Réponse communes à mes lectrices préférées :-) : Hello tout le monde. Je tiens à vous remerciez pour vos magnifiques reviews. Elles sont adorables et j'adore les lire. Elles égayent ma journée et me donnent la pêche. Je suis ravie de lire que vous avez aimé le chapitre 2. Je suis consciente que la réaction de Jérémy et de Stefan est surprenante mais j'ai besoin de ces réactions pour mettre Bonnie en mode Badass. D'ailleurs ce chapitre va très loin avec certains personnages et peuvent ne pas suivre leur caractère mais c'est normal…pour cette histoire du moins qui n'est pas comme les autres. Après je ne trouve pas trop que les réactions et comportements de certains personnages soient vraiment, vraiment décalés. C'est juste que je prenne le risque d'écrire l'opposé que ce qu'écrirait Julius Ploucus. Pour Damon, je comprends que certaines préfèrent le voir sauver Bonnie comme dans la série, en réalité moi aussi je préfère cette scène mais j'aurais aimé qu'il laisse Kai en vie… Fin bref, merci encore une fois de me suivre, de me mettre dans vos favoris. Ça fait énormément plaisir.
Réponses aux questions :
BonkaiForever : Je suis ravie de lire que tu as aimé le 'débat du siècle' Pour l'instant je ne prévois pas d'écrire ce même genre d'histoire en rajoutant les Parker ou Enzo :-/ Après je ne peux pas dire oui et je ne peux pas te dire non car je suis assez imprévisible et je change souvent d'avis.
Mlissa : Oui j'ai entendu les rumeurs sur un couple de lesbienne. Cela ne me dérange pas du tout, j'ai hâte aussi de le voir. Par contre l'idée que Bonnie le soit me dérange un peu plus dans le sens où j'ai toujours imaginé Damon, Kol ou Kai avec elle. Je ne sais pas mais si Bonnie est lesbienne, ça va me faire drôle et je serais déçue.
Gaelle : Merci infiniment de tes commentaires. Je suis contente de lire que tu as aimé mes Kennet , ça fait plaisir et je suis aux anges. L'histoire ou Bonnie se venge sera similaire à cette fiction mais elle sera plus machiavélique et un peu plus sexy à certains passages. Merci aussi d'avoir fondé la teamwhiteblackgrey -)
Chapitre 3
Disclaimer : Vampire Diaries ne m'appartient, je ne fais aucun profit en écrivant cette histoire.
Deux semaines s'étaient écoulées depuis son au-revoir final à Elena et la vie avait repris à peu près son cours normal.
A peu près…
La culpabilité rongeait Bonnie. Elle n'était pas capable de vivre sa vie pleinement car sa conscience n'arrêtait pas de la stimuler négativement. Elle n'arrivait pas à dormir la nuit sans revoir le visage de sa meilleure-amie, la tristesse de Jérémy, le désarroi et le conflit dans lequel se trouvait Damon et les autres. De plus, sa relation avec ses amis n'était plus la même. Tout le monde semblait distant avec elle. C'était comme si elle avait la varicelle ou la grippe, tout le monde gardait un contact minimum. Bonnie trouvait ça normal car il fallait s'y faire, tout le monde avait besoin de s'ajuster émotionnellement mais il fallait que cela cesse au plus vite avant que l'habitude ne s'installe et que tout le monde s'éloigne des uns et des autres, ou que tout le monde s'éloigne d'elle…
La jeune métisse soupira, souhaitant que tout redevienne normal, que tout ce qui s'était passée dernièrement n'était qu'un simple cauchemar mais c'était malheureusement la triste réalité.
'Tu aurais du croire au changement de Kai'
Bonnie fronça les sourcils avant de chasser cette pensée avec force. Il ne fallait pas qu'elle pense à lui où elle pouvait dire adieu à son sommeil. Elle n'avait pas à penser à ce psychopathe, surtout quand il ne s'était pas manifesté depuis deux semaines. Agacée et sachant qu'il était trop tard pour espérer trouver le sommeil, Bonnie se redressa de son lit et sortit de la chaleur de ses couvertures. Elle jeta un œil sur son réveil, il n'était 1h20 du matin. La sorcière soupira, exténuée mais trop énervée et tourmentée pour dormir. Elle avait besoin de se rafraîchir.
Le trajet jusque la salle de bain était court mais pour elle c'était immensément long. Elle redoutait d'entrer dans cette pièce ces derniers temps, de peur de croiser son propre regard dans le miroir.
Prenant son courage à deux mains, elle ouvrit la porte avec crainte et ouvrit la lumière. Elle s'approcha la tête baissée jusqu'au lavabo et releva la tête lentement pour se voir dans le grand miroir. Le choc la paralysa toute entière quand elle vit son reflet.
Les cernes sous ses yeux étaient noires et creusées qu'on aurait dit un zombie. Son teint était pâle et terne. Ses lèvres formaient une ligne mince et ferme. Elle n'arrivait même pas à forcer un sourire. Ses yeux étaient dépourvus de toute lueur, c'était comme s'ils étaient éteints, que la vie s'était envolée. Ses cheveux ébouriffés lui donnaient l'allure d'une personne dérangée, d'une folle presque. Mais ce n'était pas tout ça qui effrayait Bonnie. Non. Ce qui lui donnait honte et la choquait, c'était son corps amaigri. Elle était dangereusement maigre.
Elle savait qu'elle avait perdu du poids car elle ne mangeait pas beaucoup mais elle ne s'était pas imaginée refléter cette image. C'était affreux, c'était horrible, elle n'osait pas relever le haut de son pyjama mauve de peur de voir les os de sa cage thoracique. C'était alarmant, il fallait qu'elle reprenne le dessus. Comment avait-elle pu se laisser aller autant ? Où était passé cette fille souriante et pleine de joie ? Où était la Bonnie Bennett qui donnait une image puissante et confiante ? Où était-elle bon sang ? Qu'était-il advenu d'elle ?
'Elle est morte en 1994, quand ses amis l'ont abandonnés'
Cette pensée sombre apportait à sa réflexion dans le miroir un regard noir terrifiant qu'elle n'aurait jamais cru donner. Bonnie voulait se dire que c'était faux, que ses amis ne l'avaient pas abandonné mais plus les jours passaient et plus c'était difficile de nier. La colère l'envahissait un peu plus chaque jour et elle avait peur qu'un jour, elle n'explose.
̶ Reprends-toi Bonnie, dit-elle tout haut les yeux larmoyant. Reprends-toi et maintenant ! S'ordonna-t-elle en se fixant toujours dans le miroir.
Elle tenta un sourire, étirant ses lèvres mais cette tentative se termina dans une grimace hideuse. Elle essaya à nouveau mais cette fois-ci, elle fut interrompue par un bruit soudain qui la fit sursauter. Il lui fallut quelques secondes avant de comprendre que quelqu'un sonnait à sa porte.
Intriguée, la petite-fille de Sheila descendit les escaliers dans le noir avant d'entrer dans son Hall, ouvrant la lumière. Qui pouvait bien sonner à sa porte à une heure pareille ? S'agissait-il d'un de ses amis ? Ou alors était-ce Kai ? L'appréhension la gagna en pensant à la dernière possibilité. Si c'était Kai, elle n'avait aucun moyen de se défendre, elle n'avait plus sa magie et cet enfoiré retenait Mr Cuddles.
