Le Wagon des Préfets…
POV Externe
En tête du Poudlard Express, si d'aventure vous décidiez d'y monter, vous y trouveriez le compartiment des professeurs et juste derrière celui des préfets. A cet instant, vous pourriez y rencontrer Ernie Macmillan et sa consœur Hannah Abbot, représentant des Poufsouffles, en pleine discussion avec Anthony Goldstein et Padma Patil, des Serdaigles. Au côté de Miss Patil, Ronald Weasley et Hermione Granger, les préfets de Gryffondor, en train de rire, main dans la main et en face d'eux, Draco Malefoy, Sang purs et fier de l'être, les regardant hautain. Son homologue de Serpentard, Mlle Pansy Parkinson semble avoir fait faux bond à la réunion. Mais ne soyez pas si pressé, si vous attendez quelques minutes, vous auriez l'occasion de rencontrer le célèbre professeur Minerva McGonagall et peut être même que Pansy nous fera le plaisir de se montrer.
POV Draco
J'avançais dans le couloir encore énervé par ma rencontre avec Pansy. Je n'avais pas eu le temps d'atteindre le train qu'elle m'avait attrapé le bras.
-Bonjour Draco ! Avait-elle dit avant de me faire la bise. Tu m'as manqué durant les vacances. Et moi, je t'ai manqué ?
Comme je ne répondais pas, elle continua.
-Ne t'inquiète pas, j'ai continué à préparer la cérémonie. Et pour nos fiançailles, j'ai réussi à obtenir l'autorisation du professeur Dumbledore. Tu ne devineras jamais ! Ce sera le jour d'Halloween !
« Génial ! Manquait plus que ça ! » Je montais dans le train, Pansy sur mes talons continuait son monologue nullement gênée par mon silence.
- J'ai trouvé la robe idéale pour le mariage. Mère était ravie. Celle pour nos fiançailles officielles est juste magique ! Bla, bla, bla, bla…. Mais il faudrait que…
-Arrêtes toi là Pansy ! Je viens juste de retrouver ma liberté et toi tu parles du mariage ! Va voir ailleurs si j'y suis ! Tu me prends la tête !
A vrai dire, c'est surtout que je n'avais pas le courage de lui annoncer pour la marque sur ma poitrine. « Et si elle se suicidait ? Oui, c'était bien son genre ! Une fin théâtrale ».
-Mais Draco, la date approche et…
-Je t'ai dit de partir ! Tu ne comprends pas ce que je dis ?
-Et la réunion des pré….
-Rien à faire ! Hors de ma vue !
Elle fit une moue peinée avant de rajouter vexée.
-Bien. Puisque Monsieur le veut, je m'en vais. Mais on en reparlera !
« Malheureusement ! » Elle tourna les talons et partie. Je l'entendis jurer. Je soufflais soulagé et me dirigeais vers le wagon des préfets. Lorsque j'ouvris la porte, Macmillan, Abbot, Goldstein et Patil étaient en pleine discussion. Lorsqu'ils me virent, leurs chuchotements augmentèrent. J'haussais un sourcil agacé et allais m'asseoir.
« Qu'ils continuent à parler de moi et je vais leur faire comprendre comment je m'appelle ! » Ce petit manège durait depuis une bonne vingtaine de minutes quand, excédé, je me tournais vers eux.
-Je vois ! Vous ne pouvez pas vous empêcher de m'admirer mais continuez à parler de moi et je vous ferais regretter d'être naît.
-Un lâche comme toi ? Qu'avons-nous à craindre ? répondit Goldstein.
« Vraiment, tu oses me répondre, je vais faire disparaître ton sourire plein d'assurance croît moi !» La sœur Patil devait avoir senti le danger car elle essaya de résonner son homologue.
-Anthony, tu devrais laisser tomber !
-Vous avez tous peur de ce morveux ? Ce fils à papa pourri gâté ! Laissez-moi rire !
Je perdais soudain mon sang froid. « Il ne sait rien… ». Je me levais d'un bond et saisissais le préfet par le col en lui plantant ma baguette dans la gorge juste sous le menton. Il gémit sous le coup de la surprise et de la douleur.
-Écoutes moi bien Goldstein ! Je vais te donner un petit conseil, ne parle plus jamais de ma famille. Me suis-je bien fais comprendre ?
Sans prévenir, je rapprochais ma bouche de son oreille et chuchotais pour que lui seul entendent. Autour de moi les autres préfets s'étaient levés pour me menacer de leurs baguettes afin que je lâche leur ami.
-Tu joues à un jeu dangereux et tu ne maîtrises rien, Goldstein. Je connais une bonne dizaine de sorts qui te ferait hérisser les poils juste en les entendant.
Je détachais lentement chaque syllabe. Sous ma baguette, le garçon tremblait.
-Tu devrais te méfier du fils à papa, après tout, tel père tel fils ! Je pourrais te tuer si facilement !
