Note : Some, ton amour incommensurable pour Daniel Craig est dévoilé dans ce chapitre. Déso pas déso :3 Une 25e fois, un très heureux anniversaire *coeur*
Nalou, merci encore et toujours *coeur aussi*
Ce chapitre fait partie des classés M. Je vous laisse découvrir ;)
Le soleil levant caresse la peau de ses avant-bras. Il a relevé les manches de sa chemise et abandonné sa veste sur un rocher derrière lui. Assis, les coudes sur ses genoux, il regarde l'horizon, profite de la beauté du paysage qui s'étend face à lui. Ses pieds nus jouent avec les grains de sable chaud. Cela fait longtemps qu'il n'a pas pris le temps de faire cela : enfouir ses orteils dans la chaleur d'une plage du bout du monde, loin de tous. Il replace ses lunettes de soleil et cherche des yeux un indice qui pourrait lui indiquer où se trouve son amant.
Il aperçoit enfin le visage où tombent les cheveux mouillés puis le torse trempé qui luit au soleil. Harry secoue la tête, le sourire aux lèvres, en voyant Eggsy accourir vers lui en faisant l'idiot, jouant des muscles et adoptant une démarche qui se veut virile avant de s'étaler sur la serviette à côté de lui, sur le ventre.
« Tu nous fais le remake de Casino Royal ? »
« C'est ton fantasme de me voir avec le moule-bite de Daniel Craig ? »
« Celui que tu portes me convient parfaitement. »
Comme pour appuyer ses propos, Harry effleure les fesses couvertes par le maillot de bain du bout des doigts. Eggsy lui sourit, les yeux plissés à cause de la lumière.
« T'aurais dû venir avec moi. »
« L'eau est bonne ? »
« Idéale. 25 degrés. Faudrait qu'on soit envoyés en mission dans les Caraïbes plus souvent. »
« J'en parlerai à Merlin. »
Harry s'allonge à son tour, les yeux fermés, sa main trouvant les doigts toujours légèrement humides de son amant qui les serre.
« T'as pas trop chaud, habillé comme ça ? »
Il tourne son visage vers Eggsy qui s'est appuyé sur un coude, la tête dans la main.
« Que sous-entends-tu, Jeune homme ? »
« Tu t'en doutes très bien. »
Eggsy se redresse, se met à califourchon sur Harry et commence à déboutonner la chemise blanche, laissant voir le torse pâle. Harry attrape le poignet du plus jeune pour l'arrêter.
« Pas ici. »
« On est loin de tout. Sérieux, Harry. On se croirait dans un putain de film porno tellement la situation semble parfaite pour ce genre de choses. »
Et il a raison. Ils se trouvent sur la plage de leur hôtel, abandonnée de tous en cette heure matinale de la journée, cachés par les rochers. Personne ne peut venir troubler leur moment de calme. C'est vrai que c'est parfait.
« Détends-toi. » susurre Eggsy, reprenant sa tâche avant de s'attaquer à la ceinture, descendant plus bas. « Laisse-toi faire. »
Des frissons le parcourent de haut en bas. Il sent la fermeture éclair de son pantalon glisser sur son sexe qui commence à durcir. Alors, Harry se relève, pousse Eggsy sur le côté et se déshabille rapidement, ne cherchant pas à éviter de froisser ses vêtements. En caleçon, il s'allonge sur son amant qui sourit de toutes ses dents. Il trouve les lèvres rouges et les embrasse, oubliant où ils sont, que quelqu'un peut les trouver dans cette position. Rien ne compte plus qu'Eggsy, ses lèvres, son corps.
« Tu es facile à convaincre. » halète Eggsy alors que la bouche d'Harry dépose une litanie de baisers sur sa mâchoire.
« Toujours quand il s'agit de profiter de ton cul étroit. »
« Ton langage, Harry. »
Eggsy rit mais son rire se transforme en grognement quand Harry poursuit son exploration jusqu'à son téton droit et le mordille. Il repasse de sa langue le pectoral, les abdominaux marqués. Deux de ses doigts trouvent l'élastique du maillot noir d'Eggsy et lui retire, libérant le membre aussi tendu que doit être le sien. Il le prend dans sa bouche, ne voulant rien de plus qu'entendre les sons que produit la gorge de son amant dans ces moments-là. Une main s'accroche à ses cheveux alors que le dos d'Eggsy se cambre et qu'il plante ses talons dans le sable. Harry sent la verge cogner contre sa gorge. Il se redresse et vient récupérer les lèvres d'Eggsy, bloquant ses hanches avec les siennes au passage.