̶ Boonnniiiiiie !
Bonnie reconnaissait cette voix et c'est pour cette raison qu'elle s'empressa d'ouvrir sa porte d'entrée pour y trouver un Jérémy Gilbert, assis sur son plancher avec un sourire stupide sur le visage.
̶ Jérémy ? Qu'est-ce que tu fais ? Interrogea-t-elle en ne cachant pas son étonnement.
̶ Je suis assis par terre mais là je vais me lever pour mieux te parler, répondit le jeune homme en se relevant.
Bonnie le regardait faire mais elle remarqua vite la difficulté de l'étudiant en art. On aurait dit un enfant qui essayait de se mettre debout pour la première fois. Quelque chose n'était pas nette avec le frère d'Elena. Il était saoul et il sentait aussi le joint.
̶ Jérémy tu as bu et tu as fumé ?
Jérémy se mit à rire désespérément et faillit tomber à l'envers mais Bonnie le retint par le bras.
̶ J'ai bu seulement deux verres mais j'ai fumé un, deux, trois, quatre joints, dit-il en comptant sur ses doigts. J'ai fumé un autre truc aussi mais je me souviens plus.
̶ Jérémy tu sais que c'est dangereux de fumer et de boire en même temps, gronda la sorcière en lâchant le bras de son ancien copain qui avait retrouvé l'équilibre. Tu devrais rentrer et te reposer un peu. Je vais te donner à boire et je vais déjà préparer ton cachet une fois ta sieste terminé.
Bonnie prit le bras de Jérémy et commença à l'entraîner à l'intérieur mais le jeune homme s'arrêta soudainement, forçant aussi la sorcière sans pouvoir à s'arrêter.
̶ Je ne veux pas rentrer chez toi, je veux juste que tu fasses quelque chose pour moi, dit solennellement Jérémy.
Bonnie leva un sourcil tout en faisant pleinement face à Jérémy. Il était sérieux et un Jérémy drogué sérieux était étrange, encore le mot était faible.
̶ Que veux-tu que je fasse ?
̶ Sauve ma sœur Bonnie.
Cette réponse immédiate et sérieuse prit de court Bonnie. Elle s'attendait à ce qu'il lui demande quelque chose d'anodin, quelque chose de non sérieux vu dans l'état qu'il était mais elle ne s'attendait pas à ça.
̶ Je ne peux rien faire pour sauver Elena, Jérémy, répondit-elle avec peine. S'il y avait un moyen, crois-moi je l'aurai exploité et Elena serait déjà parmi-nous.
Le regard de Jérémy devint ferme et dur qu'un glacier. C'était le même regard qu'il lui avait lancé avant qu'elle ne lui dise qu'elle était désolée. C'était effrayant, ce regard lui donnait des frissons dans le dos.
̶ Il y a un moyen Bonnie et tu es ce moyen, rétorqua Jérémy la voix froide.
̶ Tu veux que je sacrifie ma vie pour sauver Elena ? Interrogea outrée la métisse aux yeux verts. Tu veux que je me tue ?
̶ Bonnie, Elena est ma sœur et je l'aime plus que tout. Elle est ma dernière famille, elle est tout ce qui me reste. S'il te plaît, j'ai besoin d'elle, j'ai besoin de la voir, de lui parler, implora Jérémy.
̶ Et moi dans cette histoire ? Ne crois-tu pas que j'ai donné assez en matière de sacrifice ? La voix de Bonnie s'élevait ainsi que sa colère. Je suis désolée Jérémy mais il est hors de question que je me sacrifie. Je compte vivre ma vie comme ta sœur me l'a conseillé et tu devrais respecter mon choix et le sien.
Trop énervée contre son ancien petit-ami, Bonnie s'apprêtait à rentrer chez elle sans lui mais un étau puissant se referma autour de son poignet. Un cri douloureux sortit de sa bouche avant qu'elle ne soit ramenée rapidement face à Jérémy. Si elle avait comparée son attitude à un glacier il y a quelques secondes, maintenant elle avait plutôt l'impression de faire face à un volcan en éruption.
̶ Ne me force pas à te le demander une fois encore, chuchota-t-il avec menace, resserrant son emprise sur elle.
̶ Jérémy arrête tu me fais mal !
̶ Tu ne vois pas qu'on veut tous qu'Elena soit vivante ? Cria-t-il tout à coup. Tout le monde veut qu'elle revienne mais personne n'ose te le dire à part moi. J'en ai assez d'attendre. Sauve ma sœur tout de suite Bonnie, j'ai besoin d'elle pour le guider.
Bonnie essaya de s'extirper mais ses tentatives étaient vaines et Jérémy ne faisait que serrer encore plus fort, lui faisant extrêmement mal. Cependant, la douleur la plus forte était celle de son cœur qui se déchirait en deux.
̶ Non, hurla-t-elle en le regardant droit dans les yeux.
Jérémy ne se maitrisait plus et plaqua violemment Bonnie contre le mur en brique.
̶ Tu es seulement un deuxième choix, tu n'as jamais une priorité majeure et ce dans tout les domaines. Si Anna était toujours en vie, je serais avec elle. Je n'aurais jamais posé mes yeux sur toi une seule seconde. D'ailleurs c'est de ta faute si elle est morte, si tu avais désactivé l'appareil de mon ancêtre, elle ne se serait jamais faite capturée et brûlée vive. Tout ce qui arrive est de ta faute, tes choix nous ont tous menés ici. Si Jenna est morte c'est parce que tu as été incapable de détruire Klaus lors du bal, vociféra Jérémy avec mépris. Tout est de ta faute et tu dois tout réparer en sauvant Elena.
Chaque phrase qu'avait prononcée Jérémy était des coups de fouet qui mutilaient son âme. Elle allait s'effondrer par terre mais pour ça il fallait qu'il arrête de la tenir fermement contre le mur, continuant de lui faire mal. Si seulement elle avait ses pouvoirs pour se défendre et lui faire mal comme il était en train de lui faire mal. Elle avait envie de le repousser, de l'envoyer valdinguer contre un arbre avant de lui enlever l'air de ses poumons peu à peu avant de le laisser s'échapper avant qu'elle ne commette l'irréparable. Et Dieu savait à quel point l'envie de commettre l'irréparable était puissante en cet instant.
̶ Lâche-moi tout de suite Jérémy tu me fais mal, dit-elle sombre et autoritaire.
Jérémy fit le contraire. C'était dérangeant de voir ce côté brutal de Jérémy. Ce n'était pas le Jérémy qu'elle avait aimé. Etait-ce la drogue et l'alcool qui parlaient ou alors ce qu'il n'avait jamais osé lui dire ?
̶ Je regrette d'avoir fait équipe avec Kai pour essayer de te sauver.
Bonnie écarquilla les yeux en entendant cette phrase. Avait-elle bien entendu ? Venait-il de dire ce qu'elle pensait qu'il venait de dire ? Où alors la douleur sur son bras et son dos lui faisait entendre des inepties.
̶ Lâche-là tout de suite petit Gilbert, intervient une nouvelle voix.
Bonnie tourna la tête vers la droite pour voir Damon dans toute sa splendeur. Il fixait Jérémy qui ne bougeait pas d'un poil et était concentré sur elle.
