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Bonne lecture !
Chapitre 27. La Sauveuse et la Reine
Le lit grinça horriblement, mais elles ne firent pas plus attention, leur ébats échevelés et chaotiques imprégnés de passion les coupaient littéralement du reste du monde. Emma, nue dans le lit au-dessus de Regina, la dévorant du regard et de ses baisers, à la conquête de la moindre parcelle de la peau de la brune, se découvrait. Sa sensualité endormie s'était plus qu'éveillée ; elle n'avait jamais fait l'amour comme ça de façon si synergique, chaque caresse de Regina était parfaite, chaque moment moins tendre aussi. La brune pensait qu'Emma comme fruit de l'amour vrai était à vrai dire faite pour « ça » ; la sensualité de la Sauveuse la touchait plus qu'elle ne l'aurait cru. S'il y avait une chose qu'Emma savait faire à la perfection, elle savait que c'était celle-ci. Elle n'osa pas demander si en dehors de Neal, d'autres avaient pu goûter à ce genre de plaisir. Regina avait pu montrer son savoir-faire aussi en la matière, apprenant la délicatesse d'une morsure à Emma qui répliqua à l'identique.
Regina s'abandonna à sa Sauveuse, son fruit défendu avait été maintes et maintes fois goûté tout au long de la nuit, elle avait crié le nom de la blonde à chaque fois que le plaisir avait été renouvelé. Quand Emma l'avait faite basculer sur le lit, celle-ci avait l'air si prédatrice que la brune était restée estomaquée et pantelante devant ce regard rempli de désir. Mais ce ne fut qu'un début, quand Emma avait défait sa ceinture pour l'attacher au barreau du vieux lit, elle avait gloussé, surprise d'autant d'aplomb de la blonde, qui cachait visiblement bien son jeu. Et elle s'était laissée faire, chose qu'elle n'aurait pas permise ni avec Robin, ni avec aucune autre personne. C'était la confiance absolue, Emma pouvait lui faire tout ce qui lui passait par la tête, elle savait qu'elle ne saurait pas lui faire du mal, pas comme ça du moins.
Les lèvres écrasées, les langues toujours voluptueuses se caressaient et n'avaient cessé leur danse qu'au petit matin, après quelques griffures dans le dos de la blonde, qui avaient arraché quelques gémissements et protestations. Lovées l'une contre l'autre, elles se caressèrent jusqu'à l'épuisement.
Regina était restée légèrement plus éveillée, il n'y avait pas besoin de magie pour savoir que la blonde allongée contre elle était son amour vrai. Pas besoin de preuves magiques, pas d'effet de lumières, juste la pâleur de la lune qui passait à travers la fenêtre du chalet, et des corps assouvis et reposant. Pour la première fois de leur vie, peut-être, elles semblaient enfin sereines. La douce chaleur de l'autre corps fini par emporter Regina dans le sommeil, sans crainte aucune, loin de Storybrooke, loin des méfaits magiques, dans un monde sans surprise, sans monstre tapis sous le lit ni derrière la commode.
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C'est le lendemain, alors qu'Emma nourrissait le feu et que dehors un orage s'éternisait, qu'elles parlèrent de leur fils. S'il se doutait bien de l'issu de leur rencontre, il fallait annoncer que tout allait pour le mieux. Et c'est ce que la blonde fit, en envoyant une photo d'elles d'eux, encore intimidée par leur proximité, mais cette dernière était suffisamment parlante pour que leur fils soit rassuré ; ses mères allaient bien et assumaient leur relation à venir.
Elles parlèrent de tout. Absolument tout. D'Henry, de leurs sentiments, de la naissance de ceux-ci, de la difficulté à leur faire face. Puis aussi, de choses plus dramatiques, de Graham, de Cora, de Leopold et d'Henry Mills. Un à un, elles firent face ensemble au passé. Elles parlèrent de Daniel, de Neal, de Robin et de Killian, de leurs échecs amoureux et aussi de leurs expériences, Emma confia à Regina ses tentatives naufragées de relation avec les femmes et la brune expliqua qu'en dehors d'une aventure d'un soir avec Maleficent, ça n'avait pas été au-delà.
Naturellement, la vie dans le chalet s'organisait. Elles se chamaillèrent pour le ménage et quand l'antique machine à laver tomba en panne, ce fut évidement un vrai débat. Elles rirent, elles firent l'amour souvent au point de sentir contusionnées et avec quelques bleus. Elles n'étaient guère pressées de retourner à la civilisation.
