Chapitre 20

Blaine recula lentement.

« Reste loin de moi Phil. »

« Relax Blaine. Je veux juste avoir une petite conversation. Même si... »

Phil prit sa main et la posa carrément entre ses jambes et commença à caresser sa queue à travers son pantalon.

« J'ai une grosse... situation ici si tu voulais bien t'en occuper pour moi. Te voir m'excites toujours et te voir faible... eh bien, ce truc est excitant. »

« Est-ce que mon père sait que tu es gay, Phil ? Tu sais, il n'aime pas les gays. »

Phil rit. « ça n'importerait pas s'il savait ou pas. Tout ce qui est important pour lui est mon esprit politique remarquable et mon talent pour m'occuper des... situations difficiles qui arrivent parfois en politique. Je suis un excellent stratégiste politique et son meilleur ami. Je vais faire ré-élire ton père et le faire aller à Wachington, malgré ce petit merdier que tu as causé. D'ailleurs Blaine, je te l'ai dit. Je ne suis pas gay. Je n'aime pas les garçons. Je t'aime juste toi. »

Blaine n'était pas sur le point de fermer les yeux avec Phil se tenant là, se touchant mais, il réfléchissait fort, cherchant en lui. Où diable était-elle ?

« Tu peux réfléchir tant que tu veux Blaine. Ce truc vodoo ne va pas te sauver. D'après ce que m'a dit ton père sur ton grand-père, suivant combien toi et ton petit sex-friend Kurt ont baisé toute la semaine, tu es appauvri. Je suppose que tu l'as probablement sauté pendant des jours donc, tu es plutôt... impotent maintenant. » Phil rit d'un air hystérique.

« Qu'est-ce que tu veux Phil ? »

« A part toi à genoux avec ta bouche ouverte ? Plusieurs choses. D'abord, tu vas faire une déclaration avec ton père. Ensuite, tu vas assister aux apparences de campagnes sélectionnées cet été pour prouver que toi et ton père avez une merveilleuse relation et troisièmement... eh bien, concentrons-nous juste sur les deux premiers pour l'instant. »

« Et qu'est-ce qui te fait exactement penser que je vais faire tout ça ? »

« Parce que Blaine, tu n'as vraiment plus le choix. Nous n'avons plus peur de toi, petit monstre. » Phil le poussa soudain, l'épinglant contre le mur. Blaine lutta pour se libérer mais Phil était fort. Il se rapprocha et Blaine pût sentir son érection contre sa jambe.

« Je vais faire un deal avec toi Blaine. Tu fais ça pour ton père et... tu fais quelque chose pour moi et je m'assurerais que Kurt reste en sécurité à Lima. »

Blaine le repoussa et le frappa, son poing atterissant sur la mâchoire de Phil. Il le frappa encore et était sûr qu'il avait réussi à lui casser le nez. Phil le saisit autour du cou et réussit à donner trois coups forts et rapides dans l'estomac de Blaine, le faisant souffler et s'effondre. Phil s'assit sur Blaine, et enjamba sa poitrine. Il s'avança pour que ses genoux épinglent les bras de Blaine, son entrejambe juste contre son menton. Il saisit durement les cheveux de Blaine, tint sa tête droite et le regarda dans les yeux.

« Mon dieu, ta bouche est jolie. Si ton père n'était pas à la maison, je me conduirais tout de suite dans ta putain de gorge. »

Il regarda Blaine pendant un autre moment et puis se leva. Blaine retourna vers le mur.

« Maintenant, Blaine. Tu penses à ce que j'ai dis et tu donnes une réponse à ton père demain. Tu fais la déclaration mercredi, tu rejoins la campagne et... finalement tu m'aides. Si non, tu perds ta voiture et, puisque tu ne seras pas capable de rendre visite à Kurt sans voiture, j'irai à Lima pour m'assurer qu'il va bien. Je lui rendrais visite autant que tu en as besoin. Qu'est-ce que tu en penses ? Tous les jours ? »

Blaine pouvait à peine respirer mais il se débattit et se jeta encore vers Phil. Phil sauta en arrière et alla de l'autre côté du bar, les séparant.

« Je suggère que tu te calmes et penses à mon offre. » Il se tourna pour partir mais il s'arrêta et se retourna pour regarder Blaine.

« Dis-moi Blaine ? Est-ce qu'il crie ? J'ai toujours supposé qu'il criait. » Phil rit et s'en alla.

Blaine alla dans sa chambre et s'effondra contre la porte.

Il se sentait trahi. Où était l'obscurité ? Est-ce que ce que que son père avait dit était vrai ? Trop de sexe pouvait la faire partir ou l'affaiblir ? Ça n'avait aucun sens. Combien de temps ça durerait ? Il n'avait pas vu Kurt depuis 5 jours. S'il restait loin de lui, est-ce que l'obscurité recommencerait à grandir ? Il ne voulait pas rester loin de Kurt. Les 5 derniers jours était déjà beaucoup trop. Son cœur et son corps souffraient d'attente. Il avait hâte que Kurt revienne lundi.

Pour la première fois depuis longtemps, Blaine se sentait faible et piégé.

