Buenos tardes, je viens de poffiner par ci par la le chapitre 1, et je suis en train d'écrire le chapitre 2, j'essaie de prendre de l'avance pour être régulière. Et j'ai vu des suiveurs de cette histoire et des gens qui l'a lisent, c'est cool , meeerci. :) La série passe par ailleurs sur la 14 en France pour informer. ;)
Un peu de musique: No rest for the wicked - Lykke Li & Knights - Crystal Castles.
Bonne lecture !
Chapitre 1
Trois. C'était le nombre de mois qui étaient passés lorsque la jeune blonde a été abandonnée dans ce coin un peu sombre. Assommée, incapable de faire quelque chose. Avec un corps, celui de son être aimé sur le sol, devant elle. Trois, c'était aussi le nombre de mois où elle se posait la question qui était cette femme, cette tueuse. Une ancienne soldate, peut être trop traumatisée par la guerre ? Syndrome post-traumatique. Un assassin appartenant à une secte pas très seine ? Bien trop cliché. C'était un mystère. Une énigme qu'elle avait envie de résoudre. C'était par nécessité. Par justice.
Trois mois, c'était aussi la période où elle avait endossé ce rôle de gardienne de la nuit, de justicière, ce genre de gens qu'on ne retrouve dans la fiction. Elle avait n'avait pas de nom, juste un costume. Un costume pour se cacher, pour faire régner une forme de justices et pour se venger. Pour trouver la vérité à ce massacre. Elle avait besoin d'offrir une justice pour un monde injuste et incapable de trouver cette vérité. Elle en avait besoin. Et depuis presque trois mois, elle sauvait ces gens victimes d'injustice. Un soir, c'était un de ces gars qui était là au mauvais endroit au mauvais moment. Une histoire de bagarres qui avaient mal tourné. Elle l'avait aidé à s'échapper. Ou ces femmes battues par des gars pas trop finaux. Ce genre de choses simples et efficace. Un acte de bonne citoyenneté en quelque sorte. Cependant, elle ne perdait pas sa quête de vue : la vérité et cette femme coupable du pire pêché.
Ping. C'était le bruit qu'entendait la jeune blonde lorsque la boisson tomba du distributeur. Un soda. Tout ce qui avait de plus banal. Elle se trouva à l'hôpital. Elle n'était pas malade, ni aucun membre de sa famille ni même de ses amis. C'était sa mère qui y travaillait. Grande chirurgienne reconnue. Elle était venue la voir, pour prendre de ces nouvelles. Elle n'avait jamais le temps de la voir trop occupée et préoccupée. Elle ne sortait presque jamais. Il y avait son travail dans l'art, une petite artiste qui exposait de temps en temps. Il y avait son autre activité, qui lui prenait tout son temps et son énergie. La vigilance. Un terme pour dire que la nuit ce n'est plus la même personne, une sorte de justicière en quête d'un monde de meilleur. Ce n'était pas vraiment le cas. Elle cherchait le coupable de Finn, son petit ami. Cette personne caché derrière un masque. Sa traque prenait tout son temps. Ça ressemblait au jeu du chat à la souris. C'était sur ce manque de vie sociale que c'était disputée la blonde et sa mère. Elle s'y était de toute évidence préparée. La materne lui faisait la morale sur son renfermement soudain, son manque de joie, ses décisions. Mais Clarke était têtue, elle n'écoutait pas. Elle n'écoutait plus vraiment grand monde ces derniers temps. Alors elle était partie subitement fuyant le reste de la conversation qui n'était que pour elle que de reproche.
« Clarke ! J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, la mauvaise, c'est qu'on a rien sur cette fille, la bonne c'est qu'on a plusieurs témoignages. Donc je te donne le dossier, tu regarderas.
- Merci Bellamy, je verrais ce que je peux trouver comme piste.
- À ton service, princesse. Mais fait quand même attention... Ce n'est pas une tendre.
