Titre : Only Poisoned Your Mind
Auteur :Wolfin Hope
Bêta reader : veronicka
Origine :Twilight
Genre : Yaoi/Slash, Angst, Crime & Friendship/Romance
Couple : Jared/Embry pour l'instant, Jacob/Paul d'autres peut être à découvrir...
Disclaimer : Comment dire que j'aimerais avoir une belle horde de loups garous dans mon jardin mais je crois que c'est mieux pour eux qu'ils continuent d'appartenir à Stéphanie Meyer :k, et les acteurs du film à eux même. L'univers et quelques personnages en revanche sont de ma création !
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Notes de début : ATTENTION : lemon !
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Partie 3
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Avachi dans le canapé de Jared et Embry, Paul pique machinalement des chips dans le paquet sur la table basse, les yeux rivés sur l'écran de télévision, l'oreille attentive à ses amis.
"J'ai pas enviiiiie." Pleurniche Jared pour la énième fois de la journée.
Embry grogne en réponse, lui non plus n'est pas emballé par cette perspective, pourtant il s'y résigne. Paul rit gentiment, déjà ailleurs. Le fait que son meilleur ami soit obligé de porter une tenue en cuir immonde pour la soirée spéciale SM lui semble bien dérisoire quand on sait que lui va passer la soirée en tête à tête avec Jacob Black ! Ce gars a la faculté de le rendre niais à souhait, si au début ça l'a dérangé il s'y est accommodé. Après tout, lui seul le sait !
Jake a eu peu de temps à lui accorder depuis le décès de Gabriel et le fait qu'il lui réserve sa soirée le réjouit, il se sent excité et un peu nerveux aussi, chose étonnante pour lui mais bon le plus jeune semble bouleverser tous ses sentiments habituels.
"Dis le si je te fais chier !"
Grogne Jared en se laissant tomber lourdement sur le canapé, écrasant à moitié Embry au passage. Paul sort de sa torpeur, un peu déboussolé. Les deux autres lèvent les yeux au ciel, leur ami est complètement à coté de la plaque depuis qu'il est, en quelque sorte, avec le fils Black. C'est sûr ce mec à un truc envoûtant, une sorte de magnétisme naturel qui vous attire à lui, mais de là à rendre Paul le colérique, solitaire, agressif, doux et docile ? Jared n'y croit pas trop... Embry a sa petite idée sur la question :
"Pfff t'occupe, il pense déjà à ce que va lui faire son dieu du sexe..."
Paul ronchonne, jamais il aurait dû leur parler de la fellation que Jake lui a faite, en même temps il l'a juste dit à son meilleur ami, à la base. Jared rit franchement à la remarque sarcastique de son petit ami.
"La meilleure de ma vie que tu m'as dit, et vu le nombre de meufs et de gars que tu t'es fait, doit falloir être vachement bon pour arriver en tête du classement !"
"Je tiens pas de classement d'abord !" Proteste l'incriminé, indigné.
Il se lève et saisit sa veste, de toute manière s'il ne veut pas être en retard, et il n'y tient pas, il vaut mieux qu'il y aille.
"Vous êtes frustrés, vous feriez mieux de pratiquer vous deux !" Il ajoute.
Sur ces gentils mots et les protestations énergiques de ses deux amis, il quitte l'appartement, avec un dernier regard pour Bosco, le chien couché avec fainéantise devant la porte. Seule l'image du visage de Jacob est présente dans son esprit, à défaut d'avoir une vision réelle de son corps il se contente de la tête. Pourquoi une telle obsession ? Il a lui même arrêté de chercher à savoir. Peut être qu'il le désire et qu'une fois qu'il aura couché avec il n'y aura plus rien ?
Quelque chose lui dit que non, c'est tellement plus que ça. Un nœud à l'estomac et la gorge sèche à la perspective de le rejoindre, il a l'impression d'être un collégien qui vit son premier amour. Cependant il tente de se rassurer, la magnétisme de Jake n'est pas assez fort pour l'avoir fait succomber en si peu de temps... Et s'il développe une admiration dévouée pour l'autre homme c'est uniquement pour une raison rationnelle : Jacob est riche, beau et intelligent. Et il admet qu'il se sent légèrement inférieur, aussi désagréable que ce soit de l'admettre.
C'est un sentiment jusqu'alors inconnu. Il se trouve tout bonnement ridicule à penser qu'il n'est pas assez bien pour Jake. Si ce dernier lui accorde de l'intérêt c'est qu'il en a envie, que sa présence le divertit, ou au moins ne l'ennuie pas et qu'il est attiré par son corps, au demeurant attrayant. Il s'efforce de chasser ses doutes, il déteste se sentir faible et ce genre de remises en questions date d'il y a longtemps, une période qu'il préfère occulter, à défaut d'oublier.
