Attention : A toutes fins utiles, je rappelle qu'il est interdit d'assassiner l'auteur, choses que vous aurez certainement envie de faire à la fin de ce chapitre.

Chapitre 3

Et n'essayez pas de me mentir, je sais qui vous êtes et vous savez qui je suis. Je veux Neal Caffrey, dit Raymond Reddington.

Bon sang, il le savait mais il était trop jeune et trop beau pour mourir. Il avait bien prévenu Neal, ce n'était pas une bonne idée mais comme à son habitude Neal n'en avait qu'à sa tête et ce pour les beaux yeux de sa chère Kate. Voilà dans quel pétrin, ils étaient fourrés à cause d'une histoire de cœur. Il fallait prévenir Neal mais on n'échappait à Raymond Reddington, Neal et lui allaient finir au fond de la mer avec des chaussures en ciment.

Bon, nous allons donc passer aux choses sérieuses. Dembe, prépares-moi ce qu'il me faut. A moins que … dit il en s'approchant d'un tableau. Tut, tut, tut, Monsieur Abersham, je vous pensais plus malin que ça. C'est un truc vieux comme le monde.

Détachant la toile du mur qui lui faisait face, sous le regard de Mozzie qui gardait malgré tout confiance, après tout même s'il avait découvert ce tableau rien ne prouvait qu'il saurait déchiffrer le code. Neal et lui avaient mis au point ce code grâce au talent artistique de ce dernier, il n'y avait pas que cette peinture bien sur, Neal avait créé des codes sur différentes choses même si quelqu'un arrivait à en décrypter un, les autres resteraient toujours masqués.

Bien, bien, voyons ce que je peux trouver avec ça. Intéressant… dit il quelques minutes plus tard. Très intéressant maintenant quel téléphone, utilisez-vous pour le joindre. Un téléphone par jour de la semaine mais ce serait un peu simpliste de penser que vous utilisiez en utilisant l'ordre des jours, chacun ayant la couleur de l'une de celles des couleurs de l'arc en ciel. Nous y voilà, Dembe prépare notre ami pour la photo.

Appartement de Neal Caffrey même moment

Neal, Peter et Elisabeth avaient finalement choisi de rester ensemble pour déjeuner. Peter avait très bien compris que Neal souhaite reste auprès de la jeune femme. Il ignorait ce qu'ils s'étaient dits avant son arrivée mais bien que cette dernière se soit recomposée un visage, il avait pu noter des traces de larme.

C'était une femme forte, une vraie battante, les évènements de l'année qui venaient de s'écouler le lui avaient prouvé. Lorsque l'agent Harold Cooper avait pris contact avec lui un an plus tôt, il avait simplement pensé qu'il cherchait des informations sur une future recrue. Il n'avait pu lui dire d'Elisabeth Keen que ce qu'il avait pu découvrir en la cotoyant plusieurs semaines d'affilé dans le cadre de cours qu'il avait donné à Quantico deux mois auparavant.

Depuis, il avait suivi de loin en loin, l'histoire d'Elisabeth et ses pérégrinations aux côtés du célèbre Raymond Reddington. Il ne doutait pas un instant que la jeune femme ne se laisserait pas se faire marcher sur les pieds par ce type. Malheureusement, elle avait subi également un terrible revers son mari d'abord gravement blessé au cours de sa première enquête s'était révélé être un vrai salaud. C'était un agent double, qui ne l'avait épousé que pour se rapprocher de Reddington. Il s'était échappé laissant une vraie pagaille autour de lui. On lui avait même proposé à un moment le poste de Harold Cooper le temps que celui-ci se rétablisse.

Cependant, il était désormais bien trop occupé avec les affaires du bureau. Enfin, non ce n'était pas tout à fait exact, il ne voulait pas s'éloigner de Neal. Il s'en était rendu compte depuis le retour de Neal au Cap Vert et même bien avant hélas. Il lui avait fallu prendre son temps et puis le fait qu'il n'était pas sur qu'il se soit remis de la mort de Kate. Et même là, il n'avait pas fait dans la simplicité.

Flash back

Encore une enquête compliquée, Neal et Mozzie avaient encore fait des leurs comme d'habitude. Mais pour Peter, ce n'était vraiment pas le moment. Il se retrouvait face à un dilemme dont Neal ignorait tout et son comportement n'aidait vraiment pas. Remplacé l'unité de Washington était un pas important dans l'avancement de sa carrière mais cela voulait dire quitter New York et a fortiori Neal.