- Tu me connais. »
Pour toute réponse, le jeune flic afficha un grand sourire, bien qu'il soit inquiet. Après lui avoir donné le dossier, il l'enlaça en guise d'un au revoir rapide, puis il partit. Cela pourrait être pas banal un officier dans un hôpital, mais ce n'était pas le cas. À cause de la hausse du taux de criminalité ces derniers temps, il y avait de plus en plus d'attaque à arme blanche ou à feu, de plus en plus de malfrats qui se foutaient sur la gueule. Tout le monde était un peu dépassé.
Ouvrant le dossier qu'elle avait dans les mains, elle jeta un coup d'œil. Il y avait diverse information. Son portrait sous forme de dessins qui intérieurement critiqua avec une légère mauvaise fois. Fierté des artistes. Il y avait ses crimes, une description détaillée qu'elle ne prit pas le temps de lire. Elle se disait qu'elle le lirait après. Chez elle. Elle ferma le dossier en prenant soin de le mettre dans le sac quand soudainement quelqu'un cria de vives voix.
« Nyko, appelez Nyko ! »
C'était une femme, avec un teint typé, des cheveux blond foncé ou châtain clair, des yeux en amande. Elle était paniquée. Elle tenait une autre femme. Des cheveux châtains, des yeux verts et lamentablement blessés. Au niveau de l'estomac. Ça se voyait sur haut clair qui affichait une énorme tache de sang. Elle reconnaissait ces personnes. Des femmes influentes, aussi influentes que le maire Kane. Elle posa son sac à l'accueil et Clarke n'eut même pas le temps de réfléchir au pourquoi du comment, qu'elle se précipita vers ces femmes pour leur apporté son aide. Elle porta l'autre côté de le blessé et indiqua dans quel lit il fallait poser. Ce qu'elles firent délicatement. La jeune femme n'était pas une débutante dans le domaine médical. Sa mère, qu'elle décrirait parfois comme une dictatrice, lui avait imposé des études en médecine. Mais elle avait préféré être infirmière. Histoire de contredire sa mère. Elle les avait finies ses études, mais n'avait jamais eu envie de bosser dans ça.
La jeune blonde commença alors son inspection, pour découvrir les symptômes, la blessure, pour faire des conclusions les plus objectives pour aider cette fille, mais elle fut arrêté par la plus âgée. Clarke fut surprise.
« Appelez Nyko.. Le dr Wood immédiatement.
- Écoutez, je ne bosse pas ici, Le Dr Wood est...
- Appelez-le. »
Elle ne comptait pas céder. L'artiste le savait, elle l'avait compris. Elle comprenait aussi qu'il y avait un lien avec ce médecin, au vu de la familiarité qu'elle avait employée. Elle savait aussi que ces personnes n'étaient pas n'importe qui. Cependant ce n'était pas son genre à suivre les ordres que l'on lui donne peu importe de qui cela parvenait.
« Elle va surement se vider de son sang si je fais rien. Donc je diminue l'hémorragie et une infirmière va appelez le Dr Wood, ok ?
- Cela ne la sauvera pas . »
Mais Clarke ignorait totalement ces dernières paroles. Elle voyait la jeune femme de plus en plus mal. La sueur coulait sur son visage dû à une fièvre. Elle leva le t-shirt et observa la plaie. C'était un couteau, ou une épée, quelque chose qui semblait tranchant. Elle constata que la blessure était profonde et qu'une trace un peu verdâtre, s'était installée. C'était étrange. Pas commun. À croire qu'on essayé de la tuer à petit feu avec une sorte de poison. Clarke savait dès cet instant que cela n'était pas masse à faire. Sur un chariot à côté du lit, elle prit et enfila des gants, prit des compresses et les posa fermement sur la plaie. Elle stoppa l'hémorragie en appuyant sur la carotide en même temps. Elle cousue la blessure pour éviter une hémorragie plus grave. L'état ne semblait pour autant s'améliorer. Il empirait. Et cela l'a dépassé. Elle se tourna vers la plus âgée, inquiète. Alors elle s'écria dans tout l'hôpital
« Que quelqu'un bip le docteur Wood, immédiatement !»
