Chapitre 33

Blaine se réveilla tôt le samedi matin. Il était debout, nu devant son miroir et se regardait. Sa peau était toujours sombre. Ses yeux étaient toujours d'une nuance plus sombre. Son corps semblait musculaire et fort. Puissant. Il inspira et soupira. Il se sentait robuste et solide. Lui et Pete allaient botter le cul des jumeaux.

Il mit un boxer et sortit dans le couloir vers la chambre de ses parents. Il n'avait vu ou entendu aucin d'eux hier soir. Il voulait savoir qui étais dans la maison avant que Kurt ne se réveille.

Il s'arrêta devant la porte de la chambre de ses parents et écouta. Silence. Il l'ouvrit.

Son père était allongé par terre, en sous-vêtements, évanoui. Il y avait deux bouteilles vides de bourbon à côté de lui. Mince. Blaine n'avait jamais vu son père aussi dans la merde avant. Il savait qu'il avait négligé la campagne. Maghan était venue l'autre jour pour se plaindre à Elaine. Elle voulait que James se remette dans le train de campagne, prenant avantage de la situation. Elle avait fait tourné le feu dans l'histoire de James, le candidat sympathique. La perte de ses bureaux, la perte de son meilleur ami, mais toujours déterminé à travailler dur pour les gens de l'état de l'Ohio. L'histoire ne pouvait pas marcher si James n'était jamais vu. Elaine lui avait assuré qu'il avait juste besoin de temps pour faire son deuil.

Blaine regarda dans la chambre. Le lit était toujours fait. Où était sa mère ? Il était 8h00 un samedi. Est-ce qu'elle n'était pas rentré hier soir ?

Blaine ferma la porte et se redirigea vers sa chambre. Wow. Ses parents semblaient s'effondrer.

Il réveilla Kurt avec des doux baisers sur le dos. Ils firent l'amour. Silencieusement, lentement et sensuellement. Blaine était sûr qu'il ne pourrait pas être plus heureux s'il essayait.

Une fois debout, douchés et habillés, ils se dirigèrent vers la cuisine. Kurt fit des pancakes, des œufs, du bacon et des saucisses. Blaine le regarda bouger dans la cuisine avec le tablier de sa mère.

« Tu es sûr que tu ne veux pas être un mari au foyer ? »

Kurt ne leva même pas les yeux. « Oui. C'est hors de question. »

« Mais tu es un si bon cuisinier et je t'aime bien avec le tablier. »

« Est-ce que tu ne feras pas beaucoup d'argent en tant qu'avocat ? On engagera une cuisinière. Je veux aussi une femme de ménage. Je suis sûr que tu ne veux pas que je me casse un ongle en nettoyant. »

Blaine hocha la tête. C'était vrai. Il aimait les ongles de Kurt sur son dos. C'était si pur et douloureux et ça le faisait jouir plus fort.

« Promis, je cuisinerai pour toi les week-ends. En tablier. Et je ne porterai rien d'autre. »

Blaine pouvait vivre avec ça.


Quand ils arrivèrent au country club pour le match, Pete regarda Blaine et commença à sourire.

« Putain de merde. Nous allons les démolir. »

Kurt partit rejoindre Tyler dans les gradins. Blaine n'enleva pas ses yeux de lui jusqu'à ce qu'il soit assis.

« Hey Tyler. »

« Salut. »

Ils restèrent assis en silence jusqu'à ce que Tyler ne puisse plus se retenir.

« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé la dernière fois ? »

« Quoi ? »

« Il y a deux semaines. Tu n'es jamais venu pour le match. Il a été annulé à cause de la pluie mais... quand même... tu n'es jamais venu. Où étais-tu ? Blaine était frénétique. »

Kurt n'était pas sûr de quoi dire. Lui et Blaine n'avait toujours pas discuté de comment Kurt avait fini au siège social.

