Note : Merci à Clélia pour sa bêta sur ce chapitre qui l'a fait rougir ;)

Ce chapitre est classé M. Et je pense que vous comprendrez rapidement le lien avec le chiffre 4.

Happy Birthday Some darling : 3

Bonne lecture !


L'Autriche a été un franc succès : la cible a été exécutée, les fichiers récupérés et la jeune fille sauvée. Harry se félicite notamment de la façon avec laquelle sa recrue a pris la mission en main, une fois son esprit enfin débarrassé de ses pensées fort peu appropriées lorsque l'on se trouve allongé dans un bois glacé, et que la mort est l'une des finalités.

Dans l'avion les ramenant sur Londres, il a aimé voir son jeune amant épuiser ses dernières réserves de patience à cause de la demande expresse de Merlin exigeant que leur rapport soit rédigé rapidement. La mort d'un homme, même si elle est nécessaire, entraîne une procédure dont personne ne peut échapper, pas même un agent haut gradé tel que lui C'est donc ensemble qu'ils ont complété le dossier sous le regard strict de Merlin. Toutefois, Harry a bien vu qu'au moindre frôlement, toute décence serait oubliée de la part de sa recrue.

C'est pourquoi, quand ils arrivent enfin à South Kensington, que la porte se referme sur eux, et que leurs lunettes sont rangées sur la commode de l'entrée, Eggsy se jette dans l'escalier. Harry, lui, prend le temps d'ôter son manteau et ses Oxfords sur mesure. Il a bien conscience de ce qui se passe à l'étage, dans la chambre qu'il partage désormais avec Eggsy. Le jeune homme doit être en train de se déshabiller en toute hâte, avant de se reprendre et de plier tant bien que mal ses vêtements pour ne pas le mettre en colère. Puis, il va l'attendre debout sur le tapis gris, près du lit, sublime dans sa glorieuse nudité.

Eggsy ayant une totale confiance en lui, il peut disposer à sa guise de ce corps jeune, svelte et empressé. Et Harry aime cela plus que tout. Il aime jouer avec son amant et à lui prodiguer les plus doux des supplices jusqu'à les mener tous deux au paroxysme du plaisir.

L'espion gravit à son tour les marches le menant au premier étage. La porte de la chambre a été laissée ouverte et cela fait sourire Harry qui s'adosse au chambranle, les bras croisés. Il contemple son amant, les yeux dans les yeux, et tombe une fois encore sous le charme de son air insolent. Il s'approche délicatement, ses chaussettes murmurant sur le parquet en acajou et porte sa main au visage d'Eggsy dont il effleure doucement la joue rasée de près, avant de poser tout aussi lentement un baiser sur ses lèvres.

« Retourne-toi et allonge-toi. » dit Harry en se reculant.

Sa voix basse fait trembler Eggsy qui s'exécute dans un mouvement rapide. Anticipant la demande d'Harry, le plus jeune récupère le tube de lubrifiant sous l'oreiller, le jette vers son mentor puis, anticipant sa demande, pose ses mains sur son dos. Harry sourit.

« Bon garçon. »

Il s'assoit à ses côtés et attrape les mains de son partenaire qui gémit, le visage enfoui dans l'oreiller. Le contraste entre la peau blanche d'Eggsy et la couette bleue nuit est digne du plus beau des tableaux. Il trace des arabesques sur le dos sculpté, changeant l'épiderme en givre.

« As-tu toujours froid, Eggsy ? »

« Oui. » Le son est étouffé mais Harry l'entend comme s'il l'avait hurlé.

Accentuant ses caresses sensuelles aux endroits les plus stratégiques, Harry explore ce corps outrageusement sexy. Eggsy ne bougera pas, il le sait. Alors, il profite, joue avec la chute de reins, griffant, effleurant, pinçant. Sa main gauche maintient toujours les poignets du plus jeune dans son dos et aucune plainte n'est entendue. Au contraire. Harry admire le calme avec lequel son amant lui confie le soin de s'occuper de lui. Un calme troublant car inexistant lorsqu'ils sont sur le terrain. En s'en remettant ainsi totalement à Harry, Eggsy prouve une fois de plus qu'il est un homme plein de surprises. Qu'il soit tendre ou plus emporté, jamais il n'a émis la moindre opposition quant à ses pratiques. Et dire qu'Harry aime cela est un doux euphémisme.

Son index droit retrace la ligne des fesses, frôle l'intimité, provoquant de longs frissons sur son passage. La peau d'albâtre est terriblement séduisante. Si Harry ne se contrôlait pas, il le prendrait déjà, poserait ses lèvres sur ces reins et ces omoplates dont il peut jouir sans contraintes. Mais tel n'est pas le but : son plaisir passe après celui du jeune homme qui s'offre à lui.

« Tu es tellement beau, Eggsy. Si seulement tu pouvais te voir. »

Il ôte ses doigts et, sous l'effet de la chaleur étouffante qui règne dans la pièce, desserre un peu sa cravate. Il retire ensuite le long tissu de soie de son cou et s'en sert pour lier les mains d'Eggsy entre elles, lui tirant ainsi un nouveau gémissement. Pouvant enfin s'occuper librement de son amant, Harry se relève du lit. Il se défait de ses vêtements, les dépose un à un sur le fauteuil prévu à cet effet, sans pouvoir détacher son regard du plus jeune une seule seconde.