Une fois dans sa voiture Paul s'amuse à comparer point par point sa vieille golfe à la belle jaguar de Jacob. Elles n'ont rien en commun, ça c'est certain ! L'activité, qui révèle sans surprise que la voiture de son compagnon est carrément mieux, lui permet de faire le trajet sans trop réfléchir. Il n'a aucun mal à trouver l'hôtel de Jake, le Royal est connu par tout bon New Yorkais qui se respecte et comme son nom le laisse présager c'est un hôtel de luxe, à l'image des Black.
Le jeune homme crispe ses mains sur le volant et soupire. C'est sûr, il aurait préféré un endroit plus neutre, un peu moins guindé. Cela étant ils ont prévu de dîner à l'extérieur ce qui lui permet de se détendre un peu. Il aura juste à s'annoncer à la réception et à attendre Jacob dans le hall, après ils sortiront ensembles de ce lieu trop luxueux et snob pour lui. La perspective le soulage partiellement.
Il prend soin de se garer à quelques rues de l'hôtel, de toute façon il n'a pas accès au parking privatif de l'établissement. La nuit a déjà jeté son voile obscur sur la ville, les lampadaires forment de grands ronds lumineux sur le bitume. Un air froid fouette le visage tanné de l'homme qui marche, un peu nerveux en approchant des lettres dorées désignant le Royal. Il inspire un grand coup et se décide à franchir les deux grandes portes vitrées.
Le hall est épuré, spacieux. Décoré sans être surchargé, le mobilier présent est en bois foncé et vernis, des fauteuils en cuir caramel sont disposés à plusieurs endroits de la pièce. Paul écourte son observation et se concentre sur le réceptionniste derrière un comptoir, ce dernier affiche un sourire figé. A la fin de la journée il doit probablement avoir des crampes à sourire ainsi !
"Bonjour."
"Que puis-je pour vous ?"
"Paul Lahote, j'ai rendez vous avec Mr Black."
Annonce poliment Paul, la voix tendue. Il patiente sur l'un des fauteuils après que le réceptionniste ait appelé Jacob dans sa chambre. Ses doigts s'enfoncent dans le cuir moelleux des accoudoirs, signe de sa légère nervosité. Ce qui entoure Jake lui paraît tellement guindé, hors d'atteinte. Tout ce qu'il déteste et fuit, et là, planté au milieu du hall de cet hôtel, l'objet de son fantasme. Dans l'absurdité que sont ses sentiments il est incapable de mettre de la distance avec l'homme élégant qui se tient là, la tête haute et le regard fier, hors d'atteinte lui aussi.
Le sourire qui fend le visage de Jake lui donne pourtant l'impression d'être proche de lui, d'une certaine manière. Après que son estomac ait fait quelques joyeux saltos et que sa respiration soit restée bloquée de longues secondes Paul reprend contenance et se lève lentement. Il retarde et appréhende le moment où ils vont se saluer, qu'attend l'autre homme de sa part ? Et surtout pourquoi ça le rend si nerveux ? Une soudaine envie de se taper la tête contre le joli papier peint ambré lui effleure l'esprit, il la chasse bien vite absorbé désormais par les prunelles sombres de son vis à vis qui se rapproche.
Ce simple regard parvient à le figer, à lui procurer des frissons qui descendent le long de sa colonne vertébrale. Il est comme fasciné, au delà de l'admiration, par dessus l'attirance. Il se pose encore la question : et si c'était ça qu'on appelle un coup de foudre ? Une horreur profonde l'envahit tandis qu'il se rend compte de l'ampleur de ses émotions, toutes reliées à Jacob (tiens il a dû s'imprégner...Ah mais non on est dans un UA !). Il se sent attiré tel un aimant, physiquement mais surtout émotionnellement. L'angoisse lui serre la gorge, il serait capable de n'importe quoi si Jake le lui demandait, il en est persuadé, il a beau tenter de se convaincre du contraire...C'est une certitude. Et si ça lui fait si peur c'est parce que jamais, grand jamais il n'a vécu pareille situation.
Son corps tout entier tremble, l'autre homme est arrivé en face de lui et le toise avec les sourcils froncés, visiblement inquiet. Une main chaude et douce se pose sur son épaule dans un geste empreint de prudence.
"Hey Paul...Tu vas bien ?"
L'intéressé se reconnecte à la réalité. Aussi étonnant que cela puisse paraître si Jake lui cause des troubles, sa main sur son épaule le détend instantanément.
"Oui désolé ! ...Bon tu veux aller où ?"
Il n'obtient aucune réponse, les secondes de silence s'égrènent, yeux dans les yeux. Paul est submergé par une intense vague de chaleur et il jurerait qu'elle vient tout droit des orbes aux reflets bruns en face de lui. La main de Jake relâche son épaule pour monter contre sa nuque qu'il caresse délicatement puis il rapproche son visage, leurs lèvres s'effleurent, se cherchent sans oser se toucher vraiment. C'est Jacob qui prend l'initiative en suçant la lèvre inférieure de son aîné avant de joindre leur bouche dans un baiser sensuel et lent.
