Douloureuse Jalousie...

POV Max

Après ma rencontre avec Harry, deux semaines s'étaient écoulées rapidement. Malefoy s'appliquait à ne pas m'adresser la parole ni même un regard et de mon côté, j'essayais de lui foutre la paix. Nos seuls échanges étaient les piques qu'on se lançait quand nos chemins se croisaient.

Notre premier cours de remise à niveau n'aurait pas lieu avant la première semaine d'octobre. J'avais commencé à travailler et rattraper petit à petit mon retard. Mais le travail qui me restait, était colossal. Un gouffre impossible à franchir sans aide et ça m'énervait.

J'avais rapidement revue l'essentiel des premières et deuxièmes années, mais la suite commençait à se compliquer. C'était énervant de l'admettre, mais j'aurais bientôt besoin de son aide.

Les journées s'étaient écoulées doucement. J'avais revu mon frère et fait connaissance avec ses amis. Nous avions même mangés ensemble plusieurs fois sous les regards haineux de beaucoup d'élèves. La rivalité Serpentard – Gryffondor était vraiment très forte. Le genre de tradition difficile à défaire.

J'avais eu raison de me méfier de Pansy. Les jours se succédant, elle les avait passés à perpétrer plusieurs coups bas comme une enfant. Le plus pitoyable étant de m'enfermer dans les douches ou encore de lancer des sorts de coloration à mes shampoings. Toutes sortes de petites blagues puériles et méchantes, s'apparentant à un bizutage. Bref, elle était chiante à supporter mais l'ignorer n'était pas si compliqué et semblait l'énervée.

Quant à moi, dès que j'avais du temps, je le passé à la bibliothèque en compagnie d'Hermione. La marque m'obnubilait mais nous avions pour l'instant que peu de pistes, juste des hypothèses. Il semblait que de tels symboles étaient courants lors des rituels pratiqués par les sangs purs. Et ce genre d'information nécessitait des livres de la réserve. Hermione y avait accès mais nous ne savions pas quoi chercher, ça serait long. Nous y avions passé tout notre samedi. Un peu découragée, je me dirigeais vers le dortoir, il était déjà 21 heures.

Je n'étais pas franchement de bonne humeur mais lorsque je vis qu'une soirée était organisée, mon humeur empira. Au milieu de la salle, entouré par sa cour, Malefoy, verre à la main, écoutait les histoires de Blaise dont le bras était passé autour de la taille d'une gamine de cinquième année. Sur les genoux du blond, Astoria, hautaine et froide, riait à l'histoire de black. Les yeux de Pansy semblaient essayer de réduire en cendre la greluche. « Dingue comment elle est folle de lui ! » Comme à son habitude la jolie brune était superbement habillée. Je crois que sur l'instant j'étais un peu jalouse, et de Pansy et de cette blonde.

POV Pansy

Cette pétasse d'Astoria ne perdait rien pour attendre. Elle savait très bien que j'aimais Draco mais c'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle le drague et couche avec. Mais à la fin, c'est moi qui l'aurais. Je n'avais rien à craindre d'elle.

Je souris en pinçant mes lèvres. Marianne Potter venait de nous honorer de sa présence. La petite fête devenait soudain beaucoup plus intéressante. J'allais lui en faire baver. Alors que je m'apprêtais à m'avancer vers elle, je remarquais que Draco la fixait. Dans ses yeux, en plus d'une haine sans nom, je pouvais lire cet autre sentiment qui me rendait dingue. J'aurais fait n'importe quoi pour qu'il me regarde ainsi. Ce désir si violent de convoitise. Il ne s'en rendait même pas compte. Je sentais la rage monter en moi, s'il la détestait, moi je la haïssais plus que tout autre chose. Je voulais la faire souffrir et soudain, l'idée qui m'avait traversée un peu plus tôt dans la soirée me revient plus forte encore. J'avais eu des scrupules mais à présent, plus rien ne m'importait.

