« Vingt points pour Gryffondor ! S'exclama le professeur McGonagall avec enthousiasme. »

James se retourna vers Lily avec un petit sourire aux lèvres. Seulement une journée s'était écoulée et il avait déjà réussi à collecter soixante points malgré son gros rhume. A ce rythme là, il allait probablement achever sa mission dès la rentrée, mais la jeune préfète ne semblait absolument plus s'en soucier, et cela contrariait James.

« Plus que 140...
JP
»

Lily ne cilla pas en lisant son parchemin, et cela l'agaça encore plus. Il savait qu'elle lui en voulait vraiment, mais il était déterminé à se rattraper.

« C'est désolant, Potter. Si tu t'étais réveillé avant, nous aurions actuellement 60 points de plus que Serpentard.
LE.
»

Il ne répondit pas. Elle était vraiment en colère contre lui. A chaque fois qu'il avait essayé de lui parler, elle avait coupé court à la conversation, et de toutes façons, ce n'était pas comme s'ils avaient beaucoup de choses à se dire. Il ne voulait pas discuter de Fanny Drake, mais c'était le seul sujet que Lily semblait disposée à aborder, alors ils se croisaient simplement sans s'arrêter, sans se cacher dans un coin pour s'embrasser, sans même y penser... Ou presque.

Pour être honnête, James espérait de temps en temps qu'il pourrait l'emmener avec lui dans un endroit calme pour lui rappeler ce pourquoi elle lui avait dit oui, mais il avait tellement peur qu'elle profite de ce moment pour mettre des mots sur ce qu'ils vivaient actuellement qu'il avait tout simplement essayé d'éviter de se mettre dans ce genre de situation.

Il était effrayé à l'idée qu'elle puisse rompre avec lui. C'était stupide, complètement stupide, parce que ce qu'elle lui avait dit à l'entrée de la bibliothèque quelques jours plus tôt ressemblait déjà étrangement à une rupture, mais il avait refusé de l'envisager.

« James ? »

Le cours venait de se terminer et Fanny Drake s'était arrêtée devant lui, ses livres dans les bras, elle attendait impatiemment qu'il daigne poser les yeux sur elle. Il ne voulait pas, il ne voulait vraiment pas retourner faire un tour dans ses histoires, cette fille était un poison.

« Oui ?
_ J'ai vraiment besoin de ton aide, répondit-elle.
_ Je t'ai dit de correspondre avec mon père, Fanny, je ne peux rien faire pour toi. »

James croisa le regard de Lily par dessus l'épaule de son interlocutrice, et puis elle lui tourna le dos pour se rendre au cours de potion et la situation le dérangea tellement qu'il ne put faire autrement que de cesser toute discussion avec Fanny. Il se faufila entre le flot d'élèves pour rattraper Lily et quand il arriva enfin à sa hauteur, il l'entendit soupirer bruyamment.

« Arrête de croire ce que tu crois, Evans. »

Il s'était obligé à être vague et impersonnel parce que tous leurs camarades de classe marchaient autour d'eux et qu'il doutait qu'attraper Lily par le bras devant témoin pour l'attirer un peu plus loin soit une bonne idée.

« Je ne crois que ce que je vois, Potter, répondit-elle sur le même ton.
_ Ah bon ? Parce qu'il me semblait jusque là que tu voyais seulement quelqu'un discuter avec quelqu'un d'autre. Pourtant, tu agis comme si tu avais vu quelqu'un fourrer sa langue dans la bouche de quelqu'un d'autre.
_ J'agis comme quelqu'un qui accepte que quelqu'un puisse se sentir plus à l'aise avec quelqu'un d'autre pour des raisons quelconques.
_ Cette conversation devient réellement confuse, lui fit-il remarquer. »

Lily continua de marcher, les yeux rivés sur l'autre extrémité du couloir, et James commençait à bouillonner intérieurement. Elle ne comprenait pas. Elle ne voulait même pas comprendre. Elle avait juste vu quelque chose, entendu quelques rumeurs, et elle avait sauté aux conclusions. Il ne pouvait pas la laisser continuer comme ça.

