« Patmol je crois qu'on est allé trop loin cette fois-ci, murmura James. »

Caché dans l'angle d'un couloir avec Sirius, il avait les yeux vissés sur Lily Evans qui était accroupie sur le sol en pierres, tétanisée, la tête dans les mains, pleurant à chaudes larmes, et cette vision avait déclenché en lui quelque chose de désagréable. Des remords.

« C'est Evans, mec, elle va s'en sortir, lui répondit Sirius en prenant le chemin de la salle commune. »

James, lui, ne put se résoudre à faire de même. Après avoir vu à quel point Lily s'entendait bien avec Daren Wayne, il avait passé la semaine à faire de la vie de la jeune femme un enfer, sachant pertinemment qu'elle ne lui mettrait pas de retenue. Il ne savait pas exactement pourquoi il avait fait ça, il savait juste que le fait de la voir parler avec un autre garçon le rendait extraordinairement fou. Il ne souhaitait même pas vraiment prendre la place de ces abrutis pour être avec elle, il voulait juste qu'elle reste seule.

Alors lundi, avec Peter, ils avaient balancé des bombabouses partout dans le château juste devant elle pendant sa ronde. Elle n'avait rien pu faire d'autre que nettoyer elle-même, terrifiée à l'idée que James puisse raconter à tout le monde qu'elle avait fait appel à lui pour qu'il l'aide à plaire. Ce n'était pas si terrible que cela, en fait, mais pour elle qui réussissait toujours tout, c'était absolument honteux.

Le mardi, James avait demandé à Sirius de se transformer et de la courser dans tous les couloirs en montrant les crocs jusqu'à ce qu'elle ait fait au moins deux fois le tour du quatrième étage, ce qui lui pris trois bonnes heures. Ce fut trois heures qu'elle ne passa pas avec Wayne, alors ce fut trois heures de satisfaction pour James.

Le mercredi, il avait profité d'une minute d'inattention de sa part lorsqu'elle était partie chercher de la poudre de sabots de Dragon dans l'armoire pour saboter sa potion qui lui avait éclatée à la figure au moment même où elle était revenue derrière sa table, lui valant un Piètre dans cette matière dans laquelle elle n'avait jamais obtenu moins qu'Efforts Exceptionnels.

Le jeudi, il était parvenu à l'enfermer dans un placard à balai du deuxième étage pendant quatre heures après avoir appris que Wayne l'attendait pour passer la soirée à étudier avec elle dans la Salle Commune. C'était le concierge qui l'avait retrouvé alors qu'elle tapait frénétiquement contre la porte en bois que James avait bien entendu ensorcelée pour qu'elle lui soit impossible à ouvrir de l'intérieur.

Ce jour là, vendredi, James avait réussi à voler l'épouvantard qui se trouvait dans la salle de Défense contre les forces du mal en l'enfermant dans une malle qu'il avait rétrécie et jetée dans son sac en attendant le bon moment pour venir le lâcher devant elle, dans le silence angoissant du château la nuit, lorsque tous les élèves étaient censés être couchés.

L'épouvantard était toujours devant Lily, la narguant sous la forme d'un mangemort, et elle ne faisait rien pour s'en débarrasser parce qu'elle ne pouvait pas tant elle était apeurée. James, à son grand étonnement, se trouva incapable de la laisser dans cet état. Elle allait rester toute la nuit pétrifiée devant cette chose s'il ne faisait rien, alors il s'avança et agita sa baguette en direction de la monstruosité.

« Riddikulus ! »

Le mangemort trébucha sur sa cape et fut renvoyé immédiatement dans la malle à quelques mètres que James s'empressa de refermer à clé, puis il se retourna vers la préfète qui tremblait, toujours assise par terre. Pour la première fois de sa vie, il se sentit totalement inutile. Il ne savait pas quoi faire. Il ne pouvait décemment pas la toucher, il pouvait encore moins la consoler, mais il ne pouvait pas non plus la laisser là, ce ne serait pas correct.

