucun droit de te frapper. Je suis désolé. »

Blaine regarda sa mère. C'était évident qu'elle lui avait dit de faire ça. Son père ne s'était jamais excusé pour quoi que ce soit et il ne semblait certainement pas le moins du monde désolé.

« Cependant, » continua James, semblant plus confiant, « nous devons discuter de ton... comportement. Je n'apprécie pas que tu m'attaque. Je suis ton frère. »

Quoi ? Est-ce qu'il blaguait ?

« Et je suis ton fils. Je pense que nous sommes quitte. D'ailleurs, tu as commencé. »

« En fait Blaine, tu as commencé ça avec tes... activités homosexuelles. Des activités qu'on t'avais clairement dit de réfréner. »

« James... » Elaine semblait énervée. Ce n'était pas comme ça que la conversation était supposée se passer.

« Très bien. » James leva les mains. « Ce qui est fait est fait et ce qui est... sorti est... sorti. » Il était clairement perturbé par son choix de mots. « Avançons juste. » James se racla la gorge. « Je... nous, avons besoin que tu fasses quelque chose. »

Ah ha. Il savait que quelque chose se tramait.

« Pendant que tu n'étais pas là, la presse a eu un grand jour avec cet article pénible. Les choses se sont calmé grace à ce député en Iowa qui s'est fait prendre avec deux prostituées. Cependant, j'ai toujours besoin de faire une déclaration publique concernant ce... truc. »

Blaine ne dit rien. Ils devaient être fou s'ils se dirigeaient là où il pensait qu'ils se dirigeaient.

« J'ai besoin que tu apparaisse à côté de moi et que tu fasses une déclaration. Tu dois redresser l'image. »

« Je ne savais pas que l'image était abimée. »

James fronça les yeux. « S'il te plait ne fais pas le con Blaine. Tu sais qu'on ne t'a jamais abusé. »

« Tu as raison. Maman ne m'a jamais touché. »

« Je ne suis pas un agresseur d'enfant ! »

« Marrant. Je me rappelle m'être fait cassé la gueule par toi deux fois. »

Les yeux d'Elaine s'écarquillèrent et elle regarda Blaine avec confusion. « Deux fois ? Qu'est-ce que tu veux dire deux fois ? »

Blaine vit un éclair de peur puis de colère dans les yeux de son père. Sa mère ne savait pas pour l'attaque quand il avait 14 ans. L'attaque qui l'avait laissé nerveux, pleurant tous les soirs pendant un mois.

« Pourquoi est-ce que tu ne lui explique pas, papa ? »

« Assez. Nous devons nous concentrer sur le futur. Mon futur politique. Tu vas faire une déclaration, que Megan va écrire pour toi. Nous aurons une conférence de presse et toi et moi apparaitrons ensemble. Je vais parler de mes batailles pour accepter le style de vie que tu a choisi et tu vas déclarer que, bien que nous nous sommes battu comme n'importe quelle famille ayant ce problème, ta mère et ton père ont apporté de l'amour et du soutien. Tu vas aussi dénoncer ce petit rouquin qui s'appelle un journaliste, qui est un menteur.

Blaine était silencieux. Il avait besoin de réfléchir. Il n'avait pas l'intention d'accepter le plan de son père mais, quelles seraient les conséquences de son refus ? Il devait être prudent et penser à Kurt.

« Est-ce que je peux y réfléchir ? »

James était ennuyé. « A quoi tu dois penser ? »

« Tu me demandes de mentir. Je ne suis pas sûr de vouloir faire ça. »

« Blaine, tu vas faire ce qu'on te dit. »

« Non, je ne le ferais pas. »

James se leva et commença à se faire une boisson. Elaine tendit le bras et prit la main de Blaine.

« Mon cœur, je sais que ça semble dégoûtant pour toi mais, nous devons penser au futur de ton père. Ce truc a fait assez de dégats. C'était un cauchemar pendant que tu étais parti. Faire ça va mettre l'histoire au placard et nous pourrons revenir pour la campagne de ré-éléction. »

Blaine la regarda avec déception. Il connaissait ses prétextes pour qu'il rentre et ses je t'aime étaient des conneries. Quand même, une petite partie de lui avait espéré retrouver la mère qu'il avait eu en tant qu'enfant. Celle qui l'aimait et l'adorait et le faisait se sentir spécial. Dieu merci il avait Kurt.