« Elle a des soucis personnels, mon père travaille au Ministère, je les ai mis en relation pour qu'il s'occupe de ses problèmes. C'est tout.
_ Tu es au courant qu'elle sous-entend à qui veut l'entendre que vous êtes ensemble ?
_ Je m'en cogne de ce qu'elle dit, répondit-il avec une pointe d'énervement dans la voix. »

Plusieurs têtes se tournèrent vers eux, et quand ils constatèrent que c'était simplement James Potter et Lily Evans qui se disputaient encore, ils continuèrent leur chemin avec sérénité. Seuls les maraudeurs et Alice portèrent un intérêt particulier à la situation, quelques pas derrière.

« Je ne m'en cogne pas, moi.
_ C'est l'impression que tu me donnais ces derniers temps, répliqua t-il sur un ton sec.
_ Que voulais-tu que je fasse ? Que j'aille lui flanquer une gifle ? Que je t'en mette une à toi ? Que je fasse une scène ?
_ Oui. J'aurais préféré ça, répondit-il sincèrement.
_ ne m'as rien dit. Tu m'as laissé croire tout ce que je ne voulais pas croire, tu...
_ Merlin mais quand est-ce que tu vas avoir confiance en moi ?! La coupa t-il.»

Ils avaient tous les deux oublié la présence des autres élèves à côté d'eux qui n'écoutaient de toutes façons pas la conversation, et cela arrangeait bien les deux Gryffondors qui continuaient de débattre. Ils étaient tous les deux en colère l'un contre l'autre, et la dispute leur semblait sans issue.

« Quand je n'aurais plus l'impression que je suis insignifiante, souffla t-elle. »

James referma la bouche quand il remarqua que le visage de Lily s'était tendu. Elle était triste. Elle pensait la phrase qu'elle venait de prononcer, elle la pensait sincèrement, et c'était horrible. Il n'avait jamais souhaité qu'elle se sente comme ça, mais c'était pourtant le cas. En faisant perdre tous ces points à Gryffondor et en discutant dans son dos avec Fanny Drake, il n'avait eu aucune considération pour elle.

Il n'avait pas saisi tout ce qu'impliquait le fait d'être en couple, réellement en couple, il n'avait pas saisi qu'il pouvait la blesser en faisant des choses qui étaient totalement sans importance pour lui. Il n'avait jamais eu à se soucier de quelqu'un de cette manière puisqu'il n'avait jamais eu envie d'être avec qui que ce soit avant elle, il n'avait jamais éprouvé pour quelqu'un d'autre ce qu'il éprouvait pour elle, alors peut-être qu'il avait été maladroit, peut-être qu'il n'avait pas su gérer les choses de la bonne manière, mais il refusait de la laisser penser qu'elle était insignifiante.

« Je suis amoureux de toi. »

Les cinq mots surgirent sans prévenir et quelques regards se braquèrent sur eux, mais James s'en fichait éperdument. Peut-être que Lily lui en voudrait, peut-être qu'elle le tuerait sur place, mais il n'en avait absolument rien à faire et elle pouvait bien lui flanquer une gifle au beau milieu du couloir qu'il n'en aurait toujours rien eu à faire. Il avait besoin de le dire et il la soupçonnait d'avoir besoin de l'entendre.

« Quoi ? L'interrogea t-elle avec de grands yeux ronds comme des soucoupes. »

Il soupira. Tout le monde semblait avoir entendu les mots qu'il venait de prononcer, mais pas elle. Elle pouvait bien dire qu'il était agaçant, mais elle l'était au moins tout autant. Elle allait le faire répéter alors que c'était ni l'endroit, ni le moment. Il n'y avait vraiment que pour elle qu'il pouvait faire une chose pareille. Merlin. Une déclaration d'amour en plein milieu d'un couloir bondé. Si on lui avait parlé de ça un jour, il aurait éclaté de rire.