̶ Hors de question. Bonnie doit prendre la bonne décision et je l'aide. Elle doit réparer ses fautes.
̶ Waouh alors t'es complètement con quand tu es défoncé ? Lança Damon en levant les yeux au ciel. Je ne savais pas que tu devenais un sale crétin violent qui martyrise une pauvre femme sans défense.
Bonnie pinça sa lèvre inférieure en entendant les cinq derniers mots. Une pauvre femme sans défense ! Donnait-elle vraiment cette image ? Une pauvre femme sans défense ? La comparaison était affreusement amère et ne lui plaisait guère.
̶ J'en ai rien à foutre, je veux que ma sœur revienne c'est clair ? Questionna le jeune homme. Je t'aime Bonnie mais je te déteste aussi et ton existence est devenue lourde et pénible, rajouta-t-il au bord des larmes.
Damon soupira avant de donner un coup de poing sur le visage de Jérémy. Le jeune homme tomba inconscient au sol, lâchant instantanément Bonnie qui s'empressa de masser son poignet. Une marque allait certainement apparaître. Damon s'accroupit avant de prendre le corps musclé du frère d'Elena et de le jeter sur son épaule. Il se redressa et plongea son regard bleu clair sur celui de Bonnie.
̶ Jérémy était chez Matt et ils ont un peu déconnés. Matt m'a prévenu que le petit Gilbert voulait venir te voir dans l'intention de te convaincre de sauver Elena, expliqua le vampire. Cela ne se reproduira plus, je vais m'en assurer.
Bonnie voulait remercier Damon mais le vampire avait déjà disparût sans même lui laisser le temps d'ouvrir la bouche. Cette attitude la laissait perplexe et ne lui plaisait pas du tout. Si elle pensait qu'il lui donnait l'épaule froide depuis deux semaines, maintenant elle en était sûre. La sorcière Bennett se pinça les lèvres tout en secouant la tête, comprenant que les choses n'étaient pas prête de s'arranger. Un liquide chaud et salé roula sur sa joue. Bonnie s'empressa de l'essuyer mais ce liquide semblait persister.
Des larmes. Elle pleurait sur le porche de sa maison au beau milieu de la nuit en pyjama. Elle pleurait car les mots de Jérémy l'avaient écorchée vive et l'attitude de Damon lui faisait mal. Elle pleurait parce qu'elle était pathétique.
Un petit vent chaud caressa soudainement sa peau. Elle leva la tête et regardait à droite et à gauche. Elle avait l'impression d'être observée. Ne voulant pas qu'on la voit ainsi et n'étant pas rassurée, elle se précipita à l'intérieur de chez elle et ferma la porte à clé.
Cette nuit encore, elle allait la passer à pleurer.
{o}{O}{o}
Aujourd'hui, elle avait reçue un message de Caroline lui demandant si elle voulait faire un peu de shopping et manger à midi au nouveau restaurant qui venait d'ouvrir. Bonnie fut plus que ravie de répondre par l'affirmatif.
Après la nuit qu'elle venait de passer à cause de Jérémy et Damon, elle avait bien besoin de se changer les idées et de parler avec Caroline. Avoir un peu de temps avec son amie blonde allait lui faire du bien. Caroline était toujours d'humeur joyeuse et elle savait comment remonter le moral de tout le monde en un sourire éblouissant. Quelque fois, Bonnie enviait cette capacité. Caroline était quelqu'un de fort et de brillant, tout ce que Bonnie n'était pas actuellement.
La jeune métisse s'était préparée soigneusement. Elle avait pris une bonne douche pour se décharger négativement et se revigorer. Elle avait mis un jean vert foncé, avec un maillot beige. Elle portait la veste à longue manche de la même couleur que son jean. Elle avait été obligée de mettre une ceinture autour de sa taille pour éviter que son pantalon ne baisse.
Caroline était pile poile à l'heure. Un coup de klaxon prévint Bonnie de sa présence.
̶ Allez Bonnie reprends-toi. Tu sors avec Caroline et elle va te faire oublier tout ce qui s'est passé hier soir. Tu vas passer une excellente journée.
Après s'être convaincue, la fille d'Abby Bennett, sortit de chez elle pour rejoindre son amie. Quand elle s'engouffra dans la voiture, Caroline lui offrit un sourire éblouissant mais ce n'était pas le même que d'habitude. Il était moins grand et il semblait mêlé à la tristesse. Ne voulant pas faire s'attarder dessus, Bonnie fit un sourire à Caroline qui démarra direction le Mail.
̶ Je suis contente qu'on sort enfin, déclara la blonde. J'en avais marre d'être enfermée chez les Salvatore. Stefan me rends dingue, il n'arrête pas de vérifier si je vais bien tout le temps. Il croit que je vais péter un câble à nouveau. Il ne comprend pas que j'ai besoin d'espace et d'un moment à moi pour réfléchir.
̶ Il te protège c'est tout, répliqua Bonnie heureuse qu'une conversation débute. Il veut te faire comprendre qu'il sera toujours là pour toi.
'Ce que toi tu n'as pas…'
̶ Je le sais et d'un côté ça me flatte et me soulage. Je sais que je peux compter sur lui et sur toi pour m'aider et je vous en suis reconnaissante.
Bonnie fit un signe de tête en guise de réponse.
̶ Tu sais pourquoi nous allons faire du shopping ? Questionna à nouveau la blonde.
̶ Pour nous détendre et pour discuter ?
̶ Oui mais aussi pour la soirée. J'ai besoin d'une nouvelle robe et je vais aussi t'en payer une Bonnie. Il est hors de question que tu viennes à la soirée avec une robe que tu as déjà mise. C'est la première règle des Reine de Soirée. Il ne faut jamais porter deux fois la même robe. Il faut toujours en acheter une nouvelle pour époustoufler la foule.
Bonnie était perdue, non pas par le discours de Caroline sur les règles du shopping mais par cette fameuse soirée.
̶ De quelle soirée tu parles Caroline ?
La magnifique blonde freina plus fort que prévu au feu rouge et tourna la tête lentement vers Bonnie.
̶ Tu me fais une blague Bonnie Bennett ?
̶ Non, je ne vois pas de quelle soirée tu parles.
̶ Tu n'as pas reçu d'invitation pour le bal qu'organise la mère de Damon suite au retour de ses « amis » ?
̶ Non je n'ai rien reçu !
̶ C'est étrange tout le monde à reçu une invitation, déclara confuse Caroline. Ils disent qu'ils veulent faire la paix avec nous et notre ville et veulent nous le prouver en organisant un bal. Damon et Stefan ont questionnés leur mère sur ses intentions mais elle leur à dit qu'elle n'avait plus de raison de tuer ou de menacer maintenant que ses amis étaient libres. Nous allons tous au bal. Même Jérémy et Matt ont reçu une invitation. Kai aussi est invité apparemment. Lily à déjà prévenu Damon que s'il tentait quoi que ce soit contre lui, elle allait le donner en pâture aux hérétiques. Damon n'était pas heureux mais il a promis de se comporter. Je ne sais pas comment ça va se passer mais une chose est sûre, la mère des Salvatore fait extrêmement peur pour que Damon accepte sans rechigner.
