Gravé dans la Chair et le Sang…
POV Externe
Max dormait d'un sommeil agité. Dans son rêve, un jeune homme qu'elle connaissait bien était là. Dara l'observait, le visage triste et douloureux, avec regrets et désespoir. Comme toujours, il arborait ses cheveux mi-longs et décolorés qui lui donnait l'air d'un voyou. Mais ses yeux noirs brillants d'émotions restaient chaleureux et doux lorsqu'ils se posaient sur Max.
Alors le rêve changeait et comme tous les soirs depuis son anniversaire les traits de son amour d'enfance se déformaient. A la place de Dara, LE garçon blond l'attendait. Il avait un regard glacial terrifiant et avec son sourire en coin, il semblait comploter quelques mauvais coups. Pourtant, elle se sentait en sécurité. Il l'appelait, murmurant son prénom d'une voix légèrement grave, ferme mais douce. Tentatrice
-Max viens …, tu m'appartiens !
Il était dangereux mais elle ne pouvait s'empêcher d'avancer vers lui, hypnotisée. Et comme à chaque fois, il lui saisissait le bras d'une main et passait l'autre autour de sa taille. Doucement, il la collait contre lui et penchait sa tête pour déposer un baiser dans sa nuque. Il parcourait de sa langue, son cou jusqu'à son oreille, puis susurrait :
-Tu frémis, tu me désires ! Regardes, tu es à moi, à moi seul et à jamais !
Il respirait son odeur puis la fixait de ses yeux polaires. Soudain, il prenait les traits de Dara et rajoutait doucereux.
-Tu m'as trahi Max !
Il lui saisissait alors le cou à deux mains et commençait à l'étrangler.
La jeune fille ouvrit brusquement les yeux. Elle était en sueur et haletante dans sa chambre.
POV Max
« Encore ce maudit rêve ! »
Je clignais plusieurs fois des yeux et lorgnais le plafond tout en essayant de reprendre ma respiration. Je détestais faire ce cauchemar et, à ce rythme, j'allais, soit perdre la raison, soit mourir par manque de sommeil. Voir Dara tous les soirs ne m'aidait pas vraiment non plus. Ça me rappelait à quel point j'étais seule depuis sa mort. Je l'avais aimé à en mourir, un amour de jeunesse peut être. « Un amour fou ! ». Mon cœur était mort en même temps que lui, le jour de mes 16 ans. Depuis je rêvais de Dara tous les soirs et comme si ce n'était pas suffisamment pénible, récemment le jeune garçon blond était apparu.
J'enfermais ces pensées au fin fond de ma tête et me dirigeais vers la bassine. Je passais de l'eau sur mon visage et fixais mon reflet. Je ressemblais à un camé en manque. « Pitoyable ! » Alors que je retournais me coucher, je ressentis une terrible douleur, une véritable torture à la poitrine et m'écroulais sur le sol.
Lorsque j'ouvris, les yeux, j'avais toujours un peu mal et en regardant à travers les restes de mon débardeur, je vis quelque chose d'étrange. Je me précipitais vers le miroir. Sur ma poitrine, des rubans entremêlés les uns aux autres dessinaient une rosace complexe. Le tatouage était rouge sang et ne partait pas, même en frottant.
-C'est quoi ce délire !
Manoir des Malefoy
POV Draco
J'arpentais ma chambre de long en large près de la fenêtre. J'étais dans une merde noire ! « Qu'est-ce qui lui a pris à ce cinglé ! » J'examinais à nouveau le symbole dans le miroir et me pinçais la joue. Non, je n'avais pas rêvé. Je savais bien ce que cela signifiait et le problème était précisément là. Je portais au poignet un motif similaire, toutefois moins complexe et blanc et je m'en souvenais comme si c'était hier.