Je faisais monter lentement ma baguette le long de son cou. Je le vis déglutir alors que je passais ma langue sur mes lèvres. « Oh oui tu en pisserais dans ton froc si tu savais ce que je pouvais te faire, petit con ! »
Dans la pièce, la pression était montée d'un cran. J'entendais les battements de cœur d'Abbot, complètement affolée et dont le bras tendu, tremblait. La menace tangible que dégageait Macmillan. « Ce type-là est dangereux. Il est beaucoup trop calme. Je ne dois pas le prendre à la légère ». Patil s'efforçait de me faire lâcher Goldstein.
- Malefoy, s'il te plait, laisse-le ! Tu n'y gagneras rien ! Il a compris.
Elle était à deux doigts de pleurer. Je souriais savourant mon pouvoir sur eux. « Pauvres larves !»
-Vraiment ? Je ne suis pas sûr, peut être devrais-je le punir ! Après tout il y a tellement de sorts comme le doloris mais qui ne sont pas interdits. C'est un peu moins douloureux, mais bon, je pourrais m'en contenter.
Alors que je continuais mon monologue, la porte du wagon s'ouvrit sur le couple de l'année, j'ai nommé Miss-je-sais-tout et la Belette. La Sang de Bourbe parue surprise mais se reprit.
-Et bien Malefoy, je vois que tu commences bien l'année !
-Tiens ! Sainte ni-touche et son fidèle servant ! Mais quel honneur !
Je m'attendais à ce que la belette me sottes à la gorge mais il ne fit rien. Je les dévisageais de haut en bas.
-Mione, allons-nous asseoir, c'est pas notre problème ! Si ce cher Malefoy a perdu son sang-froid, c'est que Goldstein l'a cherché. De toute façon ça ne nous concerne pas. S'il dépasse les bornes, il sera renvoyé. Une bonne chose pour tout le monde.
Il me lança un regard étrange. Ni haine ni pitié, juste de l'indifférence. « Qu'est-il arrivé au rouquin !? Arrêtes de me dévisager comme ça sale traître à ton sang »
-Oui je sais, tu as raison mais quand même, je suis préfète en chef ! Je ne peux pas laisser les choses comme ça !
-Ne t'en donne pas la peine Sang de Bourbe !
Je venais de lâcher l'autre type et m'étais rassis à ma place sous le visage soulagé de Patil. La Belette, lui, s'était levé sous l'insulte et me toisait droit dans les yeux. « Certaines choses ne changent jamais ! »Je souris impatient de voir la suite.
-Et bien Malefoy ! J'ai autre chose à faire que de te frapper à chaque fois que tu insultes Hermione mais croît moi, continus et tu le regretteras. Je te le garantis.
Une sorte d'assurance se dégageait de lui, il en avait presque du charisme ! « Cause toujours ! Perdant… » Granger s'était assise à son tour en me lançant un regard déçu. Comme si elle attendait quelque chose de mieux de ma part. Je m'appliquais à l'ignorer, hautain. Nous patientions depuis une quinzaine de minutes. Les autres abrutis avaient repris leur discussion mais Goldstein restait silencieux. La belette et la Sang de Bourbe riaient. Leurs mains étaient liées et le rouquin semblait murmurer à son oreille en l'embrassant dans la nuque « Mes yeux vont fondre ! Sauvez-moi !» Mon supplice prit fin quand la porte s'ouvrit de nouveaux. McGonagall fit son entrée.
-Bonjour à tous …. Je vois que miss Parkinson n'a pas daignée venir. Mr Malefoy, peut être pourriez-vous nous dire pourquoi !
-Je ne suis pas garde d'enfant que je sache ! « Elle va pas s'y mettre ? C'est une coalition pour me faire chier ! »
-Toujours aussi insolent ! Je ne comprends pas pourquoi le directeur vous a nommé préfet en chef.
Je vis Granger sourire. « Elle ne paie rien pour attendre ! » La vieille continua en nous réexpliquant les fonctions de préfets et préfets en chef pour l'année à venir.
-Pour finir, les préfets en chef auront à disposition une salle commune réservée avec chambres et salle de bain. J'espère que vous ne vous entre-tuerez pas.
« Pfff »
-Bien. Maintenant avant de vous laisser, je tiens à annoncer que Mlle Granger se verra l'honneur d'enseigner l'étude des moldus. Notre très regrettée professeur, Miss Charity Burbage, nous ayant quittée cet été.
Je frissonnais au souvenir des cris de la femme. Je suais et déglutissais difficilement. « Granger professeur !? C'est une blague ». La belette me regardait étrangement. « Mais il a pas fini de me reluquer celui-là ! »
-Je suppose que vous êtes prête pour cette rentrée, Miss Granger !
-Oui, professeur !
« Oui professeur ! Peuh, lèche botte ! »
-Oh, Monsieur Malefoy, je dois également vous annoncer que le professeur Dumbledore vous a choisi pour donner des cours de remise à niveau pour une élève qui arrive cette année.
-Quoi !? Mais il n'en est pas question !
-Vous n'avez pas le choix Mr Malefoy ! répondit-elle sèchement, les yeux plissés de désapprobation.
« L'ai déjà eu ? » Je me murais dans le silence pour le reste du voyage. « Journée de merde !»