Bonnie avait regardé sa boîte aux lettres toute la semaine et elle n'avait rien reçue du tout pas même une invitation. Elle était plus qu'heureuse de ne pas être invitée mais en même temps elle était piquée. Pourquoi tout le monde était convié sauf elle ? Même Kai allait être de la soirée. D'accord elle avait tenu tête à Lily mais si elle voulait faire la paix, il fallait qu'elle soit inclut non ?
Cette situation était familière à Bonnie. Cela lui rappelait le bal d'Ester Mikaelson. Tout le monde était à la fête, même Matt sauf elle qui avait été oubliée. Elle avait quand même libéré Ester…
̶ Oh je suis désolée, j'ai parlé trop vite, repris Caroline en reprenant la conduite. Je ne savais pas que tu n'étais pas invitée. Oh et de toute façon c'est pour le meilleure, on ne sait pas à quoi s'attendre là-bas. C'est dangereux et Lily ne te porte pas dans son cœur, qui sait ce qu'elle aurait tenté de faire.
̶ Ne t'en fais pas j'ai l'habitude maintenant, sourit faussement Bonnie. Puis si c'est pour voir Kai et être au milieu d'une guerre entre lui et Damon, ce n'est pas la peine. Allons plutôt choisir ta robe, je vais t'aider.
Caroline fit un signe de tête avant d'accélérer. Quelques minutes plus tard après une autre discussion sur la coiffure que la blonde allait faire, les deux amies descendirent de la voiture pour faire les boutiques.
La blonde directive n'hésitait pas à choisir tout ce qui lui plaisait. Elle faisait aller et venir la vendeuse sans remord dans le magasin pour remettre ou aller lui chercher de meilleure robes. Bonnie était assise sur le divan, attendant que Caroline sorte de la cabine d'essayage pour lui montrer la huitième robe qu'elle avait choisie.
Ce n'était pas vraiment l'idée qu'elle se faisait pour le shopping mais la sorcière devait avouer qu'elle était contente d'être avec la jolie blonde. Elle passait un bon moment.
̶ Comment tu me trouves dans celle-ci ?
Bonnie admira sans relâche Caroline qui tournoyait sur elle-même, montrant chaque centimètre de la robe mais aussi de sa grâce et son style. Elle était parfaite. Cette robe lui allait à merveille… tout comme les sept premières à vrai dire. Cette robe était classe et chic mais à la fois original. La couleur bleu marine et les paillettes au niveau du bustier mettaient en valeur la peau blanche de la déesse blonde. Bonnie était épatée.
̶ Tu es magnifique Care. Cette robe est juste parfaite pour toi.
Caroline sourit avant de se regarder devant le miroir. La blonde perdit son sourire et fronça les sourcils.
̶ Tu penses vraiment que je suis belle dedans ? Demanda-t-elle sceptique.
̶ Franchement oui, confirma Bonnie.
̶ Pourtant le bustier n'épouse pas ma poitrine parfaitement et cette robe me grossit au niveau des hanches. Ah non ça ne vas pas du tout, elle ne me plait pas, râla Caroline.
̶ Pourtant je trouve qu'elle est sublime sur toi.
Caroline tourna sur elle-même.
̶ Dommage qu'Elena ne soit pas ici, elle m'aurait déjà trouvé la robe parfaite. J'ai horreur de l'admettre mais elle est aussi bonne que moi voir plus. J'aurais vraiment aimé avoir ses conseils, dit la blonde en se regardant encore dans le miroir. Cependant, ce n'est pas sa silhouette qui capta son attention mais l'expression blessée et triste de Bonnie. Oh non ! Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire Bonnie, s'excusa-t-elle en faisant demi-tour. J'ai mal parlé je suis désolée.
Bonnie voulait lui dire que ce n'était pas grave mais elle en était incapable car elle se sentait vraiment blessée. Le poids de la culpabilité refaisait surface alors que sa bonne humeur s'était envolée en fumée.
̶ Si tu ne veux pas de cette robe, je pense que tu devrais prendre la rouge qui te rend un peu femme fatale. C'est celle qu'Elena aurait prise…
̶ Bonnie je…
̶ Tu pourras me ramener chez moi s'il te plaît ? Je n'ai pas vraiment faim. On tentera ce restaurant une autre fois.
Caroline voulait encore s'excuser mais Bonnie partit des cabines et faisait style de regarder les robes. La jeune blonde la vit regarder une robe vert foncé avant de partir à l'extérieur.
̶ Moi et ma langue, je ferais mieux de la tourner sept fois dans ma bouche avant de parler, maugréa-t-elle coupable.
{o}{O}{o}
Une fois que Caroline l'avait déposé chez elle après s'être excusé pour la centième fois, Bonnie prit sa propre voiture. Elle ne pouvait pas rester chez elle seule ou elle allait une nouvelle fois pleurer. Ce qu'elle était susceptible quand même ? Caroline n'avait pas l'intention de lui faire du mal. Et pourtant, c'était plus fort qu'elle. Elle était prête à s'effondrer en larmes. Hors elle en avait assez de se lamenter, assez de se poser des questions sur la fidélité de ses amis. Tout ça la menait toujours vers des pensées obscures qui lui faisait peur. Non, elle allait voir quelqu'un qui ne la laisserait pas tomber. Quelqu'un en qui elle pouvait avoir confiance.
Elle avait besoin de voir Matt.
Elle arriva chez le jeune homme, au manoir des Loockwood, en un temps record. Elle se gara sur le trottoir et se dirigea d'un pas décidé vers l'entrée. Malgré elle, elle sourit en le voyant devant la fenêtre, celle qui donnait sur le salon. Elle savait que Matt allait l'écouter et la réconforter.
Elle allait toquer contre la fenêtre à moitié ouverte mais elle s'arrêta à la dernière seconde et son sourire se dissipa. Matt était assis sur un fauteuil, tenant entre ses mains une photo. Bonnie leva les pieds pour apercevoir la photo qu'il tenait. Sans surprise, il s'agissait d'une photo de lui et Elena. Bonnie savait parfaitement de quelle photo il s'agissait car c'était elle qui l'avait prise. La jeune femme reposa son regard sur Matt pour voir ses épaules trembler. Tout à coup, elle entendit des sanglots.
Matt pleurait. Il pleurait la mort d'Elena.
Cette vision lui soulevait le cœur alors que la culpabilité prit quelques kilos en plus sur ses épaules.
̶ Tu me manques déjà Lena…
La voix déchirée de Matt bouleversait Bonnie qui prit quelques pas en arrière avant de s'enfuir dans sa voiture. La jeune sorcière partit loin de chez Matt, serrant le volant au point de faire tourner ses articulations au pâle. Elle arrêta seulement sa voiture au parking du Grill. Elle avait besoin d'une boisson fraîche mais forte. Une boisson qui allait lui faire oublier un Jérémy violent et virulent, l'indifférence et la colère de Damon, l'oubli de Lliy Salvatore la rendant inexistante et peu importante, les paroles blessantes mais innocentes de Caroline, la détresse et le chagrin de Matt.
Oui, elle avait besoin d'un bon remontant. Si personne ne pouvait lui fournir le réconfort nécessaire, la boisson allait s'en charger. Décidée, Bonnie sortit de sa voiture et entra dans le Grill au moment même où Damon tenait un Jérémy encore saoul.
Le regard de Jérémy devint bestial mais la gêne était présente en la voyant mais cette fois-ci, Bonnie lui rendit un regard dur. Elle n'allait pas lui pardonner ses paroles.