Paul retient un gémissement et instinctivement ses mains s'accrochent au bas de la chemise de son compagnon, il s'apprête à en réclamer plus quand le contact est rompu brutalement par l'autre. Sans pour autant se reculer, il embrasse sa joue, son oreille et murmure d'une voix suave, appel à la luxure.
"J'avais oublié de te dire bonjour beau brun."
Ledit beau brun déglutit difficilement, la tension sexuelle est palpable. Il a l'impression qu'il suffit que Jake lui envoie le moindre signal pour qu'il se calque sur la même longueur d'ondes. Tout ce qu'il parvient à articuler c'est :
"Putain.."
Il y a plus pertinent c'est sûr. Mais là il ne sait quoi dire d'autre, de plus son entre jambe chauffe doucement sous l'effet de la proximité et de la voix excitante de son vis à vis. Conscient de l'état qu'il a provoqué chez le plus âgé Jacob souffle dans son oreille avant de lui lécher le lobe, les doigts de l'autre se resserrent sur sa chemise, froissant le tissu.
"Tu veux peut être que je te fasse visiter ma chambre avant qu'on aille dîner ?"
Demande presque innocemment le jeune homme. Rien que le ton qu'il emploie met l'aîné dans tous ses états. Toutefois il parvient à se ressaisir, il repousse son partenaire sans ménagement, le réceptionniste fait les gros yeux et il n'aime pas se sentir observé, avant de lâcher :
"Je crois que c'est une bonne idée !"
Il souligne la phrase d'un sourire carnassier, histoire de bien faire comprendre qu'il est lui aussi capable de jouer à ce jeu là. En réalité c'est loin d'être un jeu, Jake sourit en coin et lui saisit la main, une prise ferme et déterminée qui le guide à travers le hall puis les corridors ornés de tableaux et autres objets de valeurs exhibés sur des buffets de bois sombre.
Une carte magnétique glissée dans le système de sécurité, un petit clic et les voilà dans une chambre. L'entrée donne sur un petit salon, à gauche les sanitaires et la salle de bain, à droite une grande chambre. Tout n'est que luxe à l'instar du reste de l'établissement mais à vrai dire aucun des deux protagonistes ne se soucie du décor. Même Paul en oublie de s'émerveiller et grogner que ça ne lui correspond pas, son cerveau est branché sur Jacob et uniquement lui.
Il est traîné jusque dans la chambre par une poigne de fer avant de sentir un choc violent entre son dos et le mur, le corps du plus jeune immédiatement plaqué au sien. Sa respiration est déjà haletante, son corps entier est tendu, tous ses muscles se sont crispés rien qu'en sentant la chaleur de Jake à travers leurs vêtements. Si celui ci est calme en apparence c'est pour mieux masquer le feu qui brûle dans son estomac et qui a déjà pris place dans son bas ventre.
Pris au piège, écrasé entre le mur et le corps puissant de son cadet, Paul ne peut qu'attendre, tremblant déjà d'impatience, le souvenir de leur dernier rapprochement plus vif que jamais. Le détachement affiché de l'autre l'agace, cette maîtrise de soi apparente est insupportable et en même temps il se laisse naturellement dominer, inexplicablement. Ses mains se sont à nouveau accrochées à la chemise froissée lorsque que leurs lèvres se sont retrouvées.
Jacob se délecte de chaque contact, sa bouche bouge avec une lenteur excessive contre celle de son aîné. Il fait durer ces moments autant qu'il le peut, son désir monte en flèche et il sait qu'il ne pourra pas éterniser ce préambule, il attend de découvrir ce corps depuis trop longtemps.
Ses lèvres abandonnent à regret leurs consœurs pour aller embrasser le coin de la bouche, puis la peau hâlée du haut du cou, réceptive à ses attouchements. Elle frémit à chaque effleurements. Quand il mord prudemment le cou à l'odeur alléchante rappelant un mélange d'épices, Paul émet un gémissement étouffé. Encouragé Jake passe à un degré d'envie supérieur : ses mains saisissent possessivement la nuque de son partenaire et il enfonce plus profondément ses dents dans sa chair tendre. Et l'aîné se perd dans cet étau délicieux, ces délectables contraintes qui lui sont apposées.
Leurs corps réagissent à ce rapprochement, l'excitation prend plus clairement place, comme si elle se dessinait sous leurs yeux brillants. Leurs pantalons sont devenus serrés, Jacob colle son bassin de façon à faire frotter leurs érections tout en raffermissant sa prise sur la nuque contractée de son vis à vis. Ses dents après avoir laissé quelques marques se font plus douces et il reprend tendrement les lèvres de l'autre entre les siennes, presque amoureusement.
