Merci x-Beautiful Blass-x and Moozanna

So happy to read from you.


Para 11

Mercredi 4 juillet 2012 : 10h33

Chuck ouvrit un œil et le referma aussitôt.

Il avait passé une nuit horrible.

Blair avait quitté Manhattan pour la capitale française, la veille au soir. Elle avait pris le vol suivant car elle se devait d'être au défilé de la semaine de la mode en tant que nouvelle codirectrice de Waldorf Designs.

Il était vraiment heureux qu'elle avance dans sa vie professionnelle - Au contraire de lui - C'était le signe qu'elle récupérait vraiment pleinement de sa dépression. Elle remontait la pente et prenait à nouveau les choses à bras le corps.

Elle le soutenait lui, à bras le corps. Ils avaient passé le lambeau de nuit qui restait dans la chambre de la jeune femme et n'en n'étaient ressortis que pour se rendre à l'aéroport, le lendemain en début de soirée.

Il ne voulait pas voir qui ce soit, à part Blair. Mais il ne pouvait pas non plus s'incruster au penthouse Waldorf en son absence. Qui était d'ores et déjà bien trop longue !

Il jeta un œil à son réveil et gémit, à peine treize heures depuis son départ.

Il ne survivrait jamais loin d'elle pendant plus d'un mois entier.

Il laissa retomber sa tête et enfonça son visage dans l'édredon.

Heureusement pour lui, il n'avait croisé personne lorsqu'il était rentré au penthouse Van Der Woodsen au milieu de la nuit, après s'être à nouveau retranché au Victrola pendant plusieurs heures.

Il avait un instant pensé à utiliser la suite 1812 mais elle lui avait paru soudain vraiment trop horrible, lorsqu'il avait franchit le seuil. Elle était remplie de souvenirs du temps de son adolescence esseulée, ce qui le ramenait irrémédiablement à ses problèmes familiaux actuels.

Ses rêves avaient été à l'image des dernières révélations sur ses origines, chaotiques et des plus tortueux. Les visages de Diana et Élisabeth - ou Évelyne - ainsi que ceux de Jack et Bart se superposaient dans son subconscient.

Il poussa un autre gémissement et enfuit sa tête sous l'oreiller quand la porte s'ouvrit lentement.

- Charles, appela doucement la voix de Lily.

Au moins, il savait pour sûr qu'elle était sa mère adoptive.

Elle s'approcha de lui et s'assied sur le rebord du lit.

- Je sais que tu es réveillé, je t'ai entendu grogner quand je suis entrée, indiqua-t-elle en posant une main sur son épaule.

Elle fit quelques cercles dans son dos pour le réconforter mais il ne bougea pas d'un pouce.

- Jack est là, ainsi que ton père, l'informa-t-elle. Cependant, si tu ne veux pas les voir, je peux leur dire de revenir plus tard.

Il sortit la tête de sous la taie, ce qui arracha un sourire à Lily.

- Merci, dit-il.

Elle posa sa paume sur sa joue.

Il aimait quand elle faisait ce geste.

C'était le plus maternel auquel il avait jamais eu droit.

- Toujours, répondit-elle avant de poser un baiser sur sa pommette.

Elle essuya la trace de rouge à lèvre qu'elle venait d'y imprimer et se leva pour quitter sa chambre à pas feutrés, comme elle était venue.


Mercredi 4 juillet 2012 : 16h58

Nate vida son verre et observa son père qui s'entretenait avec un de ses oncles au barbecue familial obligatoire en ce jour de fête nationale.

- Hé ! Ça va toi ? demanda sa petite-amie.

Pure question de rhétorique. Serena savait parfaitement que ça n'allait pas du tout bien qu'il réponde à chaque fois par l'affirmative.

- Regarde-moi ça ! grommela-t-il en désignant le Capitaine en pleine conversation avec Kevyn Vanderbilt. Il y a quelques années, on n'avait même plus le droit de prononcer mon nom de famille et maintenant ils sont à nouveau tous là à lui lécher les bottes depuis que Chuck lui a donné un emploi à Bass Industrie.

