Marie : Merci pour ton message, voici la suite.
Chapitre 1 : Retour sur le passé
Et sans un mot de plus, elle s'effondra en pleurs dans ses bras. Ce n'était pas la première fois que Neal devait la ramasser à la petite cuillère. Les cinq années qu'ils avaient passé ensemble, leur avaient fait connaître le meilleur comme le pire de chacun. Il s'étaient connus tous les deux à un moment critique de leur vie. Et malgré les années qui s'étaient écoulées et les voies divergentes qu'ils avaient chacun prise, chacun d'eux savait que le lien qui les unissait serait toujours plus fort que tout.
La revoir après toutes ses années lui faisait un bon en arrière de près de 15 ans. Le meilleur et le pire de ces années. Il était à l'époque jeune et inexpérimenté et tellement en colère contre le monde entier. Il ignorait tout de la place qu'il voulait prendre dans le vaste monde. Celui qu'il était aujourd'hui, il le devait à deux personnes, un père et sa fille celle qui était aujourd'hui Elisabeth Keen profileuse pour le FBI et l'homme qui l'avait élevé comme son père Sam.
Flash back
15 ans plus tôt, Chicago
Il venait d'arriver en ville. Il avait pris le train durant près de 48 heures changeant 3 fois de bus fuyant les contrôleurs et il avait fini par atterrir. Tout ce qu'il possédait tenait dans le sac à dos fatigué et le tube qui contenait ses dessins. Avec 50 dollars en poche, il savait qu'il ne pourrait tenir que deux jours tout au plus et encore s'il se contentait d'un seul repas au cours de ceux-ci.
La première chose qu'il fit, c'est de se trouver un endroit où dormir. Etant mineur, il savait qu'il ne pouvait se permettre de se rendre dans un endroit où on lui demanderait une pièce d'identité. Il se choisit un petit hôtel d'aspect peu reluisant à la limite de l'hôtel de passe mais bon il ne pouvait se permettre de cracher dans la soupe à 10 dollars la nuit, il pourrait rester une nuit supplémentaire et se permettre de manger quelque chose de plus consistant qu'une barre de céréales, la seule chose qu'il ait avalé ces dernières 48 heures.
Il sortit de sa chambre non sans avoir pris le soin de garder ses biens les plus précieux sur lui. Après un repas rapide dans une célèbre chaîne de fastfood. Il était une deux heures de l'après midi lorsqu'il se dirigea vers le musée des arts de Chicago bien sur il ne pouvait se permettre de payer le ticket d'entrée mais il était très doué pour voler sous les radars.
Profitant du nombre impressionnant de groupes de touriste, il délesta rapidement une des personnes de son ticket d'entrée. Il pénétra ensuite dans le musée flânant d'un endroit à l'autre tout en délestant une vingtaine de personne. Il adorait cet endroit mais savait qu'il devait rapidement quitter pour éviter les gars de la sécurité.
Il ne vit ni ne sentit même pas, la personne qui passa à ses côtés. Il ne jeta même pas un coup d'œil à son butin préférant attendre d'être en sécurité dans la chambre afin d'établir le bilan de la journée. Il s'installa sur le lit et commença à récupérer son pactole de la journée et celui-ci était pas mal 750 dollars pour deux heures de travail mais quelque chose l'inquiéta tous les portefeuilles étaient là sauf le sien quelqu'un les lui avait volé.
La panique commença à le gagner lorsqu'il entendit des coups résonner à la porte. Il planqua rapidement son butin et ouvrit la porte. Sur le seuil se trouvait un homme d'une quarantaine d'années.
Bonjour, Monsieur Devore, si c'est bien votre nom. Je crois que nous avons des choses à nous dire, dit il en prenant soin de refermer la porte derrière lui.
Le jeune homme n'en menait pas large bien qu'il tentait de le cacher sous un masque d'indifférence. Ils se jaugeaient tous les deux comme des prédateurs reconnaissant les forces et les faiblesses de chacun.
Te biles pas gamins, je ne suis pas là pour te piquer ce que tu as gagné.
Alors qu'est ce que vous faites là ? Et pourquoi me piquer mes affaires, dit le jeune homme d'un air renfrogné
Je sais reconnaître le talent quand je le vois et je voudrais te proposer quelques choses.
Je me débrouille très bien tout seul.
Je n'en doute pas gamin mais aux vues de tes talents et je ne parle pas de ceux auxquels j'ai assisté aujourd'hui mais au dessin que tu camoufles sous ton lit, nous pourrions faire de grandes choses.