« Je suis amoureux de toi Lily, et pas qu'un peu. Tu veux que je le répète ? Ou tu veux que je fasse une annonce dans la Gazette du Sorcier ? Peut-être aussi que je pourrais donner un discours dans la Grande Salle au cas où personne n'aurait entendu mais j'ai l'impression que ce n'est pas le cas, répéta t-il vaguement agacé. »

Lily changea de couleur en l'espace d'une minuscule seconde. Elle pâlit, elle rougit. Elle se concentra de toutes ses forces pour essayer de penser de façon rationnelle mais elle n'arrivait même plus à se rappeler comment elle faisait pour marcher. Elle entendit Alice glousser derrière elle, et puis il y eut des exclamations partout autour, et avant qu'elle n'ait eu le temps de rassembler ses esprits, ils étaient arrivés devant les cachots.

« Qu'est-ce que vous attendez ? Entrez ! S'exclama le professeur Slughorn avec impatience. »

Lily se sentit poussée dans la salle de classe par le flot d'élèves et elle n'eut pas le loisir de réfléchir à la situation, elle se retrouva assise à sa table à côté de Daren Wayne qui faisait une tête de six pieds de long. Rien ne pouvait être plus gênant. Toujours écarlate, elle plongea la main dans son sac pour en sortir mécaniquement son livre et ses plumes, le cerveau totalement déconnecté de tout ce qu'il pouvait se passer autour d'elle.

James aussi était allé s'asseoir à sa place. Il n'attendait pas de réponse de Lily, il n'attendait rien du tout à vrai dire, il lui avait seulement dit les choses clairement pour qu'elle arrête de penser qu'elle ne lui suffisait pas, mais il devait admettre qu'il n'avait pas envisagé qu'elle pourrait ne pas avoir de réaction. Il s'était attendu aux hurlements et à la gifle, mais pas à ça. Pas à ce blanc, ce vide total, cette absence déconcertante de répartie. Lily en avait toujours, mais pas cette fois.

« Miss Evans, c'est votre livre de Métamorphose ? L'interrogea le professeur Slughorn en observant le bureau de la jeune femme en fronçant les sourcils. »

Lily baissa les yeux sur le livre qu'elle avait sorti de son sac quelques minutes plus tôt pour se rendre compte qu'elle s'était effectivement trompée. Elle bredouilla des excuses et replongea la main dans son sac pour attraper le manuel avancé des préparations de potion, mais elle se cogna la tête sur le coin de son bureau en se baissant, pesta bruyamment, et c'est à ce moment là que James réalisa qu'il s'était trompé. Lily réagissait. Elle était confuse.

« Fais attention, lui souffla sèchement Daren alors qu'elle tournait leur potion dans le sens contraire des aiguilles d'une montre alors qu'elle aurait dû le faire dans l'autre sens. »

Sa maladresse ne s'arrêta pas là. Elle manqua de lâcher la louche dans le bouillon, de se couper le doigt en hachant des pousses d'orties, et de déclencher une explosion lorsqu'elle attrapa machinalement l'essence de Murlap à la place du sang de salamandre. Elle grimaça finalement lorsqu'elle réalisa que la potion était noire charbon au lieu d'être cuivrée.

Quand le professeur Slughorn passa devant elle, le regard horrifié qu'il jeta sur la marmite l'inquiéta terriblement. La petite tape amicale qu'il lui administra sur l'épaule suffit à l'achever, et elle se laissa tomber sur sa chaise. Ses yeux dévièrent jusqu'à James qu'elle observa tout en continuant d'entendre les mots qu'il avait prononcés avant le cours. Elle n'avait cessé de les entendre, à vrai dire. C'était comme une espèce d'éternelle résonance dans sa tête.