Il grimaça et tendit la main pour attraper un autre gobelet de bière fraîche mais la blonde anticipa son geste.

- Non, tu as assez bu comme ça. Ne m'oblige pas à endosser le rôle de la petite-amie rabat joie.

- C'est pourtant ce que tu fais, hoqueta l'héritier Archibald, réprimant un renvoi.

- Tu es absolument dégoûtant, se plaignit Serena.

Il haussa les épaules et retenta sa chance, sans plus de succès.

- Maintenant ça suffit ! s'agaça-t-elle. On va quitter cet endroit sans que personne ne nous voie. Je parie que ton grand-père ne remarquera pas notre départ avant plusieurs heures. On va rentrer. Tu prendras une douche et tu désaouleras un peu. Ensuite on ira voir Chuck et tu auras une discussion avec ton meilleur ami.

- Il refuse de voir qui que ce soit à part ta mère et son privé, raisonna-t-il étonnamment bien pour son état d'ébriété.

- Il ne pourra pas se cacher indéfiniment et ce penthouse est également le mien donc je ferai le forcing si nécessaire. Après tout il ne s'est jamais gêné pour se taper l'incruste dans ma salle de bain, lui.

- Ok ! accepta Nate en se levant.

Elle agrippa son bras pour l'aider à tituber le plus discrètement possible jusqu'à la sortie et l'aida à grimper dans la limousine avant de demander au chauffeur des sachets plastiques que ce dernier s'empressa de lui fournir.

C'était lui qui nettoierait le véhicule ce soir !


Mercredi 4 juillet 2012 : 19h41

Andrew Tyler arriva au penthouse du Palace et s'avança dans l'entrée. Tant pis pour la fête nationale.

Quand un Bass vous donnait une mission, il n'y avait pas de jour férié ou de dimanche. Son cachet couvrirait amplement les heures supplémentaires et les extras.

Le jeune homme l'accueillit dans le salon, un verre de scotch à la main, fidèle à lui-même.

- Vous avez pu la joindre ? demanda-t-il sans s'embêter avec la politesse d'usage.

Fidèle à lui-même !

- Non, comme je vous l'ai déjà dit, elle n'a visiblement pas envie d'être retrouvée. Par contre votre père et votre oncle m'ont fait part de leur desiderata. Ils souhaiteraient s'entretenir avec vous.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent laissant effectivement place à Bart et à Jack.

- Tyler, vous êtes viré ! asséna le jeune homme.

Le privé eut un haut le corps.

- Ne vous inquiétez pas pour vos honoraires, je les paieraient lui dit Bart en le congédiant d'un regard.

- Laissez-moi deviner, se gaussa Chuck. C'est le quatre juillet et vous aviez envie de le passer en famille, c'est ça ?

- Chuck ! le sermonna son père.

- Quoi ? Comment ça se fait que tu sois là d'ailleurs ? Il n'y a pas d'affaires florissantes en Europe qui pourrait aider à redresser la barre pour palier au chaos que j'ai déclencher chez BI ? Je me souviens que quand j'étais enfant, tu avais toujours un repas d'affaire ce jour là. Tu n'avais jamais la possibilité de passé cette fête avec moi.

- Si tu veux me blâmer pour mes nombreuses absences, vas-y, mais ça n'empêchera pas que tu vas écouter ce qu'on a à te dire. Tu n'as pas besoin d'avoir recours aux services d'Andrew pour répondre à tes questions. Nous sommes là pour ça, expliqua Bart.

Chuck ne put cacher le sourire cynique qui s'installa sur ses lèvres.

- Quoi ? Pour une fois tu vas me dire la vérité ? se moqua-t-il avec une incrédulité visible.

- Élisabeth est ta mère biologique, dit Jack en lui tendant une photo.

- Évelyne, le reprit Bart avec agressivité.

- J'ai déjà vu cette image, rétorqua le jeune homme après avoir jeté un œil au cliché identique à celui qu'Andrew lui avait montré.