Avant le début de la soirée, alors que je me préparais, le dortoir se vida petit à petit et je finis par me retrouver seule. Ça avait été plus fort que moi. J'avais fouillé dans ses affaires. Pour détruire quelqu'un il faut connaître les moindres détails de sa vie, ce qu'il aime et déteste, son passé et son présent. Tout ce qui fait de lui ce qu'il est.

Je n'avais pas été déçu pourtant cette fille ne possédait quasiment rien. Sa garde-robe était ridiculement petite et il n'y avait rien qui témoignait d'une quelconque passion ou attache. Cette fille était un fantôme. J'allais abandonnée quand je finis par apercevoir une boite métallique bien dissimulée. Etrangement, elle n'avait pas était ensorcelée. « Stupide cracmole ! » Lorsque je l'ouvris, je fronçais les sourcils. Il y avait ce qui semblait être des papiers d'identités moldus. Il y avait aussi de l'argent moldu. Rien de bien intéressant. C'est là que je vis une photo derrière laquelle on pouvait lire un paragraphe à l'écriture enfantine.

Un sourire méchant venait d'éclairé mon visage. « De quoi lui mettre la honte de sa vie ! » Dessus, étrangement, les personnes ne bougeaient pas. On pouvait y voir Marianne Potter, plus jeune, âgée d'environ quinze ans. Elle était déjà jolie à l'époque même si elle était habillée et coiffée comme un garçon. Ce constat m'énerva d'avantage.

A ses côté il y avait un jeune garçon plus âgé, il semblait avoir entre seize et dix-huit ans. Il était grand, la peau halée par le soleil et d'origine asiatique. Ces cheveux étaient décolorés et il ressemblait à un voyou. Son côté légèrement efféminé le rendait sans conteste beau. Un sourire mangeait la moitié de son visage alors que son bras était passé autour des épaules de la fille. Ils avaient l'air heureux. Sans m'en rendre compte, je passais mes doigts sur la photo perdue dans mes pensées. Je m'étais souvent amusé avec Théo, Blaise et Draco, mais le souvenir d'une joie et sensation de liberté pareille, je n'étais pas sûre de l'avoir un jour éprouvé. Une fois de plus je l'enviais. « Et ça ne fait moins d'un mois que je la connais ! »

Je pris la photo et la mettais dans la poche de mon pantalon. A ce moment-là, je n'étais même pas sûre de vouloir l'utiliser. J'avais même envisagé de tout ranger sans m'en servir. Mais voilà, la jalousie peut nous faire commettre les pires atrocités !

Je m'étais éloigné de Draco et pris soudain la parole en amplifiant ma voix d'un sort.

-Et bien, regardez qui nous fait honneur de sa présence ! Si ce n'est pas notre chère camarade, Marianne Potter. Nous ne sommes pas assez bien pour qu'elle mange à notre table mais il semblerait que nous suffisons pour ce qui est du dortoir. Remarque, pour le coup elle n'a pas le choix !

Des rires se firent entendre.

-Bravo très spirituel Pansy, mais je mange avec qui je veux et excuse-moi de ne pas apprécier autant ta compagnie que tu sembles rechercher la mienne.

Je l'aurais étripée. Cette confiance en elle, cette arrogance, je voulais la réduire en miette. Je lui souris avant d'ajouter.

-Je suis de bonne humeur. Je te pardonne. Après tout je peux comprendre. Sans famille, on se raccroche à tout ce qui peut y ressembler de près comme de loin.

J'étais odieuse. Dans ces moments-là j'arrivais même à me détester. Mais j'aimais Draco comme une folle et j'aurais fait n'importe quoi pour qu'il soit à moi. Je regardais les yeux de mon ennemie devenir sombres. On aurait dit qu'elle allait me tuer. J'eu presque peur. Je frissonnais, j'avais réussi à lui faire perdre son satané sang-froid. C'était la première fois. Je jubilais, je n'allais pas m'arrêtais alors que je sentais mon emprise sur elle grandir.