« Euh... j'étais en retard et... ensuite... j'ai retrouvé Blaine et... euh... nous sommes rentré. » Quel terrible mensonge. Kurt savait qu'il ne semblait pas convaincant. Mais, Tyler hocha juste la tête. « Okay. »

Au second set, c'était évident que les jumeaux allaient perdre. Chaque fois qu'un d'eux réalisait que Blaine allait rendre la balle, ils sautaient hors du chemin et puis clâmaient qu'ils pensaient que l'autre allait la frapper. Pete et Blaine gagnèrent facilement.

Ils déjeunèrent au club avec Pete et Tyler et Barbie et puis retournèrent chez Blaine. Personne n'était là-bas. Blaine prit une douche et puis conduit Kurt au sous-sol. Ils allumèrent un film et ne le regardèrent jamais parce que Blaine commença à sucer sur le cou de Kurt et puis Kurt commença à caresser le membre de Blaine et, Blaine s'était toujours demandé si la table de billard était assez haute pour qu'il penche Kurt dessus et le baise et eh bien elle l'était...

Tandis que Blaine restait allongé là après, son corps entier fredonna de bonheur. Enfin. Il était tellement heureux putain.

Phil était mort.

Kurt lui appartenait.

Ses parents le laissaient tranquille.

Kurt lui appartenait.

L'obscurité se comportait bien.

Il allait donner à Kurt une bague de fiancailles à 15000$ le week-end prochain.

Ouais. La vie était enfin bien.


Tandis qu'ils accéléraient le long de l'autoroute 75 vers Cincinnati, Blaine décida que c'était une excellente idée. Lui et Kurt méritaient des vacances. Ils avaient traversé beaucoup de merdes ce dernier mois. C'était juste ce dont ils avaient besoin.

En plus, Blaine était ravi d'être hors de chez lui. Les choses devenaient plus étranges de jours en jours.

D'abord, sa mère était rarement là-bas. Elle semblait toujours être chez sa sœur. Quand elle était là, elle était ailleurs et distante. Quand Blaine lui avait dit qu'il partait pour le week-end avec Kurt, ça sembla à peine s'enregistrer.

Ensuite, son père était dans un brouillard ivre et déprimé. Il était soit dans son bureau à la maison, évanoui sur le bureau. Dans la chambre, évanoui sur le sol. Ou, au Collin's évanoui au bar. La campagne commençait à patauger. Ils n'avaient aucun leader et leur candidat n'était plus vers eux. Meghan avait annulé les trois prochaines semaines d'évènements et avait publié un communiqué de presse disant que James était en deuil. Elle avait aussi commencé à faire circuler son CV.

James ne parlait toujours pas à Blaine mais, Blaine supposait que c'était parce qu'il était trop bourré pour faire quoi que ce soit.

Donc, alors que ses parents tombaient, Blaine en profitait. Il était plus amoureux de Kurt que jamais et l'obscurité continuait à se sentir fantastiquement fort après les relations sexuelles. En bonus, Kurt était devenu plus attaché à lui, comme si c'était possible. Blaine pouvait maintenant physiquement sentir sa possession et son contrôle sur Kurt. Ça vivait en lui à côté de l'obscurité et d'aussi loin que ce qu'il pouvait dire, l'asservissement de Kurt envers lui vivait à l'intérieur de Kurt. Ce savoir était le meilleur aphrodisiaque. Blaine pouvait rester allongé au lit la nuit, sans se toucher, penser à l'asservissement de Kurt envers lui, devenir dur et avoir un orgasme.

Ils arrivèrent à Cincinnati en début d'après-midi le vendredi. Une fois qu'ils furent installés dans leur hôtel, ils se promenèrent dans le centre-ville, dinèrent tôt dans le square et puis retournèrent à l'hôtel pour se reposer avant le spectacle. Le spectacle fut génial. Naturellement, ce n'était pas les têtes d'affiches de Broadway mais, les performances furent quand même exceptionnelles. Après, ils dinèrent légèrement au bar de l'hôtel et retournèrent dans leur chambre.

Le samedi matin, Blaine sortit tôt et alla chez Tiffany's. Il avait fait des arrangements pour qu'un vendeur soit là avant l'heure d'ouverture pour qu'il puisse choisir la bague. Pour un client à 15000$, ils voulaient bien faire des accomodations spéciales. La bague était en fait une alliance. Une bague de fiancailles Lucinda. C'était du platine avec un cercle plein de diamants. 2.42 carats pour être exact. Blaine savait que Kurt l'adorerait absolument. Cher et magnifique. Il retourna dans leur chambre et eut du temps pour cacher ça dans son sac, juste avant que Kurt ne se réveille.