Nu, il retourne sur le lit, se place entre les jambes de son amant encore allongé et s'empare du lubrifiant. Il s'en étale sur les doigts avant de reprendre ses caresses sur l'intimité d'Eggsy. Sachant combien cela peut exciter son amant, ce dernier ne retient visiblement plus ses cris lorsque l'index puis le majeur humide commencent à le préparer. Et effectivement, Harry regarde avec délice ses doigts disparaître à l'intérieur d'Eggsy, complètement subjugué d'entendre et de voir l'effet qu'il a sur lui.

Il arrête son geste et se laisse tomber en avant, sa main libre placée à côté du visage d'Eggsy. Son membre frôle les fesses athlétiques. Il embrasse la nuque humide de sueur, alternant morsures et baisers plus légers. Sa langue continue sa course le long de la colonne vertébrale tandis qu'il attrape l'épaule de sa main gauche et que ses autres doigts recommencent leurs sévices plus intimes.

Eggsy invoque son nom à chacune de ses nouvelles caresses. Miséricordieux, Harry attrape de ses dents le nœud de soie qui retient les mains de son amant et se redresse. Sans attendre son reste, pendant qu'Harry récupère le lubrifiant pour s'en enduire le sexe, Eggsy se met à quatre pattes, creuse les reins et halète bruyamment.

« C'est très bien, Eggsy. » murmure l'espion.

Il s'empare de ses hanches afin de le mettre à sa hauteur et le pénètre, par à-coup, modérant son enthousiasme de le prendre vite et fort. C'est Eggsy qui doit être récompensé. Lorsqu'il est entièrement en lui, Harry fait une nouvelle pause, s'amusant des prières de son amant qui lui ordonne de se remettre promptement au travail. Ce qu'il n'hésite pas à faire quand ces prières se transforment en suppliques.

Avec énergie, Harry entame des va-et-vient sensuels, s'accrochant aux hanches de son partenaire avec force. Comme souvent, il est sûr que de laisser des traces. Marquer Eggsy est un de ses plaisirs coupables : il adore voir les empreintes de son passage parsemer le corps de sa recrue ainsi que ses efforts pour les dissimuler.

Harry accélère. Il sent la sueur couler le long de son dos et ses muscles se contracter sous l'effort. Soudain, il voit Eggsy tendre une main vers son sexe délaissé depuis le début de leur activité. Alors, il s'arrête, se retire brusquement et claque la fesse droite qui devient rouge.

« Eggsy. » grogne Harry « Ce n'est pas ainsi que tu dois demander. »

Le jeune homme lâche son sexe et replace sa main sur le lit, reprenant sa position. Son souffle est saccadé, il essaie d'aligner deux mots mais seuls des grognements informes où transparaissent toute sa faim d'Harry sortent de sa bouche. Cherchant à l'aider, Harry passe sa main sur la partie irritée en un geste délicat. La respiration irrégulière d'Eggsy se calme presque immédiatement.

« Steuplé. »

« S'il-te-plaît quoi, Eggsy ? »

« Je peux me toucher, s'il-te-plaît Harry ? » implore le jeune homme en se retournant tout en plantant son regard azur dans celui, sombre, de son mentor.

Harry donne son accord d'un signe de tête distingué accompagné d'une légère moue. Moue qui se transforme en un sourire d'extase lorsqu'il pénètre à nouveau son amant, s'enfonçant complétement d'un geste vif. Les minutes qui suivent n'appartiennent qu'à eux, ils en oublient le monde, ne pensant qu'à ce qu'ils représentent l'un pour l'autre. Les gestes sont erratiques, ardents. Eggsy ne sait désormais dire plus que le nom d'Harry qui se concentre comme il peut pour ne pas se déverser sur le champ, attendant que son amant atteigne le paroxysme du plaisir afin de finir ensemble. Finir ensemble, ces deux mots qui veulent dire tellement plus.

Brusquement, Eggsy se relève, plaque son dos contre le torse d'Harry qui ahane sous le coup de la surprise. Posant sa tête contre l'épaule de son amant, Eggsy supplie Harry de le laisser jouir et le pousse à le prendre plus fort encore. Le plus vieux mord la jugulaire de son amant, le marquant une nouvelle fois comme sien. Il lui donne alors l'autorisation, entremêlant ses doigts à ceux d'Eggsy qui se trouvent déjà sur son sexe pour l'accompagner dans sa libération. Quelques caresses et ils jouissent, leur cœur à l'unisson, arrachant leur poitrine.

Ils tombent sur les draps souillés, tentant de retrouver leurs esprits, leur seule certitude étant qu'en cet instant, ils ne forment plus qu'un. Harry butine la nuque et le haut du dos de son compagnon tandis que ce dernier cherche à réapprendre comment respirer. Les yeux toujours fermés, Eggsy se retourne dans les bras d'Harry qui l'enlace. Le froid de la pièce s'impose à eux, les obligeant à trouver refuge sous la couette. Eggsy reprend sa place sur le torse de son partenaire, retraçant du doigt les signes d'une vie mouvementée.

« Tu sais » commence-t-il le plus doucement possible, ne voulant pas rompre la beauté du moment « c'est quand tu me prends comme ça que j'sais que j'suis à toi. »

Harry sourit et l'embrasse comme on le ferait de la chose qui nous est la plus précieuse. Et aujourd'hui, Eggsy n'a plus peur d'embrasser à son tour car il a enfin trouvé avec qui partager son intimité et sa vie.