Et ce geste, si insignifiant soit-il redonne une certaine confiance au plus âgé, d'habitude si sûr de lui et qui semble perdu face à Jacob. Il remonte ses doigts sous la chemise qu'il a bien abîmé en tirant dessus. C'est avec soulagement qu'il peut enfin palper les abdominaux bien dessinés de son partenaire, découvrir son corps, la sensation de sa peau sous ses caresses. Et l'effet est fulgurant, il a un besoin viscéral de plus, il est prêt à tout pour ça. Emporté par ses pulsions il arrache la chemise, les boutons explosent et tombent sur le sol dans de petits cliquetis successifs. Jake grogne et se détache de ses lèvres, ses yeux de braise ancrés dans les siens, son souffle régulier s'échouant sur son visage.
"Fais pas des trucs comme ça..."
"Pourquoi ?" S'amuse Paul, ravi d'avoir pu troubler son compagnon.
"Tu sais pas l'effet que ça me fait..."
La voix basse est presque menaçante, et cruellement séduisante. Les lèvres de Jake corroborent ses propos et s'écrasent violemment sur celles de son aîné. Il les mords sans retenue, ses mains maintiennent la nuque de son partenaire le forçant à accentuer encore la pression douloureuse, sa langue s'immisce contre la sienne, dépourvue de douceur et elle soumet sa compagne sans mal. Paul étouffe dans le baiser, incapable de se dégager de la prise. L'échange lui provoque douleur et plénitude. La contradiction parfaite de ses sentiments crée une dépendance soudaine à ce genre de contact.
Il reprend une grande goulée d'air dès que Jake brise le baiser en lui assénant un coup de bassin, grâce auquel il peut pleinement évaluer le degré d'excitation du plus jeune, son sexe bandé bute contre sa propre virilité durcie et s'il n'était pas en train de peiner à reprendre son souffle il en aurait gémi de plaisir.
Les prunelles sombres de Jacob le fixent, leurs nez se touchant. Paul distingue l'expression que dégage son partenaire, elle a changé, il est comme entouré d'une aura bestiale. Son degré de désir a évolué, il est devenu nécessiteux et impatient.
"T'es un putain d'animal en fait."
Commente sensuellement Paul, désormais conscient du pouvoir d'attraction qu'il possède. Jake le veut à en crever, ça se sent à des kilomètres. Il oublie de se poser la question essentielle de savoir si lui est prêt pour ça.
"Tu sais même pas à quel point." Il murmure en effleurant les lèvres meurtries de son aîné, qui frémit. Il poursuit :
"Tu as réveiller mes plus bas instincts."
La fin de sa phrase ressemble plus à un grognement sauvage. Quoi qu'il advienne ils souhaitent tous les deux se toucher, avoir la peau de l'autre contre la leur. Leurs vêtements sont de trop. Jacob saisit le bas du t-shirt de Paul qui, au préalable, s'est débarrassé de sa veste. T-shirt retiré, la peau nue offerte est caressée immédiatement. Ils ne se quittent pas du regard, entre le défi et l'attirance, leurs sentiments s'emmêlent dans la danse complexe de l'amour.
C'est fort et intense, Paul est transporté à chaque fois que les mains de son partenaire le touchent, elles s'attardent un instant sur ses tétons durcis avant de descendre soudainement. Le jeune homme manque de s'étrangler quand Jake empoigne son sexe durci à travers son jean, un son étouffé franchit ses lèvres et il rompt le contact visuel. Cependant à son tour il décide de prendre les choses en main, à proprement parler. De la même manière que l'autre a saisi son membre il plaque sa main sur l'entrejambe de son vis à vis, brutal et direct.
Le message semble clair, ils sont prêts à accélérer le cours des événements, trop lent et calme à leur goût. La main de Paul se fait plus insistante et frotte le sexe bandé à travers le tissu du pantalon de son cadet qui gémit doucement, surpris par la soudaine assurance de l'autre. Lorsque que les lèvres délicieuses sucent son cou il se sent défaillir. Il serre les dents sous la brusque montée en puissance de son désir, il veut ce mec, un léger sourire se dessine au coin de sa bouche : il l'aura, Paul Lahote sera sien.
Soudainement l'aîné est projeté avec force et se retrouve allongé sur le grand lit moelleux (oui c'est important qu'ils soient tout confort nah mais ho ;) ). Le corps de Jake le surplombe, à quatre pattes au dessus de lui le plus jeune se mord la lèvre du bas avant d'y passer sa langue, l'homme allongé sous lui est subjugué par son jeu de bouche provocant. A tel point qu'il en oublie la position de soumission dans laquelle l'autre l'a mis.
"J'espère que t'aime le sexe hard ?"
Susurre-t-il en se penchant à son oreille. Paul ne sait pas trop quoi répondre et ses derniers neurones sont quoi qu'il en soit grillés par l'excitation. Il s'entend souffler, à peine les mots sortis il les regrette, mais c'est trop tard pour y penser !
"Tout ce que tu voudras."