Il devait savoir ce qu'il se passait et il devait le faire vite.


Vers 17h, Blaine prit une douche, peigna ses cheveux, mit la chemise que sa mère lui avait achetée pour Noël, un jean moulant et s'installa dans la cuisine avec un magazine. Vers 18h, sa mère arriva.

« Salut maman. Comment c'était ? »

Elaine semblait épuisée. « Oh. Je ne sais pas comment Eleanor y arrive. Sept fêtes d'anniversaire chaque année. Et elle en fait toujours une telle production pour chacune. Ça a prit un temps fou pour tout finir avec les petits sur le chemin, courant partout et se disputant les uns avec les autres. » Elle s'effondra dans une chaise.

Blaine commença sa performance.

« Maman, tu sembles crevée. » Il fit son meilleur sourire. Celui qui marchait sur toutes les femmes. « Qu'est-ce que tu en dis ? Et si toi et moi allions manger une pizza ? Tu te rappelle de "Chez Rosa" ? On adorait y aller. » Sourire, mouvement de tête, battement de cils.

Elaine était sa mère et une femme.

« Oh, chéri ! Quelle merveilleuse idée. Mais, et pour ton père ? Je dois lui cuisiner quelque chose. »

« Nous lui rapporterons quelque chose. »

« Oh, okay. Donne-moi un moment pour me rafraichir. » Blaine la regarda aller à l'étage.


Au moins, quelque chose dans sa vie était toujours facile.

Tandis que Blaine était assis en face de sa mère, il étudiait son visage. Elle était vraiment jolie. En fait, elle était magnifique comme une top-model. Ses cheveux noirs étaient épais et brillants et son visage était rond avec les pommettes hautes. Ses yeux avaient un léger trais asiatique très sexy pendant que sa peau avait un teint olive. Sa mère était magnifique. Comment diable avait-elle finie avec son père ?

« Maman, tu pourrais être une top-model. »

Elaine rit. « Oh, vraiment Blaine, mais merci. » Elle resta silencieuse pendant un moment. « Tu sais, c'est en fait assez drôle que tu dises ça. À un moment, je pensais à déménager à New York et devenir mannequin. »

« Pourquoi tu ne l'as pas fait ? Tu aurais été géniale. »

Elle sourit. « Parce que les gentilles filles des familles conservatives du sud ne faisaient pas de telles choses. Nous grandissions, allions à l'université pour rencontrer un mari, nous marrions et avions beaucoup d'enfants. » Elle soupira tristement. « Tu sais Blaine, tu n'étais pas supposé être un enfant unique. Ton père et moi voulions beaucoup d'enfants mais, les choses n'ont pas marché comme ça. »

« C'est pas grave. J'aime bien être fils unique. » Il lui sourit. Battement de cils. Elaine se sentit immédiatement mieux. Ce n'était pas grave qu'elle n'ai qu'un seul enfant. Regardez cet unique enfant. Il était super beau. Et, finalement, il grandirait de cette phase gay.

Après qu'ils aient commandé, Blaine commença très prudemment.

« Maman, est-ce que tu as déjà rencontré le père de Papa, le député Jim ? »

Elle rit. « Oh oui. Je l'ai rencontré. Il était spécial. »

« Comment ça ? »

Elle regarda dans le vide. « Ton grand-père était fantastique. Beau, charismatique, parlant bien. Chaque fois qu'il entrait dans une pièce, il la possédait et tout ceux dedans. Tout le monde voulait être près de lui, le connaître, lui parler, le toucher. Il était vraiment quelque chose. » Elle s'arrêta. « Je pense qu'il est la vraie raison pour laquelle j'ai épousé ton père.

Maintenant c'était interessant. Son père ne ressemblait en rien à son grand-père.

« Quand je suis venue rencontré pour la première fois tes grand-parents, c'était durant un grand barbecue. Ton grand-père m'a ammené à l'intérieur et m'a fait asseoir dans son bureau. Il m'a dit que j'étais magnifique et parfaite pour son fils. Il a dit que James prendrait toujours soin de moi et nos enfants et que je serais idiote de ne pas l'épouser. Quelque chose à propos de la façon dont il l'a dit m'a fait immédiatement accepter, et ton père ne m'avait même pas demandé de l'épouser. J'ai dit à ton grand-père que j'épouserais définitivement son fils s'il demandait. Et alors il a dit la chose la plus étrange. Il a dit, « Elaine, mon fils sera couronné de succès mais jamais aussi fort ou aussi puissant que je le suis et ce n'est pas grave. C'est pour le mieux parce que vous n'aurez jamais à être séparé. » Je pensais que c'était le truc le plus bizarre pour un père de dire à la fille à qui il demandait d'épouser son fils. C'était comme s'il essayaot de s'occuper des mes attentes concernant jusqu'où ton père irait politiquement. »

« Comment était ma grand-mère ? »

« Oh, Tania était fantastique aussi. Ton grand-père était toujours à Washington, la laissant là pour élever ton père et ses sœurs. Mais quand ils étaient ensemble, c'était comme regarder une histoire d'amour magique. Le lien entre les deux était incroyable. Ils étaient tellement amoureux. Ton grand-père partait durant toute la session dy Congrès mais une fois la session finie, lui et Tania partaient ensemble, juste eux deux. Ils appelaient ça leurs temps de renouement. Je pensais que c'était merveilleux. Une si belle façon de garder un mariage vivant, surtant un avec tant de séparation. J'admirait vraiment leur mariage. Mes parents s'aimaient mais, ils étaient plus comme des amis. Jim et Tania étaient de vrais amants. » Elaine semblait nostalgique. « Je souhaite que ton père et moi puissions renouer. Peut-être qu'une fois que la campagne sera finie, nous pourrons faire un petit voyage.