Et qu'est ce que ça me coûterait, les propositions de ce genre c'est jamais gratuit.
Ecoutes, je te propose un endroit où dormir, trois repas chauds par jour tout ce que je te demande en échange c'est que tu acceptes mon enseignement. Tiens, c'est mon adresse, ma proposition est valable 24 heures, dit il en lui tendant un mot ainsi que ses papiers.
A peine, l'homme sorti, le jeune homme vérifia que tous ses documents étaient bien là. Il ne put s'empêcher de serrer la photo de sa mère qu'il gardait dans un recoin de son portefeuille. C'était son bien le plus précieux, la dernière photo d'elle prise à peine quelques semaines avant sa mort avant que sa vie ne bascule par une lettre de sa mère.
Dans celle-ci, il avait découvert que sa vie entière n'était qu'un mensonge. Son père, l'homme dont sa mère lui avait toujours donné une version idéalisée était en réalité un flic ripoux qui était mort en prison après avoir été accusé de plusieurs meurtres. Sa mère, l'ex-équipière de son père et lui avaient dû fuir après cela et avaient été mis dans le programme de protection des témoins.
Il avait tout juste 14 ans lorsque sa mère était morte des suites d'un A.V.C. Helen, l'ex-équipière de son père l'avait pris sous son aile et avait ensuite fait de son mieux pour continuer son éducation. Elle n'avait pas pu cependant l'empêcher de tomber dans la délinquance. Il s'était fait tout seul apprenant sur le tas les ficelles du métier. Il avait commencé petit en montrant des talents de pickpocket.
Helen s'était montrée très patiente avec lui, avait tout tenté pour le remettre sur le droit chemin. Mais plus elle essayait, plus il se braquait tant et si bien qu'elle lui avait posé un ultimatum quelques jours plus tôt et lui ne l'avait pas supporté. Il avait tout abandonné considérant que désormais il n'avait plus besoin de personne pour se débrouiller.
Quand il voulut récupérer le tube à dessins sous son lit, il ne trouva que le vide. Ce sale type avait osé lui piquer ses croquis.
C'est ça que tu cherches, dit une voix venant de la fenêtre de son immeuble.
Se tournant dans la direction de la voix, il découvrit un gamin qui tenait le tube, salopette et casquette à l'envers mâchant un chewing-gum.
Qu'est ce que tu fiches ici ? Rends-moi ça tout de suite.
Te biles pas, je te les rends. T'es fort dans ce que tu fais.
Je ne répèterais pas, qu'est ce que tu fous ici ?
J'étais venu te rapporter ça aussi, dit le gamin en lui tendant un pendentif.
C'était celui que sa mère portait toujours à son coup, il ne l'avait pas quitté depuis sa mort.
Bon et ben à un de ses quatre, dit elle en disparaissant par la fenêtre.
Il se précipita à la fenêtre et ne put qu'apercevoir, le gamin sauter de l'escalier de secours et courir dans la rue. Il passa ensuite une bonne partie de la soirée et de la journée du lendemain à réfléchir. Il avait beau être un rebelle, il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps sans appui dans cette ville au moins les premiers temps. Et puis, il se disait aussi qu'il pourrait toujours se barrer si ça ne lui convenait pas.
A moins de 5 minutes de la fin de l'ultimatum, il sonnait à la porte d'une vieille maison qui avait l'air plutôt bien entretenu. Pour une surprise, c'était une surprise, le gamin d'hier se tenait devant lui, enfin pour être exact, ce n'était pas un gamin mais une fille qui devait avoir son âge très jolie en vêtement féminin.
Salut, je suis Liz.
Moi, c'est Franck
Fin du flash back
C'est ainsi que c'était déroulées leur première rencontre, les choses n'avaient pas été faciles tous les jours. Leurs débuts avaient été plutôt chaotiques mais ils avaient fini par s'y habituer et leur tempérament avait fini par se compléter.
Neal avait fine par l'apaiser, il détestait voir une femme en pleur et surtout quand il s'agissait d'Elisabeth. Elle commença alors à tout déballer. Il ne dit rien la laissant vider son sac sachant qu'il ne valait mieux pas l'interrompre. Ils restèrent un long moment silencieux après cela, Neal ne sachant comment aider la jeune femme qui semblait totalement perdue et ça se comprenait. Il fut interrompu par le bruit de quelqu'un frappant à la porte et eut l'envie de se taper la tête contre la table, il avait oublié que Peter devait passer…
A suivre