Comme s'il lisait dans ses pensées, James commença à parler.

« Tu me surprends Blaine. Je pensais que Kurt comptait tellement pour toi. »

« Quoi ? »

« C'est son nom, n'est-ce pas ? Kurt Hummel ? Ton petit-ami. » James ricana au mot petit-ami.

« Kurt n'a rien à voir avec ça. »

« Et si tu ne fait pas ce que je te dis, tu n'auras rien à faire avec Kurt. »

Blaine le regarda avec haine. Merde. Il avait peur que quelque chose comme ça puisse arriver.

Son père semblait suffisant. « Ce sera horriblement dur d'aller à Lima sans voiture. »

Sa voiture ? Son père menaçait de prendre sa voiture ? Avant Kurt, la voiture de Blaine avait été l'amour de sa vie. C'était la meilleure. Tous les avancements et les caractéristiques améliorées avaient été installées en plus, des spécifications sur mesures demandées par Blaine. Cette voiture était la sienne, sa pièce personnelle. Et son moyen de voir son petit-ami. Il ne pouvait pas perdre sa voiture.

Il avait besoin de temps pour réfléchir à ça. Pour trouver le meilleur mouvement.

« Je veux juste du temps pour y penser. »

« Non. »

Sa mère vint à sa rescousse.

« James, je ne voie pas pourquoi il ne peut pas avoir un jour pour réfléchir. Je suis sûr qu'il va trouver la bonne décision. »

Blaine la regarda. Les signaux mélangés le laissaient complètement confus. Était-elle de son côté ou non ?

James avait l'air d'être sur le point de rétorquer mais alors, trouva une mailleure idée.

« Très bien. Prends une heure pour réfléchir. Tu peux accepter plus tard. »

Blaine alla dans sa chambre et s'allongea sur le lit.

Merde.

Il ne savait pas quoi faire. Il commença à appeler Kurt mais se retint. Il ne voulait pas lui faire peur par la possibilité de ne plus se voir. Bien sûr, Kurt pourrait venir à Westervill mais, il ne pouvait pas venir dans la maison. Ils devront faire l'amour dans le parc. Parlons d'un stéréotype gay.

Il y avait quelque chose d'autre tourmentant Blaine.

Où était l'obscurité ? Au moment où son père avait commencé à parler d'une interdiction de voir Kurt, il s'était attendu à ce que l'obscurité recommence à s'étirer. À la place, elle était resté silencieuse. Ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Blaine avait voulu que l'obscurité se calme mais, ne s'endorme pas. Que se passait-il ?

Blaine était allongé sur son lit dans un état d'inquiétude et de stress. Ça le fatigua et il s'endormit.


Quand Blaine se réveilla, il décida qu'il irait voir Kurt. Il ferait mieux d'y aller avant que les choses ne tournent mal. Il l'appela.

« Blaine... tu ne peux pas venir. »

« Quoi ? Pourquoi ? »

« Mon père a déclaré cette semaine, une semaine de la famille Hudson-Hummel. Ni Finn, ni moi ne sommes autorisé à avoir de la compagnie ou de trainer avec nos amis. Il veut que nous passions du temps ensemble... en tant que famille. Oh, Blaine ! Je suis désolé ! » Kurt commença à pleurer. « Je veux te voir ! Je sais que ça fait seulement genre, un jour mais, j'ai besoin de te voir ! »

« Kurt, s'il te plait arrête de pleurer. C'est bon. Ton père a raison. Tu est parti pendant une semaine. Finn n'était pas là. Vous lui avez manqué. J'ai compris. C'est une idée géniale. »

Kurt sanglotait. « Mais, tu me manques tellement. Teeellement. J'ai besoin de toi. »

« Tu me manques aussi, magnifique. C'est seulement pour une semaine. » Blaine semblait rassurant mais à l'intérieur, il était plein de panique. Une semaine ? Une putain de semaine ? Il allait devenir fou sans Kurt pendant une semaine.