Blaine regarda sa mère. Pouvait-il lui faire confiance ? Qui dirait-elle s'il lui parlait de Phil ? Pendant qu'il réfléchissait, sa mère répondit à sa question.

« Blaine, tu dois vraiment faire cette déclaration avec ton père. Je suis désolé pour ce qui est arrivé mais, nous devons sauver la carrière politique de ton père. »

Blaine soupira. À la fin de la journée, elle était toujours de son côté.

Mais ce n'était pas grave. Il avait maintenant une idée de ce qu'il devait faire.


James était assis dans son bureau attendant Phil. Phil lui avait assuré qu'il pouvait faire accepter Blaine à cette déclaration et à faire certaines apparitions publiques. Ils n'avaient pas besoin de lui pour tous les discours prévus, juste ceux devant un public surtout féminin. Blaine était génial avec les femmes. Elles voulaient toutes coucher avec lui. En plus, les femmes étaient les plus présentes, et voteraient le moins possible pour le parti de James Anderson selon le dernier sondage. Les femmes avaient une haine spéciale pour les abuseurs d'enfants. Elles avaient besoin de voir que James était un bon père qui soutenait son enfant, qu'elles soit d'accord ou non avec l'homosexualité.

James prit une gorgée de sa boisson. Dieu, il était content d'avoir Phil. Phil était génial. James avait de la chance de l'avoir rencontré à cette première réunion des Jeunes Républicains, il y a toutes ces années. Phil avait toujours été de son côté. L'encourageant, arrangeant sa toute première élection, prenant soin du côté plus noir de la politique. Diable, il devait même remercier Phil pour avoir Elaine. La beauté d'Elaine avait intimidé James. Il partait donc pour Eleanor. Elle semblait plus atteignable et elle était intelligente. Jamais aurait pû choisir le cerveau plutôt que la beauté. Un peu comme Bill Clinton et Hilary. Mais, Phil avait vu la façon dont James regardait Elaine. Il l'avait encouragé à y aller malgré le fait qu'elle avait originellement préféré Phil. Quel bon ami. Abandonner la reine de la beauté pour son pote. James devait à Phil son succès politique et son mariage. Il ne serait jamais allé si loin sans lui. Dieu merci, il voulait bien s'occuper de Blaine.

Ça avait pris quelques jours à James pour reconnaitres ce qui était différent chez Blaine mais enfin, il se rappela. Blaine avait ce même regard que son père avait toujours quand il revenait de ces voyages avec sa mère. Il avait toujours pensé que c'était parce qu'ils avaient passé un si bon moment ensemble. Puis une nuit, il était rentré plus tôt d'un rendez-vous et avaient entendu sa mère essayer désespérément de séduire son père.

S'il te plait Jim. Fais-moi l'amour avant de partir. Tu me manques tellement quand tu n'es pas là.

Tania, ma chérie, tu sais que je le veux mais, je dois être au meilleur de ma forme. J'ai une réunion avec le sénateur Owlston, juste après min arrivée à Washington demain. Il est un rude négociateur. Je ne peux pas être affaibli.

Parfois je déteste ton... pouvoir. Ce n'est pas juste. Tu préferes toujours le garder fort plutôt qu'être avec moi.

Non, Tania. Tu sais que ce n'est pas vrai. Promis, quand cette session sera finie, toi et moi partirons comme toujours et je me ferais pardonner. Encore et encore et encore. Tu peux complètement me vider.

Ça avait pris un moment à James pour savoir exactement de quoi ses parents discutaient. Mais, avec le temps, il relia les éléments.

Blaine était rentré avec le même air. La même posture corporelle relaxée, les yeux clairs et une attitude calme. Tellement différent de son état normal d'obscurité profonde et menaçante. Son fils avait couché avec son petit-ami. Beurk. C'était dégoûtant. Avec de la chance, il était celui qui la donnait à ce Kurt et pas dans l'autre sens. Au moins, ça serait un peu mieux.

Phil apparut dans le cadre de la porte.

« Eh bien ? » demanda James.

« Il va le faire. Il te dira demain. »

« Qu'est-ce que tu lui as dit ? Comment est-ce que tu l'as fait accepter ? »

Phil regarda durement James. Ils avaient toujours eu un arrangement. Phil s'occupait des choses dures, James restait innocemment et béatement ignorant.

« Est-ce que tu veux vraiment savoir ? »

James regarda son verre. « Non. »

« C'est ce que je pensais. »