̶ Dépêche-toi Gilbert, je dois aussi rechercher Alaric, ordonna Damon.
̶ Je peux le faire, dit soudainement Bonnie sans même réfléchir. Je peux ramener Alaric si tu veux.
Elle semblait désespérée et Damon le savait vu le regard qu'il lui lançait. Désespérée de quoi exactement ? Elle ne savait pas trop mais elle se doutait que cela concernait Damon. Peut-être pour capter son attention.
̶ Non je vais le faire, puis ça m'étonnerait que ta petite silhouette toute maigre puisse supporter 80kg d'alcool, rétorqua Damon. Je reviens dans quelques minutes…
Une nouvelle fois, Damon disparut avec Jérémy en laissant Bonnie à l'entrée du Grill. La jeune femme serra les poings, avant de se diriger vers le bar et de commander sa boisson.
̶ Qu'est-ce que je te sers ma mignonne ? Questionna une serveuse âgée d'une trentaine d'années.
̶ Ce que vous avez de plus fort.
̶ Aïe, pas une bonne semaine à ce que je vois.
̶ Pas le bon mois du tout, répliqua Bonnie.
̶ Je te sers ça tout de suite ma mignonne et c'est sur le compte de la maison celui-là.
̶ Merci… Lydia.
La dénommée Lydia fit un signe de tête avant de chercher la boisson de Bonnie. Une fois son verre dans les mains, Bonnie but d'une traite l'alcool. Sa gorge lui brûlait soudainement et elle avait envie de tout recracher mais elle ravala le liquide, s'efforçant de ne pas tousser. C'était horriblement fort ! Comment Damon pouvait liquider une bouteille d'une traite ?
̶ Tiens, tiens, tiens mais qui c'est que je vois là, chantonna une voix masculine grave et faussement amusé. Ne serait-ce pas la puissante et la capricieuse Bonnie Bennett ?
Bonnie tourna la tête vers la droite pour voir Alaric s'installer sur le tabouret à côté d'elle. Il avait l'air d'une vraie loque, comme la dernière fois qu'elle l'avait vue au salon des Salvatore. Il empestait l'alcool, le mélange d'alcool, il avait les yeux à demi-clôt.
̶ Hey Lydie ! Ressert-moi un autre verre de whisky tu seras gentille, cria le professeur d'histoire à travers la salle.
̶ Je pense que ce n'est pas une bonne idée Alaric. Tu devrais rentrer au manoir avec Damon, suggéra Bonnie.
Alaric tourna la tête vers elle avant de la regarder dans les yeux.
̶ J'ai le droit de boire ce que je veux, où je veux et quand je veux, rétorqua-t-il sombre. Après tout ma femme est morte sous mes yeux et les enfants qu'elle portait aussi. Cela me donne toutes les raisons d'être complètement torché.
̶ Ce n'est pas ce que Jo voudrait, répliqua Bonnie en prenant la main d'Alaric.
Le professeur enleva sa main comme si Bonnie venait de le brûler. Il se leva de son tabouret subitement et hurla dans tout le Grill :
̶ Ne me touche pas tu as compris ? Je t'interdis de me toucher et je t'interdis de me dire ça ! Tout ce que Jo voulait c'était être en vie, être ma femme et élever nos enfant dans un foyer sain et stable mais tu as tout gâché, hurla-t-il.
Tout le monde regardait à présent Alaric et Bonnie. La jeune femme sentait l'embarras prendre le dessus, elle voulait partir d'ici mais le tuteur de Jérémy n'en avait pas terminé avec elle.
̶ Si ma femme et mes enfants sont mort c'est de ta faute, s'égosilla Alaric. Kai avait changé suite à la fusion avec Luke mais tu n'as pas voulu lui donner une deuxième chance. Noooon ! Il a fallu que Mademoiselle Bonnie Bennett trouve sa vengeance, qu'elle enferme le grand méchant dans une autre prison. Mais la demoiselle n'a pas de cerveau, elle n'a pas pensé qu'il allait se servir du sang de Quetsiyah pour revenir. Elle a été une parfaite idiote, une abrutie et maintenant à cause de toi j'ai tout perdu. Tu as gâché ma vie et le sang d'innocents est sur tes mains dégoûtantes.
̶ Monsieur arrêtez tout de suite, prévint le patron de l'établissement pas loin.
Mais Alaric n'avait toujours pas finit, il se foutait royalement du barman et des autres. Il se foutait aussi de voir Bonnie trembler, se refermer, et de la voir les larmes aux yeux. Il avait besoin de se défouler et l'alcool l'aidait à délier sa langue.
̶ Si j'ai perdu Jenna c'était aussi de ta faute. Tu n'as pas voulu que je vienne lors du rituel de Klaus. Tu as préféré m'enfermer avec Jérémy dans cette putain de vieille bâtisse. J'aurais pu sauver Jenna mais non, tu as décidé de me mettre hors jeu. Maintenant, je retrouve la vie en la personne de Jo et elle meurt à cause de ta stupide vengeance contre Kai. A cause de toi Elena est dans un sommeil jusqu'à ce que tu meures. Tu prives Damon de son aimé mais tu prives aussi Jérémy de sa sœur, cracha avec hargne le professeur d'histoire. Tu ne mérites pas de vivre, tu ne mérites pas de vivre.
C'était trop pour Bonnie qui ne pouvait rester ici plus longtemps. Elle décida de partir du Grill, humiliée, blessée, vidée. Elle n'en pouvait plus d'être accablée, elle ne pouvait plus supporter ses accusations. C'était douloureux, elle avait du mal à respirer.
̶ Où crois-tu aller meurtrière ?
Alaric prit le poignet de Bonnie, le même poignet que Jérémy avait martyrisé hier soir. Bonnie ressentit la douleur instantanément mais cette fois-ci, elle ne se laissa pas faire. Elle était tellement pressée de partir qu'elle asséna un coup de poing violent sur le visage d'Alaric qui tomba contre le bar, le nez en sang. Les personnes autour soufflèrent surpris et étonnés. Certains s'avançaient déjà vers Alaric pour voir comme il allait. Habituellement, mettre K.O Alaric était difficile mais il était tellement saoul qu'il ne tenait plus sur ses jambes.
̶ Il va s'en remettre, il a trop bu, dit-elle avant de s'enfuir comme une voleuse.
Elle sortit du Grill et s'empressa de rejoindre sa voiture. Elle appuya sur le bouton d'ouverture de ses clés mais le bip habituel ne se fit pas entendre. Elle réessaya mais rien. Bonnie mit sa main sur la poignée pour ouvrir sa porte et fut surprise de la voir s'ouvrir. Elle avait oublié de refermer les portes de sa voiture ? Pourtant elle aurait juré les avoir fermées.
Tant pis, ce n'était pas important. Le plus important c'était ses sentiments et ses émotions qui formaient un malstrom important qu'elle n'arrivait plus à gérer. Elle était meurtrie, humiliée, blessée, en colère, en rage, furieuse mais elle se sentait coupable aussi. Elle était une vraie bombe à retardement. Sa colère l'amenait à la rancœur et à une force destructrice. Une force effrayante mais tellement puissante. Elle avait déjà ressentie cette force mais elle l'a réprimait toujours.
