Chapitre 21

Le samedi après-midi, Blaine avait trouvé la plupart de son plan. Il n'aimait pas ça mais, il savait que ça marcherait et plus important, ça garderait Kurt en sécurité. Il expliquerait tout à Kurt lundi soir. Bon, il expliquerait certaines choses. Kurt serait en meilleur état s'il ne savait pas tout.

Le samedi soir, ses parents avaient invité quelques amis. Naturellement, Phil était là aussi. Blaine était content. Il avait besoin que Phil pense qu'il avait gagné afin que son plan marche.

Il attendit que son père et Phil soient seuls au bar.

« Excusez-moi, est-ce que je pourrais vous parler pendant une minute ? »

James regarda Blaine avec une incrudélité prononcée. Blaine ne parlait jamais de cette façon.

« Euh... bien sûr. Qu'est-ce qu'il y a Blaine ? »

« Je voulais juste vous faire savoir que j'ai décidé de faire la déclaration avec toi mercredi. Je ne vais pas lire ce que Meghan a écrit mais, je vais travailler avec elle pour rédiger quelque chose avec laquelle je suis à l'aise. »

Phil sourit à James, son expression disant clairement, tu vois, je te l'avais dit. Jamais semblait hésitant.

« Vraiment Blaine ? Tu es sûr ? »

« Oui. Je suis sûr. »

« Bon... okay alors. Je dirais à Meghan que tu vas t'arrêter au quartier général lundi. »

« Okay. » Blaine s'en alla.

James regarda Phil avec incrédulité.

« Wow. Ça a dû une bonne conversation. »

Phil sourit juste.


Kurt se tenait au milieu de sa chambre et il soupira.

Enfin.

Jamais n'avait-il été si heureux d'être dans sa chambre. La semaine en famille avait été drôle et Cleveland avait été super mais, il voulait vraiment voir Blaine. Tellement. Ça faisait sept jours. Sept longs jours d'intense rêves sexuels qui l'avait laissé excité toute la journée. Sept jours à s'être branlé et battu avec Finn pour la douche. Il avait besoin de Blaine et enfin, dans juste quelques heures, il serait là. Ils allaient dîner. Kurt prévoyait de manger Blaine.

Kurt se douche, s'hydrata la peau et s'inquiéta sur ce quoi porter. Il voulait être sexuellement fantastique pour son petit-ami. Une tenue qui communiquerait juste combien il le voulait.

Quand on sonna à la porte d'entrée à 18 heures, Kurt était fortement ennuyé que la famille entière soit dans le salon. N'avaient-ils pas quelque chose, n'importe quoi à faire ? Il ouvrit la porte.

Mince.

Apparemment, Blaine avait aussi pris du temps avec sa tenue.

« Salut Kurt. »

« Bonjour. »

« Hey, Blaine ! Comment ça va ? » appela Burt. Blaine passa devant Kurt, le caressant fortement tandis qu'il passait. Kurt s'étrangla presque.

« Je vais bien Burt. Comment allez-vous ? Comment était Cleveland ? »

Okay, pensa Kurt, je vais le tuer. Je vais le laisser me baiser vraiment, vraiment fort et ensuite je vais le tuer.

Kurt se tenait à la porte en tapant du pied tandis que Blaine discutait avec Burt et Carole de Cleveland et eut même le culot de commencer à parler de football avec Finn.

« Blaine, nous ferions mieux d'y aller. » Pour que je puisse te manger.

« Okay. Bon, à plus tard... » Kurt le poussa pour sortir de la maison et claque la porte. Blaine lui sourit malicieusement.

« Et bien. Si on n'est pas pressé. »

« La ferme et monte dans la voiture. »

Une fois qu'ils furent dans la voiture, Blaine se tourna vers lui. « Tu as faim ? »

« Pas pour de la nourriture »

Ils accélérèrent. Une fois qu'ils furent dans le parc, Blaine conduisit vers une partie différente que la dernière fois et alors, à la surprise de Kurt, quitta la route principale et commença à aller sur une route de campagne. Une route de service. Quand ils s'arrêtèrent enfin, il sortit et ouvrit le coffre. Il sortit quelque chose d'emballé, deux couvertures et une lampe qu'il donna à Kurt.

« Est-ce qu'on va camper ? »

Blaine sourit juste.