« C'est... C'est toi qui l'a fait apparaître ? C'est toi qui a fait ça ? L'interrogea-t-elle après avoir repris ses esprits. »

Sa tête avait quittée ses mains, elle s'était relevée pour se tenir debout face à lui et ses yeux étaient rouges, gonflés, miroitant des larmes qu'elle refusait de laisser couler aux pieds de Potter pour une question de fierté évidente. Il acquiesça après avoir pris le temps de se demander s'il pouvait considérer le mensonge pour cette fois-ci. Ça n'avait cependant jamais été une option pour lui, alors il s'était refusé cette facilité même s'il craignait les foudres de Lily.

Elle ne lui hurla pas dessus, pourtant, mais ce fut bien pire que si elle l'avait fait. Sa bouche se tordit en une grimace de douleur alors qu'elle essayait péniblement de retenir ses larmes, et elle lui lança un regard de haine, de dégoût, et d'incompréhension qui le cloua sur place, puis elle lui tourna le dos pour regagner son dortoir.

On ne l'avait jamais regardé de cette manière de toute sa vie. Il n'avait jamais tant eu l'impression d'avoir blessé quelqu'un et il n'aimait pas ce nouveau sentiment qui s'infiltrait en lui comme un véritable poison pour venir corrompre son esprit et le rendre faible. Il ressentait des choses, et c'était une véritable catastrophe.

Il s'était toujours efforcé d'être détaché du monde, de ne pas prendre quoi que ce soit à cœur, de vivre la vie comme elle venait et de rire de tout mais cette fois-ci, il n'y avait rien de drôle. Il s'était moqué d'Evans de toutes les manières possibles cette semaine. En dehors des farces qu'il avait mises en place avec ses amis, il avait tout fait pour lui clouer le bec à chaque fois qu'elle l'ouvrait et même si elle avait une répartie sans limite, il avait vu ses larmes ce soir et il ne pouvait pas les ignorer.

Alors il se lança à sa poursuite non sans s'être arraché les cheveux et s'être détesté intérieurement de culpabiliser autant pour une fille qu'il connaissait à peine, pour elle. C'était insupportable. Ce n'était pas comme si c'était Alice, ou une autre personne qu'il aimait bien. C'était Evans. L'exaspérante préfète-en-chef qu'il s'était surpris à trouver drôle et plutôt jolie à de nombreuses reprises récemment. Cette simple pensée l'encouragea à marcher un peu plus vite.

« James Potter ! Pourquoi est-ce que tu apparais systématiquement dans une pièce quand ma meilleure amie la traverse en larmes ou en colère ?! S'emporta Alice dès qu'il eût pénétré dans la Salle commune.
_ Où est-elle ? Demanda-t-il en balayant l'endroit du regard.
_ Dans notre dortoir, en train de pleurer d'épuisement après tout ce que tu lui as fait subir cette semaine !
_ Elle sait que c'était moi pour la potion ?
_ Bien sûr qu'elle sait ! Tu la prends pour une imbécile ou quoi ? Elle sait aussi que c'est toi qui l'a enfermé dans le placard hier. Peter me l'a dit et je lui ai répété, répondit Alice en croisant les bras sur sa poitrine, furieuse. »

James soupira, s'approcha de l'escalier menant au dortoir des filles et jeta un coup d'oeil en haut comme s'il espérait l'apercevoir se tenir sur le pas de la porte mais il ne parvint pas à voir plus loin que le tourbillon de marches.

« Tu... Tu ne voudrais pas aller la chercher ?
_ Oh non Potter, tu as fait assez de dégâts pour ce soir.
_ Je veux juste m'excuser Al'...
_ Toi ? T'excuser ? Tu te moques de moi ? Je n'ai jamais entendu une telle chose depuis que je te connais ! Lança-t-elle moqueusement. »

James se frotta le visage, à la fois contrarié et fatigué, il ne récoltait que ce qu'il avait toujours semé et c'était bien normal, mais il se sentait réellement mal, là, et il avait besoin de se racheter. Peut-être que pour cela, il fallait qu'il passe la nuit à regretter ses agissements, peut-être que c'était sa punition, le prix à payer pour avoir été odieux.