« Ecoute-moi Kurt. Je veux que tu ais un moment merveilleux avec ta famille, okay. Ce n'est pas comme si tu ne peux pas m'appeler ou m'envoyer de message ou quoi que ce soit. Nous ne verrons juste pas. »

Kurt renifla. « Vendredi nous allons à Cleveland pour voir la sœur de Carole. On ne revient pas avant lundi. Et si mon portable ne marche pas ? »

Blaine rit. « Kurt, c'est seulement Cleveland, pas l'Antartique. D'ailleurs, je t'ai acheté ce portable. Il marcherait probablement en Antartique. Tu sais que j'achète seulement le meilleur. »

Kurt soupira. « Tu me manques Blaine. » Sa voix devint plus basse et plus sensuelle. « J'ai vraiment besoin d'être baisé par mon maitre. »

Blaine s'empêcha de tomber de la chaise en attrapant le bureau. Il grogna.

« Mince Kurt. Tu ne peux pas dire des choses comme ça. »

« Eh bien, c'est vrai. »

Quand ils raccrochèrent enfin, Blaine prit une douche et se branla. Il jouit deux fois.

Génial. Maintenant quoi ? Pas de Kurt pendant une semaine, ne sachant pas quoi faire à propos de son père et, l'obscurité était apparemment en vacances. Blaine se sentait déprimé et grincheux. Et il était seulement rentré depuis 24 heures.


Le vendredi, Blaine était sûr qu'il perdait la tête.

Il avait refusé de donner à son père une réponse concernant l'apparance de presse, insistant qu'il y réfléchissait toujours. Meghan lui avait envoyé par mail une copie de ce qu'ils voulaient qu'il dise. Blaine avait éclaté de rire. Même s'il décidait de suivre leur plan, c'était hors de question qu'il lise ce que Meghan avait écrit. C'était pratiquement un speech de nomination pour James Anderson comme Père de l'Année. Hors de question qu'il lise cette merde.

Il parlait à Kurt tous les jours. Kurt s'amusait en fait avec sa famille et Blaine était content. Il était content que Kurt ait des gens si aimait et d'un grand soutien autour de lui. Il semblait heureux et ça rendait Blaine heureux même s'il lui manquait terriblement. Il lui manquait putain, et Kurt lui faisait savoir combien ça lui manquait d'être baisé. Leurs conversations téléphoniques finissaient toujours par Blaine ayant besoin d'une douche.

Le vendredi matin, Elaine annonça qu'elle allait chez sa sœur pour l'aider à préparer une fête d'anniversaire le samedi. Blaine se dirigea vers le country club pour jouer au squash. Il avait trouvé que c'était une bonne façon de se défaire de sa tension sexuelle et améliorer son jeu de tennis.

Quand il rentra, il prit une douche et se dirigea vers le rez-de-chaussée pour manger quelque chose. Tandis qu'il fouillait dans le réfrigirateur, il entendit la porte d'entrée s'ouvrir et se fermer.

Phil.

James sortit de son bureau et alla dans la cuisine.

« Salut Phil. »

« James. »

James s'appuya contre le cadre de la porte, ses yeux regardannt Blaine avec un amusement content. Phil s'adossa au comptoir au milieu de la cuisine. Ses yeux étaient remplis de luxure.

« Alors, Blaine. Comment étaient tes petites vacances ? »

Blaine le regarda. Il n'aimait pas ça. Quand est-ce que sa mère était supposée rentrer ?

« C'était bien. »

James hocha la tête. « Hein hein. Et tu t'es amusé à baiser ton petit sex toy, Kurt ? »

Blaine regarda son père puis Phil. Ils préparaient quelque chose. C'était dangereux. C'était des problèmes. Il devait sortir. Où diable était l'obscurité ?

Phil se lécha les lèvres. « Je ne sais pas James. Est-ce qu'il te semble faible ? »

James sourit avec suffisance. « Oh, ouais. Il est faible. Juste comme mon père l'était après ses petites lunes de miel avec ma mère. » Il s'arrêta et regarda fortement Blaine.

« Le sexe la fait sortir d'eux à chaque fois. »

Phil se leva. « Très bien alors. Je suppose que Blaine et moi devons avoir une petite... conversation. »

James se tourna pour partir. « Je t'en prie. »


S'il vous plait laissez une review. Ces deux derniers chapitres étaient épuisant. Je vais aller faire une sieste avec le chat. Je me réveillerais pour lire les reviews.