Ils marchèrent pendant quelques minutes vers une clairière. Blaine prit le truc plié et la mit de côté. En quelques secondes, une tente apparut devant les yeux de Kurt. Puis Blaine sortit un baton avec un crochet qui était coincé sous les couvertures. Il la déplia, l'allongeant et la plantant par terre. Il prit la lanterne des mains de Kurt et l'accrocha au crochet. Il sortit un briquet de sa poche et alluma la mèche de la lanterne.

Kurt était sans voix. Blaine recula de l'entrée de la tente et le regarda. « Toujours affamé ? »

Ils furent nu en quelques secondes.

Ils s'embrassèrent comme s'ils essayaient de s'avaler. Leurs mains caressèrent leurs corps, le bout des doigts traçant désespérément chaque courbe, venant se poser sur le membre de l'autre. Ils se caressèrent jusqu'à ce que Blaine se mit à genoux et prit Kurt dans sa bouche. Kurt agrippa ses cheveux et cria tandis que Blaine le suçait encore et encore avant de ralentir pour le taquiner. Tandis qu'il s'occupait du membre de Kurt dans sa bouche, Blaine glissa deux doigts dans le cul de Kurt. Kurt cria et jouit presque. Blaine en ajouta deux de plus et Kurt commença à supplier.

« S'il te plait... s'il te plait... Blaine... s'il te plait... »

Blaine continua juste de tourner ses doigts et accéléra sa bouche.

« Oh... s'il te plait... s'il te plait... oh, euh, Blaine... oh mon Dieu... s'il te plait... »

Blaine pousse ses doigts plus loin dans le cul de Kurt, tournant plus fort.

« Oh ! S'il te plait maitre... baise-moi ! »

Blaine arrêta de sucer et enleva ses doigts. Kurt s'effondra et Blaine grimpa sur lui. Il le pénétra lentement. Oh, comment avait-il pû tenir sept jours sans ça ? Après ce soir, comment allait-il faire sans ça pendant des semaines ? Il bougea dans le cul de Kurt avec un but. Il voulait graver chaque coup dans sa mémoire. C'était le seul moyen de pouvoir survivre sans Kurt.

Leur amour était chaud, intense et profondément passionné. Les cris de Kurt étaient plein de désir et de besoin pendant que Blaine grognait avec chaque poussée et essayant de baiser Kurt dans le sol sous eux. À un moment, Blaine les fit prudemment basculer. Kurt se réajusta, s'empalant sur le membre de Blaine, la profondeur vive le faisant crier plus fort que jamais. Blaine leva les bras et Kurt saisit ses mains pour l'équilibre et se lever. Puis il commença à bouger de haut en bas lentement, son corps tremblant chaque fois qu'il descendait tandis que Blaine bougeait pour le retrouver. Le sentiment était si sévère, Kurt se figea pendant quelques secondes mais, Blaine ne le laissa pas tomber.

Finalement, Kurt lâcha les mains de Blaine et réussit à bondir de haut en bas et de rester stable, tout seul. Blaine prit le membre de Kurt dans sa main et commença à le caresser. Ça poussa Kurt au bout. Il explosa, mettant du sperme sur l'estomac de Blaine. Cette vue poussa Blaine et il jouit fort, dans le cul de Kurt. La sensation fit crier Kurt et une autre vague orgasmique le traversa. Il retomba sur ses mains, la tête en arrière, criant. Blaine était sûr que c'était le truc le plus chaud, le plus sexy qu'il avait jamais vu. C'était comme ça qu'il rêverait de Kurt à partir de maintenant.

Ils restèrent allongés silencieusement, leurs bras et leurs jambes enroulés l'un autour de l'autre. Les cheveux de Blaine était maintenant bien trop longs mais, Kurt aimait pouvoir jouer avec ses boucles, les entortillant autour de ses doigts.

Blaine laissa échapper un profond soupir. Pourquoi ne pouvaient-ils pas rester comme ça pour toujours ? Pourquoi devait-il ruiner ça ?

« Kurt ? »

« Mmm hmm ? »

« J'ai besoin de te parler de quelque chose. »

« Quoi ? »

« Je... nous... merde. »

Kurt s'assit. « Blaine, qu'est-ce qu'il y a ? »

Blaine soupira encore. Mince. Ça allait être tellement dur putain.

« Kurt... nous ne pouvons pas nous voir pendant un moment. »

« Quoi ? Pourquoi ? »

« Et bien... c'est... oh, Kurt. »

Des larmes avait commencé à rouler le long du visage de Kurt. Blaine sentit son cœur se serrer. Il saisit les mains de Kurt.