La plupart des infirmières et autres personnels médicaux furent surpris. Mais l'une de ces personnes indiqua qu'elle l'avait appelé. Elle fut légèrement rassurée. Elle pourrait respirait en paix et finir au plus vite avec cette affaire.
Ils se connaissaient très bien, c'était la conclusion qu'elle avait tirée de ces derniers mots. L'infirmière improvisée fut ceci assez étonné du calme et la froideur de la blonde ainsi que celui de l'autre, qui malgré la douleur semblait assez calme. C'est au loin qu'elle aperçut Nyko, un grand homme, brun, imposant. Il semblait légèrement agacé. Il s'avança vers la jeune femme blessée ignorant Clarke. Il s'approcha de prêt, l'auscultant et observant la blessure qui semblait faire souffrir cette femme qui restait néanmoins calme. Aucune panique, aucune inquiétude, de la souffrance physique, simplement. Clarke était réellement étonnée.
« Lexa dans quoi tu t'es encore fourré ? lâcha le médecin
- Elle a été empoisonnée.
- Tu sais quel est le poison ?
- Non. C'est toi l'expert. »
Il soupira légèrement. Et renifla la plaie. Ça semblait étrange du point de vue de la jeune blonde. Quel médecin reniflerait son patient ? Elle n'eut pas le temps de répondre que Lexa se paralysa soudainement et semblait ne plus pouvoir respirer, elle n'arrivait plus à trouver le moyen de respirer. Son souffle se bloquer à chaque fois qu'elle essayait. C'est la qu'elle vit la plus âgée perdre son calme, être de plus en plus inquiète. Nyko semblait également inquiet, un regard sévère sur son visage. Il lâcha soudainement
« Du curare »
Il peinait à trouver une solution. Clarke se souvenait de ces cours et son expérience, notamment grâce à sa mère qui lui imposait d'apprendre certaines choses histoire de s'avançait. Et pour la première fois, elle remercia sa mère intérieurement de lui avoir fait une petite présentation des poisons et leur remède.
« Néostigmine et de l'atropine, c'est ce qu'il faut.»
Le grand brun se tourna soudainement vers Clarke. La réponse à ce moment la lui semblait tellement évidente qu'il fut légèrement déçu de ne pas avoir pu le trouver plus tôt.
« Qu'attends-tu Griffin, va les chercher ! »
Elle ne prit pas le temps. Elle courut. Sans plus attendre au local où se trouvaient les médicaments. Elle entra cherchant en fouillant rapidement les étagères. Elle trouva et prit par la même occasion des aiguilles. Elle s'élança vers la sortie et rejoint le médecin lui donnant l'antidote à ce fameux poison. Il prit l'aiguille la mettant dans le pot puis pris une autre pour le deuxième. Il planta les aiguilles les unes après les autres. Dans le cœur. Elle se calma net. Sa respiration était régulière et le choc de la douleur l'avait assommé. Ses yeux étaient fermés. Et les visages des trois qui étaient éveillés furent soulagés.
Le grand brun se tourna alors vers Anya. Il croisa ses bras et la regarda en fronçant les sourcils. Il semblait assez préoccupé.
« Il faudra que tu l'as surveille
- Elle ne voudra pas Nyko... Souffla Anya doucement?
- Titus le fera alors ou Indra... Il faut que tu la tiennes un peu.
- On fera ce que l'on peut.
