Le Jeu de l'Aïeul…

POV Draco

Les yeux fermés, je grimaçais attendant une douleur ou une quelconque réaction.

- Eh bien ! Il semblerait que je sois toujours vivant !

Ma voix était un peu aiguë et chevrotante. J'étais soulagé alors que je soulevais les paupières et constatais que la porte se tenait toujours devant moi.

« Même pas une petite combustion instantanée ! Je suis déçu »

Je lâchais la poignée pour essuyer la sueur de son visage alors qu'un sourire ironique naquit sur mes lèvres.

En fait, j'étais drôlement heureux de m'en sortir vivant et en bonne santé. Et en plus, personne ne m'avait vu trembler comme une pucelle.

« Il ne me reste plus qu'à ouvrir cette fichue porte et mettre un point final à ce rêve absurde. »

Mourir à chaque fois que je m'endormais allait me rendre fou ! J'avais de plus en plus de mal à garder mon sang froid et un visage impassible devant les Mangemorts. Ma tante, me tapait de plus en plus sur les nerfs et ses doloris me donnaient des envies de meurtre.

Je n'avais revu ni Rogue, ni mon père depuis la mission confiée par l'autre fou. J'avais passé les pires heures de ma vie. Il avait parfaitement su me montrer qu'il ne tolérait pas l'échec. Il m'avait fallu près de deux semaines pour m'en remettre et pouvoir sortir de mon lit. Depuis, mon père était enfermé dans un cachot et ma mère, cloîtrée dans sa chambre. Elle avait tout simplement cessé de parler. Je suppose qu'elle avait atteint les limites de l'amour inconditionnel qu'elle porte à mon père.

« Ma vie est suffisamment compliquée sans, en plus, rajouter des rêves morbides provoqués par un grand-père détraqué et mort depuis plusieurs années »

Sans plus attendre et sans hésitation, je posais à nouveau ma main sur la poignée et la tournait. La porte, étant fermée depuis longtemps, fût dure à ouvrir et un bruit de grincement aigu résonna à travers le couloir. Je toussais à cause de la poussière. Je pris ma baguette dans la poche arrière de mon pantalon.

- Lumos !

Une lumière vive éclaira une petite pièce ressemblant à un simple bureau. Il y avait, tapissant le mur à droite de la porte, des étagères remplis de livres en tout genre. Des tonnes de livres. Je m'approchais pour contempler la collection.

- « Magie Noire, initiation et secrets », « Occlumancie, les différentes variantes », « A la frontière du réel et du songe …

Je murmurais les titres. Il y avait de tout, de la magie blanche à la très ancienne magie de sang. Il y avait des traités sur des créatures disparus ou mythiques, des rapports sur différentes personnes dont de très hauts placés, et même des bouquins sur l'étude des premières formes de magie.

Je décidais de réduire l'ensemble des écrits et de les stocker dans le sac sans fond offert par ma mère à mon entrée à Poudlard. Je pris le médaillon que je portais autour du cou et l'ouvrit pour y prendre l'objet en question.

- Amplificatum !

Le sac repris sa taille initiale. Je jetais alors un reducio sur les bouquins puis les rangeaient avec un sort de lévitation. Une fois ma tâche accomplie, je jetais un coup d'œil au reste de la pièce. J'étais relativement déçu. Ce n'était vraisemblablement qu'une pièce où mon grand-père se retirer pour avoir la paix et garder des documents secrets. Rien de bien extraordinaire. Mais en me rapprochant, je vis une lettre posée sur le meuble. Sur le dessus, il y était écrit à l'encre rouge : « A mon petit-fils, Draco Abraxas Cygnus Malefoy.»

Je fronçais un sourcil perplexe.

« Mon grand-père m'aurait-il envoyé des cauchemars juste pour que je trouve une lettre !? »

Je trouvais ça étrange voire ridicule. Il y avait sûrement un piège mais le problème restait de trouver où. Je jetais quelques sorts de base pour voir si le document ne présentait aucun danger.

-Rien ! Dis-je de plus en plus intrigué

Je décidais donc d'ouvrir l'enveloppe. Je levais le bras et me saisit du parchemin. A l'instant même où mes doigts touchèrent le papier, il se consuma. Alors qu'il prenait feu, une douleur atroce encore plus intense qu'un doloris traversa mon corps. Je m'entendis crier sans pouvoir m'en empêcher.

Finalement…Je l'avais eu ma combustion instantanée.

POV Externe

Les cris remplirent la pièce et aussi soudainement qu'ils avaient commencés, cessèrent lorsque le jeune homme sombra dans l'inconscience, tombant lourdement sur le sol.

Sa respiration faible et saccadée semblait retrouver peu à peu un rythme régulier. Draco ouvrit les yeux. Il ne se trouvait plus dans le cabinet de son grand-père mais bien dans sa chambre. C'était à n'y rien comprendre. Il aurait pensé avoir rêvé sans la douleur ténue qui lui transperçait la poitrine.

Draco, se leva et se précipita au deuxième étage mais malheureusement, la toile de son grand-père était vide. Il jura.

- Putain, c'est pas vrai ! Abraxas, montre-toi !

Il n'obtint aucune réponse Autour de lui les portraits murmuraient et riaient entre eux. Il lui fut impossible d'entrer de nouveau dans le passage secret. De colère, il donna un coup de pied dans le mur. «Merde, c'est quoi cette histoire de dingue ! ».

Lorsqu'il se retourna, son reflet le regardait d'un œil orageux. Il était en colère. Mais soudain, les traits de son visage se décomposèrent lorsqu'il porta les yeux sur son torse. Il ne portait plus que son pantalon et au-dessous des lambeaux de sa chemise, tatoué à l'encre rouge sang, se dessinait une rosace complexe à l'allure celtique, représentant des rubans entremêlés les uns aux autres.

-Impossible… murmura-t-il

POV Draco

« Personne ne doit voir ce symbole. »

Pris de panique, je me précipitais dans ma chambre et m'y enfermais d'un sort.

« Je ne comprends pas ! C'est impossible. »

Tout en réfléchissant je marchais de long en large près de la fenêtre. Et pourtant je savais très bien ce que représentait ce symbole. Je tentais plusieurs sortilèges pour l'effacer ou même le masquer mais rien n'y fit. Je pestais de rage.

Ah comme ça je pensais que ma vie était un vrai bordel !? Et bien maintenant j'étais dans la merde !