POV Externe
Douze ans plus tôt
Le jeune Draco, du haut de ses cinq printemps, portait un joli costume noir avec un nœud vert émeraude. Il se tenait droit et affichait un air qui se voulait sérieux et impassible. Sa mère, Narcissa, le regardait avec douceur et tristesse à la fois. Elle portait une magnifique robe longue de couleur rose pastel. Ils étaient réunis dans le salon du manoir familial. Lucius, son père, était vêtu d'un costume blanc, assis dans un fauteuil de cuir, les jambes croisées et fumant un cigare. L'homme au costume noir, assis en face verre à la main, n'était nul autre que Jefferson Parkinson. A ses côtés, sa femme Hortense, naît Prewett, était une femme au visage sévère et aux cheveux aussi lisses et noirs que l'enfant qu'elle tenait par la main. Une jolie enfant à la bouche un peu trop grande et vêtu d'une jolie robe bouffante bleu clair.
-Lucius, voici ma Pansy, ma fille chérie, disait l'homme.
-Eh bien, en voilà une jolie petite. Je pense que nous sommes d'accord pour dire que ce mariage sera bénéfique pour nos deux familles.
Draco souriait à la fillette, qui timide se cacha derrière la robe de sa mère. Soudain, son père attrapa son bras pendant que Mr Parkinson faisait de même avec sa fille. Ils rapprochèrent les mains des deux enfants et pointèrent leurs baguettes sur eux en disant solennellement :
-Par notre volonté et sur notre honneur, nous lions ces enfants pour la vie et unissons par cet accord nos deux familles. Si le contrat venait à être brisé, douleurs et représailles attendra ceux qui trahissent.
Une brûlure traversa le bras de Draco qui, alors que la jeune Pansy éclatait en sanglots, retint ses larmes. Un Malefoy ne pleure pas. Narcissa Malefoy baissait la tête dissimulant toute la déception et la haine qu'elle éprouvait alors pour son époux.
POV Draco
De nos jours
Depuis cet événement, cette marque au poignet me rappelle le serment qui m'enchaîne à Pansy. Et voilà que je me retrouve avec une autre, similaire, sur la poitrine.
«17 ans et promis à deux femmes différentes ! Tu parles d'un calvaire ! »
Le rouge signifiait que l'enchantement qui me liait à cette autre personne avait été fait par le sang. Je n'y croyais pas, mon grand-père avait organisé un mariage de sang et sans en parler à mes parents.
« Donc si je ne l'épouse pas je meurs ! Et une fois marié, si elle meurt, je meurs ! Si elle souffre, je souffre. Si je trompe, elle le sait. Et l'inverse est vrai. La galère ! »
Je m'étais assis sur le bord de mon lit, la tête entre les mains. Je soupirais bruyamment. Finalement, le seul point positif serait de voir le visage de mon père lorsque le contrat serait rompu avec les Parkinson. « Enfin, s'il sort de son cachot ». Ça valait bien les douleurs qui viendraient pour avoir trahi mon serment ! Je ris amer.
Il ne restait plus qu'à trouver un moyen de dissimuler la marque aux yeux de tous. J'eu soudain une idée. Je pris mon médaillon et ré-agrandi le sac sans fond sur lequel je lançais un sort de détection. Une liste du contenu apparu devant mes yeux. Alors que je lisais les titres des livres, je m'arrêtais sur celui portant le nom de « Magie de sublimation, entre réalité et illusion ».Je pris le bouquin et l'ouvris à la page du sommaire. Une partie entière était consacrée aux sorts de dissimulation. Celui qui retint mon attention fut l'Obscuratio.
« Obscuratio : Sort à mi-chemin entre magie noire et magie moderne. Il permet lorsqu'il est bien lancé, de rendre invisible, jusqu'à utilisation du contre sort, n'importe quels objets, êtres ou parties d'êtres vivants.
Mise en Garde : Mal effectué, il peut faire disparaître l'objet, les êtres ou les parties d'êtres vivants sans retour possible en arrière. Ne pas utiliser pour une blague.
Contre sort : Apparentia »
« Je devrais le lancer sur ma très chère tante pour m'entraîner ».
Je l'essayais à plusieurs reprises puis finalement le lançais sur mon propre torse lorsque je crus le maîtrisé suffisamment.
« Bon quand il faut y aller ! »
-Obscuratio marque !
Le symbole était devenu invisible et Merlin merci, mon torse était toujours entier !
Il ne me restait plus qu'à rester bien gentiment dans ma chambre loin de la bande de dégénérés qui squattait mon salon.