C'était difficile à croire, mais impossible à remettre en question. Il lui avait dit qu'il était amoureux d'elle devant tout le monde, devant Fanny Drake dont le couteau ciselait les pousses d'ortie avec hargne à quelques mètres, devant Alice dont le sourire satisfait semblait impérissable, devant Sirius Black qui avait vraiment l'air consterné par la situation, et devant tous les autres qui chuchotaient en les dévisageant. C'était complètement perturbant, et elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire.

James Potter venait de lui avouer être amoureux d'elle dans un couloir bondé. James Potter. LE James Potter. Le crétin, l'agaçant, le méprisable, le détestable James Potter. Le charismatique, l'intelligent, l'affectueux, l'intimidant James Potter. Ce jeune homme qui se tenait à quelques pas d'elle et qui était concentré sur sa potion sans avoir aucune idée qu'elle avait les yeux rivés sur lui.

Sa présence dans la pièce était insupportable. Pas parce qu'il l'énervait, mais parce qu'il était là, à une distance de plusieurs mètres, et qu'elle était condamnée à rester assise sur sa chaise à le contempler sans pouvoir le toucher. Elle ne voulait rien lui dire, elle ne voulait même pas penser à ce qu'elle aurait pu lui répondre, elle voulait seulement le toucher, le sentir sous ses doigts, le sentir dans sa bouche, elle le voulait, et le sentiment était désarçonnant.

Bientôt, il devint trop oppressant pour qu'elle puisse le supporter. C'était une vague de chaleur, une horrible canicule dans l'endroit le plus frais du château, et l'air était irrespirable. Elle transpirait les sentiments qu'elle refusait d'évoquer à voix haute comme s'ils voulaient se venger de ne pas avoir le droit de sortir pour répondre à ceux de James.

« Pro... Professeur, je ne me sens pas très bien, est-ce que je peux aller prendre l'air ?
_ Ah ! Miss Evans, bien sûr, Miss Wendall va vous accompagner, je ne voudrais pas que vous fassiez un malaise ! J'espère que ce ne sont pas les vapeurs de cette fichue potion de force qui vous ont fait tourner la tête, elles ont des effets terribles sur certaines personnes, lui répondit le professeur en l'encourageant à sortir. »

Lily ne répondit pas et se rua vers la porte. A peine eut-elle fait un pas à l'extérieur qu'elle inspira profondément tout en agitant ses mains devant son visage pour créer une légère ventilation. Sa gorge était serrée et elle frissonna brutalement quand elle sentit Alice passer derrière elle. C'est à ce moment là qu'elle réalisa qu'elle tremblait de façon totalement incontrôlée. Quelque chose n'allait pas.

« Tu fais une crise de panique, Lily. Viens, on va marcher un peu. »

Alice l'attrapa par le bras et lui fit faire plusieurs allés-retours dans le couloir du château sans grand succès jusqu'à ce que finalement, Lily se mette à éclater en sanglots. Elle ne savait même pas pourquoi. Enfin, elle avait des tonnes de raisons de le faire, mais sa tête était tellement vide à cet instant précis qu'elle n'avait même pas anticipé ces larmes. Elle fut aussi surprise qu'Alice quand elle les vit rouler sur ses joues.

« Oh Merlin, tu veux aller à l'infirmerie ? L'interrogea sa meilleure amie qui avait passé son bras autour de ses épaules.
_ Non. Non, je vais bien.
_ C'est flagrant, ironisa Alice. »

Lily ne nota pas la remarque, elle continua de marcher en essayant de souffler et de se concentrer uniquement sur sa respiration mais voilà le problème : elle n'arrivait pas à respirer. Tout était bloqué.

« Peut-être que tu... Peut-être que c'est normal que ton corps réagisse de cette manière. Je veux dire... Ne le prends pas mal, Lily, j'insiste, mais... Je crois que tu attendais que James te dise ce qu'il t'a dit aujourd'hui depuis très longtemps. Je sais que tu ne le supporte pas, mais je me disais que c'était peut-être parce que... Je ne sais pas. Peut-être que c'est parce qu'il te fait sentir inconfortable. Quand on se sent inconfortable en présence d'un garçon en général, c'est soit qu'il nous répugne, soit qu'on l'aime bien, et soyons honnêtes, James n'est pas répugnant. »

Lily écoutait sans avoir envie de réagir aux propos de sa meilleure amie. Elle lui disait tout ce qu'elle savait déjà et qu'elle n'avait pas envie de voir. La vérité en face à face, c'était dur.