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A Storybrooke, la vie aussi passait et Snow n'était plus inquiète pour Emma, elle espérait juste qu'elles allaient bientôt rentrer, parce qu'elle voulait voir sa fille sourire et enfin épanouie, après toutes ses aventures et ses désillusions. Elle voulait aussi croiser le regard de Regina, rempli d'amour pour sa fille mais aussi d'espoir. Son enfant gazouillait dans les bras et la ville semblait respirer un air nouveau dans l'attente du retour de leur deux héroïnes.
Tink et Lumière se chamaillaient encore pour l'histoire du dreamcatcher, Ruby sourcilla, visiblement la relève des couples contrariés était assurée.
Henry lui, comptait les jours pour revoir ses mères.
Quand Killian débarqua au sens propre comme au figuré à Storybrooke, il se rendit au Granny's, où il fut accueilli froidement. Accompagné d'Elsa, il semblait plus serein. Néanmoins, il s'enquit de savoir où se trouvait Emma. Snow lui répondit qu'elle était avec Regina avec un sourire suffisant qui voulait tout dire, si bien que le Pirate ravala sa morgue. Elsa remercia Snow de lui avoir envoyé Hook à la rescousse, car la situation du port d'Arendelle était ingérable, grâce à l'aide providentielle du Pirate, les navires ennemis avaient fui. Snow invita Elsa chez elle, mais celle-ci déclina, préférant habiter ses quartiers sur le navire du brun. Quand elle apprit qu'Emma était avec Regina, elle sourit, se doutant depuis toujours des vrais sentiments qui les unissaient.
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Deux jours plus tard, ce fut le tour de Robin de débouler dans le diner à la recherche de Regina. Ce fut Charming qui géra alors la situation.
«- Où est Regina ? J'ai besoin d'elle, toute de suite !
- Écoute Robin- » Commença David.
«- Si tu sais où elle est, dis-lui de venir immédiatement.
- Non. » Répondit simplement le prince.
«- Quoi ?! Mais... J'ai besoin d'elle, Roland s'est égaré dans la forêt et on ne le retrouve pas !
- Et ? Aide-toi de tes amis Robin. Regina n'est pas à Storybrooke, je peux te prêter main-forte si tu le souhaites.
- Mais... Elle est où ?
- Ça ne te regarde pas. Elle n'est pas à coté et d'autre part, elle est avec Emma.
- Grand bien m'en fasse. Appelle-la et dis-lui de venir tout de suite !
- Non tu n'a pas compris Robin. Elles sont ensemble... Vraiment.
- Où tu veux en venir Charming ?
- J'en viens que ma fille et Regina sont en couple, donc... Tu apprends à gérer tes ennuis seul Robin.
- Comment ça... Mais j'ai le tatouage, on est liés...
- Tu n'es pas retourné auprès de Marianne ? » Demanda Snow.
- Si mais je...
- Tu pensais pouvoir continuer à profiter de la situation un petit plus longtemps ?
- Mais la magie...
- La magie mon cher ami » dit la petite brune, « la magie c'est celle qu'on dans le cœur, l'autre magie... C'est un petit coup de pouce au destin, pour forcer parfois la chance, mais pas une femme qui aime quelqu'un d'autre... »
Robin se tut alors et comprit que les Charming se mettraient sur son chemin s'il tentait quoi que ce soit. Ruby se proposa d'aider pour retrouver Roland grâce à son flair, ce qui eut don de calmer l'homme.
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La sauveuse et la Reine étaient bien loin de ces préoccupations, allongées l'une sur l'autre près du feu, nues, les baisers se succédèrent aux caresses. Une semaine s'était passée, et elles n'avaient pas la moindre envie de se couper de l'endroit.
«- Tu sais... Il nous faudrait un endroit comme ça à Storybrooke, un endroit où personne ne viendra nous embêter, pas de méchants à combattre, pas de chats coincés dans les gouttières ni de Leroy à mettre en cellule...
- Pas de rapport budgétaire, pas de conseils de la mairie... Pas de ta mère qui me poursuit dans la rue pour organiser un bal démodé... »
Emma pouffa alors de rire.
«- Sérieusement, elle t'a déjà demandé ça ?
- Oui, et d'autres idées saugrenues.
- Comme quoi ?
- Elle a voulu instaurer une fête « nationale »...
- Non, sérieux ?
- Oui, le jour de ton arrivée, quand tu as brisé la malédiction.
- Je pense qu'elle souhaite compenser quelque chose...
- Absolument... Mais pour l'instant, toi et moi... Nous allons reprendre là où nous en étions.
- C'est-à-dire ? » Fit Emma sur un ton faussement naïf.
Regina écarta alors les genoux de la blonde et glissa entre ses jambes, elle écrasa un sourire prédateur à l'encontre de la jeune femme qui déglutit devant le regard qui la fixait.