- Oui. Bien que je ne porte pas les Griffin dans mon cœur, tu la remercieras au lieu de la menacé constamment du regard. »
Elle n'avait dit aucun mot depuis le début de la conversation. Elle n'était pas à sa place et le savait pertinemment. Mais bien qu'elle ait ignoré le regard menaça de son aînée, elle fut surprise que Nyko demande à cette femme de la remercier. À vrai dire, elle n'était pas proche de celui-ci, mais le connaissait grâce à sa mère, c'était des collègues. Parfois, il y avait des repas entre collègues. Des discussions. Des choses banales qui faisaient que tout le monde connaissait un peu tout le monde. La blonde la plus âgée lâcha un soupir pas très heureuse d'être blessée dans son estime. Cependant, elle la remercia poliment. Sans un mot de plus. Clarke les accepta. Elle ne pouvait refuser. Ces personnes dirigeaient presque cette ville. La plus âgée était avocate, le genre dont on ne veut pas trop se mesurer. Le genre qui détruisait les autres sans le moindre scrupule. Puis il y avait Lexa. C'était un leader né. Ce type de leader qui contrôle une entreprise. Qui a la plus grosse part. Grounders industries. D'abord dans le portuaire, puis l'industrie de l'informatique. Le futur. C'était une PDG toute aussi impitoyable que l'avocate. Dure. Stricte. Alors non la jeune blonde ne pouvait pas se permettre de refuser les remerciements.
« J'ai juste fait un acte de bonne citoyenneté, je suppose. Dit-elle de manière un peu sarcastique ?
- Arrête ta modestie Griffin, tu as ça dans le sang. C'est stupide d'avoir arrêté.
- J'avais d'autres idées en tête, devenir ma mère, ce n'est pas ma passion dans la vie. »
Il rit légèrement, et se tourna vers son amie.
« Anya, je sais qu'elle ne bosse pas ici, mais ne va pas lui faire un procès, Lexa est en vie, ok ?
- Oui... »
Clarke n'était pas du genre à craindre qui que se soit. N'importe le statut. Elle s'en fichait un peu. Elle se disait qu'elle n'avait rien à perdre. Elle avait de la répartie.
Son téléphone sonna subitement. Elle avait gardé dans sa poche arrière de Jean. Elle ne prit pas l'appel. Elle lut tout de même qui est-ce qui l'avait appelé. Reyes. Une vieille amie. C'est elle qui l'avait amenée à l'hôpital avant de faire un tour pour la récupérer après l'entretient entre mère et fille.
Elle regarda le docteur rapidement, un regard un peu désolé. Elle s'apprêtait à s'excuser pour partir lorsqu'elle aperçut la jeune femme blessée se réveiller doucement. Elle se sentait soulagée, parce qu'elle pouvait se dire qu'aujourd'hui, elle avait sauvé une vie. Elle croisa son regard vert, profondément, des yeux qui disaient à la fois tout et rien. Mystérieuse. Il y avait aussi de la surprise qu'elle ne comprenait pas. Clarke voyait, à ce moment-là, autre chose que ce leader sans pitié. De la faiblesse. Elle était subjuguée. Mais sa contemplation se fini lorsque son portable sonna de nouveau. Elle ne répondit pas. À nouveau. Néanmoins, elle savait qu'elle devait partir. Elle n'avait plus rien à faire ici, également.
« Je suis désolé, je dois partir. Rendez-vous...
- Je te lâche, c'est bon, tu ne bosses pas ici. »
Souriant poliment, elle s'élança à l'accueil pour récupérer son sac puis sortit dehors rapidement. Elle rappela son amie pour savoir où est-ce que celle-ci se trouvait. Elle répondit aussi tôt. Avec un ton un peu impatient et agacé.
« Bordel Griffin qu'est-ce tu fous ? Je t'ai appelé 10 000 fois.
- Raven ça ne fait que deux fois, et j'ai eu un imprévu , souffla -t'elle.
- Tu me raconteras, je suis devant l'hosto, devant, pas loin des arbres. Alors dépêche-toi !
- Oui oui »
Elle trouva du regard la voiture de son amie. Allant à sa rencontre, elle la salua un sourire aux lèvres. C'était une jeune femme avec ce teint hispanique. Des cheveux aussi sombres que ceux d'un corbeau, ironique vu son prénom. Les deux étaient des amies de longue date comme avec Bellamy. Il y avait eu des hauts et des bas,. Pourtant, cette amitié durait et au final, ce genre d'amitié, c'est ce qui permettait à Clarke de ne pas trop perdre la tête.