- La date est au verso, tu peux constater que sa grossesse correspond avec ta date de naissance.

Il contrôla les dires de son oncle et ne put réprimer la remarque qui brûlait ses lèvres (et ses rétines) depuis qu'il en avait pris connaissance des jours auparavant.

- C'est toi ! avança-t-il en posant son regard sur Jack, sachant parfaitement la réponse.

L'air dans la pièce devint tout à coup plus irrespirable que jamais.

- Oui, c'est lui ! grinça des dents Bart.

Chuck eut eu l'impression que ce qui lui restait de bon sens s'évaporait en fumée.

Jusqu'ici, il avait eut des doutes sur l'identité de sa mère, mais jamais sur celle de son père et imaginer que ce soit Jack était encore pire pour lui que tout le reste, principalement à cause de sa coucherie avec Blair.

Il avait tenté d'éviter ce moment, lui préférant la torture de l'incertitude.

Il dévisagea son oncle une seconde avant de laisser choir le cliché sur la table basse d'une main tremblante.

- Chuck, je sais à quoi tu penses, mais je suis bien ton père, déclara Bart avec force. J'ai fait pratiqué un test de paternité à ta naissance.

- Ce qui était totalement superflu, indiqua son cadet.

- C'est ton frère, s'exclama le jeune homme.

- Demi-frère, précisa Jack et crois moi, je n'ai rien à voir avec ta venue au monde. Il n'y a jamais rien eu entre ta mère et moi à cette époque.

Bart renifla avec mépris.

- Il n'y a jamais rien eu entre nous à cette époque, répéta Jack. Ce test était totalement inutile. Nous te l'avions déjà certifié à ce moment là.

- Et Diana ? interrogea soudain Chuck. Qu'est-ce qu'elle vient faire la dedans ?

- C'est la sœur d'Élisabeth, l'informa Jack.

- Demi-sœur d'Évelyne, releva cette fois Bart. C'est la raison pour laquelle il était tout à fait possible qu'elle ait pu être un donneur compatible.

- Mais ce n'est pas elle qui t'a sauvé la vie, c'est Élisabeth, reprit Jack. Elles se sont rejointes ici et puis elles sont toutes les deux rentrées à Londres, où vivait leur mère. Élisabeth était justement venue à Los Angeles pour convaincre Diana de rentrer la voir une dernière fois avant qu'il ne soit trop tard, expliqua son oncle.

- Et tu le sais parce que ? le fustigea son aîné.

- Parce que tu étais censé être mort et que j'ai contacté les deux seules personnes que je pensait susceptibles de sauver la vie de ton fils ! le rembarra Jack.

Chuck sentit sa tête se mettre à tourner. Il fallait qu'il sorte de là et vite, il avait l'impression d'étouffer.

Il quitta l'endroit sans laisser le temps à aucun des deux adversaires de réaliser ce qui se passait.

Le temps qu'ils réagissent, il avait déjà atteint l'ascenseur et les portes se refermaient.


Mercredi 4 juillet 2012 : 20h04

Nate et Serena attendaient l'ascenseur.

Le jeune homme s'était changé et avait dormi un peu (dans la limo) afin de reprendre ses esprits avant de venir affronter son meilleur ami.

Il n'en pouvait plus du silence de Chuck.

Il se sentait tellement horrible à présent.

Bien entendu, personne ne pouvait lui tenir grief pour une chose qu'il ignorait au moment des faits. Néanmoins, cela ne changeait pas ceux-ci.

Si Diana était bien la mère biologique de Chuck, il n'avait aucune circonstance atténuante. Quoi qu'il dise ou fasse, cela ne modifierait pas ce qui s'était passé.

Chuck et lui avaient parfois eu les mêmes conquêtes mais jamais en même temps et il était plus qu'évident que s'ils avaient eu chacun une sœur aucun d'eux ne se serait jamais permis ...

Il se sentit encore plus mal en réalisant que la blonde aux longues jambes qui se tenait à ses côtés était sa petite-amie et légalement la sœur adoptive de son ami d'enfance.