"Nmmmh"
Jacob sourit avant de faire peser son corps sur le sien. Sa bouche vorace s'attaque au cou déjà marqué de l'aîné qui enlace presque aussitôt sa nuque dans une prise chaude et agréable, leurs corps exercent des frictions, torse contre torse, sexe contre sexe. Ils sont obligés de fermer les yeux par moment tellement le plaisir est difficile à gérer. Leurs instincts primaires réclament l'aboutissement de cet acte mais leurs esprits cherchent à le prolonger, à profiter de la chaleur et des caresses de l'autre le plus longtemps possible.
De ce dilemme s'échappent gémissements et plaintes. Toutefois, la patience mise à mal par le corps qui se tortille en dessous du sien, les mains de Jake descendent en effleurant les côtes de son partenaire, il se redresse et admire sans pudeur le torse et les abdos joliment dessinés qui lui sont offerts. Il donne un coup de bassin qui a pour effet de tirer un râle plaintif à son compagnon, ses mains terminent leur descente sur une ceinture bien vite retirée. Il s'occupe ensuite de la braguette avec hâte, presque avec soulagement Paul l'aide docilement à retirer son pantalon et son boxer. Sa virilité fièrement dressée réclame de l'attention.
Jake se lèche le pourtour des lèvres en touchant à peine la chair tendue. L'autre grogne, frustré.
"Ce que t'es dur..."
S'amuse Jacob en saisissant à pleine main la longueur de Paul, qui gémit en réponse sous le toucher. C'est son jour de chance, ou pas...Son cadet est au bord de l'implosion, ses pulsions sexuelles deviennent trop fortes, il n'arrive plus à se réprimer. Il a trop envie, même besoin de plus. Il pompe vivement la droiture humide de son partenaire qui s'accroche à lui, griffant par intermittence sa nuque. Il échange un baiser brutal, débordant d'une passion trop grande, proche d'un fanatisme inquiétant. Ils sont plongés dans un tourbillon qui les dépasse.
Jacob se redresse un peu et d'une main défait rapidement son pantalon sans pour autant délaisser la queue palpitante de Paul. Celui ci continue de gémir, ses paupières se ferment toutes seules alors que le liquide pré-éjaculatoire commence à suinter sur son gland. Dès lors la main de son vis à vis stoppe ses mouvements et il le distingue qui se débarrasse du reste de ses vêtements, il a une peur grandissante de ce qui va suivre, malgré ça il est incapable de protester, ne serait-ce que de dire quelque chose, paralysé dans les affres de sentiments nouveaux et qui le dépassent totalement.
Il sursaute et frémit violemment quand il sent les doigts de Jake jouer autour de son anneau de chair, taquinant parfois son entrée contractée. Il est contraint de se concentrer là dessus, la main de son compagnon a délaissé son sexe bandé et il s'est redressé, le laissant vide de ses baisers et autres caresses. Il s'efforce de garder un souffle à peu près calme et laisse son regard profiter des pectoraux et des abdominaux parfaitement dessiné qui se dressent au dessus de lui.
Jacob continue son petit manège avec ses doigts, il se mord les lèvres, excité au maximum et Paul commence à trouver les attouchements agréables se détendant considérablement. L'autre soupire de soulagement en sentant le corps détendu en dessous de lui, il ramène ses mains de chaque coté du visage hésitant de son compagnon et se replace correctement. Il mord ses lèvres sauvagement avant qu'une de ses mains ne redescende en une caresse appuyée jusqu'à sa cuisse qu'il soulève. Paul gémit, tout lui semble confus, la voix sensuelle et rendue rauque par le désir de Jake résonne dans la pièce surchauffée :
"Tu préfères quelle position ?"
C'est une excellente question, s'ils avaient échangé les rôles il aurait sans doute eu plus d'idées mais là...Il s'abstient de réclamer la moins douloureuse voulant à tout prix être à la hauteur des attentes de son amant. Il ne se comprend pas lui même mais à ce stade de dépendance et de soumission que lui fait ressentir Jake il pourrait bien lui demander de sauter par la fenêtre : il obéirait. Inexplicablement encore...
"Comme ça."
Il s'entend répondre faiblement, entre deux soupirs. Jacob frotte sa virilité contre son entrée et il a l'impression qu'elle est énorme, bien que l'anticipation de la suite des événements doive y être pour quelque chose !
Les prunelles de Jake s'assombrissent au gré des soupirs de Paul, il sent cette entrée se contracter contre sa hampe, irrésistible. Il arrive au bout de ses résistances et ne voyant pas l'autre manifester une quelconque réticence il se positionne. C'est seulement en sentant les ongles de son partenaire s'enfoncer profondément dans ses épaules et en voyant la grimace douloureuse déchirer son visage qu'il se rend compte que ça risque d'être plus délicat que prévu. Il a à peine pu glisser son gland à l'intérieur des chairs étroites de son compagnon, il est beaucoup trop serré pour qu'il puisse le pénétrer d'avantage.