« Qu'est-ce qu'il y avait de si urgent ?
- Il faut que je te montre quelque chose au garage, tu vas adorer ! Et au fait qu'est-ce qui t'as retenu comme ça ?
- J'ai sauvé la vie de la PDG des Grounders Industries.!
- Vraiment ? »
Elle hocha la tête assez fière de son exploit.
« Elle a été blessée, arme blanche avec poison.. Donc je me suis rappelé de mes cours et j'ai trouvé le remède.
- Tu es un génie Griffin. Quand bien même tu ne t'es pas posé la question sur cette blessure un peu étrange ?
- Non. Je n'ai pas eu le temps, et le regard de l'avocate, tu sais la blonde qui ressemblait à une Népalaise ? Elle est encore plus effrayante qu'en vrai.
- Je vois, comme quoi, tu es destiné à sauver des gens. »
Elle rit doucement. Ce n'était pas à quoi elle pensait quand on lui parlait de futur. Quand elle était gamine, c'était le genre de gosse qui voulait être astronaute, ou guerrière dans ce style, pas très féminin, un peu aventurière. Un peu trop rêveuse. Sauver des gens, c'était plus le rêve de sa maman qui était devenu un médecin réputé. Ceci dit, les chiens ne font pas des chats.
Les deux jeunes femmes s'arrêtèrent enfin devant ce garage. Un air un peu délabré, abîmé par le temps. Elles sortirent de la voiture et la brune ouvrit une petite porte qui se trouvait juste à côté du garage, mais qui était reliée. Entrant, Clarke constata le bordel dans toute cette grande pièce. Une voiture. Des étagères remplis de toutes utilités pour monter et démonter, construire et déconstruire. Cependant, son regard s'arrêta sur un mannequin semblable à ceux de coutures, il y avait un costume. Sombre, simple. Du moins, c'était une partie. Il n'y avait que ce qui était le haut. Elle frôla simplement et constata qu'il y avait de la résistance. Puis une veste, bleue. Elle la connaissait bien, c'était celle qui lui rappelait le passé, qui l'a suivait tout le temps. Une vieille veste offerte par son père décédé. C'est à ce moment là que Raven se dressa à côté, un sourire aux lèvres.
« Ok, ce n'est pas parfait, mais tu sais ça t'évitera de te prendre des coups trop graves ou tomber sur l'autre, tu vois, ah et il me reste deux trucs à te montrer...
- Raven... »
Elle alla chercher sur l'un de ses plans de travail, un casque qui ressemblait fortement à celui d'un motard et un masque qui cachait un temps soit peu son visage. Clarke était émerveillée, même surprise de cette attention que lui portait son amie.
« Donc, tu vois, sur le haut, j'ai foutu du Kevlar, c'est pratique, pareil sur le casque et le masque, je l'ai customisé parce que celui que tu avais, il me faisait penser à Zorro, et ce n'était pas très classe. Après tu rajoutes ta veste bleue, tu vas faire peur à n'importe quel gorille...
- Merci. Vraiment, merci pour tout.
- Écoute, je m'inquiète pour toi, tu sais depuis... Finn. Je m'inquiète et je ne suis pas la seule.
- Je sais, mais tu sais pourquoi.
- Ouais... »
La fin de la conversation plongea les deux amies dans un profond silence. Clarke inquiétait beaucoup de ses proches avec sa double vie. Elle prenait des risques, elle risquait de se faire tuer chaque soir, de se faire arrêter à tout moment. Au fond, elle avait peur, mais elle l'affrontait. C'était comme une mission, elle se devait de faire une justice plus juste. Certains diront double personnalité, ou bien traumatise durant l'enfance. Elle n'était jamais allé voir un psychologue, elle n'en a jamais senti l'utilité. Elle avait besoin d'une autre réalité, une manière de décompresser, de se sentir un temps soit peu bien.