« Tu sais, ce n'est pas grave, en soit. C'est juste compliqué à accepter. »

C'était un euphémisme, en fait. Lily n'arrivait pas à admettre ce genre de chose, c'était exactement pour cette raison qu'elle n'avait d'ailleurs pas eu de petit-ami avant cette année. Sans être renfermée, elle n'était pas très expansive, et elle n'avait jamais voulu que quelqu'un se rapproche assez d'elle pour rentrer dans son intimité et pour essayer de la comprendre vraiment, parce qu'il lui paraissait impensable qu'on puisse aimer quelqu'un d'aussi imparfait qu'elle. Pourtant c'était le cas. James Potter était amoureux d'elle.

« Tu veux retourner en cours ?
_ Je vais aller me reposer. Excuse moi auprès du professeur Slughorn, je lui enverrai un hibou pour lui expliquer que je ne me sentais pas bien. »

Alice hocha la tête et Lily pivota pour quitter les cachots. Elle atteignit rapidement la salle commune de gryffondors et elle se hâta dans son dortoir pour s'effondrer sur son lit en soupirant. Elle commençait à se sentir mieux. Elle reprenait une couleur normale et elle parvenait à respirer. Elle avait juste besoin d'une petite pause pour réfléchir loin des murmures, loin des regards, et loin de James. Elle lui parlerait le soir même, avant de prendre le train pour aller chez Alice, mais pour l'instant, il fallait qu'elle décompresse.

C'était stupide. Elle venait de vivre ce que la moitié des filles du château auraient probablement voulu vivre, mais c'était tellement imprévisible et tellement irréfléchi qu'elle n'arrivait même pas à se réjouir. Pourtant, plus elle repensait aux mots de James, plus son coeur se contractait, et un espèce de sentiment d'euphorie s'emparait d'elle. Alice avait peut-être raison. Ce n'était pas grave. Peut-être qu'elle avait juste besoin d'arrêter de se creuser les méninges, peut-être qu'il fallait juste lâcher prise.

Elle se retourna dans son lit pour atteindre sa table de chevet et en ouvrir le petit tiroir. A l'intérieur se trouvait le morceau de parchemin qui contenait sa liste. Ses yeux la parcoururent avec attention et s'arrêtèrent sur le point numéro 6.

« Que quelqu'un fasse quelque chose de dingue pour moi, murmura t-elle. »

Elle attrapa une plume et raya la ligne comme James l'avait fait pour les autres. Il avait fait quelque chose de dingue pour elle aujourd'hui. Il avait fait plusieurs choses de dingues, à vrai dire, y comprit lui voler sa liste pour essayer d'en accomplir tous les points. Elle s'apprêtait à déposer sa plume quand son regard tomba sur une autre ligne.

« Te trouver qui que tu sois, où que tu sois. »

Elle hésita un instant, puis finalement, sa plume gratta le parchemin de la première jusqu'à la dernière lettre de cette phrase. Elle songea à ce moment là qu'il méritait une réponse, même s'il ne la lui avait pas demandée. Elle n'était pas capable d'être très explicite pour le moment, mais peut-être que cela suffirait à James. Elle l'espérait sincèrement.

Alors, elle glissa sa liste avec les deux nouvelles mentions barrées dans une enveloppe et un sifflement lui suffit à appeler sa chouette dont le bec tapa plusieurs fois sur la vitre avant que Lily ne la lui ouvre. Elle attacha le parchemin à ses pattes et la laissa s'envoler. James n'aurait la lettre que plus tard dans la journée, mais au moins, il saurait.