Ils passèrent la journée à conduire dans Cincinnati. C'était une belle ville. Propre beaucoup d'organisations artistiques, des voisinages mignons. Cependant, comme dans la plupart du Midwest, c'était conservateur. Kurt et Blaine furent d'accord qu'ils préfèreraient quand même New York, malgré le coût cher de la vie là-bas.

Ce soir-là, ils allèrent à la soirée GayDay. C'était fantastique. De magnifiques hommes et femmes gays, habillés avec de la haute couture ou un costume, dansant, buvant et passant un bon moment. Pour la première fois, Kurt n'avait pas l'impression d'être en Ohio. Personne ne semblait remarquer que Kurt et Blaine étaient deux élèves de lycée. Personne ne demanda leur carte d'identité à la porte. Ils prirent juste leurs billets et dirent passez une bonne soirée.

Et ce fut le cas, Blaine était un excellent danseur donc, les deux garçons restèrent sur la piste de danse presque toute la nuit. Le DJ était superbe, mixant de la musique de boite, du hip hop, de la pop, du Top 40 and des années 80. Ils dansèrent et chantèrent sur chaque chanson. Blaine aimait la tenue rose en sorte de kilt et Kurt et ne pouvait garder ses mains de son magnifique petit-ami.

Quand ils firent enfin une pause, Blaine se dirigea vers la salle de bain, laissant Kurt au bar avec des instructions explicites de ne pas bouger ou de ne parler à personne.

« Salut. »

« Salut. » Kurt ne voulait pas être impoli.

« J'adore ta tenue. »

« Merci. » Une fois encore, ne pas être impoli.

« Je suis Chad. »

« Je suis pris. »

« Eh bien, bien sûr que tu l'es, mon cœur. Regarde-toi. »

Le commentaire envoya des tremblements dans la colonne vertébrale de Kurt. Ça l'effraya. Il se tourna pour regarder Chad.

Il était un grand gars avec des cheveux blonds et des yeux bleus. Sa tenue était très simple. Une chemise et un jean. Quelque chose à propos de lui semblait très ailleurs dans cette mise en place.

« Mon petit-ami est aux toilettes. Ce serait probablement mieux si tu n'est pas là quand il revient. »

Chad sourit. Ce n'était pas un sourire chaleureux ou amical. Il n'atteignit pas ses yeux.

« Okay, chéri. On se voit plus tard. »

Chad s'éloigna.

Quand Blaine revint, Kurt lui parla de Chad. Blaine devint sombre et la couleur de ses yeux s'approfondit. Il scanna la pièce, cherchant Chad mais, ils ne le virent pas.

« Allez. Ne laissons pas un connard gay prédateur ruiner notre soirée. » Kurt embrassa Blaine et passa légèrement ses ongles sur son dos. Ça marchait toujours.

Ils restèrent à la soirée pendant encore une heure. Kurt sortit Blaine de son humeur sombre et ils passèrent un bon moment.

Puis il fut temps de partir.

Tandis qu'ils marchaient pour retourner à l'hôtel, Blaine commença à chanter When I Get You Alone. Il dansait derrière et autour de Kurt en cercles. Kurt riait. La voix de Blaine était géniale et bien sûr les paroles étaient sexys et drôles.

C'est pourquoi ils ne les virent pas.

Tandis qu'ils passaient dans une allée, Chad tendit la main et saisit Kurt pendant que deux de ses potes attrapaient Blaine. Kurt essaya de crier mais Chad couvrit sa bouche avec sa main.

« Chut. Pas besoin de tout ça. Ça sera rapide. Promis. J'ai juste besoin de jouir et ton doux cul est parfait pour ma grosse bite. »

Les deux qui tenaient Blaine le plaquèrent contre le mur. L'un d'eux posa sa main autour de la gorge de Blaine, le tenant en place. L'autre le frappa plusieurs fois à l'estomac. Puis ils le laissèrent tomber par terre. Il était à genoux en train d'haleter et de respirer durement.