Oui, mais la différence était là, justement ! Ils étaient amis d'enfance tous les quatre et il connaissait Serena – et avait eu une aventure avec elle - avant qu'elle ne soit liée de cette manière à l'héritier Bass.

Ding !

Les portes s'ouvrirent et le beau brun carra la mâchoire en se retrouvant face à celui qu'il avait également évité depuis trois jours.

Il n'avait répondu à aucun de ses appels, ni textos non plus.

Ils s'étaient donnés le mot ou quoi ?

La fête nationale était censée être une fête familiale mais jusqu'ici, il l'avait toujours passé seul !

Non, s'il était honnête avec lui-même, il la passait la plus part du temps avec des prostituées après avoir refusé de se joindre à la clique Vanderbilt pour une célébration patriotique.

- Chuck ! s'exclama le fils du Capitaine.

- Nathaniel ! l'accueillit le brun ténébreux.

- Écoute, je suis vraiment désolé pour ce qui s'est passé avec ta ... Diana, se reprit-il.

Il ne pouvait toujours pas se faire à l'idée qu'il ait couché avec la mère de son meilleur ami. Il était comme un frère pour lui, il avait quasiment l'impression d'avoir commis un inceste.

- Diana n'est pas ma mère biologique, asséna Chuck qui ne pouvait pas non plus assumer le fait que cette dernière soit sa génitrice.

Il le rejetait de toutes ses forces même s'il n'ignorait pas qu'il ne pouvait pas avoir confiance en Bart, ni en Jack ... ni en Diana, ni en Élisabeth, ajouta-t-il mentalement.

Mais la photo était une preuve indubitable et la date correspondait, donc il se raccrocherait à ça pour l'instant.

Nate sentit un poids immense quitter sa poitrine.

- Tu peux pas savoir à quel point je suis soulagé, s'exclama-t-il à l'adresse de son ami qui sortait de la cage métallique.

- Et moi donc ! commenta le brun avec son petit rictus habituel aux coins des lèvres.

- Écoute Man, je ...

- Si on allait parler de ça ailleurs ? proposa Chuck qui ne voulait pas traîner là et voir son père et son oncle – dans n'importe quel ordre – revenir à la charge.

Un petit sourire laissa timidement apparaître les fossettes de son petit-ami et S laissa échapper un soupir discret. La réconciliation n'était pas loin. Ces deux-là ne pouvaient pas vivre l'un sans l'autre.


Mercredi 4 juillet 2012 : 23h45

- Et tu penses que Jack est ton père ? questionna Nate, assis sur la banquette, en face de l'ancien propriétaire dans un loge du Victrola.

Chuck grimaça.

- Je ne sais plus qui est qui, soupira-t-il avant de reprendre une goulée du liquide ambré dans son verre. Bart et lui sont d'accord à ce sujet, quand à Élisabeth, elle prétend qu'elle est bien ma mère à présent. Les informations récoltées ont l'air d'aller dans ce sens. La seule personne à qui je n'ai pas encore parlé, c'est Diana.

Nate grimaça à son tour.

- Tu vas aller la voir ?

- Je crois que je n'ai pas le choix, indiqua le brun. Tu veux venir avec moi ? ... Je veux dire, tu es aussi un peu concerné par ça.

C'est Serena qui retroussa son nez en signe de dégoût cette fois.

Nate évita soigneusement de croiser son regard azur et acquiesça à l'adresse de Chuck.

- Elle est rentée précipitamment en Angleterre, d'après ce que je sais, l'informa-t-il. Elle ne sera pas au Spectator avant la semaine prochaine au moins.

- Alors, je vais faire affréter le jet pour demain, je n'attendrai pas sept jours de plus, indiqua le jeune Bass.

Il avait perdu assez de temps, il devait savoir !

Des cris de joie envahirent soudain le cabaret comme on pouvait entendre des explosions à l'extérieur.

- Si on allait voir le feu d'artifice d'un meilleur point de vue, proposa Chuck.

Il se leva pour gagner la porte du fond, donnant sur les escaliers qui menaient au toit, suivi pas ses amis.