« Si tu veux que je te baise, Eggsy, il va falloir te montrer plus docile et discret. »
Il chuchote, à quelques millimètres de la bouche du plus jeune. Il sait quel effet cela a sur lui, qu'il pourrait le faire jouir uniquement ainsi, en soufflant des paroles sensuelles et sexuelles contre ses lèvres. Eggsy aime quand Harry adopte un autre langage et Harry n'hésite plus désormais à jouer là-dessus. Mais, il sait que ce qu'Eggsy aime par-dessus tout, c'est lorsqu'il lui impose, lui donne des ordres car Eggsy ne se laisse dominer que par lui, n'est soumis qu'à ses lèvres.
C'est pour cela qu'Eggsy se calme subitement, s'empêche de ruer pour demander plus de contact. Alors, Harry le remercie, suce la peau fine de son cou afin d'y laisser sa marque puis retourne s'occuper du sexe trop vite délaissé. Il reprend ses gestes tendres, aimants, lèche, mordille, taquine de sa langue le membre. Eggsy se retient et ça se voit à ses yeux fermés et plissés, à ses doigts dont les jointures deviennent blanches à force de trop serrer la serviette entre ses mains. Sa bouche ne forme plus qu'une ligne étroite pour ne laisser échapper aucun cri.
« Retourne-toi. »
Eggsy s'exécute dans un mouvement leste. Harry retire son sous-vêtement en vérifiant que personne n'est arrivé entre temps mais ils sont toujours aussi seuls, pour leur plus grand bonheur. Il s'agenouille, les jambes d'Eggsy entre les siennes. Il caresse voluptueusement les fesses offertes puis se penche et remplace ses doigts par sa langue. Pour honorer sa promesse silencieuse, Eggsy attrape son maillot et l'enfouit dans sa bouche. Harry approuve l'initiative par un nouveau coup de langue sur l'entrée étroite. Son amant a le goût du sel et ça l'excite, lui donnant une idée de tous les diables. Il se relève et prend sa serviette qu'il enroule autour de sa taille, sous le regard ahuri d'Eggsy.
« Putain… Harry. Mais qu'est-ce que... ? »
« Je me jette à l'eau. » coupe Harry. Il se dirige ensuite, sans un regard pour son compagnon, vers l'eau turquoise. Au bord, il lâche sa serviette et entre le plus rapidement possible. Il suffit de quelques instants pour qu'Eggsy le rejoigne et lui saute au cou, l'embrassant goulûment.
Les chevilles d'Eggsy se croisent dans son dos, ses lèvres ne quittent pas les siennes. Rapidement, Harry insère un puis deux doigts dans l'intimité de son amant qui pose son front contre son épaule et halète. L'eau leur arrive en haut du torse, les cachant juste ce qu'il faut. Et Harry le pénètre d'un coup, n'attendant pas plus de temps. C'est Eggsy qui instaure le rythme s'appuyant sur les épaules musclées de son aîné. Il est rapide, enivrant. Ils ne veulent, de toute façon, pas prendre leur temps. Lorsqu'Eggsy jouit, c'est parce qu'il s'est enfoncé sur toute la longueur du sexe d'Harry qui a touché sa prostate. Il se laisse alors tomber dans les bras de son amant qui le resserre contre lui.
« T'as pas fini. » souffle Eggsy dans son oreille.
« Nous avons encore du temps devant nous avant de reprendre l'avion et j'ai bien envie de tester la literie de l'hôtel. »
« Tu es un animal. »
« C'est moi qui vient d'avoir cinquante ans ou toi ? »
Eggsy rit et se laisse porter jusqu'au rivage. Harry le regarde remettre difficilement la serviette autour de sa taille puis partir récupérer leurs affaires, son dos portant des traces de leurs précédents ébats. Oui, ils ont encore du temps.