« Aww mon cœur. On ne peut pas reprendre son souffle ? »

Mais ce n'était pas le problème.

Kurt arrêta de se débattre dans les bras de Chad. Il pouvait sentir ce qui était sur le point d'arriver. Il cria aux deux voyous se tenant au-dessus de Blaine.

« Fuyez ! Fuyez ! »

Ils le regardèrent avec confusion. Fuir ? Pourquoi ce pédé leur disait-il de fuir ? Ils avaient la main-mise sur la situation.

Chad agrippa Kurt plus fort. « Je t'ai dit de la fermer ! »

Blaine rejeta la tête en arrière et cria. Comme avant, l'obscurité noya ses veines, remplaçant son sang, le brûlant.

Il perdit le contrôle.

Les deux se tenant au-dessus de lui tombèrent par terre alors que la douleur atteignait leurs corps. Ils commencèrent à crier et à se tordre. Kurt criait, « Non ! Blaine ! Non ! Ne les tue pas ! Blaine ! »

Blaine les relâcha et ils sortirent en trébuchant de l'allée et s'enfuirent. Blaine se tourna vers Chad.

Chad avait relâché Kurt et reculait, ses yeux pleins de peur. Il commença à s'étrangler, haletant pour respirer. Ses yeux s'écarquillèrent et il tomba à genoux. Kurt sauta devant Blaine.

« Blaine ! Stop ! Non ! Tu n'as pas à le tuer ! S'il te plait Blaine, arrête ! »

Blaine le relâcha. Chad tomba par terre, toussant et ayant du mal à respirer. Kurt se tourna vers lui. « Cours crétin ! Cours ! » Chad lutta pour se mettre sur pieds et fuit.

Kurt se retourna vers Blaine.

« Blaine ? »

Blaine était sur le dos, se convulsant et roulant par terre. Il cria et enfonça ses ongles dans le sol. Il n'arrivait pas à remettre l'obscurité sous contrôle. Elle le brûlait, déterminée encore une fois à rester libre. Des vagues de chaleur le traversèrent et il cria.

Kurt était hystorique. « Blaine ! Blaine, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que je peux faire ? Blaine ! Oh, mon dieu, s'il te plait... Blaine ! Blaine ! »

Kurt était agenouillé à côté de lui par terre, le regardant avec horreur. Qu'est-ce qu'il pouvait faire pour arrêter ça ?

« S'il te plait Blaine, dis-moi juste quoi faire ! »

Blaine saisit le bras de Kurt et Kurt pût sentir la chaleur à travers la main de Blaine mais, il ne recula pas. Il n'était pas sûr pourquoi mais, il sentit soudain un besoin, une attraction. Kurt se jeta au-dessus du corps de Blaine. Il prit les mains de Blaine et les tira pour les mettre à plat, les paumes de chaque côté de sa tête. Puis il enlaça ses doigts dans les siens et pressa son corps contre Blaine. Kurt cria tandis que la chaleur traversait Blaine pour aller en lui mais il continua de presser et puis...

Calme.

Un calme frois flotta sur eux. Ils restèrent allongés là pendant quelques minutes. Quand Blaine ouvrit les yeux, il dût cligner des yeux pour se concentrer. Ça lui prit un moment pour réaliser que Kurt était allongé sur lui.

« Kurt ? »

Silence.

« Kurt ? Magnifique, réveille-toi. »

Silence.

« Kurt ? »

Silence.

« Kurt ? » Blaine fit rouler prudemment leurs corps, bougeant Kurt de lui et sur son dos.

« Kurt ! Kurt ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! Merde ! Kurt ! S'il te plait ! »

Kurt ne bougea pas.

Blaine le prit dans ses bras et pressa sa tête contre sa poitrine et commença à le bercer. « Kurt ! Kurt ! Réveille-toi ! Réveille-toi, putain ! Kurt ! »

Pour la première fois depuis qu'il avait 14 ans, Blaine commença à pleurer.