'Comprends-tu à quel point tu es détesté de tes amis ? Ceux que tu mettais toujours avant ta propre vie ? Tu n'étais qu'une arme Bonnie, il est temps de prendre le contrôle de ta vie, de ne pas les laisser te détruire psychiquement et émotionnellement'
Cette voix avait raison. Elle avait raison depuis le début. Cela ne servait plus à rien de nier à présent, surtout quand la vérité s'acharnait à lui ouvrir les yeux. Personne n'allait la choisir. Ce sera toujours Elena.
Bonnie démarra en trombe et partit du Grill à vitesse surprenante. Elle s'en allait de Mystic Falls. Pas définitivement mais il fallait qu'elle s'en aille de cette ville. Tant pis si elle ne prenait aucun bagage, elle voulait juste partir, elle étouffait ici.
Appuyant à fond su l'accélérateur, Bonnie empruntait la seule route qui menait hors de Mystic Falls. Cependant, elle vit au loin le feu temporaire qu'avait installé les autorités pour permettre aux ouvriers qui réparaient les routes de travailler en sécurité. Le feu était devenu rouge. Bonnie n'était pas stupide et malgré sa colère et son envie de meurtre, elle appuya sur le frein pour diminuer la vitesse de sa Prius et s'arrêter.
Malheureusement, sa voiture ne semblait pas diminuer en vitesse. La belle métisse appuya à fond sur sa pédale de frein mais la voiture ne s'arrêtait pas. La pédale ne marchait plus. La peur envahit la jeune femme quand elle vit le feu rouge s'approcher de plus en plus, cette peur monta d'un cran quand elle vit un camion de marchandise s'engager en face. Bonnie tentait désespérément d'appuyer sur la pédale de frein, espérant un miracle mais rien. Il fallait qu'elle réussisse à ne pas percuter le camion mais il ne fallait pas qu'elle percute les ouvriers de l'autre côté. Il fallait qu'elle fasse un choix mais ce choix arrivait trop tard. Sa Prius allait entrer en contact avec le feu rouge temporaire et certainement le camion. Elle n'avait aucune chance de survie si c'était ça. Instinctivement, elle ferma les yeux tout en tenant son volant fermement. Elle avait toujours son pied sur la pédale de frein. Elle entendit le klaxon du camion qui était très proche et su immédiatement que les trois secondes suivantes allaient être ses dernières.
Il fallait voir le bon côté des choses, Elena allait revenir plus tôt… ou pas.
Bonnie entendait toujours les sons du klaxon de ce camion. Intriguée, elle ouvrit un œil puis l'autre. Ce qu'elle vit l'étonnait au plus haut point. Sa Prius était à l'arrêt à trois mètres de l'imposant monstre métallique.
Elle ne comprenait pas.
La petite fille de Sheila regardait à droite pour voir les ouvriers la regarder avec désapprobation quand tout à coup, quelqu'un toqua furieusement contre sa vitre. Elle tourna sa tête vers la gauche et aperçu un vieil homme, mécontent. Elle lâcha fermement son volant et descendit de sa voiture les jambes flageolantes, les mains tremblotantes.
̶ Vous êtes cinglés ma parole, vous n'avez pas vu le feu rouge et mon camion ? Cria l'homme tout bourru. Vous l'avez eut votre permis ma p'tite ? Dans un Kinder Surprise ? Si vous voulez vous suicider, prenez une corde au lieu de détruire les biens des autres et de me faire aller de l'Autre Côté. J'ai pas finit ma vie, il me reste encore 10 ans au moins et je n'ai pas envie qu'une idiote écervelée m'enlève de mes enfants et petits-enfants c'est clair ?
̶ Je suis désolée ce n'était pas mon intention, s'excusa retournée Bonnie. J'ai essayé de freiner mais la pédale de frein ne marchait pas. J'ai tenté de freiner je vous le jure.
̶ C'est ça ! Si votre pédale de frein ne marchait pas vous auriez était incapable de freiner à temps, dit suspicieux le vieil homme. Je vais vérifier tout de suite votre mensonge. J'ai horreur des incompétents et des menteurs.
L'homme ne demanda pas la permission à Bonnie et regardait au niveau de la pédale de frein. Il se releva quelques secondes plus tard tout en se grattant le dos de sa nuque. Son air bourru disparût instantanément, inquiétant Bonnie.
̶ Il semble que vous ayez raison p'tite. Votre pédale de frein marche pas.
̶ Comment ?
̶ Vos câbles sont sectionnés, il est donc normal que votre pédale ne fonctionne pas.
Bonnie écarquilla les yeux et vérifia elle-même les dires de l'homme. Elle fut décontenancée quand elle vit en effet les câbles sectionnés. C'était une coupe parfaite qui aurait pu se faire grâce à un ciseau ou un couteau. Les câbles n'étaient pas usés. Cela voulait dire…Non quand même pas ?
̶ Faites attention je crois que vous avez été victime d'une tentative de meurtre. Ces câbles sont parfaitement coupés. Quelqu'un a vandalisé votre voiture.
Cette révélation mit un coup à la jeune femme qui réfléchissait à comment et pourquoi ? Ses freins fonctionnaient parfaitement quand elle est allée au Grill tout à l'heure.
̶ Je ne comprends pas comment vous avez réussit à vous arrêter. Avec cette vitesse vous auriez dû vous cracher contre mon camion, les ouvriers ou les arbres sur les côtés. Comment cette voiture a-t-elle réussie à s'arrêter ?
C'était vrai ça. Comment sa voiture avait réussie à s'arrêter à temps ? Elle n'avait rien fait ? Elle n'avait même pas sa magie.
̶ C'est peut-être un miracle. Le Seigneur à décidé de vous sauver, dit l'homme en sortant sa croix autour de son cou et en l'embrassant.
Bonnie n'était pas sûre qu'il s'agisse d'un Seigneur. En fait, elle n'arrivait plus à réfléchir. Elle n'avait que deux questions en tête : Qui avait coupé ses freins et qui l'avait sauvé ?
La sorcière Bennett tourna soudainement sa tête vers la droite et son regard tomba sur une silhouette. Mais cette silhouette disparut aussitôt en un flash qu'elle n'était pas sûre si elle avait vu correctement.
Bonnie mit sa main sur son front avant d'essuyer la goutte de sueur qui était apparue. Elle était épuisée sur tous les plans. Elle était perdue.
̶ Vous voulez que je vous raccompagne à Mystic Falls ou vous voulez attendre la dépanneuse ? Proposa l'homme.
Bonnie allait répliquer qu'elle préférait attendre la dépanneuse mais une sensation étrange l'obligea à regarder à sa gauche, près d'un arbre. Elle sentait un regard perçant la scruter. Elle fut plus qu'étonnée de voir Kai Parker lui donner un clin d'œil avant de devenir complètement invisible.
̶ P'tite ?
̶ Euh oui, raccompagnez-moi à Mystic Falls s'il vous plaît.
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René l'avait déposé chez elle malgré ses protestations. Il s'avérait que cet homme bourru était une vraie boule d'amour. Il avait réussit à la faire rire deux fois aujourd'hui et pourtant elle avait essuyé une journée merdique. Il lui avait parlé de sa petite famille, il avait une grande famille et il était heureux mais cela n'avait jamais été le cas. Il avait dû se battre pour trouver son bonheur et il avait dû s'éloigner de certains de ses amis, voir couper les liens. Etonnamment, Bonnie avait été très intéressée par cette phrase qui avait éveillé en elle une sorte de réponse à ses problèmes.
