En Terre Inconnue…
Quelque part aux Philippines
POV Externe
Dehors, le soleil brillait toujours plus fort et semblait vouloir brûler toute forme de vie. Sirius avançait nonchalant dans la rue poussiéreuse et sale. La moiteur ambiante ne rendait pas le temps plus supportable, bien au contraire !
-Satanés moustiques ! Râla le sorcier sacrément énervé.
Il essaya d'écraser l'insecte sur son bras mais ne fit que se frapper suffisamment fort pour laisser échapper une exclamation de douleur.
-Aïe gémit-il en se frottant la peau.
Derrière lui, il entendit glousser et se retourna. Trois jeunes filles, d'environ 12 à 16 ans, le regardaient en riant. L'une d'elles tenait par la main un petit garçon qui suçait son pouce. Il avait les cheveux châtains et frisés. Métisse sans doute. Elles avaient toutes des cheveux noirs aussi lisses que de la paille et la peau mate. La plus âgé tenait un bébé un peu maigre dans ses bras. Elle avait des traits très fins. Dans quelques années, elle serait certainement superbe. Il se rapprocha et le voyant faire, l'ainée fit taire le groupe toisant l'homme, méfiante.
POV Sirius
Elle me dévisageait de la tête au pied prêtre à défendre, bec et ongles, les enfants derrières elles. Malgré son jeune âge, cette gamine n'en était plus une.
-Euh…..Je cherche quelqu'un ! Commençais-je dérouté par l'intensité de son regard.
Pas de réponse !
« Bien sûr ! Elle ne comprend pas un mot d'anglais ! Dumbledore n'a pas idée d'envoyer quelqu'un sans magie dans un pays où personne ne peux ou ne veux parler sa langue ! »
Tout en râlant intérieurement, je sortis une photo d'Harry. Je n'avais que ça pour trouver Marianne et à bien y réfléchir, je n'étais même pas certain qu'ils se ressemblent. Je montrais le cliché à la jeune fille qui le prit dans ses mains. Elle semblait réfléchir. Lorsqu'elle releva la tête, j'essayai de lui faire comprendre que j'étais à la recherche d'une fille.
-Girl ! Dis-je en mimant une poitrine avec mes mains.
Les enfants éclatèrent de rire. « C'est la faute du vieux ! Je suis en train de me ridiculiser ! Tout ça parce que ce fichu traceur présente la même précision qu'un môme de 4 ans qui dessine ses parents. »
Elle me sourit comme si elle comprenait et donna son bébé à celle qui tenait par la main le petit garçon. Elle me tira par le bras pour que je m'accroupisse et commença à tracer sur le sol poussiéreux avec son doigt ce qui semblait être un plan.
Elle désigna l'endroit où je devais me rendre d'une croix. Il se trouvait à quelques rues de la grande place. « Grande !? Tout est relatif ! ».Soit à une vingtaine de minutes d'ici. La jeune maman se mima en train de boire un verre. « Un bar !».
-Toi, pouvoir demander là-bas ! Eux, peut-être t'aider.
Je lui donnais quelques pièces pour la remercier. Elle essaya de refuser semblant gênée mais comme j'insistais elle finit par les prendre. Et alors que je souriais, elle devint toute rouge. Je me retournai et je repartis, accompagné par les gloussements des jeunes filles.
Un sourire en coin naquit sur mes lèvres« Mon charme ravageur a encore frappé ! ». Je marchais, les mains enfoncées dans les poches de mon short en repensant que quelques jours plus tôt, elles seraient partit en courant rien qu'en me voyant ! Dumbledore m'avait fourni toutes les potions nécessaires à mon rétablissement. Et en une semaine de repos, j'avais complètement récupéré. Mes traits n'étaient plus marqués par la fatigue et mon séjour prolongé dans le voile. Une nouvelle coupe de cheveux, des nouveaux vêtements et j'étais une toute autre personne. « Comme quoi, il ne faut pas grand-chose ! » Ce qui me gênait finalement, c'est que ces potions étaient certainement de l'autre abruti de Rogue. Enfin, s'il faut bien lui reconnaître une chose, c'est sa capacité à faire des potions, à défaut de se faire des amis. Je souris à cette petite pensée méchante.
Après plusieurs minutes, j'arrivais enfin dans la rue du bar. La façade du bâtiment ne comportait pas d'étage, était défraîchie et taguée en de nombreux endroits. Je fis la grimace mais je me décidais finalement à entrer. Deux hommes, assis à une table proche de la porte, me dévisagèrent. L'un d'eux avait mis sa main sur l'arme à sa taille.
«Faisons comme si je n'avais pas vu ! ».
Je détournais le regard et observais non loin de là un ivrogne en train de décuver, endormi sur une table.
« Eh bien, quel endroit charmant ! »
Je m'avançais prudemment vers le comptoir où un barman de grande taille essuyait un verre. Je le saluais de la tête et m'asseyais sur un tabouret. Après plusieurs minutes, je décidais de commander à boire. Je connaissais un peu les boissons des moldus pour avoir eu l'occasion d'en goûter durant ma cavale. Il y avait un nombre considérable de bouteilles toutes différentes les unes des autres derrière le bar. Elles étaient alignées sur des étagères, tentatrices ! Je n'hésitais pas une seconde.
-Whisky, please !
-dry?
-Yes, of course!
Le barman me servit mon verre et pendant que je payais, demanda.
-English?
-From London ! Do you speak English? Demandais-je plein d'espoir.
-No ! L'homme cessa de me parler et retourna à sa vaisselle. « Merde ! » Je ne me dégonflais pas et lui montrais la photo d'Harry.
-I'm looking for someone! The twin sister of this boy!
Il jeta un coup d'œil, arqua un sourcil avant de finalement hausser les épaules. J'insistai.
-A Girl, her name is Marianne!
Le barman me regarda las, mais sembla réfléchir.
-Edwin ! Hurla-t-il faisant sursauter le soûlard endormi.
Des pas se firent entendre et un homme d'une quarantaine d'années un tablier couvert de taches autour de la taille apparu. Il était blond et jurait un peu avec le décorum local. Il était de type européen sans aucun doute. Le cuistot échangea des mots avec son patron et se retourna vers moi. Je lui répétais alors ce que j'avais expliqué au barman.
-Pourquoi vous cherchez cette personne ? me demanda-t-il dans un anglais approximatif avec un fort accent allemand.
-C'est ma filleule ! Je la recherche depuis un moment. Je suis son dernier tuteur vivant. Jusqu'à présent je pensais qu'elle était morte mais j'ai reçu des informations prouvant le contraire.
Edwin traduisit au barman. Ce dernier me dévisagea, réfléchit puis finit par dire :
-Wait here!