Il ne savait pas pourquoi il se trouvait devant la porte de Neal ce soir. Une part de lui avait envie de fuir sans demander son reste pensant que rien de bon ne pourrait sortir de tout cette histoire. Il faisait déjà demi-tour quand la porte s'ouvrir sur un Neal torse nu.

Peter, j'avais bien entendu du bruit dans le couloir. Entre, je t'en prie.

Ne fais pas l'innocent, tu sais très bien pourquoi je suis ici.

J'au ta marque de bière préférée dans le frigo.

Neal, gronda-t-il.

S'il te plait pas ce soir.

Pas ce soir, tu dis pas ce soir, dit il en s'approchant de lui dangereusement. Tu as failli te faire tuer encore une fois et tu as entraîné Mozzie avec toi. Tu préfères toujours faire cavalier seul comme d'habitude.

De toute façon qu'est ce que ça peut te faire Peter de ce qui m'arrive, tu vas partir pour Washington, lui hurla Neal.

Leurs visages s'étaient lentement rapprochés puis brusquement tout bascula. Pris dans le feu du moment, ils échangèrent un baiser brûlant mêlant colère et désir lorsqu'ils reprirent conscience du monde qui les entouraient, ils se dégagèrent de l'étreinte et un silence gêné s'installa entre eux. Peter quitta le logement sans un mot des dizaines de pensées se bousculant dans sa tête.

Les jours qui suivirent, Neal et lui s'évitèrent soigneusement. La situation en resta là trois jours durant quand un soir, il trouva Neal sur le seuil de la porte. Alors devant une bonne bouteille de vin, ils parlèrent une bonne partie de la nuit de tout et de rien tranquillement. Ils voulaient tous les deux tenter quelque chose, ils étaient prêts à sauter le pas tous les deux et advienne que pourra. La vie les avait si souvent malmenés qu'ils voulaient profiter de chaque instant.

Fin du flash back

Peter ne put retenir un sourire en repensant à tout cela. Neal et lui étaient heureux, bien sur il y avait eu des petits accrochages et il y en aurait encore d'autre à n'en pas douter mais il n'avait pas de regrets. Il entend vaguement Neal dire qu'il descend voir si June veut se joindre à eux pour le dîner.

Neal descendait les escaliers qui menaient à l'appartement de son amie quand il sentit son téléphone vibrer. La photo ainsi que le message qui accompagnait celle-ci était, on ne peut plus explicite.

Planque de Mozzie, même moment

Bien, bien, bien, je pense que le message que j'ai envoyé est on ne peut plus explicite. Il ne nous reste plus qu'à attendre.

Vous êtes fous si vous croyez que Neal va venir pour moi.

Il viendra, j'en suis sur s'il tient à vous retrouver en un seul morceau. Et n'espérez pas que les fédéraux puissent nous localiser, le signal dubracelet GPS de votre ami va rester dans le périmètre de 3 kilomètres qui lui est astreint. Maintenant, installez-vous confortablement, nous en avons pour un petit moment.

Moins de vingt minutes plus tard, Neal se présentait sur le seuil de la pièce où était attaché son ami.

Moz, tu vas bien, ils ne t'ont rien fait.

Neal, tu n'aurais pas du venir, c'est de la folie.

Je ne pouvais tout de même pas t'abandonner.

Neal, il va te tuer.

Votre ami a entièrement raison. Ravi de vous rencontrer enfin Monsieur Caffrey.

Monsieur Reddington, je présume.

Bien maintenant que les présentations sont faites. Qu'elles sont vos intentions, allez-vous me suivre gentillement, où dois-je employer la manière forte ?

Je suis prêt à vous suivre mais ne lui faites pas de mal.

Vous n'avez rien à négocier Monsieur Caffrey, c'est moi qui aie toutes les cartes. Dembe, fouille-le et attache le solidement, je veux m'assurer qu'il n'ait gardé de petites surprises pour nous.

Quelques instants plus tard, Neal était poussé sans ménagement de l'autre côté. Des paroles assourdies par la porte fermée parvinrent par bribe à Mozzie ne laissant plus planer l'ombre d'un doute sur le traitement qui était infligé à Neal alors que lui y assistait impuissant. Une chose était certaine l'assassinat de Neal était prémédité, ce n'était pas pour un simple tableau qu'il allait mourir mais des personnes hauts placées qui voulaient le faire disparaître avait mandaté Reddington le médiateur du crime.

Ce fut sa dernière pensée avant qu'un coup de feu déchire le silence qui venait de s'installer. Il se rendit à peine compte du coup de tazzer qu'il reçut avant de perdre connaissance.

A suivre