« A quelle heure est-ce qu'elle se lève, d'habitude ? Demanda-t-il à Alice en ignorant sa dernière remarque.
_ Je n'en sais rien, huit heures, par là. Mais oublies si tu veux la voir demain, elle va à Pré-Au-Lard avec Wayne toute la journée. »

Tous ses muscles se crispèrent sans qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit pour les en empêcher et quand il réalisa qu'Alice venait de remarquer cette réaction incontrôlée, il se précipita dans son propre dortoir, agacé, lassé, énervé par les sentiments qui le tiraillaient et qui l'obligeaient à se questionner plus qu'il ne l'avait jamais fait.

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Lily se promenait dans les allées en pavé de Pré-Au-Lard avec Daren Wayne en s'évertuant à ne pas penser à ce qu'il s'était passé la veille, à cet épouvantard qui avait surgi devant elle et à James Potter qui lui avait avoué avoir organisé cette farce. Pourquoi s'était-il montré aussi insupportable ? Elle commençait tout juste à le trouver agréable après qu'ils se soient retrouvés seuls plusieurs fois et qu'il l'ait aidé à plaire à quelques garçons de Poudlard, et voilà qu'il fichait tout en l'air en redevenant la personne qu'elle n'avait jamais eu envie d'apprendre à connaître.

« Lily ? Tu as réussi le devoir de Divination ? L'interrogea Daren.
_ Heu... Non, pas vraiment. J'ai inventé quelques trucs en me disant que ça passerait peut-être, alors on verra...
_ Ça me rassure, moi aussi j'ai eu du mal... »

Elle lui sourit et fut un peu surprise lorsqu'il lui prit la main. D'avantage quand elle la retira elle-même pour une raison qui lui échappa sur le moment. Daren fit comme s'il n'avait rien remarqué mais il ne tenta plus rien de la journée et Lily fut soulagée lorsqu'elle croisa Alice aux Trois Balais. Un peu moins, cependant, lorsqu'elle constata qu'elle était accompagnée des maraudeurs. Au complet.

« Vous prenez un verre avec nous ? Leur demanda Alice.
_ Non. Je dois aller m'acheter un pull car mon préféré a été ruiné par les projections de ma potion mercredi, mais tu peux rester, Daren, répondit Lily non sans avoir jeté un regard mauvais à James. »

Elle quitta le pub et se promena seule un moment jusqu'à arriver devant le magasin qu'elle cherchait. Elle entra et fit le tour des rangées de vêtements distraitement puis elle retira un chandail crème du portant en se demandant s'il ne valait pas mieux qu'elle le prenne en noir au cas où Potter déciderait encore de faire l'abruti la semaine suivante, mais elle fut interrompu dans sa réflexion quand on lui retira le vêtement des mains pour lui en glisser un autre, bleu marine avec une grosse tête de cerf en plein milieu.

« Si je peux me permettre, celui là vous irait beaucoup mieux mademoiselle ! S'exclama James en prenant la même voix suraiguë que les vendeuses. »

Lily roula des yeux et lui rendit le pull en passant devant lui, décidée à l'ignorer et à continuer son shopping dans la plus grande indifférence même s'il ne rendait pas la chose aisée en brandissant cet horrible habit devant elle à chaque fois qu'elle changeait de rangée.

« Je peux vous conseiller ? Vous êtes venue avec votre ami ? L'interrogea une vendeuse blonde et beaucoup trop maquillée.
_ Oh non. Je suis venue seule, s'empressa-t-elle de répondre.
_ Non, non, je suis avec elle, protesta le jeune homme.
_ C'est exactement ce que je dis, je suis venue seule, insista Lily, agacée. »

James, qui venait de se faire clouer le bec, fronça les sourcils et fit le tour du magasin silencieusement pendant que Lily discutait avec la vendeuse. Il se demandait à quel moment exactement il devait s'excuser et s'il serait capable de le faire. Il attrapa un chapeau à plumes ridicules sur un présentoir et l'enfila machinalement en se regardant dans le miroir. Il croisa le regard de Lily et il jura avoir vu un petit sourire sur son visage mais lorsqu'il se retourna il n'y était plus.