̶ Le stop est ici ma p'tite. Ce fut un plaisir de te connaître.
Bonnie sourit amicalement à René avant de descendre du camion. Elle salua le vieil homme et allait fermer la porte quand il reprit la parole.
̶ Je suis content d'avoir pu converser avec la petite-fille d'une très grande amie. Sheila était une vraie femme au caractère bien trempée et elle m'a aidé plus d'une fois grâce à ses dons.
̶ Vous connaissez ma grand-mère ? Questionna Bonnie captivée.
̶ Oui et elle m'a appris deux choses : Rester fort et protéger avant tout sa famille.
Bonnie sourit à René et allait le questionner mais l'homme reprit la parole avant.
̶ Fais attention à toi p'tite magicienne ! Quelqu'un essaye de te faire du mal et dans 70% des cas il s'agit d'un proche. Promet-moi de faire attention.
̶ Je vais essayer, dit la sorcière en ne faisant pas attention à l'adjectif magicienne qui lui confirmait sans aucun doute que René savait qu'elle était dotée de pouvoirs.
René hocha la tête et Bonnie referma la porte. Le vieil homme à la peau un peu mat repris sa route mais pas avant de klaxonner. La jeune femme fit un signe de la main avant de rentrer chez elle pour réfléchir aux derniers évènements.
Jérémy était venu chez elle complètement défoncé et l'avait accusé d'être l'origine de sa misère. Il l'avait brutalisé. Alaric à fait la même chose. Caroline lui avait dit une parole vexante et blessante. Matt pleurait la perte d'Elena. Damon l'ignorait. Quelqu'un avait essayé de la tuer en coupant ses câbles de frein. Elle avait cru voir une silhouette s'éclipser dans la forêt et enfin, elle avait vu Kai au bord de la forêt en lui faisant un clin d'œil.
Emotionnellement, elle était vidée et épuisée. Elle n'arrivait plus à ressentir peine et colère tellement elle était fatiguée. Elle avait aussi du mal à réfléchir correctement mais elle savait une chose.
Kai l'avait sauvé de l'accident de voiture. Il était le seul capable de le faire avec ses pouvoirs, il n'y avait aucun doute là-dessus. Sa présence à la fin et son petit clin d'œil ne lui enlevait pas cette idée saugrenue. C'était aussi la deuxième fois qu'il l'avait sauvé. La première était lors du mariage gâché de Jo et Alaric, la deuxième maintenant.
̶ Peut-être trois, dit tout haut la sorcière dans sa cuisine.
Jérémy lui avait dit hier soir qu'il regrettait d'avoir aider Kai à la sauver. Mais que voulait-il dire par là ? Bonnie ne le saura jamais de la bouche du jeune homme. Elle devait donc interrogé Kai. Problème, elle ne voulait pas le voir.
Enfin bref, il y avait plus important à penser. Qui avait osé sectionner les câbles de sa voiture ? Si quelqu'un l'avait fait, c'était pendant sa dispute avec le professeur alcoolique. Or, à son arrivée, personne n'était sur le parking et à sa sortie non plus. Oh si attendez… Damon et Jérémy étaient sortis.
̶ Non ils n'auraient jamais fait ça, murmura Bonnie en attrapant un soudain mal de tête.
Son cœur se serra violemment contre sa poitrine et sa tête commençait à tourner. La sorcière se dirigea dans sa chambre avec beaucoup de mal. Sa tête n'arrêtait pas de lui faire mal et la fatigue n'arrangeait rien. L'idée même que Damon ou bien Jérémy puisse lui faire une chose pareille était bien pire que les mots horribles qu'on lui avait jetés en pleine figure.
Il fallait qu'elle se repose. Il fallait qu'elle dorme au moins une nuit entière pour avoir les idées claires et empêcher sa voix intérieure de partir en guerre contre les gens qu'elle considérait autrefois comme ses amis, sa famille. Bonnie ferma les yeux, espérant que le sommeil l'envahisse.
Elle était tellement à bout de nerf que le sommeil s'empara d'elle quelques minutes plus tard.
Bonnie ne se réveilla que huit heures plus tard en début de soirée quand son intuition de sorcière lui ordonnait de se réveiller de manière urgente. L'odeur du brûlé chatouilla ses narines et une chaleur menaçante réchauffait sa peau. La jeune métisse ouvrit les yeux pour se retrouver nez à nez avec des flammes tout autour de sa chambre.
Rapidement, elle se redressa et se leva de son lit. Toute sa chambre était envahit par les flammes. La panique envahit la jeune femme quand elle vit que l'accès à sa fenêtre était impossible. Elle ne pouvait pas passer à travers celle-ci et grimper sur son arbre pour descendre. Par contre elle pouvait passer par sa porte de chambre et sortir au rez-de-chaussée. La jeune métisse couru vers la porte et l'ouvrit pour découvrir avec horreur que son couloir était lui aussi habité par les flammes.
̶ Mais que se passe-t-il bon sang ? Cria-t-elle pétrifiée sur place.
Elle ne comprenait pas. Comment cet incendie avait pu prendre vie ? Elle n'avait pas allumé la cheminée et elle n'avait pas fait la cuisine, le gaz n'était pas ouvert. Se pourrait-il qu'il y avait une fuite ?
Pas le temps de se poser des questions quand la maison de son enfance prenait feu. Elle devait sortir et vite. Bonnie retourna dans sa chambre et prit une couverture et son drap qu'elle mit sur elle pour se protéger des brûlures. Elle passa en courant dans son couloir aux côtés des flammes. Bientôt, elle se retrouva devant son escalier qui était bien croqué par la chaleur. Si elle marchait dessus elle risquait fort de passer à travers. Cet incendie devait être allumé depuis assez longtemps ou la fuite de gaz était importante. Ce qui voulait dire que la maison pouvait exploser d'une seconde à l'autre. Cette révélation ne faisait qu'effrayer Bonnie. Son cœur repartait pour une course folle alors que l'adrénaline montait en flèche. Il fallait qu'elle appelle à l'aide.
Pressée et ne réfléchissant plus, Bonnie prit son portable et appela le premier numéro sur son journal. Il s'agissait de Stefan. Il était le seul qui pouvait l'aider, le manoir était proche. Il fallu une sonnerie avant que le vampire décroche. Bonnie s'empressa de parler.
̶ Stefan j'ai besoin de ton aide je suis…
̶ Désolé Bonnie mais je n'ai pas le temps. Ma mère à kidnappé Caroline et menace de la tuer si je tente une fois encore de tuer un de ses amis hérétique. Je dois vraiment te laisser, je te rappelle dès que je peux.
̶ Non Stefan j'ai besoin de toi pour quelques secondes. Je suis coincée chez…
Bonnie n'eut pas le temps de terminer que Stefan avait déjà raccroché. Furieuse mais surtout dépitée, Bonnie jeta son portable contre le mur et passa une main sur ses cheveux. Elle était une fois de plus toute seule. Elle allait devoir compter que sur elle-même, comme toujours.
̶ Purée que font les pompiers ?