-C'est compréhensible. Il doit te manquer non !?

-Arrêtes toi là ! Je ne vois même pas de quoi tu parles !

-Ah oui ? Voyons ne soit pas si timide.

Je sortis de ma poche la photo pour continuer mon monologue. Dans la salle le silence régnait. Tout le monde attendait la suite. Alors, comme l'actrice principale d'une tragédie, je pris une voix laconique et, après avoir toussé, je commençais ma lecture.

« Max, Je n'ai jamais été très doué pour partager mes sentiments. Il a même fallu que je paye un traducteur pour qu'il l'écrive en anglais. Tu te rends compte de ce que l'amour pousse à faire !? Je pensais que ça sonnerait plus vrai… enfin bref. »

Je marquais une pause en la toisant elle était sur le point de m'étriper. Autour de moi tout le monde riait.

-Eh ! Potter, il est où ton amoureux !

Je ne pouvais m'empêcher de sourire.

« On se connait depuis un moment, j'ai arrêté de compter les ans, mais je n'ai jamais oublié le jour de notre rencontre. J'arrive encore à me perdre dans ton regard. Ah merde ! Même par écris je transpire tellement j'appréhende… Alors comme tu n'es pas assez sage et que je n'ai pas les moyens t'auras pas de bague mais tu veux bien m'épouser quand même Marianne ? »

POV Draco

Je n'en revenais pas. Je me doutais que Pansy préparait un mauvais coup mais là, elle s'était surpassée. Plus elle avançait sa lecture, plus les yeux de Potter affichait de la haine. Elle crispait même la mâchoire. Elle était sur le point de craquer, elle, qui pourtant n'avait pas perdue le contrôle de ses émotions même lorsque je l'avais poussé violement contre le mur.

J'aurais dû rire comme tout le monde mais je n'en avais pas la moindre envie. Une idée insidieuse pris place dans mon esprit. Il n'y avait que moi qui pouvait la faire souffrir et personne d'autre. Je me retiens d'intervenir. Je voulais coudre la bouche de Pansy. Mais il n'y avait pas que ça. Je sentais comme une menace. Quelque chose de brut et de dangereux. Il fallait que Pansy arrête.

-C'est bon Pansy, je pense que la petite traitre à son sang a eu la dose pour ce soir.

Elle m'ignora et continua son jeu.

-Allons, voyez-vous ça ! Le mariage. Notre petite cracmole à un prétendant. Comme c'est touchant ! Le plus marrant c'est que c'est un bon à rien de moldu. Enfin, vu votre âge on se demande ce que font les parents !

Pansy allait trop loin. Elle agrandit la photo qu'elle tenait dans les mains. Dans la pièce tout le monde pouvait voir la tête du type. J'étais en train de perdre patience.

-C'est bon, Pansy c'est lourd !

-Voyons Draco laisse-moi le présenter à tout le monde. Serpentard regardaient donc le futur moldu de mari de Potter. Je vous présente Dara ! Mais où est-il ? Il a dû comprendre qu'il ferait mieux de te fuir, une telle…

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la suite fût explosive. Potter avait hurlé dans la salle me faisant sursauter.

-FERME TA PUTAIN DE GUEULE !

Au moment même où elle criait. Les vitres explosèrent et Pansy fût projeté contre le mur. Elle tomba au sol en ayant perdue connaissance. Le silence était palpable dans la pièce. Potter fille avait tout le mal du monde à se calmer et semblait s'en vouloir. Elle mordillait sa lèvre inférieure tout en inspirant et expirant lentement. On aurait dit qu'elle étant en proie à une hyperventilation. Elle s'approcha de Pansy alors que tout le monde s'écartait d'elle et récupéra la photo. Puis sans un mot, elle monta au dortoir.