« Qu'est-ce que tu en penses Evans ? Lui demanda-t-il après avoir également enfilé un horrible manteau de fourrure. »

La vendeuse était retournée faire son inventaire alors James en profita pour se rapprocher de la jeune femme qui soupirait d'exaspération.

« Bon, écoutes, j'ai abusé cette semaine, je suis désolé, lâcha-t-il finalement en s'arrêtant devant elle, déposant les armes. »

Elle cessa ses recherches dans les présentoirs pour lever les yeux sur lui, suspicieuse, se demandant s'il allait se mettre à rire mais il ne le faisait pas. Par contre, elle en avait un peu envie en le voyant affublé comme un travesti daltonien à un défilé du 14 juillet.

« C'est ça tes excuses ? Un « désolé » au beau milieu d'un magasin de vêtements en étant déguisé en vieille bourgeoise ?
_ Tu n'aimes pas ma tenue ? L'interrogea-t-il l'air faussement touché par son avis en tournant sur lui même, faisant voleter le long manteau au passage.
_ Arrête Potter, lui dit-elle en plaquant sa main sur son visage, s'efforçant d'avoir l'air furieuse alors qu'elle avait juste envie d'éclater de rire.
_ Tu préférerais que je porte ça ? Lui demanda-t-il en brandissant une robe en dentelle rouge, voyant bien qu'elle luttait pour rester sérieuse. »

Cette fois-ci, elle abandonna et s'esclaffa avant de secouer la tête et de lui reprendre la robe pour la remettre à sa place, trop effrayée à l'idée qu'il puisse vraiment aller l'essayer car il en était capable, c'était certain. Elle se détestait d'avoir ri. Il avait gagné, mais il était tellement ridicule dans cette tenue qu'il était impossible pour elle de garder son sérieux.

« Alors Evans... Excuses acceptées ?
_ A une condition.
_ Laquelle ?
_ Que tu restes dans cette tenue jusqu'à ce soir, répondit-elle narquoisement. »

Il plissa les yeux. Elle croyait qu'il allait refuser, il le voyait, et cela signifiait simplement qu'elle ne le connaissait pas. Rien que parce qu'il s'agissait d'un défi, il était obligé d'accepter. Il l'aurait également fait si elle lui avait dit d'aller passer une nuit dans la forêt interdite ou de lui ramener un œuf de dragon.

« Très bien. J'achète le tout ! Y compris le pull avec le cerf, ce sera mon cadeau d'excuse ! Lança-t-il en se précipitant vers les caisses.
_ Oh non, pitié, je préfère ne pas avoir de cadeau.
_ Si, si, j'ai détruit l'autre, il faut bien que je me rachète. Il t'ira très bien, celui là.
_ Parce que tu crois que je vais porter une horreur pareille ? Renchérit-elle en haussant les sourcils.
_ Je ne crois pas, j'en suis certain. Tu finiras par le trouver plutôt cool à force de le voir dans ton armoire.
_ Heu... Non, insista-t-elle en lorgnant le cerf avec dédain.
_ On parie ? »

Elle leva les yeux au ciel et fit « non » de la tête avant d'acheter le pull qu'elle aimait bien, celui qui n'avait pas un animal à l'air idiot dessiné dessus et qui était parfaitement passe partout. Elle le glissa dans son sac et reprit la direction de Poudlard, Potter sur ses talons.

« Tu me suis ? L'interrogea-t-elle au bout d'un moment.
_ Il faut bien, pour que tu vois que je tiens parole, répondit-il en ajustant un peu l'affreux manteau qu'il venait d'acheter.
_ Oui mais là j'ai un peu honte. Les gens nous regardent.
_ Ça, il fallait y penser avant Evans, répliqua-t-il avec un sourire malin. »

Elle soupira d'exaspération et accéléra le pas alors qu'il prenait un malin plaisir à rester le plus près d'elle possible. Il ne se souciait pas le moins du monde du regard des gens, lui, au contraire. Il aimait l'attirer, et c'était absolument délectable de se sentir autant observé tout en constatant qu'Evans détestait cela mais qu'elle ne pouvait pas le distancer malgré toute la bonne volonté qu'elle y mettait parce qu'il marchait beaucoup plus vite qu'elle.