Elle ne pouvait pas attendre après eux non plus. Il fallait qu'elle agisse et rapidement car la fumée envahissait ses poumons. Elle n'avait pas le choix, si elle ne pouvait pas passer par les escaliers elle allait devoir sauter du premier étage. Bonnie regardait à travers la rambarde. C'était haut mais elle pouvait le faire sans trop de dégât. En plus il n'y avait pas de flamme au niveau du plancher. Mêlant la réflexion à l'action, Bonnie eut une idée et prit son drap. Elle fit plusieurs torsades avant de l'enrouler sur deux barres en bois. Elle jeta ensuite sa couverture à terre, à son Hall au cas où elle chuterait. La métisse enjamba la rambarde et s'accroupit en tenant les barres. Délicatement, elle mit ses pieds en l'air laissant ses bras soutenir son poids. Elle empoigna ensuite de ses deux mains le drap et commença à descendre doucement. Heureusement pour elle, le drap ne se déchira pas. Peut-être grâce à son nouveau poids ?
Quoiqu'il en soit Bonnie, se retrouva au rez-de-chaussée, là où la température était plus chaude. Etant au niveau de son Hall, la porte de sortie était juste devant elle. Les flammes n'avaient pas encore atteint la porte, une chance pour Bonnie qui s'empressa d'ouvrir la porte. Porte qui ne s'ouvrait pas. Ce qui était étrange car elle n'avait pas fermé la porte d'entrée en revenant tout à l'heure. La jeune femme tenta désespérément d'ouvrir la porte mais c'était idiot. La porte était pire que du béton, son père l'avait changé quand il a su qu'elle fréquentait des vampires, des hybrides et autres créatures. Il fallait qu'elle passe par la fenêtre du salon, c'était sa dernière chance.
Bonnie se dirigea vers son salon en toussant. Elle commençait à voir trouble et la chaleur devenait trop forte. Les flammes dansaient tout autour d'elle, menaçant de se refermer sur elle pour la dévorer. Bonnie se mit près de sa fenêtre. Il y avait des flammes bloquant son accès. Mais pareil, il n'y avait pas le choix, elle devait passer à travers. La sorcière Bennett, prit la boule de bowling fétiche de son père, qu'il gardait près de la cheminée et la jeta vers la fenêtre qui se brisa. Il ne restait plus qu'à passer à travers. Bonnie avait besoin de sa couverture pour se protéger. Elle repartit rapidement vers le Hall et prit la couette avant de revenir en courant. Cependant, la jeune femme tomba au sol, toussant sauvagement. Sa vision était devenue floue mais cette fois-ci, le flou ne semblait pas partir.
̶ Non ! Je dois me relever. Je veux vivre ! Je veux vivre !
Bonnie toussait encore et encore mais réussit à se lever. Elle mit la couverture autour d'elle mais elle tituba et tomba à genoux en face des flammes et de la fenêtre brisée. L'oxygène lui manquait cruellement. Elle était pourtant si près. Elle allait réussir. Bonnie leva la tête quand elle crût voir une silhouette immobile dehors. Elle plissa les yeux et se fit violence pour voir à qui correspondait cette silhouette plutôt masculine.
Elle pouvait voir une veste noire, un pantalon noir et un maillot noir. Une seule personne portait ces vêtements au moins deux ou trois jours par semaine. Une seule personne possédait cette belle veste en cuir. Il s'agissait de Damon. La sorcière toussa tout en observant la silhouette qui pendant une seconde lui paraissait nette.
Oui il s'agissait bien de Damon.
Que faisait-il planté dehors en train de la regarder ? Pourquoi ne venait-il pas à son secours ?
'Pour sauver Elena quelle question. Cela doit être lui qui a allumé l'incendie et c'est même lui qui à dû sectionné les câbles de tes freins. La silhouette que tu as vu tout à l'heure et qui a disparût c'était lui. C'était Damon. Il voulait voir si tu allais mourir d'un accident de voiture. Il veut te tuer et passer tout ça pour un accident aux yeux des autres et d'Elena.'
Bonnie ne chercha pas à étouffer la voix dans sa tête mais l'écouta pour la deuxième fois. La petite voix dans sa tête avait raison. Elle avait toujours raison. C'était la voix qu'elle aurait dû écouter depuis longtemps, celle qui lui disait sans cesse de penser à elle, de ne pas se sacrifier. La voix qui lui disait de poursuivre sa route, d'être heureuse et de rester forte mais surtout, c'était la voix qui lui disait de dire merde à ses amis, de prendre ce qu'elle voulait quand elle le voulait et ne plus se soumettre aux désirs des autres.
C'était terminé maintenant. C'était finit, elle n'allait plus se laisser marcher dessus et se laisser détruire par les paroles et les actes des personnes qui se servaient d'elle. La Bonnie fragile et émotive était morte. La Bonnie qui souffrait et culpabilisait tout le temps devait s'en aller. Ce temps était révolu. Elle allait devenir forte maintenant, elle allait réclamer ce qu'elle méritait de droit.
Vivre sa vie.
Et personne n'allait l'en empêcher.
La descendante d'Emily Bennett fronça les sourcils et offrit à Damon un regard haineux et obscur qui était remplit de menace. Elle ne voyait peut-être plus le vampire nettement mais elle était sûre qu'il avait compris.
̶ Tu vas me le payer Damon Salvatore, s'époumona-t-elle hostile. Tu vas payer tu entends Damon ?
L'instant d'après, la silhouette de Damon disparut dans la nuit alors que Bonnie ferma les yeux, s'abandonnant dans les flammes. Elle n'allait pas mourir ici et elle le savait.
Elle sentait sa présence à côté d'elle. Elle sentait son souffle sur son visage. Son ennemi était ici juste à côté d'elle, invisible. Un sourire sarcastique prit possession de ses lèvres. C'était risible quand même. La personne qu'elle détestait avec passion et qui était l'origine de sa misère était la seule personne qui voulait l'aider et qui était en train de la sauver. Qui l'aurait cru ?
Qui aurait cru qu'elle allait se faire sauver une fois de plus par Malachai Parker ?
La vie était plus qu'étrange mais avant de réfléchir sur l'ironique de la sienne. Elle laissa volontiers les ténèbres s'emparer d'elle.
A son réveil, les choses allaient changer et c'était pour le meilleur.
Leur dernière chance venait de voler en éclats.
N/A : Merci à vous de votre lecture. J'espère que ce chapitre vous plaît, j'ai eut beaucoup de mal à l'écrire. Je suis consciente que le caractère de certains personnages va un peu loin mais j'avais besoin de ça pour faire tourner définitivement Bonnie en Badass car même si je suis le caractère des personnages de la série, je sais pertinemment que nous n'auront jamais une Bonnie badass et que nous aurons toujours un Jérémy douillet et notre héro Damon. Puis je dois avouer que je m'éclate un peu avec cette histoire. Je prévois des choses sadiques lol.
Enfin bref, j'espère vraiment que vous avez aimé ce chapitre qui est assez long. J'aimerais bien avoir une review de votre part :-)
Ah oui, je tiens à vous annoncer que je pars en vacance en fin de semaine prochaine. Il est donc peu probable qu'un chapitre soit publié cette semaine et la semaine prochaine. Je verrais si j'ai le temps d'écrire un chapitre avant vendredi mais ce n'est pas gagné.
Je vous souhaite à tous une bonne semaine et à bientôt peut-être.
Bisous.
WhiteBlackGrey.