Les deux jeunes femmes avaient passé la fin de journée ensemble devant une de ces bonnes vieilles bières allemande. Elles avaient passé la journée à discuter de ces petites anecdotes un peu drôles. À manger, ces bons petits plats qui sont à emporter. Clarke n'eut pas le temps d'ouvrir le dossier que le brun lui avait donné plus tôt dans la matinée. Elle n'avait pas eu le temps, trop occupée à sauver la vie de cette femme trop jeune pour être quelqu'un d'aussi important à son goût. Cette femme qui l'avait intriguée et qui l'avait fait douter un instant d'elle-même sans comprendre pourquoi. Raven n'avait pas trop posé de questions par rapport à sa matinée bien étrange.
Un grésillement retentit dans toute la pièce. Des voix suivaient. La brune se précipitait rapidement vers la source de ces nuisances pendant que Clarke la suivait du regard. C'était une sorte de radio, avec un casque. La blonde comprit directement
« Ok, je me suis peut-être calé sur la fréquence de la police.
- Raven..
- Ne me fais pas ce regard, c'est pour t'aider, et je suis curieuse...
- Bien, bien, j'abandonne, fait ce que tu veux ! Bon qu'est-ce que ça dit ? »
Prenant son casque relié à la radio, Raven écouta attentivement ce qui se disait et nota sur un bout de papier qu'elle avait par là. Lorsqu'elle finit la jeune blonde la regarda attentivement, attendant rapidement cette réponse. Cependant, elle sut dans le regard de son amie que ce n'était forcément quelque chose qui allait plaire pour l'une ou pour l'autre.
« Ok, donc, tu ne fonces pas, hein ?
- Dis !
- La nana que tu cherches, elle est en train de poursuivre un type près du coin là où Finn il est..
- J'y vais. » Coupa Clarke.
Elle alla sans plus attendre changer sa tenue pour quelque chose de moins risquer pour sortir. À ce même moment, on l'appela. Encore une fois. C'était Bellamy. Elle décrocha mettant le haut-parleur pour s'habiller en même temps.
« Je sais déjà à propos du Commander
- Comment ? Non, laisse, je sais Raven. Je te rejoins !
- Non.
- Clarke, au moins n'y va pas...
- Je te rappel. »
Elle raccrocha sans rien laissé de plus à son vieil ami. Elle était prête à partir, à affronter la bête. Sa tête était couverte par le casque de moto que lui avait concoctée Raven. Simple, noir. Renforcée pour éviter trop de chocs. Sa veste abimée, un bleu foncé et délavé. Ce fameux haut sombre renforcé en kevlar. Son bas tout aussi sombre, avec son arme à feu sur la cuisse. Un couteau quelle accrochée à sa ceinture. C'était un peu un chef d'œuvre pour la brune qui venait d'admirer son travail sur ce qu l'on pourrait appeler son mannequin.
« Ma moto ?
- La Clarke mobile est sous le drap. »
Elle sourit et enleva d'un coup sec le drap qui était dessus. Une bonne vieille moto, aussi claire que la nuit. Elle monta dessus, tel un cavalier sur son fidèle destrier et démarra partant en quête de réponse et d'une certaine justice.
En dix minutes, elle était arrivée. Lâchant sa moto, elle fit le reste du chemin à pied prenant soin d'avoir une main sur sa cuisse droite où se trouvait ce pistolet. Elle était arrivée trop tard. Un homme baignait dans son sang. Sans vie. Mais elle apercevait la coupable. D'un premier point de vue, elle semble mal au point, elle se courbait. Ce n'était pas une posture naturelle. Clarke dégaina son arme. La pointant vers la meurtrière et s'avançant tout doucement avec méfiance. Les deux se regardèrent mutuellement, comme un défi, comme si c'était un combat de cow-boy. Un seul tire et l'un ou l'autre meurt. La blonde était sure d'elle et avait une rage inimaginable en elle, c'était ce genre de choses qui étaient restés elle depuis longtemps, qui bouillonnait. Qui voulait sortir. Au fond Clarke, ce qu'elle voulait, c'était se venger.