Paul serre les dents, une horrible sensation de déchirure se fait sentir, il l'avait pourtant anticipée, mais ses souvenirs n'étaient que trop vague. Il fait son possible pour se détendre, les lèvres de son partenaire parcourent son cou et une main caresse son aine, parfois même le haut de son sexe. Jacob tente d'avancer un peu en lui mais les grincements de dents de Paul et son étroitesse le forcent à demeurer quasi-immobile. Il grogne dans le cou de son vis à vis puis relève la tête de façon à bien distinguer son visage crispé d'inconfort.
"ça fait longtemps que tu l'a pas fait comme ça hein ?" Il murmure.
Paul s'efforce de soutenir le regard impénétrable de Jake. Il est clair qu'il aurait sans doute été plus simple qu'il l'avertisse de ce léger détail plutôt que de jouer le mec serein, son partenaire s'y serait sûrement pris autrement. Enfin, maintenant il ne peut s'en prendre qu'à lui même et serrer les dents pour essayer de souffrir en silence ! Il parvient à articuler :
"...2 ans au moins...Vas ...y"
Pendant ce court laps de temps où il a parlé l'autre a réussi à bouger lentement son gland entre ses cuisses, effectuant de petits allers retours et par la même occasion des gémissements frustrés lui échappent, il veut plus, beaucoup plus.
"J'ai une idée." Souffle-t-il.
Paul n'aurait jamais cru découvrir une méthode assez barbare, mais il doit l'admettre, efficace dans un certain sens. Quand Jake lui glisse un morceau de tissu dans la bouche, il le mord instantanément et ses yeux n'ont pas le temps de s'exorbiter, que son partenaire l'a pénétré d'un coup sec et douloureux. Il répète l'opération à plusieurs reprises et Paul ferme les yeux, ses bras s'accrochent avec force aux épaules musclées de Jake. Une horrible brûlure suit chaque poussée de plus en plus profonde.
Pourtant quand son amant libère sa bouche du tissu et reprend en main sa verge ayant perdu de sa vigueur il se contente de haleter piteusement, à bout de résistances. Si les coups de reins non retenus de son partenaire le font indiscutablement souffrir dû au manque de préparation et d'habitudes, paradoxalement sa bouche dans son cou et sa main qui le branle vivement sont délicieuses.
Le jeune homme ne sait plus où donner de la tête, il gémit un coup de plaisir, un coup de douleur tandis que son cadet le domine sauvagement, les yeux brillants d'un désir non contenu et le corps luisant de sueur qui se colle au sien. Le trop plein de sensations lui fait perdre pied, il sombre, à la limite de l'inconscience et s'il ne s'entendait pas geindre il jurerait qu'il a perdu connaissance.
Petit à petit une sorte de plénitude les envahit, portée par les coups de bassins puissants de Jacob qui est maintenant redressé, il a passé les jambes de l'autre sur ses épaules tout en veillant à porter quelques attentions à sa verge dressée. Il joue habilement avec l'excitation et l'envie de l'autre, il l'emmène au bord de la jouissance pour mieux stopper tout mouvement sur son organe gonflé et le pénétrer avec toute sa force, ravivant sa douleur et calmant ainsi ses ardeurs.
Ce petit manège sadique mène Paul à bout, il se tortille sur les draps en s'y accrochant, il supplie, pour quoi au juste ? Lui même ne le sait plus ! La torture qui lui est appliquée le rend fou, fou de désir, fou de douleur, fou de plaisir, fou tout court. Il a envie de hurler pour que ça s'arrête et prie pour que ça continue éternellement. La violence et la contradiction de son esprit l'enveloppent dans un brouillard opaque, c'est la première fois qu'il ressent une telle intensité. Le corps de Jacob palpite contre le sien, en lui, avec une passion prenante. C'est puissant et tellement unique.
Jake est submergé, à l'instar de son compagnon, le sentiment d'appartenance qui émane du corps gémissant et tremblant en dessous du sien le transcende, s'il s'applique à prolonger le rapport il sait que son amant est au bout de ses résistances physiques.
Ils se laissent aller pleinement, la cadence ralentit tandis que Jacob sent la jouissance monter, il accélère ses va et vient sur le membre humide de Paul, souhaitant l'emmener avec lui. Les respirations chaotiques et les râles rauques se mélangent et emplissent la pièce. L'air lourd et chaud pèse sur les corps couverts de sueur. D'un coup l'aîné est traversé par une vague électrisante, il se cambre et rejette la tête en arrière, ses chairs qui se resserrent autour du sexe de Jacob le font éjaculer à son tour. Leurs cris d'extase se joignent. Leurs semence tièdes se répandent et une intense chaleur les saisit.