« Okay. Voici le deal. Apparemment, le sexe rend l'obscurité en moi faible. Ça la fait partir. Je ne sais pas pourquoi mais, ça le fait juste. J'ai besoin de l'obscurité, Kurt. J'en ai besoin pour être fort. Au moins pour l'instant. C'est la seule protection que j'ai contre mon père et Phil. »

« Qui est Phil ? »

« Phil est la crapule de meilleur ami de mon père et son manager de campagne. Il est un connard malade et dégoutant et il en a pour moi et... »

Blaine s'arrêta. Il était déchiré entre vouloir que Kurt soit au courant pour Phil et vouloir le laisser dans le noir. Il ne voulait pas que Kurt ait peur. Avec de la chance, si les choses allaient selon son plan, il pouvait garder Kurt en sécurité sans que Kurt sache jamais qu'il était en danger. Il décida de ne pas lui dire.

« Et j'ai besoin de l'obscurité pour me protéger. »

« Mais, je ne comprends pas. Pourquoi est-ce que ça veut dire que je ne peux pas te voir ? »

« Nous pouvons nous voir mais, nous ne pouvons rien faire de sexuel et, acceptons-le Kurt, c'est dur pour nous d'être ensemble et de ne pas être sexuels. Je ne suis pas sûr de pouvoir te résister. »

« Mais, pourquoi est-ce que le sexe affaiblit l'obscurité ? »

« Je ne sais pas. J'aimerais mais, je ne sais pas. »

« Alors comment est-ce que tu sais même que c'est la raison pour laquelle elle est faible ? Ça pourrait être quelque chose d'autre ou peut-être qu'elle s'éloigne juste. »

« Je pense que la même chose arrivait à mon grand-père. Il était genre, cet incroyable député qui pouvait négocier des deals avec ses opposants qui faisait tourner leurs têtes. Il était connu pour être très puissant et je pense que j'ai eu l'obscurité de lui. En tout cas, je pense que lui et ma grand-mère avait un arrangement. Ils ne couchaient pas ensemble pendant que le congrès était en session parce que ça affaiblirait son pouvoir et le rendrait moins effectif. Il rentrait chez lui pour les pauses du congrès et puis ils allaient en voyage où je pense qu'ils couchaient constamment. Ensuite, quand il était temps pour lui d'y retourner, ils arrêtaient pour que le pouvoir puisse... se remettre d'aplomb. »

Ils restèrent assis en silence. Blaine regardait attentivement Kurt. Il avait déjà décidé que si c'était trop pour Kurt, ils trouverait quelque chose d'autre. Il ne voulait pas perdre Kurt et il ne voulait pas le blesser. Si ça allait être trop dur, il fermerait les yeux et sucerait Phil. N'importe quoi pour le garder loin de Kurt.

Kurt le regarda. « Okay. Je ne comprend pas mais, si tu penses que c'est ce que tu as besoin de faire pour rester en sécurité, alors très bien. Je vais détester ça mais, je le ferai.

« Je vais aussi détester ça. J'espère que ça ne prendra pas longtemps. »

« Mais, Blaine, je ne comprend pas quelque chose. Ton père ne s'en va pas. Je suppose que ce Phil ne s'en va pas non plus. Est-ce qu'on ne va juste jamais coucher ensemble pour que tu puisses rester fort jusqu'à ce que nous ayons notre diplôme et partions d'ici ? »

Blaine choisit ses mots prudemment. Moins Kurt en savait, mieux c'était.

« J'ai juste besoin d'être fort pour le prochain moins à peu près. Je pense que les choses seront différentes d'ici la mi-juillet. »

« Pourquoi ? L'élection n'est pas avant novembre. »

« Je pense juste que les choses vont changer. »

Kurt plissa les yeux et regarda Blaine. Fort.

« Blaine... qu'est-ce que tu prévois ? »

« Rien. Je pense juste que les choses seront mieux vers la mi-juillet. »

« Je ne te crois pas. Je pense que tu prépares quelque chose. »

Blaine ne dit rien. Kurt soupira.

« Très bien. Si c'est le cas, je te veux définitivement aussi fort que possible. »

Kurt s'allongea sur la couverture, s'appuyant sur ses mains et jetant un regard sexy à Blaine.

« Est-ce que ce plan d'abstinence commence maintenant ou est-ce qu'on a encore du temps pour que tu me baise déraisonnablement ? »

Blaine eut du mal à respirer. « Nous avons du temps. »

Kurt lui sourit et écarta les jambes. « Tu ferais mieux de le faire bien Blaine, ça va être long après. »

Blaine déglutit. Comment diable allait-il faire ça ?