« Je vais te tuer.
- Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarques, part.
- Tu as tué la personne que j'aimais.
- Je ne sais pas de quoi tu parles et si tu continues, tu vas te faire tuer. À moins que ce soit ça que tu veuilles ? »
C'est ce que la blonde commençait à se demander. Si c'était ce traumatisme de la perdre d'être proche qui l'a poussait à jouer avec la mort. À avoir ce comportement ordalique, à vouloir défier les lois de la nature et de la société. Elle se le demandait
Elle s'était approchée comme la dernière fois. Clarke avait peur, elle luttait contre la paralysie, elle luttait pour ne pas lâcher. Mais son regard vert lui rappelait quelque chose, quelque chose d'intriguant. Cependant, son arme tomba grâce à une parade quelle n'avait pas vu venir. Par réflexe, pour défendre comme pour survivre, elle donna un coup de pied, dans le ventre. Le Commander se plia en deux, de douleur. La blonde récupéra l'arme rapidement et vit la blessure qui saigné. Elle analysa. Ce n'était pas son pied qui avait ça, ni une quelconque agression au couteau de la part du mort. Aucun vêtement était déchiré. Non, rien. Blessure antérieure. Elle fit le lien.
« Lexa, tu es Grounder, merde !
- Tu es cette blonde à l'hôpital.. Celle... »
Elle se remémora le moment.
« J'ai pris la vie de ton petit copain.
- Tu t'en souviens maintenant ? » Dit la blonde sarcastiquement
Clarke n'avait pas peur de dévoiler son identité à son ennemie. Non, à ce moment, elle s'en fichait, ça lui passait au-dessus de la tête. La seule chose qu'il l'obnubilait, c'était une justice. Et elle était en plein dilemme. Étant en position de dominance avec l'arme à feu à le feu, elle se demandait s'il fallait tirer sur Lexa, la femme qui avait assassiné son petit ami, la faire arrêter ou s'il fallait la laisser filer en sachant qu'elle représente un poids économique important pour cette ville. Et elle arrivait à se dire qu'elle n'aurait jamais dû écouter son bon sens. Qu'elle n'aurait jamais du la sauver, que si elle aurait su, elle l'aurait laisser vider de son sang, se laisser envahir par le poison. Au final peut-être que son fameux bon sens lui aurait quand même de la sauver et son adversaire l'avait remarqué, elle avait remarqué sa réflexion.
« Tu te poses la question si tu dois me tuer ou pas ?
- Je ne devrais pas ?
- Si. Je te propose un deal. Je te dois une dette, alors je ne te tue pas et je ne te connais pas.
- Je peux toujours te tuer.
- Tu ne le feras pas.
- Qu'est-ce que tu en sais.
- Parce que ton affection pour les autres de rends faible.
- C'est faux. »
L'arme collée au corps blessé de la brune, elle regarda attentivement la blonde dans yeux sans virer du regard. Attendant qu'elle tire, mais rien. Elle baissa l'arme. La vengeresse arqua un léger sourire victorieux sur ses lèvres.
« On est quitte maintenant. »
Clarke ne répondit pas. Elle laissa l'autre partir sans rien dire, qui titubait légèrement. La blessure ré-ouverte. Elle ne s'était même pas posé la question comment elle allait revenir sans s'évanouir, non l'une des questions qu'elle se posait, c'est si elle était réellement faible. Elle ne le pensa pas, elle ne se croyait pas faible. Pourtant, cette phrase sincère et poignante lui faisait douter d'elle-même. Cependant, sa réflexion s'écourta lorsqu'elle entendit l'alarme des voitures de police arrivaient dangereusement prés. Elle partit.