Paul est complètement sonné, son corps ramolli gît sur le lit et il est engourdi, incapable de bouger le petit doigt. Son cœur tape violemment dans sa poitrine, il voit des éléphants roses, la tour Eiffel et Mickaël Jackson simultanément. C'est le truc le plus fort qu'il a vécu dans sa putain de vie et sa capacité de réflexion est déconnectée entièrement. Il ne se rappelle plus de son propre nom.
C'est la respiration encore un peu affolée de Jake et surtout la douleur lorsque celui ci se retire prudemment, coupléeà la désagréable sensation du sperme qui coule entre ses jambes qui le ramènent sur la planète terre, parmi les simples mortels. Il est dans l'incapacité de parler et constate avec soulagement que son partenaire semble avoir vécu un orgasme aussi puissant que le sein, il s'est laissé choir à ses cotés, le regard dans le vide.
À vrai dire Paul a déjà mal partout et sa fatigue est telle qu'il glisse bien malgré lui dans le sommeil, en dépit des souillures sur sa peau et les draps, de son corps moite et de son cœur qui bat trop vite. Il est emporté dans un sommeil profond. Il ne sent pas la main de Jacob qui caresse tendrement ses cheveux. Ce dernier hésite une fraction de seconde à le réveiller avant de finalement décider de prendre sa douche seul. Il ne tient pas rigueur à son amant de s'être endormi après l'acte, il sait qu'il l'a épuisé.
Il prend aussi soin dans le plus grand silence de commander un petit truc à manger au service d'étage, il meurt de faim et il se doute qu'au milieu de la nuit son compagnon finira par se réveiller, tenaillé par la faim et avec la désagréable sensation du sperme séché collant à sa peau.
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Il se sent mal et surtout horriblement sale, au sens propre du terme. Ce malaise contraint Paul a ouvrir les yeux, il lui faut une bonne minute pour remettre ses idées en place et se rendre compte où il se trouve. Encore un peu désorienté il tourne la tête doucement et aperçoit la tignasse brune de Jacob, probablement endormi, à ses cotés. Les événements d'il y a quelques heures affluent et un sentiment de gêne l'envahit.
Il grogne tout bas, le liquide collant sur les draps et sa peau, le dérange. Il fait son possible pour s'extirper du lit sans troubler le sommeil de son homologue. Seulement dès qu'il bouge une douleur lancinante lui prend les reins et il renonce en soufflant de dépit. C'est sûr, il ne risque pas d'oublier de sitôt leur activité d'hier soir.
Après avoir fixé obstinément le plafond qu'il distingue blanc malgré l'obscurité, il respire à fond : grimaçant et souffrant en silence il se redresse. Avec toute sa volonté il parvient à se lever, il se traîne jusqu'à la salle de bain sur la pointe des pieds en attrapant son boxer au passage. Son esprit encore entouré d'une brume épaisse, rend toute réflexion sur le décor en marbre de la salle d'eau et les événements passés, impossible.
L'eau brûlante qui s'écoule sur ses muscles endoloris, le délasse et réveille son cerveau endormi, son estomac aussi. Il meurt de faim et après s'être séché et avoir passé son boxer, il commence à se poser la question de savoir où et comment manger. Il ne se voit décemment pas réveiller Jacob au milieu de la nuit (un coup d'œil sur une montre en argent qui traîne par là, lui indique 1h) et quitter la chambre tel un voleur non plus. Il se sent suffisamment mal à l'aise quant au fait qu'il s'est endormi juste après l'acte. C'est un peu nerveux qu'il regagne la chambre sombre, finalement se recoucher lui semble être une idée correcte, en dépit de l'eau revigorante ses muscles sont faibles et fatigués.
Il plisse brusquement les yeux, la lumière vive lui brûle les rétines. Jake se tient assis en tailleur sur le lit un demi sourire encore endormi, barre son visage, il a les cheveux en bataille. Paul prend le temps de se faire la remarque que c'est la première fois qu'il le voit au naturel, enfin sans qu'il soit tiré à quatre épingle dans ses costards impeccables. Il est d'autant plus craquant. Paul se rassoit précautionneusement sur le lit tandis que l'autre se frotte les yeux pour mieux admirer le torse dénudé de son camarade.
L'aîné se complaît dans sa gêne, par où commencer déjà ? Il s'est endormi comme un putain de puceau après qu'ils aient baiser, c'est la première fois que ça lui arrive et non, il ne va pas s'en remettre ! Pris d'un élan de courage il se lance sur un sujet plus anodin :
"Excuse moi, je t'ai réveillé ?"
Il se fait la réflexion que c'est stupide, ce n'est pas le grand méchant loupqui l'a tiré de son sommeil c'est forcément lui ! Jacob baille négligemment et répond d'une voix pâteuse :
"C'est rien, j'ai le sommeil léger de toute façon ! Puis y'a plus désagréable comme vision au réveil."