Certes, il l'avait retrouvé pour aller s'excuser, mais il fallait bien qu'il tire un certain avantage de cette situation, tout de même. Il ne pouvait pas ranger son ego au placard juste pour le plaisir de ne plus voir de larmes dans les beaux yeux d'Evans. L'agacer lui permettait de trouver un peu de satisfaction, et lui faire honte était parfaitement acceptable.

« Qui me dit que tu ne vas pas recommencer à agir comme un abruti la semaine prochaine ? C'est tout ce que tu as toujours fait, après tout, déclara Lily alors qu'ils pénétraient dans le passage menant à la salle commune.
_ Personne. Tu devras juste avoir confiance.
_ Confiance ? En toi ? Hilarant, Potter, ironisa-t-elle en se laissant tomber sur le canapé rouge.
_ Je te rappelle que je n'ai rien dit à personne à propos de... Notre... Arrangement, répliqua-t-il avec suffisance.
_ Parce que tu sais que si tu l'avais fait je t'aurais tué. »

En voyant son regard menaçant, James songea que ce n'était pas faux. Il se posa sur le fauteuil le plus près de la cheminée, attrapa la Gazette du sorcier qui traînait sur la table, lut le titre une dizaine de fois, ouvrit le journal, fit mine d'être très intéressé par des articles qu'il ne parcourait même pas, puis il balança l'ouvrage là où il l'avait pris et observa Lily avec un air curieux.

« Tant qu'on en parle... Ça marche bien avec Wayne ? Demanda-t-il en essayant de paraître indifférent. »

Lily replia ses jambes en tailleur et ses yeux se perdirent dans le vague un instant alors qu'elle acquiesçait en souriant distraitement. Ce genre de regard brumeux, il n'aurait jamais souhaité le voir sur son visage alors il regretta instantanément d'avoir posé la question. Elle pensait à Daren alors qu'il était là, dans la pièce, et c'était vexant.

« Et toi, avec Drake ? L'interrogea-t-elle avec une pointe d'amertume.
_ Il n'y a rien avec Drake, répondit-il un peu plus brusquement qu'il ne l'aurait voulu.
_ Oui, bien sûr, il n'y a rien, répéta-t-elle avec un petit rire sarcastique.
_ Tout le monde n'est pas comme toi, Evans. On attend pas tous d'avoir trouvé cette personne parfaite qui, soit dit en passant, n'existe pas, pour s'envoyer en l'air, rétorqua-t-il en sachant parfaitement qu'elle faisait allusion à sa nuit avec Drake. »

Le silence tomba sur la pièce et la jeune femme lança un regard noir à son interlocuteur en inspirant bruyamment.

« Excuses-moi d'avoir envie d'éprouver quelque chose pour quelqu'un avant de faire quoi que ce soit avec lui. J'ai d'autres ambitions, moi, que de me taper la moitié du château, riposta-t-elle.
_ Ah oui ? Tu as d'autres ambitions ? Parce que la dernière fois, il me semblait bien que tu étais venue me voir avec une liste entière de noms pour avoir des conseils dans le but de... Oui, oui c'est ça, dans le but de séduire, ajouta-t-il en sentant l'irritation pointer le bout de son nez.
_ Tu sais quoi ? Retire tout ce déguisement. Ça ne veut rien dire. Toi et moi, on ne s'entendra jamais, trancha-t-elle avant de monter dans son dortoir. »

Il hocha vigoureusement la tête mais dès qu'elle fut hors de son champ de vision, il soupira et se prit le visage entre les mains. Pourquoi ?! Pourquoi fallait-il toujours qu'il l'attaque ?! Et surtout, pourquoi se sentait-il systématiquement coupable après l'avoir fait ? Pourtant, cette fois, elle n'avait pas pleuré, elle avait juste été cassante et catégorique, mais son « jamais » sonnait dans l'esprit de James comme une défaite, et s'il y avait bien une chose que James Potter chérissait, c'était la victoire. Dans tous les domaines.

Merci à tous ceux qui me laissent des reviews (je les lis consciencieusement et je les love grave :) )

A bientôt pour le prochain chapitre (cette fic en comptera 45)