Un œil appréciateur appuie ses propos et Paul se sent mis à nu par ces yeux aux reflets bruns, bien qu'il ne soit déjà que peu vêtu, en tout et pour tout d'un simple boxer. Son élan de courage se poursuit quand il s'entend dire, maintenant une distance raisonnable entre son compagnon et lui même, appréhendant ses réactions :
"Nmmh...Euh désolé pour tout à l'heure." Son ton est précipité et son regard fuyant.
Le plus jeune fronce les sourcil et un "Hein ?" hébété franchit ses lèvres. Le mythe de Jacob Black le super-puissant qui comprend tout avant même que vous n'ayez ouvert la bouche et qui a toujours la classe, une longueur d'avance et j'en passe... vient de s'écrouler. Son cerveau ralenti ne semble pas capter de quoi veut parler son vis à vis.
Amusé Paul se détend, ravi de constater que son bel Apollon puisse paraître idiot a l'instar du commun des mortels.
"Ho..."
Le visage de Jake reprend vie, il semble avoir compris de quoi parle son compagnon, regagnant du même coup un peu de sa superbe habituelle.
"Tu parles du fait que tu te sois endormi ? Je vais pas t'en vouloir pour ça ! Au fait si tu as faim, le service d'étage a laissé de quoi manger, ça doit être froid par contre..."
L'aptitude naturelle de son cadet a dévié la conversation vers un sujet plus facile, détend considérablement Paul. Et Jake enchaîne, les entraînant sur diverses conversations futiles alors que l'autre mange, en pensant qu'au final, le luxe c'est pas si mal que ça !
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Il sont allongés sur le grand lit, Jacob se tient redressé sur un coude, une main effleure le dos de son compagnon, allongé sur le ventre, position bien plus confortable pour lui. Il frémit par réflexe lorsque les doigts habiles descendent vers ses fesses mais remontent aussitôt. Paul s'est posé la question, intérieurement, et a craint que son partenaire ne souhaite remettre ça pour une partie de jambe en l'air pour finalement se rendre compte que Jacob n'est pas un obsédé sexuel qui en veut à son cul sans cesse.
Et ça l'a profondément soulagé parce qu'il ne sera sûrement pas apte à le refaire avant quelques jours et le magnétisme qu'exerce Jake sur lui, pourrait, en dépit de tout bon sens, le faire céder d'une simple caresse. Il a arrêté de se demander pourquoi ce mec avait une telle force mentale sur lui, pourquoi il est si docile avec lui, pourquoi il se sent par moment si bien sans raison, pourquoi il est capable de tout, pourquoi ses sentiments sont si puissants, impossible à éluder. Et pourquoi pas ?
Il est bercé par la conversation que Jacob mène avec un art certain, les mots dans sa bouche prennent une saveur particulière, il leur donne vie. A moins que Paul ne soit en train de sombrer dans une violente frénésie amoureuse assimilable à la folie.
Une profonde sécurité émane dans l'air et ils se sentent proches, inexplicablement, un peu comme s'ils se connaissaient depuis toujours. L'atmosphère n'a pourtant rien à voir avec celle durant leurs ébats sexuels, elle est devenue spirituelle. Leurs âmes se lient, c'est tout du moins ce qu'ils ressentent à l'unisson. Le sujet des ex est abordé et Jacob répond avec un calme déconcertant à la question de son compagnon, sans cesser ses caresses sur la peau hâlée de son dos :
"J'ai été plusieurs années avec un dénommé Edward Masen, il a fréquenté le même école que moi. On s'est séparé quand j'ai pris la décision de partir pour New York. C'est drôle vous ne vous ressemblez absolument pas ! (je vous laisse juger Paul et Edward rien à voir :p !)"
Paul se crispe, il ne sait pas ce qu'il doit en penser, il ne s'était pas douté que son amant ait pu sortir d'une si longue histoire et puis ça veut dire quoi ça qu'il ne ressemble pas à son ex ? C'est sensé être bien ou mal ? Sa mine agacée fait rire son vis à vis.
"Hey c'est toi qui m'a demandé de te parler de mes ex !"
Paul grogne en réponse et s'efforce de rester de marbre lorsqu'il sent une main attentionnée caresser son visage.
"En même temps tu refuses de me parler des tiens..." Argumente, à juste titre, Jake.
"Y'a rien à dire..."
"Tout ce qui vient de toi m'intéresse."
Sur ces mots doux Paul fond comme neige au soleil et il accepte avec délectation le bref baiser que son partenaire lui octroie.
"Tant pis, j'attendrai que tu daignes m'avouer tes secrets les plus sombres !" murmure Jacob en riant et son homologue ne peut retenir un sourire.
Ils se calment et le silence reprend sa place de droit, leur laissant l'occasion de sombrer dans les bras accueillants de Morphée à cette heure avancée de la nuit. Leur chaleur commune les entoure d'un cocon protecteur, à l'abri du monde extérieur, des bruits de New York omniprésents, dans une bulle à part.
"Il est difficile de vaincre ses passions, et impossible de les satisfaire." Marguerite de La Sablière
